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> Louis Fabulet (Traducteur)

ISBN : 2070715213
Éditeur : Gallimard (1990)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 164 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde, l'écrivain Henry David Thoreau tourne le dos à la civilisation et s'installe seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, dans une cabane qu'il a construite lui-même, au... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 25 mai 2013

    Carosand
    Ce livre emprunté à la bibliothèque devrait intégrer prochainement ma bibliothèque personnelle tant j'aurai le plaisir de replonger dans la prose de Thoreau tout comme IVRE DE LIVRES dont la critique démontre l'attachement à ce texte perpétuellement méditatif.
    Thoreau nous fait l'apologie d'une vie saine loin de l'agitation des villes et des contraintes liées à la société moderne et castratrice. La vie comme on devrait la savourer avec le rien et le tout qui nous entourent et qui nous échappent quand les autres par profit veulent nous en interdire la jouissance.
    A la différence de nombreux philosophes compréhensibles pour une minorité intellectuelle prétentieuse, Thoreau parle vrai à tous de la vie originelle qui nous habite de façon simple et "naturellement poétique".
    Une bible indispensable !
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    • Livres 4.00/5
    Par Davjo, le 20 mars 2013

    Davjo
    Cette lecture d'un homme qui se contente de peu et qui prend ce que la nature lui donne, qu'il s'agisse du bois pour se chauffer ou de ce qu'elle apporte à ses cinq sens reste une leçon de vie qui fouette la raison de l'homme du XXIe siècle. Je ne vais pas sortir le couplet sur la société de consommation, Thoreau narrateur est un anachorète qui vit tellement loin de ça que ça n'aurait pas de sens. Mais quand on regarde la date, 1854, et ce que les USA sont devenus, ça laisse pensif. On se demande comment est reçue/étudié cette oeuvre aujourd'hui.
    Ce qui m'en reste, les descriptions très concrètes de la nature, le passage des saisons, un vent de fraîcheur dans le cerveau.
    Thoreau se permet de longs développements sur l'économie, puis il passe à de belles descriptions de la nature, le réveil du printemps, les étangs gelés et les beautés du dégel, les cendres encore ardentes de l'été, les animaux, chats-huant sages sorciers de minuit, le soliloque de l'écureuil rouge, le retour des pinsons et des gélinottes . L'écrivain a des talents de menuisier, de bûcheron, et il construit lui-même sa maison. Puis il publie dans le corps de son texte le tableau de ce qu'elle lui a coûté. Son plus grand talent est de se contenter de peu.
    Ce qui l'entoure devient le monde entier, les Bruits, la Solitude, son Champs de haricots, le Village, les Étangs ..Quand il rencontre un tourbier qui vit difficilement, il lui vante son mode de vie frugal, sans café, ni thé, ni viande. Il préfère se passer de tout et élève cette ascèse à une forme de philosophie sévère, monomaniaque et têtue. L'homme pousse l'austérité jusqu'à son extrémité plutôt que de subir la loi de la société.
    Ce n'est pas une lecture facile, c'est le genre de classique où il faut parfois accepter de s'ennuyer, s'accrocher en vrai bon lecteur, parce que c'est ton socle, ce qui te fonde, le réservoir de mot-images qui reste en soi, comme un sédiment mémoriel. Et on est récompensé par des bonheurs d'écriture. Au détour d'une page, on tombe sur la description d'une chouette qu'il épie dans un paysage de neige, ou de l'écureuil rouge qui vient se nourrir à sa fenêtre.

    Lien : http://killing-ego.blogspot.fr/2013/03/le-retour-la-nature-de-thorea..
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    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    ivredelivres
    Il est tout jauni, il craque, des pages risquent de s'envoler ...bref il est dans un état pitoyable, si je le feuillette mes annotations ponctuent les pages mais elles sont devenues illisibles, la traduction date de 1922 alors .....
    Alors j'ai franchi le pas et j'ai profité d'une réédition qui rassemble le gratin : Jim Harrison en préfacier et Brice Matthieussent en traducteur, deux bonnes raisons de racheter Walden et de reprendre un peu de Thoreau.
    Diable d'homme et diable de livre car si on a le malheur de l'ouvrir, toc on est harponné pour un bon moment
    Dans sa préface Jim Harrison dit qu'il entretient de profondes affinités avec Thoreau et que cela remonte à l'enfance, lui même a possédé un chalet isolé mais que son amour pour Thoreau est lié au fait que c'est « Un étudiant assidu tant de la littérature que de la nature » et qu'il est dangereux pour l'esprit !
    Il ajoute « le XIX ème siècle nous a donné trois géants, Thoreau, Whitman et Melville »
    Peut être êtes vous capables de résister à ça... moi pas du tout alors que vous invite à "sucer la moëlle de la vie"
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    • Livres 3.00/5
    Par feanora, le 10 novembre 2012

    feanora
    Longue et lente lecture de ce livre qui nous transporte dans une Amérique du XIX ème siècle dans laquelle le déboisement intensif n'avait pas encore sévi.
    J'ai vécu avec Thoreau la construction de son chalet, sur un terrain qu'il s'est approprié, partagé ses merveilleuses promenades, découvert une variété de plantes et d'animaux, accompagné dans sa recherche de nourriture. Il m'a fait entendre le bruit du vent et le chant des oiseaux et admirer le merveilleux étang de Walden avec ses couleurs et sa faune.
    Pourtant, j'ai eu beaucoup de peine à entrer dans ce livre, car le premier chapitre qui traite d'économie m'a terriblement ennuyé avec ses comptes d'apothicaire et je pensais que je n'en viendrais jamais à bout.
    Le style est un peu vieillot, le livre très dense mais je suis vraiment heureuse d'avoir lu l'intégralité de cet ouvrage.
    Il me pose la question de savoir, si à l'époque actuelle, il serait encore possible de vivre dans une nature d'une telle richesse.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissAlfie, le 08 novembre 2013

