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> Louis Fabulet (Traducteur)

ISBN : 2070715213
Éditeur : Gallimard (1990)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 178 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde, l'écrivain Henry David Thoreau tourne le dos à la civilisation et s'installe seul, dans les bois, à un mille de tout voisinage, dans une cabane qu'il a construite lui-même, au... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 25 mai 2013

    Carosand
    Ce livre emprunté à la bibliothèque devrait intégrer prochainement ma bibliothèque personnelle tant j'aurai le plaisir de replonger dans la prose de Thoreau tout comme IVRE DE LIVRES dont la critique démontre l'attachement à ce texte perpétuellement méditatif.
    Thoreau nous fait l'apologie d'une vie saine loin de l'agitation des villes et des contraintes liées à la société moderne et castratrice. La vie comme on devrait la savourer avec le rien et le tout qui nous entourent et qui nous échappent quand les autres par profit veulent nous en interdire la jouissance.
    A la différence de nombreux philosophes compréhensibles pour une minorité intellectuelle prétentieuse, Thoreau parle vrai à tous de la vie originelle qui nous habite de façon simple et "naturellement poétique".
    Une bible indispensable !
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    • Livres 4.00/5
    Par loreleirocks, le 08 juillet 2014

    loreleirocks
    Je commence l'été et la saison au ralenti avec un tas d'un peu plus d'une vingtaine de livres et un choix d'ouverture difficile. Ce sera donc un petit Rick Bass pas encore lu... mais attendez-donc un peu ! Deux page et déjà plusieurs références à Thoreau et Walden. du coup ce sera Walden avant The Wild Marsh... autant s'instruire en se divertissant!
    Le monsieur étant contemporain et poteau d'Emerson, je craignais rencontrer quelques passages obscurs pour mon neurone. Et bien non ! Thoreau, c'est clair, c'est limpide, comme l'eau de Walden Pond.
    Enfin, je m'entend. Vers la fin, je me demandais parfois où certains chapitres avaient l'intention de mener le lecteur. Mais tout s'éclairait à un moment ou un autre.
    En plus, c'est bourré d'humour (sérieusement, faut en avoir pour parler d'expérience de la nature sauvage à moins de 2 miles de Concord!), de références littéraires classiques (grecques, latines, chinoises, indiennes...), anglaises également avec de la poésie, ou plus contemporaines de Thoreau, mais aussi, et là, c'est vraiment intéressant il me semble, un tas de mentions scientifiques de l'époque notamment de Darwin! Bref, c'est très, très riche.
    Ensuite, si on monte d'un niveau, ça se complique. J'ai beaucoup apprécié le soin du détail dans la description de Walden Pond à travers les saisons, de la géologie à la vie animale en passant par la végétation et bien sûr, quelques visiteurs et réguliers de la région. Parce qu'au delà de la réflexion sur la société (je vais y venir), Thoreau est surtout un observateur attentif et un naturaliste, un poète dans un environnement qu'il dépeint avec génie et amour.
    Et enfin, la réflexion sur la société humaine.
    Je ne suis pas très sûre de la manière de formuler l'effet de Walden sur moi.
    J'étais particulièrement intéressée par les références aux avancées technologiques du XIXº et encore plus par l'avis de Thoreau, notamment sur le progrès pour le progrès, la course à la modernité et l'acceptation des routes toutes tracées par sociétés et gouvernement sans questionnement quand à la pertinence et l'utilité de ces routes et mouvements de masse.
    Pour résumer, j'ai été surprise par la modernité des observations et propositions de Thoreau quand au superflu qu'il soit matériel, oral ou occupationnel, à la modération comme solution à bien des choses (pas d'ascétisme, merci), mais surtout, cette annonce de réaction à la politique de conquête du gouvernement américain (et européen), c'est l'époque de la guerre contre le Mexique pour obtenir ses territoires du nord (Colorado, Nouveau Mexique, Nevada, Californie...), son outrage face à l'esclavage que le gouvernement favorise encore à l'époque de manière détournée (Fugitive Slave Act de 1850 qui implique que tout esclave en fuite dans les états du nord non-esclavagistes doivent être renvoyés à leur "maître" dans le sud), tous ces sujets qui seront à la base de Civil Disobedience. Que je lirai également sous peu.
    La seule difficulté que j'ai rencontrée est son histoire d'élévation spirituelle. Je n'avais pas été particulièrement marquée par ce côté-là chez Emerson, mais peut-être devrais-je relire Nature... En réalité, je m'attendais à une avant-garde évidente, inspiration pour les Nature Writers du nord ouest américain dans leur vision d'une nature où tout est lié, tout a sa place, ni plus élevée, ni moins, qu'il soit question d'insecte, animal, végétal ou d'humain. Là, l'impression est que Thoreau exclut l'homme de cette logique hormis dans sa destruction insensée et sa soif de domination. J'ai presque l'impression d'une contradiction dans son discours, entre une nature de laquelle on doit se rapprocher dans sa logique et son apparente simplicité, et un exceptionnalisme humain subtilement tissé, mais que l'on ressent dans les passages sur le spirituel. Mais peut-être est-ce seulement mon impression faussée par une incompréhension.
    En dehors de ce petit détail, oui, je comprend les références si fréquentes à Thoreau et son Walden, à la minutie de son étude et au détail de son observation des rouages de la Nature, au plaisir de profiter au quotidien d'un environnement sublime, sans (trop) d'interférences humaines, au besoin de préserver cet environnement sans concession à la civilisation.
    Très, très instructif, vraiment très agréable et surtout absolument abordable !
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    • Livres 4.00/5
    Par Davjo, le 20 mars 2013

