> Louis Fabulet (Traducteur)

ISBN : 2070715213
Éditeur : Editions Flammarion (1990)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
WALDEN OU LA VIE DANS LES BOIS [1922] , trad. de l'anglais par Louis Fabulet, 336 pages, 118 x 185 mm. Collection blanche (1921), Gallimard -rom. ISBN 2070262839.
le même ouvrage , trad. de l'anglais par Louis Fabulet, 350 pages, 125 x 190 mm. Collection L'Im... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par keisha, le 08 février 2011

    keisha
    "Vers la fin de mars 1845, ayant emprunté une hache je m'en allai dans les bois qui avoisinent l'étang de Walden, au plus près duquel je me proposais de construire une maison , et me mis à abattre quelques grands pins Weymouth fléchus, encore en leur jeunesse, comme bois de construction. Il est difficile de commencer sans emprunter, mais sans doute est-ce la plus généreuse façon de souffrir que vos semblables aient un intérêt dans votre entreprise."

    Ce récit relate en détails les deux ans et deux mois passés dans cette cabane, mais, alors que je m'attendais à un Indian Creek au 19ème siècle, pas du tout! Sa cabane est toute proche d'un chemin de fer et de la petite ville de Concord, où il a passé quelques années déjà et il reçoit d'assez fréquentes visites, vivant très simplement de quelques cultures ou cueillettes, sachant se satisfaire de peu, sans hésiter à donner le détail de ses comptes, fort équilibrés.

    "J'avais dans ma maison trois chaises: une pour la solitude, deux pour l'amitié, trois pour la société."

    Il y a du Montaigne chez Thoreau, qui n'hésite pas à philosopher à la première personne et à citer des anecdotes, empruntées non à l'Antiquité grecque, mais souvent à des philosophes hindous ou à même à la vie des habitants de Concord. Simplicité est son maître mot et il n'hésite pas à expliquer comment le mettre en oeuvre dans bien des domaines. Utopie? Bon sens? Il va même jusqu'à démontrer qu'on voyage plus vite à pied qu'en train, et c'est convaincant, si l'on considère dans le temps de trajet celui nécessaire à obtenir par son travail les moyens financiers de voyager en train...

    Il préfère nous inciter à voyager en nous mêmes (explorant "la mer intime") plutôt qu'au bout du monde.
    Cependant il ne cherche pas à imposer son expérience à tous, préférant voir "chacun attentif à découvrir et suivre sa propre voie, et non pas à la place celle de son père ou celle de sa mère ou celle de son voisin." Lui même quitte aussi finalement les bois. "Peut-être me sembla-t-il que j'avais plusieurs vies à vivre, et ne pouvais donner plus de temps à celle-là."

    Mais alors, pas de "nature inside" comme je les aime? Bien sûr que si, Thoreau sait évoquer sa vie en détail, décrit l'étang de Walden et les bois au cours des différentes saisons, les habitants, animaux ou êtres humains, anciens ou actuels, avec précision, sans jamais oublier de faire part de réflexions personnelles. Il a eu la chance d'observer un faucon pèlerin, "il répétait sa libre et superbe chute, en roulant sur lui-même tel un cerf-volant, pour se relever de son orgueilleuse culbute (..)Il semblait qu'il fut sans compagnon dans l'univers et n'en demander d'autres que le matin et l'éther avec quoi il jouait. Il n'était pas solitaire, mais faisait solitaire toute la terre au-dessous de lui."

    Tout le passage est superbe, comme bien d'autres post-ités mais hélas trop longs à copier... En fait il s'agit d'un récit à lire et relire, à avoir chez soi pour en savourer un morceau tranquillement. La traduction de L. Fabulet, datant de 1922, est parfois délicieusement désuète (par exemple, emmi qui signifie au milieu de) mais coule très bien.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-walden-ou-la-vie..
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    • Livres 3.00/5
    Par poilabois, le 13 juillet 2009

    poilabois
    J'ai lu la traduction de L.Fabulet de 1922.
    Je ne sais si les traductions plus récentes sont différentes, mais le style que j'ai lu était très classique voire vieillot et rendait Thoreau difficile à lire, ce qui ne m'était pas apparu si net dans la "désobéissance".
    Sur le fond, Thoreau dans ce livre a été à la hauteur de sa réputation de bible des alternatifs américains.
    Il raconte les 2 ans passés par Thoreau à construire sa maison sur un terrain squatté et y planter pour vivre en quasi autarcie, loin de ses contemporains dont il juge sévèrement le consumérisme et le manque de culture.
    Tout cela est encore largement actuel, et mérite une lecture. C'est néanmoins long. Folio en a sorti des extraits qui suffisent sans doute. Un autre critique possible est l'aspect un peu idéaliste de ce genre d'attitude. Ne pas s'occuper des autres n'est possible qu'aussi longtemps qu'il ne s'intéressent pas trop à vous.
    Mais Thoreau est assez crédible car il a prouvé ailleurs qu'il n'avait pas peur de la prison. Il est aussi mort relativement jeune et n'a pas eu de famille...
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Citations et extraits

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  • Par poilabois, le 22 juillet 2009

    Mieux que l'amour, l'argent, la gloire, donnez moi la vérité. je me suis assis à une table où nourriture et vins riches étaient en abondance, et le service obséquieux, mais où n'étaient ni sincérité, ni vérité; et c'est affamé que j'ai quitté l'inhospitalière maison
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  • Par Messager, le 16 mai 2011

    Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère ; plus que ne voulais pratiquer la résignation, s’il n’était tout à fait nécessaire. Ce qu’il me fallait, c’était vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression […]
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  • Par maureen-s, le 25 février 2009

    «La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette.»
    «Je préférerais m'asseoir sur un potiron et le posséder bien à moi que d'être à plusieurs sur un coussin de velours.»
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  • Par poilabois, le 22 juillet 2009

    Si humble que soit votre vie, faites-y honneur et vivez-la, ne l'esquivez pas et n'en dites point de mal. Elle n'est pas aussi mauvaise que vous. C'est lorsque vous êtes le plus riche qu'elle paraît le plus pauvre.
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  • Par basilic92, le 30 décembre 2011

    Car j'étais riche, sinon d'argent, du moins d'heures ensoleillées comme de jours d'été, et les dépensais sans compter.
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