> Frédéric Grellier (Traducteur)

ISBN : 2253101044
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Un tueur en série sème la terreur à Londres. Parce que sa première victime a été retrouvée dans Wolf Street (rue du Loup), parce qu'il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu'il assassine, la presse l'a baptisé le Loup-Garou. Désemparée, la police londonienne fai... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    Biographie de l'auteur :
    *
    Heureux lecteur francophone qui déciderait - disons en milieu d'année 2004 - d'entreprendre la découverte des aventures de John Rebus, le fameux héros de l'écrivain écossais Ian Rankin !
    *
    Il pourrait alors commencer par le commencement, et essayer de lire chronologiquement les enquêtes du taciturne inspecteur d'Edimbourg, qui sortent en France de façon pour le moins anarchique, chez différents éditeurs, et hélas avec quelques trous de mémoire.
    *
    Cette mini-biographie peut ainsi aider à remonter la piste des traductions françaises. Mais remontons d'abord le temps.
    *
    Pour débarquer en 1960, à Cardenden, petit village minier du centre-est de l'Ecosse. le 28 avril exactement naît Ian Rankin. Que dire du gamin, si ce n'est qu'il vit une enfance sans histoire, vouant déjà une passion dévorante pour les livres.
    *
    Pourtant, Dieu sait qu'il n'en trouve guère dans son petit village sans librairie.
    Qu'importe. Il les invente.
    Commence par dessiner des histoires en BD. Il n'est pas très doué pour le dessin.
    Alors il s'imagine à la tête d'un groupe pop, pour lequel il écrit des paroles. Les « lyrics » deviennent bientôt des poèmes. Au lycée,
    un professeur remarque les aptitudes littéraires du jeune homme et le pousse à poursuivre ses études.
    *
    En 1978,
    Rankin « monte » donc à l'Université d'Edimbourg, pour étudier la littérature.
    Quelques-uns de ses poèmes sont publiés.
    Il se met à écrire des nouvelles.
    Il touche en même temps à son rêve, en chantant pendant quelques mois pour un groupe punk, The Dancing Pigs (punk, non ?).
    Il cumule aussi les petits boulots, pour payer ses études.
    *
    En 1982,
    il empoche son diplôme, mais décide de poursuivre un doctorat sur la littérature écossaise moderne.
    Parallèlement, il écrit bien sûr.
    *
    Et tout se précipite en 1986. Son premier roman, The Flood, dans lequel il reprend des bouts de son enfance, est publié.
    La même année, il se marie avec Miranda Harvey, un nom qui allait bientôt lui servir de pseudonyme pour une partie de son oeuvre.
    Toujours en 1986, il déménage à Londres, où il devient un temps journaliste musical, puis secrétaire du Centre national du conte populaire.
    *
    C'est en tentant de remettre au goût du jour le livre d'un sacré conteur écossais, le Docteur Jekill et Mr Hyde de R.L Stevenson, qu'il tombe presque par accident sur son futur personnage principal, John Rebus, dont la première aventure, Knots and Crosses, sort en 1987 (L'Etrangleur d'Edimbourg en français, en livre de poche).
    *
    Rebus est alors un inspecteur adjoint de 41 ans, qui fume comme un pompier, tient déjà pas mal l'alcool, bon flic donc plutôt minable question vie de famille, fan de musique et de Dostoïevski.
    *
    Rankin n'imagine absolument pas en faire un personnage de série.
    Il poursuit d'ailleurs un temps dans le roman classique (Watchman en 1988, Westwind en 1990).
    Mais voilà qu'on lui demande des nouvelles de John Rebus. C'est un nouveau départ pour l'inspecteur.
    Les trois aventures suivantes (Hide and Seek en 1991, Wolfman et Strip Jack en 1992) ne sont toujours pas traduites en France fin 2004.
    On retrouve donc Rebus avec The Black Book en 1993 (Le Carnet noir, aux Editions du Rocher en France, comme les cinq aventures suivantes dans l'ordre chronologique).
    *
    Pour Rankin, l'heure est d'ailleurs à un début de reconnaissance internationale.
    Un prix lui permet de voyager six mois aux Etats-Unis.
    Puis il s'installe en France (pour six ans, et la naissance de ses deux garçons), où il commence également à être publié. Sa carrière est lancée.
    *
    Rankin, sous le pseudo de Jack Harvey, goûte au thriller d'espionnage avec Nom de code : Witch en 1993 et Double détente en 1994 (reste Blood Hunt (1995) à traduire), mais c'est avec Black and Blue (L'Ombre du tueur) en 1997 qu'il décroche le jackpot, tant sur le plan critique (premier prix spécialisé) que financier.
    *
    Rankin revient s'installer à Edimbourg pour profiter de son succès et creuser la veine de son filon.
    Rebus et Edimbourg, indissociables dans la réussite de l'univers noir du bonhomme. « Rebus est comme Edimbourg, commente Rankin.
    Il ne se dévoile jamais complètement. Il garde ses émotions cachées.
    Chaque livre perce un peu la carapace, mais sans jamais mettre le bonhomme à nu. De la même façon, on ne peut jamais connaître tout à fait une ville comme Edimbourg ».
