> Gabriel Iaculli (Traducteur)

ISBN : 2922868400
Éditeur : Les Allusifs (2006)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Alberta Ruy-Sànchez est un explorateur du désir, élan qui tend vers l'inconnu, retombe, se renouvelle et conduit à l'image de la spirale ou des multiples du chiffre neuf. Inscrit dans le cadre d'une Mogador largement réinventée, ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par moustafette, le 11 mars 2011

    moustafette
    Quatre-vingt une petites gourmandises qui se dégustent du bout des lèvres, dans lesquelles on mord délicatement, puis qu'on laisse fondre lentement sur la langue pour que seul ne persiste que le goût mêlé du sucre et des épices. Ajouté le mélodieux glouglou d'un thé à la menthe servi d'une main experte, et vous entendrez la belle Haasiba conter à son amant la sensuelle Mogador.
    Quatre-vingt un paragraphes comme autant de petits poèmes pour nous parler du temps et de la lumière, de l'histoire et des rues, des bibliothèques et des livres, de la musique et de la danse des corps.
    On dit qu'à Mogador on compte de neuf en neuf, que le plus court chemin est la spirale et non la ligne droite, que les livres y ont d'étranges pouvoirs, que le temps s'écoule comme nulle part ailleurs et que c'est la ville du désir ...
    On peut ouvrir ce livre au hasard et déguster ces 9 X 9 choses poétiques dans n'importe quel ordre. Et l'avantage, par rapport au plateau de gourmandises dont je vous parlais au début, c'est qu'on peut en abuser sans crainte !
    Un guide très original à emporter dans ses bagages quand on part en amoureux au Maroc...


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/11/09/index.html
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Citations et extraits

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  • Par moustafette, le 11 mars 2011

    Pour diverses raisons et déraisons, on l'appelle aussi "La ville des désirs". On croit qu'elle a été créée par des marins en quête d'un port en eau calme. Ou par ceux qui naviguent sur l'autre mer de Mogador, celle de sable : les caravaniers qui traversent le Sahara et désirent ardemment, eux aussi, un havre où se remettre de leurs épreuves. Elle a ainsi été présente dans l'esprit et les sens des navigateurs du sel et du sable bien avant d'être là où l'on peut la voir à présent. Encore que, même à présent, quand on va vers elle, pendant la longue traversée des eaux ou des dunes, on la réinvente .
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  • Par moustafette, le 11 mars 2011

    C'est pourquoi les ciels de Mogador sont considérés comme des entités quasi inconcevables mais représentées par des êtres qui sont autant d'échos de l'eau, de la terre, de l'air et du feu, aussi longtemps qu'ils se désirent, s'attirent et se repoussent. La musique des sphères est à Mogador musique du désir.
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