> Pierre-Paul Durastanti (Traducteur)

ISBN : 2360510002
Éditeur : Orbit (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Jadis. Elantris était splendide. On l'appelait la cité des dieux, elle rav minait de pouvoir. La légende dit que ses habitants étaient immortels. Force, vitesse. perspicacité : ils pratiquaient la magie d'un simple mouvement de la main. On venait de très loin pour admir... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Philemont, le 01 juillet 2010

    Philemont
    Elantris est un roman dont la publication française est précédée d'une réputation flatteuse partout où il a été préalablement édité. L'éditeur français ne s'en cache d'ailleurs pas dans le quatrième couverture en se montrant fort généreux en superlatifs. Qu'en est-il exactement ? C'est ce que nous allons voir maintenant.
    Elantris était un cité merveilleuse. Elle était habitée par ceux qui avaient été frappés par le Shaod, une magie bienveillante qui faisaient de ses élus les égaux des dieux. Mais il y a dix ans, la bénédiction est devenue malédiction ; le Shaod frappe encore, mais il convertit non pas en divinité mais en monstre digne d'un mort-vivant. Les victimes sont alors définitivement emprisonnées dans Elantris, devenue l'ombre d'elle-même, au sens propre comme au sens figuré.
    Le royaume d'Arélon s'est en effet restructuré à la suite de la catastrophe. le capitalisme s'y est érigé en doctrine d'Etat, le pouvoir étant concentré entre les mains des plus riches, le roi lui-même étant le marchand le plus puissant. La conséquence d'un tel système politique est que le pouvoir est instable, ce qui ne peut qu'attiser la convoitise de son voisin oriental, le Fjorden, une théocratie basée sur l'obéissance la plus stricte.
    C'est dans ce contexte économico-politique que le roman démarre, en se concentrant sur trois personnages principaux. Il s'agit d'abord du prince Raoden, futur héritier du royaume d'Arélon, s'il ne venait d'être frappé par le Shaod et emprisonné dans Elantris tandis qu'il est fait passer pour mort dans la capitale. Il s'agit ensuite de Sarène, princesse héritière du Teod, un royaume voisin, dont le mariage avec Raoden vient d'être arrangé pour des raisons bien plus politiques que romantiques, et qui fait d'elle une veuve avant même d'avoir rencontré son mari. Il s'agit enfin de Hrathen, un fanatique religieux du Fjorden, envoyé en Arélon pour convertir, par n'importe quel moyen, tout le royaume en un temps record.
    Elantris se veut donc une oeuvre de Fantasy qui, à partir d'une idée relativement originale, est traitée de la manière la plus éculée qui soit. le prince déchu, la princesse aussi belle que forte de caractère et l'abominable prêtre sont entourés d'une galerie de personnages maintes fois rencontrés dans ce genre littéraire. Or, comme le roman s'appuie quasi exclusivement sur eux, il est facile de n'y voir qu'une suite ininterrompue de clichés. Quant à l'écriture de Brandon SANDERSON, elle est à l'image de son intrigue : facile et parfaitement classique, empreinte de quelques longueurs, en particulier dans la deuxième partie du roman.
    Néanmoins, de ce roman de Big Commercial Fantasy émergent de bonnes idées. C'est déjà le fait que l'auteur évite d'exploiter le bestiaire traditionnel de la Fantasy. C'est aussi l'idée de départ, qui fait d'Elantris une cité maudite, et dont la situation est parfaitement traitée par l'auteur qui évite aussi tout sensationnalisme, si ce n'est dans la courte troisième et dernière partie. Quant aux personnages stéréotypés évoqués plus haut, un se démarque des autres pour sa subtilité relative : Hrahten, le fanatique religieux dont la foi est mise à mal au fur et à mesure de l'avancement de ses machinations. Surtout, il faut reconnaître que le roman dans son entier est parfaitement construit, les rebondissements, bien que souvent prévisibles, venant alimenter à point nommé une intrigue finalement captivante.
    C'est d'ailleurs à ce niveau qu'il faut rechercher la justification des critiques dithyrambiques dont le roman a bénéficié. Bien sûr Brandon SANDERSON n'est pas le seul à parfaitement maîtriser les arcanes de la Fantasy, mais en 2005, lors de l'édition originale du roman, celui-ci avait tout juste 20 ans et signait-là son tout premier roman. Il démontrait alors qu'il était effectivement un auteur prometteur tant sa première oeuvre, bien que peu originale, était dotée de qualités indéniables.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Radicale, le 03 avril 2011