    *
    Fin 2004, Rankin poursuivait l'exploration avec la quinzième aventure de Rebus, Fleshmarket close. En France, on comptait huit enquêtes publiées, avec dans l'ordre La mort dans l'âme (Editions du Rocher) puis Du fond des ténèbres (Edition du Masque), qui sont respectivement les dixième et onzième apparitions de Rebus... Jusqu'où Rankin souhaite-t-il accompagner son personnage ? Rebus approche aujourd'hui les 55 piges. « Dans la police d'Edimbourg, les flics prennent leur retraite à 60 ans », prévient Rankin.
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    Biographie de l'inspecteur Rébus
    Nom du héros John Rebus
    Signes particuliers Inspecteur adjoint, en poste dans le pire commissariat de la capitale écossaise.
    Divorcé, une fille handicapée.
    Inspiré par un personnage de Dr Jekyll et Mr Hyde, de R.L. Stevenson, Rebus est fan de rock (Jimi Hendrix). Lit Dostoïevski et la Bible. Roule en Saab.
    Qualités Non violent, intuitif, conduit ses enquêtes avec méthode.
    Sensible aux inégalités sociales et rebuté par la misère, il est très humain, attachant. «Il a de l'humour mais le boulot l'a rendu aigri», dixit Ian Rankin.
    Défauts Cynique, bourru, obstiné, inquisiteur, un peu macho, plutôt asocial.
    Cette forte tête adresse souvent en pensée un «Toi aussi je t'emmerde» à sa hiérarchie. Porté sur la bouteille, il fume aussi comme un pompier.
    Vision du monde Dépressif chronique, il cultive les idées noires.
    Rebus vit pour et par son métier, conscient toutefois que la frontière est mince entre représentants de l'ordre et criminels, que le triomphe de la justice est toujours précaire.
    Il n'a pas de certitudes mais, pour lui, le coupable «est neuf fois sur dix quelqu'un que la victime connaît».
    Meilleure enquête le jardin des pendus (Folio Policier).
    Actualité Cette treizième aventure traduite en français marque une rupture avec les précédentes. Après avoir balancé un mug de thé à la figure de sa supérieure, le flic taciturne est expédié à l'Académie de police écossaise pour purger sa punition avec d'autres congénères récalcitrants rassemblés au sein de la «horde sauvage», comme les appelle l'inspecteur Francis Gray. Pourquoi ce dernier demande-t-il à Rebus de reprendre une enquête de Glasgow à laquelle il avait indirectement participé? Quel rapport avec la mort d'Edward Marber, marchand d'art à Edimbourg? Si Rebus peut compter sur l'aide de sa collaboratrice, il doit aussi composer avec Big Cafferty, parrain de la pègre d'Edimbourg. Leurs rapports ne manquent pas d'ambiguïté et Rebus se pose plus que jamais des questions existentielles. Ian Rankin n'a jamais poussé aussi loin l'introspection de son anti-héros, au détriment d'une intrigue classique mais au profit d'un roman très noir. Bien plus, bien mieux qu'un simple polar.
    *
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    Ian Rankin a fait de sa ville, Edimbourg, un personnage essentiel de son oeuvre.
    L'autre héros, c'est son inspecteur, Rebus.
    Un homme dont il peaufine les traits de caractère au fil des romans.
    Le dernier paru, Cicatrices (Editions du Masque), est le quatorzième de la série des Rebus qu'il abandonnera bientôt (dans trois livres, encore non parus).
    Ian Rankin imagine des enquêtes de facture classique: un crime qu'il faut résoudre.
    Mais, de plus en plus, il multiplie les situations, comme cela doit se dérouler dans un commissariat. Il installe deux à trois enquêtes qui n'ont apparemment aucune relation les unes avec les autres. Puis, peu à peu, il les enchevêtre.
    De livre en livre, il densifie ses constructions.
    La personnalité de Rebus: un homme taciturne, alcoolique, adepte du rock des années 60-70, gros fumeur et à la limite de la légalité.
    La ville: Edimbourg, sous deux angles.
    La ville avec son passé, ses sites classés, et la vie nocturne et diurne, plus quotidienne, en perpétuelle transformation, avec des quartiers qui deviennent «bobos» et la pauvreté qu'on essaye de cacher, des travaux qui défigurent l'âme des lieux.
    L'importance de la documentation: chez Rankin, les faits réels sont essentiels pour démarrer une intrigue.
    De même que les lieux.
    A Edimbourg, il existe un «parcours Rebus» où les fans peuvent se rendre dans les vrais pubs, visiter les vrais quartiers qui font l'essence de ses romans policiers.
    Son inspiration? Beaucoup plus du côté de Stevenson que des auteurs de polars. D'ailleurs Rankin veut quitter la fiction policière en quittant Rebus, confie son éditrice française, Marie-Caroline Aubert. C.F.
    *
    Le personnage est attachant... et les enquètes bien ficelées...
    Conclusion : bien envie de m'en relire un ou deux durant les vacances...
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 20 décembre 2007