    Davjo
    Cette lecture d'un homme qui se contente de peu et qui prend ce que la nature lui donne, qu'il s'agisse du bois pour se chauffer ou de ce qu'elle apporte à ses cinq sens reste une leçon de vie qui fouette la raison de l'homme du XXIe siècle. Je ne vais pas sortir le couplet sur la société de consommation, Thoreau narrateur est un anachorète qui vit tellement loin de ça que ça n'aurait pas de sens. Mais quand on regarde la date, 1854, et ce que les USA sont devenus, ça laisse pensif. On se demande comment est reçue/étudié cette oeuvre aujourd'hui.
    Ce qui m'en reste, les descriptions très concrètes de la nature, le passage des saisons, un vent de fraîcheur dans le cerveau.
    Thoreau se permet de longs développements sur l'économie, puis il passe à de belles descriptions de la nature, le réveil du printemps, les étangs gelés et les beautés du dégel, les cendres encore ardentes de l'été, les animaux, chats-huant sages sorciers de minuit, le soliloque de l'écureuil rouge, le retour des pinsons et des gélinottes . L'écrivain a des talents de menuisier, de bûcheron, et il construit lui-même sa maison. Puis il publie dans le corps de son texte le tableau de ce qu'elle lui a coûté. Son plus grand talent est de se contenter de peu.
    Ce qui l'entoure devient le monde entier, les Bruits, la Solitude, son Champs de haricots, le Village, les Étangs ..Quand il rencontre un tourbier qui vit difficilement, il lui vante son mode de vie frugal, sans café, ni thé, ni viande. Il préfère se passer de tout et élève cette ascèse à une forme de philosophie sévère, monomaniaque et têtue. L'homme pousse l'austérité jusqu'à son extrémité plutôt que de subir la loi de la société.
    Ce n'est pas une lecture facile, c'est le genre de classique où il faut parfois accepter de s'ennuyer, s'accrocher en vrai bon lecteur, parce que c'est ton socle, ce qui te fonde, le réservoir de mot-images qui reste en soi, comme un sédiment mémoriel. Et on est récompensé par des bonheurs d'écriture. Au détour d'une page, on tombe sur la description d'une chouette qu'il épie dans un paysage de neige, ou de l'écureuil rouge qui vient se nourrir à sa fenêtre.

    Lien : http://killing-ego.blogspot.fr/2013/03/le-retour-la-nature-de-thorea..
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    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres, le 02 novembre 2010

