> Martine Reid (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070342085
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
" Pauline était vêtue de brun avec une petite collerette d'un blanc scrupuleux et d'une égalité de plis vraiment monastique. Ses beaux cheveux châtains étaient lissés sur ses tempes avec un soin affecté ; elle se livrait à un ouvrage classique, ennuyeux, odieux à toute ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 16 avril 2011

    Zazette97
    "Pauline" est un roman - publié en 1839 - de l'écrivaine française George Sand, célèbre notamment pour ses romans "La mare au diable" et "La petite fadette" ou encore pour sa correspondance avec Alfred de Musset.
    Vieille fille avant l'heure, Pauline vit à Saint-Front aux côtés de Madame D., sa mère aveugle dont elle assume la charge. Lorsqu'elle reçoit la visite de Laurence, son amie comédienne dont elle n'avait plus de Nouvelles, elle réalise à quel point les récits de cette vie parisienne trépidante la renvoient à son existence solitaire et vide de sens.
    Les deux amies entretiennent une correspondance régulière et la résignation douloureuse dans laquelle sombre Pauline ne manque pas de toucher le coeur de Laurence.
    Ainsi, à la mort de Madame D., Laurence décide de prendre Pauline sous son aile et l'invite à quitter sa province pour venir emménager à Paris, dans la maison qu'elle partage avec ses deux soeurs et sa mère, Madame S.
    Pauline semble trouver sa place dans la maisonnée mais les mois passant, elle commence à souffrir de ce que le cercle d'amis de Laurence ne soit composé que de gens plus âgés.
    C'est alors qu'apparaît Montgenays, un jeune rentier vaniteux dont la fourberie ne manquera pas de semer la zizanie entre les deux amies...
    Il y a quelques mois, je ne connaissais à peu près rien de l'univers de George Sand. Mais la lecture de la biographie rédigée par Evelyne Bloch-Dano, "Le Dernier Amour de George Sand", a réussi à piquer ma curiosité.
    Lors d'un passage en librairie, je suis tombée sur "Pauline" dont le résumé et le format m'ont fait dire que ce récit serait la mise en bouche idéale pour découvrir la plume de George Sand.
    A vrai dire, je suis plutôt satisfaite de ce choix !
    "Pauline" met en présence deux femmes issues de milieux radicalement différents. Tandis que l'une subit sa vie, l'autre la mène tambour battant.
    Mais en dépit de ce qui les distingue, ces deux femmes sont liées par une amitié sincère et respectueuse, générée par une admiration réciproque.
    Pourtant, sans se l'avouer, Pauline nourrit une certaine jalousie à l'égard de son amie qui bénéficie de toutes les attentions, un sentiment insidieux qui se muera progressivement en une haine dont Montgenays sera le catalyseur.
    La première partie du roman offre une peinture assez piquante de la vie provinciale, les villageois étant présentés comme des gens simples facilement impressionnables, mesquins et à l'affût du moindre événement qui réussirait à pimenter leur routine.
    Tous s'extasient à l'arrivée de Laurence qui est au centre de leurs préoccupations. Pauline est laissée de côté mais occupe le devant de la scène dans la seconde partie consacrée à l'intrigue amoureuse qui l'opposera à Laurence.
    Je me suis beaucoup attachée au personnage de Laurence, cette jeune femme libre, courageuse, ne devant rien à personne, et qui voit ses bonnes intentions sans cesse mal interprétées par Pauline qui la considère comme sa rivale.
    Le dénouement de cette histoire m'a laissé un goût amer dans la bouche, tant j'étais triste de voir ces deux amies se déchirer à cause des manipulations d'un seul homme !
    Beaucoup ont reproché à l'auteure son penchant pour les discours moralisateurs insérés dans ses oeuvres. Il est vrai que dans ce roman, George Sand se pose en "juge et partie".
    En tant que narratrice, elle donne à ses personnages certaines directions pour les condamner l'instant d'après et faire passer ses idées sur certains sujets comme les religions.
    Ce constat m'a plu dans la mesure où ces insertions m'ont permis de réfléchir tout du long à la portée de ce que j'étais en train de lire.
    George Sand a parfaitement su rendre compte des pensées torturées de ses personnages et je dois bien avouer que sa grande maîtrise de la langue a forcé mon admiration ! J'ai hâte de découvrir ses autres oeuvres !

