ISBN : 2072413567
Éditeur : Gallimard - Verticales


Note moyenne : 2.93/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
(édition numérique)
«Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’es... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 05 septembre 2011

    Chouchane
    Un livre froid à la limite du désagréable, pourtant je suis allée jusqu'au bout mais en conservant cette gêne. L'organisation du livre est originale, s'alterne une réflexion (intelligente) sur l'enferment animal, la gestion du monde sauvage par les hommes, leur intrusion violente dans le monde libre et équilibré de la faune et l'histoire glaçante d'une jeune fille/femme qui cherche à sortir de l'emprise étouffante de sa mère. Olivia Rosenthal choisit d'utiliser le "vous" pour parler à son parler "le désir et la mort ont été exposé sous vos yeux (...) vous avez peur...", la forme et le ton produisent une distance énorme entre le lecteur et le personnage. On s'éloigne tellement que finalement on ne comprend plus vraiment ce que veut nous démonter l'auteur. le parallèle entre la jeune fille et les animaux est vraiment tiré par les cheveux ; la conséquence est qu'on lit chaque partie du livre presque séparément : la vie des animaux et leur souffrance, la vie de cette personne et ses ruminations. Au final, la vie des bêtes est bien plus intéressante que celle de la fille/femme. Déjà l'an dernier j'avais eu du mal sur le livre Inter, ça recommence cette année, suis pas sûre de me lancer sur le prochain.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par kathy, le 28 août 2011

    kathy
    Dans ce roman, Olivia Rosenthal, tout en alternant (de paragraphe en paragraphe) le langage technique documentaire et la fiction narrative, nous propose une réflexion sur la liberté et le déterminisme, l'inné et l'acquis. Les thématiques abordées dans cet ouvrage m'ont fait penser aux questions que l'on retrouve dans les livres d'éthologie (Henri Laborit), de psychanalyse (Freud, Marcel Rufo, Boris Cyrulnik) et de philosophie.
    Plus précisément, « Que font les rennes après Noël » parle de nos rêves d'enfants. Rêves de « toute puissance » qu'il nous faudra abandonner pour « grandir ». Rêves balayés, par l'apprentissage du désir, du plaisir, de la frustration, de l'abandon, de la séparation, du mensonge, de la trahison, de la tristesse, de la colère,… bref, par l'apprentissage de la vie.
    Pouvons-nous, dès lors continuer à croire en notre « libre arbitre » et méconnaître « l'organisation » qui est en nous et qui nous détermine. Ne serions-nous pas finalement soumis, dès notre conception, à un système de pensée déterminé qui serait renforcé par l'environnement familial et social ? La Liberté de l'homme n'est-elle qu'un leurre, à l'image de la fausse soumission des animaux ?
    Liberté : notion bien complexe. Qu'on pense qu'elle est le propre de l'homme ou pure illusion, voire tromperie et source d'angoisse, il nous faut vivre cependant et affronter nos choix car « nous sommes condamnés à être libres » (Jean-Paul Sartre).
    Les issues possibles ?
    Pour Henri Laborit, votre seule liberté possible est liée au développement de votre imagination créative.
    Pour Olivia Rosenthal, la liberté s'acquiert dès que « vous n'avez plus peur, vous n'avez plus honte, vous n'appartenez plus à votre mère, vous n'appartenez plus à votre mari, vous vivez votre vie sauvage tout en restant civilisée ». ALORS, vous ne croyez pas au père Noël, vous ne suivez pas le traîneau, l'âge vous libère ».
    Et les animaux dans tout ça ???
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    • Livres 1.00/5
    Par Chaplum, le 09 août 2011