    MissAlfie
    Les mots-clés de la philosophie de H.D. Thoreau sont simplicité et proximité. Simplicité dans la façon de vivre. Thoreau aspire à une vie dénuée de tous les artifices modernes qui embellissent l'existence. Il mène une vie d'ascète (pas de café ou de thé, des journées de labeur, etc.) afin de parvenir à l'auto-subsistance. Il cultive ses propres denrées afin de se nourrir et de gagner un peu d'argent afin de pouvoir acheter le strict nécessaire. La description de la construction de la maison, de ce qu'il y juge nécessaire est à ce titre exemplaire. Et cette simplicité qui régit la vie de Thoreau l'amène vers la proximité avec la nature et le respect de cette dernière. l'observation de l'étang de Walden et de ses animaux résidents le conduit à ne pas chercher à endommager la nature pour améliorer à tout prix son confort de vie, la notion de confort étant par ailleurs indécente.
    Derrière cette simplicité, ce dénuement, se cache une véritable critique de la modernité naissante de la deuxième moitié du 19è siècle. de là, la comparaison avec l'époque contemporaine est aisée. Et c'est là tout le paradoxe de cette lecture pour une personne comme moi qui juge le monde actuel comme individualiste et superficiel. Si Thoreau délivre de saines réflexions sur le monde moderne et ses turpitudes, il semble aujourd'hui difficile de s'en extraire sans risquer de s'exclure violemment de la société. Et pourtant, l'essentiel de la pensée tombe sous le sceau du bon sens. Aussi, la puissance de cet ouvrage tient dans le fait que H.D. Thoreau place son lecteur devant ses contradictions. Évidemment, celui ou celle dont les convictions sont à l'exact opposés des préceptes de l'auteur ne rentrera pas dans cette philosophie et jugera ces considérations dépassées. Pourtant, Walden est un ouvrage essentiel et, surtout, fût-il écrit au 19è siècle, en parfait lien avec la société du 21è siècle. Il amène une prise de conscience indispensable qui mériterait de sauter rapidement au visage de tout un chacun.

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2013/11/04/28273091.html
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Citations et extraits

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  • Par pbazile, le 22 juillet 2009

    Mieux que l'amour, l'argent, la gloire, donnez moi la vérité. je me suis assis à une table où nourriture et vins riches étaient en abondance, et le service obséquieux, mais où n'étaient ni sincérité, ni vérité; et c'est affamé que j'ai quitté l'inhospitalière maison

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  • Par Messager, le 16 mai 2011

    Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère ; plus que ne voulais pratiquer la résignation, s’il n’était tout à fait nécessaire. Ce qu’il me fallait, c’était vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression […]
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  • Par Carosand, le 26 mai 2013

    Et si tous les lacs étaient peu profonds ? L'esprit des hommes ne s'en ressentirait-il pas ? Je suis reconnaissant que ce lac ait été créé profond et pur pour en faire un symbole. Aussi longtemps que les hommes croiront à l'infini, on dira de certains lacs qu'ils sont sans fond.
    Moyennant quoi, l'imagination, dès qu'on lui accorde la moindre liberté, plonge plus profond et s'élève plus haut que ne le fait la Nature. Ainsi découvrira-t-on sans doute un jour que la profondeur de l'océan n'est guère impressionnante en comparaison de son étendue.
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  • Par maureen-s, le 25 février 2009

    «La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette.»
    «Je préférerais m'asseoir sur un potiron et le posséder bien à moi que d'être à plusieurs sur un coussin de velours.»

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  • Par Davjo, le 20 mars 2013

    (...)devant ma fenêtre, d'où (l'écureuil rouge) me regardait dans les yeux, et où il restait des heures, se pourvoyant d'un nouvel épi de temps à autre, qu'il grignotait d'abord avec voracité, et dont il jetait çà et là les raffes à demi dépouillées; jusqu'au moment où, devenu encore plus difficile, il jouait avec son manger, se contentant de goûter à l'intérieur du grain, et où l'épi, tenu d'une seule patte en équilibre sur le morceau de bois, échappait à sa prise insouciante pour tomber sur le sol, où il le lorgnait avec une expression comique d'incertitude, comme s'il lui soupçonnait de la vie, l'air de ne savoir s'il irait le reprendre, ou en chercher un autre, ou partirait; tantôt pensant au maïs, tantôt prêtant l'oreille à ce qu'apportait le vent. C'est ainsi que le petit impudent personnage gaspillait maint épi dans un après-midi; jusqu'à ce que pour finir, s'en saisissant d'un plus long et plus dodu, beaucoup plus gros que lui, et le balançant avec adresse, il prît la route des bois....
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On the Duty of Civil Disobedience Livre vidéo Anglais non sous-titré.








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