ISBN : 2070785319
Éditeur : Verticales-Phase deux (2007)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
On n'est pas là pour disparaître part du portrait d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu'est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Avec ce septième livre optimiste et désespéré, Olivia Rosenthal confirme son talent et s... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigetoun, le 18 novembre 2009

    brigetoun
    J'admire, même si elle est assez habile pour qu'en en jouissant on ne s'y arrête pas, la construction en mosaïque, combinant en fragments généralement brefs les dialogues avec Monsieur T., d'abord poétiques qui se dégradent peu à peu, l'histoire du Docteur Alzheimer, le récit de l'histoire de Monsieur T, repris en ajoutant des détails, l'histoire de l'écriture du livre, la voix de la femme, s'adressant tantôt à lui qui ne comprend plus, tantôt à elle, tantôt à nous, celle de la fille, les comptes-rendus presque, mais pas tout à fait, neutres des visites, la description de ce qu'est cette maladie, chaque élément réagissant, ou non, mais toujours lié, aux fragments d'autre nature qui l'entourent, le tout s'approfondissant d'étapes en étapes avec l'évolution de cette sacrée maladie d'A.
    J'ai dû vaincre ma crainte de tutoyer, retrouver ma (notre) pente vers ces états, qui m'a fait laisser provisoirement la lecture, plus que le monologue (dans lequel curieusement je me trouve bien) et la douleur sous-jacente du manque même inconscient.
    Lecture bien entendu reprise, l'écriture étant à la fois précise et assez présente pour créer la distance nécessaire
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Malaura, le 16 mai 2011

    Malaura
    Monsieur T. a la maladie d'Alzheimer. Ce qui ne ressemblait au départ qu'à de simples pertes de mémoire dues à l'âge, s'est aggravé. le diagnostic s'est imposé : affection dégénérative du cerveau.Peu à peu, Mr T. se coupe du monde, il ne reconnaît plus les choses qui l'entourent, ses filles, sa femme, sa maison...Le 6 Juillet 2004, pris de démence sénile, il poignarde son épouse. Olivia Rosenthal a rencontré Mr T. avec la volonté d'écrire sur cette maladie de A. qui transforme les malades en êtres sans repères ni identité, sans autonomie ni mémoire.
    Partant d'une histoire réelle, le drame de la famille T. touchée par la maladie d'Alzheimer, Olivia Rosenthal, réinvente et imagine ce qui reste d'une existence lorsque la mémoire s'efface et que la dégénérescence se mue en démence, en isolement, en dénuement complet du corps et de l'esprit. Construit en petits paragraphes où se mêlent en vrac pensées du malade, réflexions et anecdotes personnelles de l'auteur et éléments biographiques du docteur Alzheimer, le roman restitue, mais d'inégale façon, le désarroi causé par cette tragique maladie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lencreuse, le 26 juillet 2010

    Lencreuse
    Voilà un bien étrange livre. Roman ? pas vraiment. Récit ? pas tout à fait non plus. Il mêle monologues intérieurs, considérations médicales, notes biographiques avec pour point de départ, le geste monstrueux de Monsieur T., qui dans un accès de démence, a poignardé sa femme. Mais Monsieur T. ne s'en souvient pas : il est atteint de la maladie d'Alzheimer et s'oublie lui-même. le livre est une suite de courts paragraphes où s'entrecroisent la pensée désordonnée de Monsieur T., les monologues intérieurs de Madame T. sur la difficulté de vivre avec un « Alzheimer », des tentatives d'explication de cette maladie dégénérescente, des éléments de la biographie du docteur Alzheimer, des interrogations de l'auteur elle-même – la maladie de son père et sa crainte de la contracter elle-même – (peut-être ce qui m'a le moins plu) , les rapports du médecin de Monsieur T, témoins de l'inéluctable avancée de la maladie.
    J'ai eu au départ beaucoup de mal à entrer dans ce livre, j'ai failli plusieurs fois l'abandonner et puis et puis je me suis accrochée à chaque fois et me suis fait à cette narration qui semble au premier abord chaotique. Mais c'est finalement là que réside l'intérêt du livre, dans la diversité des styles utilisés, autant de façons de raconter une même histoire : celle d'une maladie qui broie le malade et tout son entourage. Je n'arrive pas vraiment à me faire une opinion, savoir si j'ai aimé ou pas. Je n'arrivai pas à le dire même une fois le livre refermé. Et pourtant, j'y ai repensé, me disant que quand même il y a quelque chose d'intéressant là-dedans, dans cette construction déstabilisante – à l'image de la maladie -et intelligente.