    Woland
    Titre français idiot, comme c'est souvent le cas même s'il se veut clin d'oeil au film de John Landis : "Le Loup-garou de Londres." Je préfère de beaucoup "Les Blues Brothers" mais c'est une autre histoire ...
    En tous cas, si le titre est bébête, l'intrigue, elle, ne l'est pas. L'inspecteur John Rebus, cet Ecossais volontiers mal poli avec ses supérieurs et qui frôle l'asociabilité plus souvent qu'à son tour, est appelé par la police londonienne pour assister l'inspecteur George Flight sur l'enquête dite "du Loup-garou."
    Ses succès dans une affaire de serial killer écossais lui sont redevables de cette visite dans un Londres où, au début de l'enquête, il se sent un peu perdu.
    Dès le premier chapitre, Rankin nous fait entendre le raisonnement du Loup-garou, lequel se rend bien compte de la composante schizophrénique de sa personnalité. Arrivé à la fin du roman, on savourera d'ailleurs pleinement l'astuce avec lequel le romancier entraîne son lecteur dans l'affaire.
    A mon avis, c'est l'un des meilleurs romans de l'auteur, que je trouve bien souvent inégal. J'estime par exemple que "L'Etrangleur d'Edimbourg" ne cassait pas trois pattes à un canard. "Le Loup-garou de Londres" par contre est bien enlevé, bien mené, avec un équilibre parfait entre l'horreur d'une société dépassée par les criminels qu'elle élève et l'espoir qui, pour une fois, anime Rebus, d'ordinaire plutôt pessimiste.
    A lire, donc. Personnellement, je ne me suis pas endormie avant d'en connaître la fin. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    Parce que sa première victime a été retrouvée dans Wolf Street (rue du Loup), parce qu'il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu'il assassine, la presse l'a baptisé le Loup-Garou.
    *
    Désemparée, la police londonienne fait appel à l'inspecteur John Rebus en qui elle voit, depuis l'affaire de L'Etrangleur d'Edimbourg, un expert ès tueurs en -série.
    *
    L'Ecossais plonge alors dans l'univers de la métropole, avec ses métros bondés et -ses quartiers dangereux.
    Fidèle à lui-même, Rebus ne se fait pas que des amis dans la police londonienne et manque d' -renvoyé à Édimbourg.
    *
    Quand une jeune et séduisante psychologue propose de réaliser un profil du tueur, l'occasion est trop belle pour qu'il la refuse.
    *
    Toujours adepte des méthodes peu orthodoxes il cherche encore à provoquer l'assassin. Celui-ci néanmoins garder une longueur d'avance sur la police: Meurtre après meurtre, le Loup-Garou, rattrapé par sa folie, sombre peu à peu dans une spirale destructrice qui menace d'emporter Rebus et sa jolie - mais pas si innocente - psychologue...
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Citations et extraits

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  • Par Chrystaal, le 20 mai 2012

    Une quantité affolante de bouquins ! Beaucoup plus qu'un homme ne pouvait en lire au cours d'une vie. Il s'efforça de déambuler parmi les rayonnages sans se laisser distraire. S'il se mettait à lire les titres, sa curiosité serait piquée et il en acheterait forcement.