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/04/pauline-george-sand.html
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    • Livres 3.00/5
    Par hove, le 18 août 2011

    hove
    A n'en pas douter George Sand fait partie des grands auteurs du 19e siècle. Son style nous enveloppe, les phrases sont travaillées mais conservent une forme de rondeur, comme polies. le souci du détail dans les descriptions n'est pas obsédant et c'est un point que personnellement j'ai apprécié. Ici Laurence, la parisienne et Pauline, la provinciale se retrouvent dans le village sans charme dans lequel elles ont grandi. L'une est devenue grande actrice à la capitale, l'autre est restée au chevet de sa mère sans jamais rien connaître de la vie mondaine. Nous sommes aux premières loges de cette rencontre, de ces deux mondes qui s'entrechoquent en douceur, qui s'observent et se comparent avant l'irrémédiable déchirement d'une amitié qui ne pourra survivre aux jalousies et aux remords de Pauline.
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    • Livres 4.00/5
    Par kealie, le 21 juillet 2009

    kealie
    Sand n'est pas tendre pour les femmes qui passent tout leur temps libre à la broderie, alors qu'elles pourraient aussi cultiver leur esprit! Pauline, jeune femme qui s'étiolait dans sa province à soigner sa mère malade, retrouve Laurence, une amie partie à Paris devenue actrice célèbre, qui la recueille pour lui faire découvrir les lumières de la vie parisienne.... mais c'est pas gagné! Une nouvelle à la Georges Sand, moralisatrice comme toujours, mais plaisante .
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    • Livres 3.00/5
    Par biduldoodle, le 19 juillet 2010

    biduldoodle
    Une nouvelle un peu courte et un peu simple : dès les premières lignes on sait ce qu'il va survenir. Toutefois, le récit prend sa dimension dans le style de G. Sand. La nouvelle prend position sur l'opposition Parisiens et provinciaux. On perçoit nettement la prise de position de l'auteur.
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 16 avril 2011

    Il est des âmes qui ne manquent pas d'élévation, mais de bonté. On aurait tort de confondre dans le même arrêt celles qui font le mal par besoin et celles qui le font malgré elles, croyant ne pas s'écarter de la justice. Ces dernières sont les plus malheureuses ; elles vont toujours cherchant un idéal qu'elles ne peuvent trouver, car il n'existe pas sur la terre, et elles n'ont point en elles ce fonds de tendresse et d'amour qui fait accepter l'imperfection de l'être humain.
    On peut dire de ces personnes qu'elles sont affectueuses et bonnes seulement quand elles rêvent. p.115
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  • Par Zazette97, le 16 avril 2011

    Ceci arrive souvent aux artistes : leur instinct les porte à moitié vers un type qu'ils reproduisent avec amour, le succès qu'ils obtiennent dans cette création fait l'autre moitié de l'assimilation, et c'est ainsi que l'art, qui est l'expression de la vie en nous, devient souvent en nous la vie elle-même. p.92
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  • Par Zazette97, le 16 avril 2011

    Elle trouvait dans le catholicisme la nuance qui convenait à son caractère, car toutes les nuances possibles se trouvent dans les religions vieillies; tant de siècles les ont modifiées, tant d'hommes ont mis la main à l'édifice, tant d'intelligences, de passions et de vertus y ont apporté leurs trésors, leurs erreurs ou leurs lumières, que mille doctrines se trouvent à la fin contenues dans une seule, et mille natures diverses y peuvent puiser l'excuse ou le stimulant qui leur convient. C'est par là que les religions s'élèvent, c'est aussi par là qu'elles s'écroulent. p.67
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  • Par Zazette97, le 16 avril 2011

    Quelque méchant qu'on soit, on ne réussit guère à faire le mal avec plaisir. Si ce n'est le remords, c'est la honte qui paralyse souvent les ressources de la perversité. p.107
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  • Par Zazette97, le 16 avril 2011

    On n'a jamais rien à espérer et l'on a tout à craindre d'un homme qui n'est ni bon, ni méchant. p.90
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