> Françoise Du Sorbier (Traducteur)

ISBN : 2266158201
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Dans le Londres étouffant de l'été 1540, les esprits s'échauffent: la jeune Elisabeth Wentworth vient d'être reconnue coupable du meurtre de son cousin. Du fait de son étrange comportement, tous la croient habitées par le démon. Tous, sauf son oncle, et Mattthew Shardla... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par TyJecyka, le 12 mars 2012

    TyJecyka
    Après « DISSOLUTION » premier opus de cet auteur, ce second se dévore aussi vite que le précédent…
    Dans « DISSOLUTION » on assiste à la réforme anglicane sanglante de la fin du 15è, début 16ème siècle à travers une enquête sur un meurtre sordide dans un monastère anglais…
    L'envergure du personnage principal , Matthew Shardlake, est remarquable de mon point de vue ; avocat, il se révèle un fin limier très minutieux, sensible, en proie aux doutes de son époque (réforme anglicane d'Henry Tudor) et à ceux de ses convictions personnelles…Il affronte une figure historique de poids en la personne de Thomas Cromwell…
    Dans « Les larmes du diable », la réforme anglicane est installée mais le contexte politique européen, isole l'Angleterre d'Henry VIII du reste de l'Europe papiste…la guerre fait rage avec les voisins français et espagnols et les alliances matrimoniales devant assurer une paix précaire font légions.
    Thomas Cromwell est en disgrâce et les complots s'organisent pour faire tomber la tête du meneur de la Réforme et ramener la perfide Albion dans le giron papiste.
    Deux enquêtes se déroulent dans ce roman…l'une concernant la mort d'un enfant pour lequel une jeune fille est désignée comme étant la coupable incontournable ;et l'autre autour de la subtilisation d'une arme dévastatrice : le feu grégeois…Matthew Shardlake doit résoudre la seconde pour le compte de Cromwell afin de construire sa défense pour l'accusée de la première et ce dans un temps imparti de 12 jours….
    Il est ,malgré lui, accompagné par un obligé de Cromwell…un certain Barak, juif d'origine, sorti du ruisseau fangieux de Londres et dévolu à son maître…Ensemble, ils vont ouvrir les portes de l'Alchimie, de la misère des bas-fonds londoniens, des intrigues de cour et des enjeux de pouvoir et de prestige. le roi Henry VII , dont la réputation n'est plu à faire, apparaît ici comme un homme tourmenté par ses affaires politico-matrimoniales….
    Ce roman offre une description fidèle du Londres post-médiéval, les amateurs d'histoire s'y retrouveront. Les intrigues sont bien ficelées et tiennent jusqu'aux dernières pages. La psychologie des personnages est suffisamment complexe pour les rendre crédibles.
    En tant que lectrice je me suis retrouvée aux côtés de Shardlake et Barak pendant les 700 pages du livre. le style est fluide sans être simpliste.
    J'avais été emballée par le premier, je me suis délectée dans ce second roman…
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    Le polar historique offre un large choix.
    Nombreux sont les copieurs du Nom de la Rose, surtout en ce moment où les secrets templiers des derniers alchimistes cathares à propos du treizième apotre franc-maçon qui avait prédi la mort de Giscard d'Estaing bien avant tout le monde font la joie des tiroirs-caisses des libraires.
    Ne me demandez pas pourquoi Les larmes du diable et pas un autre, le choix est irrationnel au possible. Disons juste que l'auteur, C. J. Sansom, était avocat avant de se lancer dans l'écriture à plein temps. Précisons aussi que ce volume est la suite d'une précédente enquête intitulée Dissolution (que je n'ai pas lue). de ce que j'ai compris des allusions au premier roman, le héros était le même et avait mené l'enquête dans un monastère. Quand je vous disais qu'ils copient tous Umberto Eco.
    Les larmes du diable se déroule pendant le règne de la famille Tudor. le roi Henry collectionne les épouses sans avoir de fils. le papisme est une maladie mortelle. Londres sent la pisse. La Tamise charrie des cadavres. Bref, c'est la fête. Cromwell oblige un petit avocat bossu (c'est le héros) à partir à la poursuite de la formule du feu grégeois. Cromwell compte sur cette petite merveille alchimique pour sauver sa peau tandis que le roi est sur le point de le congédier. Quoi de mieux qu'une arme secrète capable de réduire en cendres les flottes françaises et espagnoles pour se faire bien voir d'Henry ? Et comme une intrigue ne suffit pas, le héros est aussi pris dans une affaire de meurtre dans laquelle il défend la présumée coupable qui refuse de parler.
    La vision sombre et glauque du Londres du XVIIe de l'auteur est succulente. Ça magouille, ça conspire, ça fourberise : c'est un délice. le regard du héros par le prisme juridique est appréciable : le droit de l'époque est un morceau de choix en matière de saloperie et de corruption. La quête du feu grégeois est une idée intéressante car c'est un secret historique crédible pour une fois. J'ai d'ailleurs appris depuis que la formule avait été redécouverte en 1759 mais que Louis XV avait trouvé cette arme trop monstrueuse et avait donc accordé une rente élevée à son redécouvreur pour qu'il se taise.
    Là où j'ai un bémol, c'est sur le déroulement de l'histoire. le héros (secondé par un personnage d'origine juive répondant au nom de Barak) passe beaucoup de temps à se promener entre deux rendez-vous, revient voir 3 ou 4 fois le même témoin, avance à saut de puce dans l'intrigue... Ça manque de dynamisme. de plus, le téléscopage des deux intrigues n'aide pas à rendre le récit très intense. On se moque un peu de la destinée d'une prisonnière muette quand l'idée d'armer la flotte anglaise de feu grégeois menace l'équilibre de l'Europe. de plus je trouve que le personnage de Cromwell est très décevant : c'est un donneur d'ordre sans relief, ça manque de grandeur. À noter aussi la scène d'empoisonnement la plus prévisible de l'histoire De la littérature : l'un des méchants propose gratuitement de dévoiler son plan machiavélique aux gentils tout en leur offrant du vin, qu'il ne peut malheureusement pas boire, lui. Consternant.
    Mais au final, un héros faible, pas spécialement intelligent, ça fait du bien. Londres est un cloaque très riche qui fourmille de décors et de situations intéressantes. Dommage que l'auteur ne brosse pas un portrait plus appuyé de la cité et de ses habitants, c'est frustrant.
    Par contre, l'éternel moine apothicaire qui sait tout : je n'en peux plus. Depuis frère Severinius dans le NdlR ("Frère Béranger est inversé dans biens des domaines..."), je trouve que ses clones sont insupportables. Je déteste quand on fait du CSI: Dark Ages systématique.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/06/les-larmes-du-diable.html
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 11 avril 2010