    Il avait déjà une cinquaine de livres chez lui,empilés à côté de son lit, en prévision de cette semaine de vacances qu'il n'arrivait jamais à prendre, une occasion de penser à autre chose qu'au boulot.

    Collectionner les livres. C'était son seul passe temps Sans pour en faire autant une manie. Il ne s'interessait pasaux éditions originales, aux exemplaires dédicacés. En général, il se contentait des livres de poche. Et ses goûts étaient très eclectiques : n'importe quel sujet était susceptible de l'interesser.
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  • Par Chrystaal, le 20 mai 2012

    ( dans le métro)
    Il eut même droit à la visite d'un clochard dans son wagon. A peine les portes refermées et la rame repartie, celui ci se mit à délirer, mais son auditoire, sourd-muet en plus d'être aveugle, ignora splendidement son existance, jusqu'à l'arrêt suivant où, découragé, il descendit d'unpas trainant sur le quai. (...)
    Une prestation stupéfiante, pas de la part du clochard, mais des voyageurs. Il s'étaient tous renfermés, refusant de s'impliquer. Agiraient ils de même au cors d'une bagarre ? En voyant un type barraqué voler le portefeuille d'un touriste ? Oui, sans doute oui. Ici le bien et le mal n'existaient pas : c'était le vide moral
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  • Par Chrystaal, le 20 mai 2012

    ( dans le métro)
    Aucune expression sur les visages autour de lui. Ces gens là se repliaient sur eux mêmes plutôt que d'être confronté à ce qui n'était jamais qu'un supplice monotone, propre à vous rendre claustophobe. Rébus se sentait déprimé. Et fatiqué. Mais en tant que touriste il se devait d'en profiter.
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  • Par Morgouille, le 07 décembre 2010

    Sans prendre la peine de demander la permission, Rebus s’empara du combiné comme d’une arme et composa un numéro.
    — Passez-moi George Flight.
    — Un instant, je vous prie.
    Le bruit du transfert.
    — Salle des homicides. Sergent Walsh à l’appareil.
    — Je suis l’inspecteur Rebus.
    — Ah oui ?
    Le ton devint tranchant comme un burin.
    — J’ai besoin de toucher un mot à Flight. C’est urgent.
    — Il est en réunion.
    — Allez le chercher ! Je vous dis que c’est urgent !
    — Si vous souhaitez que je prenne un message…
    La voix du sergent était chargée de doute et de cynisme. Tout le monde savait bien que quand l’Écossais parlait d’urgence, c’était du vent.
    — Ne me faites pas chier, Walsh ! Soit vous me le trouvez, soit vous me passez quelqu’un qui fait autre chose de sa cervelle que de s’asseoir dessus !
    Clic. Bip, bip, bip…
    Un refus clair et net.
    La secrétaire le dévisageait d’un air horrifié. Sans doute que les psychologues ne se mettaient jamais en colère. Il voulut afficher un sourire rassurant mais cela ne donna qu’un rictus figé de clown ivre. Il esquissa une révérence, pivota sur ses talons et se dirigea vers l’escalier, sous le regard de la pauvre femme terrorisée jusqu’au tréfonds de son âme.
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  • Par Morgouille, le 07 décembre 2010

    Rebus se fit la réflexion que ce n’était pas la vue de l’autopsie qui faisait pâlir les visages. C’était le bruit qui allait avec. La chair qu’on arrachait comme un boucher qui débite une carcasse. Les gargouillis, le raclement des outils. S’il avait pu se boucher les oreilles, peut-être que ça aurait été supportable. Alors que c’était tout le contraire : dans cette salle, son ouïe lui semblait d’une acuité inhabituelle. La prochaine fois, il apporterait du coton. La prochaine fois…
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Ian Rankin répond aux questions de Barbara Peters. 1/6
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