    Radicale
    Un roman de pur fantasy, au style plutôt fluide, avec une construction divisée entre trois personnages (Raoden, le fils du roi, frappé de la malédiction d'Elantris, qui s'y retrouve enfermé ; Sarène, princesse d'un autre royaume, qui devait célébrer ses noces avec Raoden ; Hrathen, prêtre qui a pour mission de convertir le pays en trois mois, sous peine de le détruire), que l'on suit tour à tour. J'ai passé un moment agréable, mais ça reste une petite déception par rapport aux attentes que j'avais sur ce livre : l'intrigue est très, très classique, beaucoup trop pour moi. Même s'il y a quelques bonnes trouvailles (par exemple, l'idée d'une souffrance qui ne s'atténue jamais pour les Elantriens qui se font la moindre bosse ou écorchure, et qui les torture éternellement jusqu'à les faire sombrer dans la folie), l'ensemble est très attendu, et pire, quelques détails ne cadrent pas totalement avec l'univers (par exemple, la comparaison à plusieurs reprises du royaume à une "entreprise", concept absolument incompatible avec le modèle médiéval qui nous est dépeint) ; inventer de nouveaux mots (notamment pour décrire toute la partie religieuse) ne suffit pas à donner vie à un univers. Les personnages dans le clan des gentils sont trop parfaits pour moi : Raoden est d'un optimisme quasi sans faille malgré la douleur, Sarène manie la rhétorique et la ruse avec une aisance sans pareille, même si l'auteur nous évoque leurs doutes dans quelques paragraphes. Quant à l'idéologie du "quand on veut, on peut" qui se dessine derrière les actions du prince, c'est le genre de doctrine qui

    Lien : http://chezradicale.canalblog.com/archives/2011/04/01/20730564.html
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Gromovar, le 25 octobre 2010

    Gromovar
    Il y a encore quelques mois Brandon Sanderson était un illustre inconnu en France (déjà un gars qui s'appelle Brandon ça fait "Feux de l'amour"). Puis il s'est classé premier dans un concours de circonstances : Robert Jordan (le créateur de la, au début, bonne saga de fantasy "La roue du temps", devenue par la suite l'interminablement molle saga de fantasy, dont 11 tomes sont sortis aujourd'hui à partir d'un matériel narratif suffisant pour écrire, au mieux, 5 volumes) s'est trouvé malheureusement atteint d'une maladie incurable ; il a fini par en mourir il y a quelques mois ; le tome 12, censé cloturer (enfin) la série était tout juste esquissé ; l'éditeur a décidé de le faire écrire par quelqu'un d'autre, puis de le sortir ; Brandon Sanderson est choisi comme l'auteur du dernier tome de "La roue du temps". Voila pour Brandon, future superstar.

    Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/10/post-tolkien.html
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    • Livres 4.00/5
    Par glow, le 16 janvier 2011

    glow
    Envie de Fantasy rafraîchissante ? nouvelle ? originale ? Elantris est fait pour vous. Tous les ingrédients d'une bonne lecture épique sont réunis dans ces deux livres : Chute et Rédemption (en un seul et unique tome en langue originale), donc pas de phénomène de saga à attendre une fois lu et c'est appréciable, les one-shot étant si rares en Fantasy… lire la suite sur le blog : http://glowmoonlight.unblog.fr/2009/11/19/Elantris-tomes-1-et-2-chute-et-redemption/

    Lien : http://glowmoonlight.unblog.fr/2009/11/19/elantris-tomes-1-et-2-chut..
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Critiques presse (1)


  • LeSoir , le 14 juin 2011
    Entretien avec Brandon Sanderson : "Dans nombre de romans de fantasy, les héros sont déprimés, torturés. Je voulais là explorer le côté positif, optimiste des gens. Le héros Rooden est frappé par une maladie terrible et vit dans une ville-prison. Je voulais savoir comment un optimiste réagit à tout cela. Une des choses que je voulais faire, c'est renverser les thèmes standards de la fantasy."
    Lire la critique sur le site : LeSoir






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