> Maurice Toesca (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253003743
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 182 notes) Ajouter à mes livres
Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorci... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (15)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 20 décembre 2007

    Woland
    Si l'écriture de George Sand a en général beaucoup vieilli, ses romans se déroulant sur un fond champêtre ont encore leur public. Parmi eux, "La petite fadette", portrait d'une sauvageonne que l'amour finit par arracher à son existence vagabonde de semi-paria.
    Pourtant, tout commence avec deux frères jumeaux ("bessons", selon le terme local), Sylvain et Landry, dont Sand nous dépeint l'amour extraordinaire l'un pour l'autre. Amour qui ne manque pas de poser problème le jour où Landry est engagé par un fermier de la région et par conséquent séparé de son frère.
    Sylvain tombe d'abord malade puis, un jour, se sauve. Inquiet, Landry se met alors à sa recherche et c'est alors qu'il croise le chemin de Françoise ou Fanchon, dite "La petite fadette", dont tout le monde se moque dans les environs parce que, fluette et de peau mate, elle ressemble à un grillon. Dont tout le monde a peur aussi, il faut bien l'avouer, car elle passe pour sorcière.
    Seulement voilà, la Fadette sait où a disparu Sylvain et, contre la promesse que lui fait solennellement Landry de la faire danser, devant tout le village, au prochain grand bal, elle le guide vers le jumeau disparu.
    Landry, qui se croit amoureux de Madelon, la fille de son patron, a évidemment promis à contre-coeur car qui voudrait, en effet, danser avec une fille aussi laide et aussi pauvrement vêtue ?
    Mais le Destin se complaît à nous jouer des tours et, après quelques autres péripéties, Landry tombera amoureux de la Fadette, laquelle, sous la double conjonction de l'amour et des années qui passent, se transformera en une charmante jeune fille.
    Comme on le voit, c'est un peu le même univers que celui de la comtesse de Ségur avec cette différence que George Sand met beaucoup plus l'accent sur les descriptions de la vie rurale et fait part en filigrane à son lecteur de ses théories féministes.
    Chez Sand, faut-il s'en étonner ? la Femme est toujours la dominante, la battante. Et même si elle sacrifie à certaines conventions pour obtenir une fin heureuse, elle n'en privilégie pas moins le côté ferme, voire indomptable de la personnalité de la Fadette. Celle-ci a beau changer physiquement, elle a beau apprendre à discipliner son caractère afin d'en tirer encore plus de force, elle est dès le départ une fine lame d'acier que rien, hormis la Mort, ne pourra briser. Simplement, elle doit se polir et, pour sa créatrice, il est clair que rien n'est impossible à une femme qui se donne les moyens de réussir.
    Cela explique peut-être en partie le succès que ce petit ouvrage, souvent offert aux enfants et aux adolescents d'ailleurs, continue de remporter, même en ce piteux début du XXIème siècle. Rédigé dans une langue claire et souple, il demeure un véritable petit régal à conseiller, par exemple, en cette période de fêtes pour faire découvrir cet écrivain tout à fait à part que fut George Sand. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par facteur84, le 12 août 2010