    Chaplum
    Voilà un livre dont je n'ai pas beaucoup de choses à dire, car je ne l'ai pas aimé et n'y ai pas trouvé ce que je pensais y lire. Je me sens même complètement flouée.
    Voici ce que nous dit la quatrième de couverture :
    Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L'histoire d'une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s'affranchir. C'est très difficile. C'est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.
    Il s'agit d'une citation tirée de l'œuvre et qui m'a induite en erreur. J'ai pensé que Olivia Rosenthal allait proposer une sorte de plaidoyer en faveur des animaux, ou du moins une dénonciation de certaines pratiques. J'avais bien compris qu'elle parlait d'elle-même aussi, de son enfance, de son aliénation à sa famille et de son émancipation. Et qu'elle mettait cela en parallèle au traitement que l'on faisait subir aux animaux. Mais je ne m'étais quand même pas attendue à CA !!!!
    Autant le dire tout de suite, les personnes qui s'intéressent un tant soit peu au sort des animaux, passez votre chemin. le sujet n'est pas là. J'ignore même quel est le véritable intérêt de ce livre, si ce n'est de se livrer à un exercice prétendument intellectuel, mais visiblement trop cérébral pour ma modeste personne. Car j'ai rapidement été perdue dans ces paragraphes qui s'alternaient. D'une part, il y a ceux de cette petite fille, qui veut un animal de compagnie, à qui on le refuse et qui raconte sa douloureuse (?) enfance et adolescence chez des parents dont elle aura du mal de s'émanciper. On comprend vite que l'auteur se cache derrière cette petite fille. Les autres paragraphes sont les témoignages de professionnels qui travaillent dans des laboratoires, des zoos, des abattoirs, … Au départ, j'ai cru que c'était la narratrice adulte. Avant de tiquer devant l'emploi du masculin pour certains adjectifs qualificatifs.
    Mais rien n'explique la démarche de la romancière, ni dans le résumé, ni en avant-propos, ni à la fin. Seule une recherche sur le net m'a permis de comprendre que le témoignage de Olivia Rosenthal sur son propre vécu était entrecoupé d'entretiens que l'auteur avaient eus avec des gens qui travaillaient avec des animaux et qu'elle avaient recopiés tels quels, sans en changer un mot.
    Le résultat est pour moi sans intérêt et écœurant, tellement ces gens parlent de leur profession et des animaux qu'ils font souffrir avec un détachement et une froideur que je ne comprends pas, voire avec une cruauté que je méprise. Je ne comprends pas non plus l'idée générale de la juxtaposition des différents témoignages ni le lien avec celui de l'auteur, mais soit, je dois être trop investie dans la défense animale pour adhérer à ce genre d'expérience intellectuelle.

    Lien : http://www.chaplum.com/que-font-les-rennes-apres-noel-de-olivia-rose..
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    • Livres 5.00/5
    Par mediatheque_lisieux, le 23 septembre 2010

    mediatheque_lisieux
    Le roman d'Olivia Rosenthal a l'apparence trompeuse d'un conte de Noël avec son titre Que font les rennes après Noël ? On imagine le traîneau, la neige, les cadeaux...Le début du roman a même l'apparence d'un conte "tout court" inventé par une enfant : enfant sauvage qui imagine des loups dressés pour vivre en ville.
    Conte détourné ? Conte cruel ?
    L'auteure nous offre ici en guise de cadeaux tout ce qui peut être dressé, exploité, tué et mangé.
    La grande question du titre en appelle beaucoup d'autres sur les habitudes humaines à la lumière de leur liens intrinsèques avec les animaux. le récit qui interpelle sans arrêt le lecteur, est rythmé par les va-et-vient permanents entre d'un côté, les réflexions sur l'enfance, les relations, le désir, les préoccupations quotidiennes et de l'autre, la gestion de la vie animale.
    Les deux univers entrent ainsi en résonance pour mieux s'interroger et NOUS interroger sur notre vie. Petit aperçu dans la 4ème de couv. :
    "Ce livre raconte leur histoire et la vôtre.[...] Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. "
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    • Livres 2.00/5
    Par Scara, le 27 mars 2011

    Scara
    Un roman très bien construit, à la limite du pointillisme. le ton impératif par lequel l'auteur parle de la petite fille qui grandit, en fait le lecteur puisqu'elle impose d'entrer dans sa peau, est une illustration très efficace de l'état d'enfermement qu'elle décrit, de la mise sous influence de cette enfant.
    Cependant, cet ouvrage comporte à mes yeux un défaut majeur : ce parallèle qui est établi entre le sort d'une enfant sous l'emprise de sa mère et celui des animaux dans un monde dirigé par l'homme, ça ne prend pas.
    Peut-être signifie-t-il que le plus malheureux n'est pas toujours celui que l'on croit, oui, un SDF a une vie certainement plus dure qu'un chien de compagnie bien traité, mais construire un livre entier sur cette idée est un parti pris trop tranché.
    Laisser penser que les animaux dans les labo, dans les zoos et jusqu'aux abattoirs seraient traités avec plus de considération qu'une jeune fille qui peine à s'affirmer, c'est inconcevable.
    J'ai été contente pour cette jeune femme qui finit par trouver sa voie, mais quel sens faut-il voir quand en parallèle on écoute un employé d'abattoir parler avec amour de son métier? Non vraiment, je ne vois pas.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Victor Pouchet pour le Magazine Littéraire