    Lien : http://lencreuse.over-blog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Vepug, le 25 juin 2011

    Vepug
    Roman fabuleux traitant de la maladie d'Alzheimer. L'auteure alterne magnifiquement plusieurs points de vues : le cas de monsieur T. qui commence à oublier et de sa femme qu'il a poignardé, des moments de la vie d'Aloïs Alzheimer, découvreur de la maladie qui porte son nom, ainsi que l'expérience de la narratrice qui voit son conjoint sombrer petit à petit dans la maladie.
    Le style quelque peu fantaisiste empêche le lecteur de se laisser aller à la tristesse.
    Admirable.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par fran6h, le 19 janvier 2011

    fran6h
    Ce roman d'Olivia Rosenthal nous entraîne au cœur de la maladie.
    C'est un texte fort, parfois dérangeant, qui touche, qui marque le lecteur.
    Sur la forme d'abord, on est loin ici du roman classique et le style utilisé par l'auteur est en rapport avec les manifestations de la maladie elle même.
    Sur le fond surtout, Olivia Rosenthal réussit à nous mener dans les entrailles du malade, mais aussi de son entourage.
    Monsieur T. atteint de la maladie d'A.poignarde sa femme de plusieurs coups de couteau. Sa conscience est altérée par la maladie.
    Par un habile jeu de retour en arrière la maladie est également passée au crible de la conscience de sa femme et de sa fille, et c'est toute la détresse des proches qui est admirablement mise en avant.
    L'auteur en profite pour nous conter l'aventure personnelle d'Alois Alzheimer, ce médecin allemand qui ne pensait pas que son nom lui survivrait à travers une dégénérescence du cerveau, dégénérescence qui entraîne les humains hors de l'humanité.
    Un roman profond qui laisse, à coup sur, une empreinte forte.

    Lien : http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=774797&pid=20162..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigetoun, le 18 novembre 2009

    il gratte contre le mur, c’est à cause de moi, je vais le laisser seul le moins longtemps possible, lui expliquer pourquoi je suis obligée de l’enfermer, le médecin m’a dit que je pouvais lui expliquer, il paraît qu’il peut comprendre parfois, il ne faut pas hésiter à lui dire, on ne peut pas vivre comme ça, l’un enfermant l’autre pour sa sécurité, on ne peut pas, ça ne marche pas, ça ne sert à rien, l’amour est impuissant, ça ne sert à rien d’aimer quelqu’un, de l’avoir aimé, l’amour n’est pas plus fort que la mort, c’est une illusion qui se dissipe dès que la maladie arrive, c’est trop dur, je n’ai pas assez de force, l’épreuve est trop difficile, c’est trop difficile d’enfermer l’homme qu’on a aimé et de l’entendre gratter de l’autre côté comme une bête
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Zora-la-Rousse, le 23 janvier 2011

    Il y a trop de maladies, beaucoup trop. Et il y a aussi trop de médecins. S'il y avait moins de médecins, certaines maladies ne porteraient pas de nom. On ne les connaîtrait pas. Elles flotteraient dans l'univers vague des maladies non identifiées et on pourrait ainsi être sûr de ne pas en être atteint.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 18 novembre 2009

    Je peux décrire comment ça se passe je peux c’est quand je cherche un mot ou un nom je sais que je l’ai connu mais je n’arrive pas à le faire venir chaque fois que je m’approche il s’éloigne il s’enfonce il tombe c’est comme un trou dans lequel les mots les uns après les autres s’engloutissent je m’efforce je descends je plonge vers eux pour les rattraper et les faire sortir à la lumière mais beaucoup m’échappent beaucoup chutent dans le tourbillon je suis obligé de trouver des substituts
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Zora-la-Rousse, le 23 janvier 2011

    C'est bizarre d'éprouver le manque de quelque chose qu'on ne connait pas. D'habitude, quand quelque chose manque, on sait ce que c'est, c'est d'ailleurs pour ça qu'il ou elle manque. Le manque, c'est quand on me retire une chose dont je sais qu'elle m'est nécessaire et dont l'empreinte reste en moi vivace. Mais là, c'est autre chose, un manque flottant, un manque profond que je ne peux pas circonscrire. C'est pire, bien pire, parce que j'ai beau réfléchir, je ne sais pas ce qui me manque.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 18 novembre 2009

    … toute la journée à me démener pour sortir de là toute la journée entouré d’incultes qui me demandent de participer je ne suis plus à l’école dites le nom d’une fleur je ne suis plus un enfant et aussi le nom d’un fromage et aussi le nom d’un monument camembert c’est pas le nom d’un monument et d’une couleur camembert….
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Olivia Rosenthal

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Olivia Rosenthal

Olivia Rosenthal - Ils ne sont pour rien dans mes larmes .
Olivia Rosenthal vous présente son ouvrage "Ils ne sont pour rien dans mes larmes" aux éditions Verticales.http://www.mollat.com/livres/olivia-rosenthal-ils-sont-pour-rien-dans-mes-larmes-9782070137176.htmlNotes de Musique : Les 100 plus belles musiques du cine?ma -16 Autant en emporte le vent








Acheter sur Amazon

Faire découvrir On n'est pas là pour disparaître par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (32)

> voir plus

Quiz