    facteur84
    La plupart des personnes qui sont allées à l'école, connaissent les grands noms de la littérature, et notament Georges Sand. Première femme forte de la littérature de son époque qui a ouvert des portes fermées. Mais en connaissant les noms et la réputation des auteurs connait-on vraiment leurs écrits ?
    On se dit que l'on a pas trop besoin de les lires puisqu'ils font partit de notre éducation scolaire et de notre patrimoine culturel. Et pourtant on y fait référence sans connaitre ce qu'ils ont écrit et donc la façon dont ils voyaient les choses de leur époque et leur façon de penser.
    C'est pour tout cela que j'ai décidé de lire l'un deux : La petite fadette, de Georges Sand.
    Ce n'est qu'en lisant que l'on se rend compte que cette auteur avait une façon très maternelle de raconter ses histoires. J'ai été attiré par elle après un voyage dans le Berry, et en visitant par hasard la maison de sa famille.
    Au fur et à mesure que je lisait, je pouvais donc m'imaginer très précisément de quel région ou village elle parlait, ou la façon dont les gens vivaient avant.
    Sand aimait vivre parmi la population locale sans être coupé du monde comme l'était souvent les bourgeois classique. Elle y était reconnu et admiré pour son dévouement et son coeur. Cela se ressent dans ses écrits. Elle raconte et décrit de façon juste comment les paysans vivaient à son époque, le patois, les coutumes, et la fierté et la reconnaissance que donnait le travail de la terre.
    Cette histoire commence dans le pays de Cosse, dans une endroit qui s'appelle "La bessonière". Nom hasardeux qui allait déterminer peut être la suite ; car un couple de paysans a donné naissance à des jumeaux, des bessons, dans le patois local.
    Sand nous décrit les relations jumelées qu'entretenaient ses frêres jumeaux. Sylvain (Sylvinet) et Landry, l'un faible et l'autre fort, l'un câlin, et l'autre travailleur, voila ce qui va déterminer leur destin. Ayant grandit, le père décide un jour d'envoyer le plus raisonnable à la ferme voisine pour y devenir apprenti et pour pouvoir ramener un salaire de plus. le père les laissant à leur propres responsabilités, les deux frères choisissent d'un commun accord que se sera Landry le plus fort mentalement qui partira travailler.
    C'est à partir de la que leur relation va changer pour toujours, et peut être comme elle l'aurait du être depuis longtemps ; car trop d'amour et de fusion peut nuire aux deux jumeaux. L'un apprendra à grandir, et l'autre s'enfoncera dans sa noirceur et sa méchanceté.
    Ce n'est qu'après qu'apparaîtra Françoise, dite La petite fadette, ou fanchon, ou le grellet (le grillon). Petite fille d'une grand mère dure et rebouteuse. Fadette a mauvaise réputation et un sale caractère. Fadette est détestée par tout le monde.
    Mais est-ce la sa véritable personnalité ? Car tout le roman est construit sur l'une des plus importantes leçon de vie : l'apparence des choses et des personnes. On ne connait jamais une personne tant qu'on a pas percé l'armure ou la carapace.
    C'est un roman d'apprentissage sur soi et sur les autres. Un roman sur la naissance, l'apprivoisement de l'amour et sa construction, qui n'est jamais facile. Un roman sur la transformation d'un grellet en une charmante jeune femme très déterminée à dépasser sa condition et à vivre pleinement sa vie de femme. Un roman sur la vie paysanne d'autrefois et un hommage au travail de la terre. Un roman empreint d'écriture maternelle et écrit à la façon d'un conte.
    Bref un roman charmant, émouvant, où l'on arrive à croire encore aux belles histoires empreintes de réalité et de confiance en soi.

    Lien : http://templedulivre.blogspot.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Katsuura, le 18 mai 2012

    Katsuura
    George Sand fait partie de mes héros (non, je n'exagère pas).
    "La Petite Fadette" est, sous des dehors un peu vieillot, un petit bijou qui aborde des thèmes toujours d'actualité, qui nous touchent.
    Oubliez le côté pompeux et poussiéreux du terme "classique" et allez-y!
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 août 2011

    brigittelascombe
    Après avoir découvert dernièrement George Sand une femme d'aujourdui de Jean Chalon, comment ne pas relire la dame de Nohant d'hier au parfum désuet et sa Petite Fadette, grelet,follet,cri cri maigrichon, vilaine petite sorcière qui se transforme en fée sous les yeux de l'amour?
    Point de "fadeze" ici à la provençale,mais un joli brin de farfadet, berrichonne au grand coeur.
    Romantique, romanesque à souhait que ce roman champêtre (glané dans la série des François le champi , La mare au diable...) d'Aurore Dupin plus connue sous le nom de George Sand écrivain à succés(du XIX° siècle) de romans et pièces de théatre. Dédié à Barbes, épris de liberté et d'égalité des classes sociales, il souligne la foi idéaliste de l'auteur en l'avenir suite au soulèvement révolutionnaire de février 1858 . "Vive la république!"
    Mais c'est aussi un tableau de la société rurale du XIX° siècle et surtout un roman d'amour. L'amour de deux bessons l'un pour l'autre Landry gai et courageux et Sylvain,dit Sylvinet fin d'esprit mais jaloux à l'excés,lorsque son frère se détache de lui pour vivre sa propre vie. L'amour aussi petit à petit, malgré la rigidité des conventions sociales de Landry et de Fadette,Fanchon,Françoise.
    Une oeuvre originale et de belles idées bien que je préfère,et de loin son amie Colette!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 21 novembre 2010

