ISBN : 2266090119
Éditeur : Pocket (1999)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
De son passé, son bandit de père ne lui a légué que des mystères...
Il disait être né à Varsovie, comme cela aurait pu être aussi à Moscou ou Berlin, et avoir été ingénieur, interprète, philosophe. Mietta ne sait plus très bien... Les seules choses dont il soit c... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par cecileo, le 05 avril 2011

    cecileo
    Au cœur de l'Ardèche, en 1942, l'ancien palace « La Cour des Miracles » a été transformée en refuge pour les réfugiés polonais. C'est ainsi que Stéphane Eugerwicz, petit homme de 1m68 débarque avec ses acolytes dans la petite ville de S. et y fait la connaissance d'Andrée. Andrée est une jeune veuve ravissante, mère d'un petit Simon, qui se languit de refaire sa vie. Stéphane est un beau parleur, polyglotte et instruit : il éblouie la jeune femme, et même si son passé est confus, ses affaires louches et son entourage trouble, il séduit la jeune femme et l'épouse. C ‘est le début d'une folle passion, d'une folle qui démarre dans l'opulence grâce au trafic du marché noir . Puis viendra le déclin par la trahison du meilleur ami.
    C'est leur fils, Mietta, qui sera le narrateur de cette magnifique histoire d'amour.
    Voilà un roman comme je les aime ! Je suis ravie d'avoir mis la main sur cette pépite aux hasards de mes déambulations de lectrice compulsive, au détour d'une allée de libraire, -acheté simplement parce qu'il était soldé !-
    Un roman curieusement construit : Mietta est spectateur de cette histoire d'amour et de famille avant même sa naissance, parle de lui à la troisième personne tout le long du roman, tout en s'attribuant le mode possessif parlant de « mon père », « mon frère »…
    « Si tu t ‘appelles Mietta, a dit un jour ma mère à son fils, c'est à cause d'un autre Mietta. Il était merveilleux, il faut que tu lui fasses honneur. Mietta a demandé à ma mère pourquoi on ne l'avait pas appelé Stéphane comme mon père. Ma mère a dit : « deux Stéphane dans la même famille ? Tu veux me tuer, petit bandit ? »
    Le narrateur ne (re)trouve sa véritable identité à la première personne que dans les trois dernières pages du livre. Comme si enfin, la boucle était bouclée, comme si le fils parvenait enfin à être plus grand que le père. Ce procédé aurait pu me gêner, mais il m'a carrément emballée, tant j'ai eu plaisir à me laisser séduire par le personnage bouillonnant et tourmenté de Stéphane, emportée par ce roman qui ne souffre d'aucun temps mort .
    Je peux même vous dire que j'ai refermé ce livre, touchée coulée, les larmes aux yeux, le vague à l'âme.
    Intriguée, en surfant sur le Net,je découvre cet auteur, Richard Morgiève, lui-même à la vie chaotique (quelle est la part d'autobiographie ?), et à l'œuvre prolifique.
    Vous trouverez ICI un dossier complet sur l'auteur et l'écriture de ce roman. Un dossier très intéressant, que vous pourrez survoler pour vous donner envie de cette lecture que je vous recommande vivement.
    Un petit homme de dos, de Richard Morgiève- Editions Joëlle Lospeld- février 2006- 248 pages

    Lien : http://lectureamoi.blogspot.com/2011/04/un-petit-homme-de-dos-de-ric..
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    • Livres 5.00/5
    Par Wolland, le 03 septembre 2010

    Wolland
    Bien sûr il y a trop d'adjectifs, trop d'adverbes, trop de virgules, trop de verve, trop d'amour, trop de notes ; bien sûr ce n'est pas comme ça qu'on fait naître des orgasmes mentaux chez Josyane Savigneau ; bien sûr il y a la Vraie Littérature et Patrick Modiano ; bien sûr il y a les guerres d'Irlande, mais c'est la vie, vous comprenez, la vie. Ça vit, et même, ça palpite, ça gigote, ça crisse, ça lutte, ça picole, ça rigole et ça chiale. Et puis il y a ces petites choses qui plongent dans un ravissement très Dirk Bogarde dans "Mort à Venise" : "Ce soir-là, c'était le grand tralala slave."
    Ou bien : "La rue ne mérite pas de nom : il est mauvais de donner un nom au malheur." On finira tous dans une boîte ou un cendrier de toute façon. Voilà comment on fait revivre ses parents.
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    • Livres 5.00/5
    Par mathilde50, le 26 avril 2012

    mathilde50
    Février 1942. Andrée, une jeune veuve rencontre Stéphane, dont la petite taille est compensée par un charisme et une gouaille incroyable. C'est le coup de foudre ; le grand, le vrai amour qui fera qu'Andrée va épouser son petit Polonais, malgré ses magouilles et ses infidélités.
    Richard Morgiève raconte dans ce livre rempli de tendresse la vie de sa famille. de sa mère, femme aimante et adorée. de ses frères et sœurs, personnages à part entière de ce roman. Mais surtout de son père, homme incroyable, toujours suivi de son clan, des Polonais exilés comme lui, qui donneraient leurs vies pour Stéphane et sa famille.
    C'est une déclaration d'amour troublante qu'offre Morgiève à ses parents qu'il a si peu connu.
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    • Livres 4.00/5
    Par moustafette, le 31 décembre 2010

    moustafette
    J'ai dévoré ce livre avec la même gourmandise que celle dont fait preuve le héros pour la vie.
    Le narrateur de cette histoire est le dernier fils de ce couple farfelu, de ces deux êtres qui s'aimaient d'amour fou. Il a été spectateur de la deuxième partie de leur vie, pas la plus agréable, et tente après la mort de son père de reconstituer leur histoire.
    J'ai été emportée par la truculence des personnages et ravie de me laisser embringuer dans le tourbillon de leur vie dissolue. L'émotion a pointé son nez au récit de la décadence de cet homme que l'on n'arrive pas à détester malgré sa cupidité. Les apartés du narrateur, qui observe la folie de ce père inaccessible et assiste au déclin de ce couple amoureux, ponctuent le roman.


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/09/06/index.html
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 25 juillet 2011

    […] le sourire de ma Loraine, de ma filleule, de ma fille, oui de ma fille à moi, moi, mon, ma, mes, c’être les mots des gens libres, j’être libre et fort, et je te donne ma force, ce que je dire c’être pas clair, mais c’est mon cœur qui parler, alors je te le répète, plus belle maigrelette d’ici jusqu’à là-bas, où le soleil se couche, écoute, écoute, quand mes yeux mouriront, ils mouriront avec ton image dessus parole d’honneur.
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Videos de Richard Morgiève

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Vidéo de Richard Morgiève

La grande librairie 10/05/2012 sur France 5, François Busnel reçoit Richard Morgieve pour "United Colors of Crime" (Carnets Nord / Editions Montparnasse)
Déjà auteur d’une trentaine de romans, dont Un petit homme de dos et Vertig, prix Wepler 2005, Richard Morgiève repart, avec United Colors of Crime, sur la trace de ses origines familiales, avec le personnage de Chaim, inspiré de cet oncle présumé mort à Monte Cassino.








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