    oops
    C'est la deuxième enquête du subtil avocat bossu Matthew Shardlake découvert dans un premier roman "DISSOLUTION" du même auteur. Londres en 1540, l'avocat doit défendre Elizabeth, 18 ans, accusée de meurtre. Lord Cromwell alors ministre de Henri VIII lui propose un marché : il lui donne douze jours pour enquêter sur cette affaire et aussi lui rapporter la formule du feu grégeois, redécouverte récemment par les frères Gristwood, mais volatilisée après le meurtre de ceux-ci. Lord Cromwell compte offrir ce feu à Henry VIII et sauver ainsi son pouvoir, largement convoité par des hommes nouveaux qui tentent de se frayer un chemin vers les plus hautes sphères. S'en suit une course effrénée dans le Londres du XVIème siècle, Matthew Shardlake croise nombre d'individus, fanatiques religieux partisans de la Réforme ou désireux de retourner sous le giron de Rome, soudards et suppôts de Satan. Ceux-ci sont prêts à tout pour maintenir leur place dans l'orbite d'Henry VIII. Pour ne rien arranger, voilà que Lord Cromwell le flanque d'un gaillard aux larges épaules et à la langue bien pendue du nom de jack Barak avec lequel, il va pourtant bien falloir s'allier afin de ressortir vivant de ces 12 jours d'enquêtes. Encore une fois, on apprend une foule de choses sur les mœurs de l'époque et les hauts personnages qui l'agitaient. Tout cela sous le vent de la grande aventure. J'ai eu grand plaisir à retrouver ce très attachant héros de DISSOLUTION, Matthew Shardlake, impliqué dans deux enquêtes aussi mystérieuses que dangereuses.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Thoxana, le 19 octobre 2010

    Thoxana
    'est le premier ouvrage de cet auteur que je dévore. Oui, que je dévore !!! Plus de 700 pages qui se lisent d'une traite ou presque. le suspens est vraiment bien maintenu tout au long du livre. L'époque déjà particulière en soit - le règne d'Henri VIII avec tous les excès que l'on connaît - est bien décrite. Les personnages sont attachant et l'intrigue bien menée. Bref, je vais dévorer les autres ouvrages de cet auteur avec plaisir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Bin890, le 09 février 2012

    Bin890
    Pour ma part, je dévore toute la série des aventures de Matthew Shardlake et je ne m'en lasse pas! Peut-être le rythme est-il plus lent que d'autres romans de ce type, davantage (trop?) ponctué de nombreuses descriptions riches, précises et bien documentées mais les intrigues sont toujours très bien tournées et remplies de suspense!Les personnages sont attachants même si je ne comprends toujours pas la fixation de l'auteur sur le physique du héros, mais peut-être cela fait-il partie des détails qui donnent à ce personnage un sentiment de vulnérabilité et non de super héros invincible! Moi, en tout cas, j'adore et j'attends la suite, s'il y en a une, avec impatience!
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