    Carosand
    C'est mon livre et mon auteur préférés, je pourrais le relire et le relire. Il décrit pour moi les thèmes qui malheureusement seront toujours d'actualité l'injustice et le jugement d'autrui sur un être soit disant différent, mais l'amour heureusement sera plus fort que l'intolérance.
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Penelope, le 18 juillet 2010 Première phrase du livre

    Incipit:
    Le père Barbeau de la Cosse n'était pas mal dans ses affaires, à preuve qu'il était du conseil municipal de sa commune. Il avait deux champs qui lui donnaient la nourriture de sa famille, et du profit par-dessus le marché. Il cueillait dans ses prés de foin à pleins charrois, et, sauf celui qui était au bord du ruisseau, et qui était un peu ennuyé par le jonc, c'était du fourrage connu dans l'endroit pour être de première qualité.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par facteur84, le 11 août 2010

    C'est bon d'être fort et leste ; c'est bon aussi de n'avoir peur de rien, et c'est un avantage de nature pour un homme. Mais pour une femme trop est trop, et tu as l'air de vouloir te faire remarquer. Aussi on te remarque, on te taquine, on crie après toi comme après un loup. Tu as de l'esprit et tu réponds des malices qui font rire ceux à qui elles ne s'adressent point. C'est encore bond 'avoir plus d'esprit que les autres ; mais à force de le montrer, on se fait des ennemis. Tu es curieuse, et quand tu as surpris les secrets des autres, tu les leur jettes à la figure bien durement, aussitôt que tu as à te plaindre d'eux. Cela te fait craindre, et on déteste ceux qu'on craint. on leur rend plus de mal qu'ils n'en font. Enfin, que tu sois sorcière ou non, je veux croire que tu as des connaissances, mais j'espère que tu ne t'es pas donnée aux mauvais esprits ; tu cherches à le paraître pour effrayer ceux qui te fâchent, et c'est toujours un assez vilain renom que tu te donnes là.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par facteur84, le 07 août 2010

    Alors la mère Barbeau, voyant et avisant le seul de ses bessons qui lui restât, ne put pas s'empêcher de se dire que c'était celui qu'elle eût vu partir avec le plus de peine. Il est bien vrai qu'il était le plus sensible des deux, soit qu'il eût le tempérament moins fort, soit que Dieu, dans sa loi de nature, ait écrit que les deux personnes qui s'aiment, soit d'amour, soit d'amitié, il y en a toujours une qui doit donner son coeur plus que l'autre. Le père Barbeau avait un brin de préférence pour Landry, parce qu'il faisait cas du travail et du courage plus que des caresses et des attentions. Mais la mère avait ce brin de préférence pour le plus gracieux et le plus câlin, qui était Sylvinet.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par facteur84, le 11 août 2010

    Je voulais t'épargner cette peine, mon cher Landry, et voilà que tu fais tout ce que tu peux pour m'ôter le courage. Sois donc un homme, et ne m'empêche pas d'avoir du coeur ; il m'en faut plus que tu ne penses, et quand je songe que mon pauvre petit Jeanet me cherche et crie après moi, à cette heure, je me sens si faible que , pour un rien, je me casserais la tête sur ces pierres. Ah ! je t'en prie Landry, aide moi au lieu de me détourner de mon devoir ; car si je ne m'en vas pas aujourd'hui, je ne m'en irai jamais, et nous serrons perdus.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 19 août 2011

    Mais si on avait été bon et humain envers moi, je n'aurais pas songer à contenter ma curiosité aux dépens du prochain.J'aurais renfermé mon amusement dans la connaissance des secrets que m'enseigne ma grand' mère pour la guérison du corps humain.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (20)

Video de George Sand

>Ajouter une vidéo

Les Beaux messieurs de Bois Doré : 5ème et dernier épisode
Feuilleton en 5 épisodes inspiré de l'oeuvre de George SAND. L'action se déroule au XVIIème siècle dans le BERRY et retrace l'amour difficile d'un vieil homme et d'une jeune fille au moment où les huguenots convertis livrent aux catholiques les dernières escarmouches. Les décors ne sont pas berrichons mais Bourguignons : châteaux de Tanlay, BUSSY Rabutin, Ancy- le-Franc et Abbaye de...








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Petite Fadette par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (381)

> voir plus

Quiz