ISBN : 2742772405
Éditeur : Actes Sud (2008)


Note moyenne : 2.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

Le narrateur de ce livre vient d'arriver à Rome. Nommé dans une ambassade, ce jeune Français issu de la grande bourgeoisie découvre avec délices la splendeur de la cité italienne et, non sans ironie, l'indolence des fonctionnaire... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 01 novembre 2009

    LiliGalipette
    Le narrateur vient d'être nommé dans une ambassade à Rome. Dandy, bourgeois et habitué au luxe, il mène une vie de faste et d'indolence. Dans le superbe palazzo où il loge, il est très régulièrement dérangé par des appels téléphoniques. Les interlocuteurs anonymes demandent toujours à parler à La Signora Wilson. Au gré de ses déambulations dans la cité éternelle, il en découvre les splendeurs architecturales et s'initie au libertinage latin. Violemment renversé par une voiture lors d'une de ses promenades, il se relève, et son quotidien rassurant fait place à un voyage onirique au coeur de son enfance, de ses peurs et des chefs d'oeuvres antiques et iques. Au terme de son périple, il comprendra qui est La Signora Wilson et quelle place elle tient dans son existence.
    Gros problème avec Actes Sud, en ce qui me concerne. C'est une maison d'édition que j'adore, et dont chaque nouvelle publication trouve grâce à mes yeux. Donc, quand je reste en butte sur un des titres de cette maison, je ne peux m'empêcher d'être persuadée que c'est moi le problème, et pas le livre. Parce qu'Actes Sud ne publie que des très bons textes. Me voilà toute dépitée à la fin de la lecture de ce livre. Parce que je ne l'ai pas aimé.
    Prendre le lecteur pour un couillon, tout de même, ça ne peut se faire qu'avec des pincettes! Réécrire les mythes antiques, ça demande aussi de ne pas utiliser une truelle! Un peu de finesse que diable! Passe encore que l'oeuvre des Parques soit de détricoter un pull jacquard pour signifier au pauvre mortel qu'il est en bout de course, mais faire de Charon un chauffeur de taxi qui râle sur le pourboire, ça pousse un peu loin le pastiche.
    L'auteur est mélomane, on le saura. Pas une page sans qu'un morceau de musique ique rythme la scène. Dans un film, ça serait super. La musique intradiégétique, ça a toujours plus de corps qu'un banal accompagnement musical. Mais sur le papier, ça ne donne pas grand-chose pour qui n'a pas l'intégrale de la musique ique à portée d'oreille... C'est très agaçant de ne pas connaître le morceau dont il est question quand on sait bien que ça nourrit l'intrigue. La synesthésie perd tout son sens.
    Il y a tout de même des passages superbement travaillés. Notamment la description des tenues de soirée féminines, dans le magasin de confection. La profusion d'étoffes, de camaieux de couleur, de coupes et de modèles me rappelle le naturalisme de Flaubert, quand il décrit la pièce montée du mariage Bovary ou la casquette de Charles jusqu'à ce que l'abondance de détails annule la fonction première de la description. On sort de là tout étourdi, plein d'images.
    Attendre la toute dernière ligne du livre pour en comprendre le sens, c'est tout de même dommage. Parce que si j'avais cédé à la paresse, le livre me serait resté totalement hermétique.
    Dernier point: comme toujours chez Actes Sud, les premières de couverture sont sublimes!


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2009/11/01/15642573.html
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    • Livres 2.00/5
    Par BMSierre, le 16 février 2010

    BMSierre
    Je n'ai pas trop apprécié cette histoire étrange et inquiétante. Un jeune arrive à Rome pour travailler dans une ambassade. Il est logé dans un magnifique appartement et apprécie la splendide cité romaine. Bientôt cette vie plaisante est troublée par des appels téléphoniques répétés destinés à une mystérieuse signora Wilson. Puis il est victime de nombreux phénomènes très étranges et même effrayants. Peu à peu le lecteur découvre des clés qui l'amèneront aux révélations finales. M.C.
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Où suis-je ? Et quelle heure est-il ? Cette fois, lorsque je me réveille, j’ai du mal à me rassembler. C’est étrange, quand même, cette narcolepsie. J’ai le sentiment de ne plus exister qu’en pointillé, par des accès de veille dans un long tunnel ténébreux et velouté. En tout cas, cette sieste a chassé mes hésitations. J’irai à cette fameuse représentation – peu importe qui m’y a convié – et j’obtiendrai peut-être le fin mot de cette histoire. »
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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    « Oublier ce qui vous donnera du tourment ou vous fait de la peine, c’est une technique que j’emploie depuis des années avec un certain succès. »
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