    ivredelivres
    Il est tout jauni, il craque, des pages risquent de s'envoler ...bref il est dans un état pitoyable, si je le feuillette mes annotations ponctuent les pages mais elles sont devenues illisibles, la traduction date de 1922 alors .....
    Alors j'ai franchi le pas et j'ai profité d'une réédition qui rassemble le gratin : Jim Harrison en préfacier et Brice Matthieussent en traducteur, deux bonnes raisons de racheter Walden et de reprendre un peu de Thoreau.
    Diable d'homme et diable de livre car si on a le malheur de l'ouvrir, toc on est harponné pour un bon moment
    Dans sa préface Jim Harrison dit qu'il entretient de profondes affinités avec Thoreau et que cela remonte à l'enfance, lui même a possédé un chalet isolé mais que son amour pour Thoreau est lié au fait que c'est « Un étudiant assidu tant de la littérature que de la nature » et qu'il est dangereux pour l'esprit !
    Il ajoute « le XIX ème siècle nous a donné trois géants, Thoreau, Whitman et Melville »
    Peut être êtes vous capables de résister à ça... moi pas du tout alors que vous invite à "sucer la moëlle de la vie"
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    • Livres 3.00/5
    Par feanora, le 10 novembre 2012

    feanora
    Longue et lente lecture de ce livre qui nous transporte dans une Amérique du XIX ème siècle dans laquelle le déboisement intensif n'avait pas encore sévi.
    J'ai vécu avec Thoreau la construction de son chalet, sur un terrain qu'il s'est approprié, partagé ses merveilleuses promenades, découvert une variété de plantes et d'animaux, accompagné dans sa recherche de nourriture. Il m'a fait entendre le bruit du vent et le chant des oiseaux et admirer le merveilleux étang de Walden avec ses couleurs et sa faune.
    Pourtant, j'ai eu beaucoup de peine à entrer dans ce livre, car le premier chapitre qui traite d'économie m'a terriblement ennuyé avec ses comptes d'apothicaire et je pensais que je n'en viendrais jamais à bout.
    Le style est un peu vieillot, le livre très dense mais je suis vraiment heureuse d'avoir lu l'intégralité de cet ouvrage.
    Il me pose la question de savoir, si à l'époque actuelle, il serait encore possible de vivre dans une nature d'une telle richesse.
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Citations et extraits

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  • Par pbazile, le 22 juillet 2009

    Mieux que l'amour, l'argent, la gloire, donnez moi la vérité. je me suis assis à une table où nourriture et vins riches étaient en abondance, et le service obséquieux, mais où n'étaient ni sincérité, ni vérité; et c'est affamé que j'ai quitté l'inhospitalière maison

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  • Par Messager, le 16 mai 2011

    Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion, n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère ; plus que ne voulais pratiquer la résignation, s’il n’était tout à fait nécessaire. Ce qu’il me fallait, c’était vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression […]
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  • Par Carosand, le 26 mai 2013

    Et si tous les lacs étaient peu profonds ? L'esprit des hommes ne s'en ressentirait-il pas ? Je suis reconnaissant que ce lac ait été créé profond et pur pour en faire un symbole. Aussi longtemps que les hommes croiront à l'infini, on dira de certains lacs qu'ils sont sans fond.
    Moyennant quoi, l'imagination, dès qu'on lui accorde la moindre liberté, plonge plus profond et s'élève plus haut que ne le fait la Nature. Ainsi découvrira-t-on sans doute un jour que la profondeur de l'océan n'est guère impressionnante en comparaison de son étendue.
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  • Par maureen-s, le 25 février 2009

    «La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette.»
    «Je préférerais m'asseoir sur un potiron et le posséder bien à moi que d'être à plusieurs sur un coussin de velours.»

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  • Par Davjo, le 20 mars 2013

    (...)devant ma fenêtre, d'où (l'écureuil rouge) me regardait dans les yeux, et où il restait des heures, se pourvoyant d'un nouvel épi de temps à autre, qu'il grignotait d'abord avec voracité, et dont il jetait çà et là les raffes à demi dépouillées; jusqu'au moment où, devenu encore plus difficile, il jouait avec son manger, se contentant de goûter à l'intérieur du grain, et où l'épi, tenu d'une seule patte en équilibre sur le morceau de bois, échappait à sa prise insouciante pour tomber sur le sol, où il le lorgnait avec une expression comique d'incertitude, comme s'il lui soupçonnait de la vie, l'air de ne savoir s'il irait le reprendre, ou en chercher un autre, ou partirait; tantôt pensant au maïs, tantôt prêtant l'oreille à ce qu'apportait le vent. C'est ainsi que le petit impudent personnage gaspillait maint épi dans un après-midi; jusqu'à ce que pour finir, s'en saisissant d'un plus long et plus dodu, beaucoup plus gros que lui, et le balançant avec adresse, il prît la route des bois....
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On the Duty of Civil Disobedience Livre vidéo Anglais non sous-titré.








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