    Depuis plusieurs années, Olivia Rosenthal livre des œuvres singulières à l’intersection entre le reportage, l’exercice d’anthropologie et la fiction. Plongée au... > lire la suite

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Critiques presse (1)


  • LeSoir , le 14 juin 2011
    Le lecteur [...] se sent interpellé et renvoyé vers des idées toutes faites sur lesquelles l'écrivaine donne un grand coup de balai. Ce livre stimulant trouvera sa place dans bien des mémoires.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 29 août 2011

    Dans la nature, le bien-être coïncide avec un éphémère moment de satisfaction qui pourrait ressembler, si on cherchait à trouver des équivalents humains pour le qualifier, à la réalisation provisoire d'un objectif, conserver sa propre vie. Mais dans un zoo, les objectifs manquent. Tout captif doit, pour survivre à l'absurdité de son existence, s'inventer des objectifs précis et dépenser toute son énergie à leur réalisation. Il est important, dans cette perspective, qu'il se fixe des buts extrêmement difficiles mais pas impossibles à atteindre. La conservation du captif dans un état phusique et moral satisfaisant est fonction de sa capacité à se projeter dans l'avenir.
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  • Par Catoucat, le 10 août 2011

    Vous essayez de vous contenir, de manifester le moins possible, d'être parfaitement lisse, de ne donner aucune prise. C'est la première fois de votre vie que vous aimez vraiment quelqu'un d'autre que votre mère.

    On vous a dit que le bonheur avait un coût, vous acceptez cette idée, mais malgré vos faibles compétences en arithmétique et en économie, vous avez parfois l'impression que le coût est supérieur au bénéfice. Vous n'arrivez pas à distinguer avec certitude ce que vous devez et ce qui vous est dû, vous avancez à l'aveugle, vous êtes lié par un contrat dont vous ne connaissez pas les termes exacts et qui s'applique à vous de l'extérieur.

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  • Par brigetoun, le 03 septembre 2010

    ...une petite boule de poils que vous pourriez caresser, nourrir, cajoler, embrasser, avec qui vous pourriez jouer et parler sans relâche et dont vous vous occuperiez. Mais comme le père Noël n'a pas l'air de vous écouter, vous décidez, sitôt la fête consommée, de partir avec ses rennes pour vous venger.
    Les poulets arrivent congelés et entiers, on les leur envoie par-dessus la grille, quelquefois on leur bourre le croupion de viande hachée et on met des médicaments dedans, pas des antibiotiques mais des vitamines pour que leur poil reste brillant. Le confort du loup assure la sécurité de l'homme.
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  • Par brigetoun, le 03 septembre 2010

    Écologistes et défenseurs des animaux ont souvent une conception étroite et naïve de la nature et ne savent pas qu'un loup en captivité, correctement soigné et surveillé par ses maîtres, a une espérance de vie bien supérieure à celle de son congénère sauvage. L'homme n'est pas l'ennemi du loup.
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  • Par kathy, le 29 août 2011

    Après vous avoir transmis la peur de l'autre, vos parents vous expliquent que vous êtes trop sauvage et vous enjoignent de vivre en société. Pour vous corriger, ils vous proposent de vous mettre en contact avec des humains préalablement sélectionnés par leurs soins, inoffensifs et bien intentionnés. Dans la plupart des cas, vous refusez la thérapie qu'on cherche à vous prescrire. Vous vous préparez.
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Videos de Olivia Rosenthal

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Vidéo de Olivia Rosenthal

Le Cercle littéraire de la BnF - Entretien du 14 déc. 2010 .
Le Cercle littéraire de la BnF, avec Armand Farrachi, Nadine Satiat, Olivia Rosenthal. Entretien du 14 décembre 2010, présenté par Laure Adler et Bruno Racine.








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