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> Georges-Michel Sarotte (Traducteur)

ISBN : 2266147609
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 94 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1537, l'Angleterre est déchirée par une violente période de transition religieuse :les réformistes s'apprêtent à dissoudre tous les anciens monastères catholiques, coupables, selon eux, d'idolâtrie obscurantiste.
C'est dans cette atmosphère chaotique qu'un mat... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Stemili51, le 03 août 2012

    Stemili51
    Un livre incroyable ! J'ai adoré l'univers de CJ Sansom, qui nous plonge dans la ville de Londres à l'époque de Cromwell et de la Dissolution des monastères. L'intrigue est excellente, le personnage principal, Mathew Shardlake, un avocat bossu, est vraiment attachant. Ce que j'aime par dessus tout, c'est le style de l'auteur. C'est écrit magnifiquement, on plonge dans l'ambiance tout de suite. Un livre à lire d'urgence, de même que tous ceux qui suivent cette série (Les larmes du Diable, Corruption...).
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    • Livres 5.00/5
    Par tatooa2001, le 13 avril 2013

    tatooa2001
    Une série de polars historiques que j'adore (à lire dans l'ordre absolument car l'Histoire avec un grand H s'y déroule chronologiquement) ! L'auteur dépeint la société sous Henri VIII, on s'y croirait, c'est vraiment le top, très documenté sans doute, et nous amène les personnages de l'histoire (comme Cromwell) "à portée de main", si j'ose dire.
    J'adore le héros, Matthew Shardlake, avocat bossu aux idées ouvertes et plein de compassion et de tolérance, qui mène des enquêtes "impossibles" . Ce sont des livres à chaque fois passionnant !
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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Les larmes du diable était en fait le second volume d'une série dont Dissolution est le premier. Dans ma critique, j'avais évoqué la filiation avec Le Nom de la rose d'Umberto Eco. Eh bien c'est encore plus flagrant avec ce roman de C. J. Sansom.
    Un avocat bossu travaillant pour Cromwell est envoyé dans un monastère bénédictin afin de mener l'enquête sur un meurtre mystérieux doublé d'une profanation d'église. Et comme c'est la Réforme, Cromwell exige que les moines abandonnent de leur plein gré le monastère afin que le roi Henry (enfin, son administration) puisse en disposer à sa guise. L'avocat est accompagné d'un jeune naïf qui va immanquablement tomber amoureux de la seule donzelle du monastère (aucune comparaison possible avec l'amourette d'Adso de Melk sous la tutelle de Guillaume de Baskerville, hein ?). Comme il neige, on déboule en plein huis clos avec des moines fous, des meurtres horribles, des mensonges en cascade et des mots comme vêpres ou matines.
    L'auteur n'est pas dupe : il sait qu'il marche dans les traces d'Umberto Eco. D'ailleurs, il se permet d'y faire allusion au détour d'un paragraphe en plaçant une copie de La Comédie d'Aristote dans le décor et en prétendant que c'est un faux datant du XIIIe. J'aime bien ce genre de clin d'œil. Mais Dissolution est loin d'égaler Le Nom de la rose. C'est bien moins érudit, bien moins écrit, bien moins mené, bien moins narré. Reste une enquête médiévale correcte avec un cadre Politique et religieux très riche : la Réforme est l'occasion pour Cromwell de mettre la pression aux papistes et la récente décapitation d'Anne Boleyn fait que tout le monde marchent sur des oeufs avec Henry.
    Dissolution parle surtout de religion (ce qui n'est pas une surprise vue la couverture, qui sent bon le collage Photoshop à deux balles). Les moines y sont décrits majoritairement comme des fainéants qui passent leur temps à jouer aux dés entre deux fornications. Ils mangent gras, sont radins et sont presque tous hypocrytes. Que l'on se rassure, les Réformistes ne sont pas mieux dépeints : sous le prétexte de ce refus de l'autorité papale se cache un joug social finalement aussi malfaisant que le catholicisme. C'est d'ailleurs le principal intérêt de ce roman, qui ne brille pas par l'originalité de son récit : comme dans tout bon thriller, les théories des 400 premières pages sont fausses et c'est dans les 100 dernières pages qu'une épiphanie va frapper le héros qui va tout à coup comprendre que c'est le frère Moutarde qui a tué l'abbé Violet dans le jubé en le frappant avec une Bible. Avec juste ce qu'il faut de retournement de situation pour que le lecteur (qui n'avait aucun indice concret) puisse se tromper de coupable.
    Le livre était finaliste du prix Elis Peters (et Les larmes du diable a obtenu ce même prix). C'est révélateur de son petit côté vanille. Ni raté ni réussi. La course après le feu grégeois était quand même plus palpitante que cette murder-party à tonsure. D'ailleurs, ça me rappelle des souvenirs de jeunesse...

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/10/dissolution.html
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    • Livres 4.00/5
    Par thietelp, le 11 octobre 2012

    thietelp
    En Angleterre, en pleine période de réforme religieuse, les monastères ferment peu à peu et la nouvelle doctrine de l'Eglise se met en place. Un commissaire de Lord Cromwell en inspection dans un monastère est assassiné. Un avocat est envoyé pour enquêter sur ce meurtre. Il trouvera une affaire complexe et doit mener ses investigations dans un climat hostile de la part des moines en place, réticents aux doctrines de la réforme, craintifs de la fermeture de leur monastère, et attachés à leur mode de vie et leurs privilèges.
    J'ai vraiment apprécié ce roman, qui n'est surement pas un grand chef-d'œuvre, mais dont l'histoire est prenante et l'intrique très bien menée. Les rebondissements sont multiples et bien amenés.
    Le contexte historique est à mon sens bien posé, et s'attache à bien mettre en évidence les difficultés et surtout contradictions de la réforme.
    Les personnages m'ont semblé intéressants, profonds et complexes, et j'ai particulièrement apprécié le personnage principal, que l'on sent hésiter, sûr de ses convictions réformistes d'un côté, mais douter de l'autre, qui utilise sont autorité tout en gardant de la compréhension et de la compassion pour les moines et leur situation.
    Le style m'a été quant à lui vraiment très agréable.
    Je recommande donc cet ouvrage, pour le récit agréable, le traitement éclairé et intéressant de la réforme de l'Eglise d'Angleterre, mais aussi pour les réflexions qu'il amène sur les doctrines et traditions religieuses en général.
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    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 28 mai 2010

    IzaBzh
    Un roman très bien écrit et documenté sur l'Angleterre de Henri VIII et de Cromwell, principalement sur la DISSOLUTION des monastères catholiques lors du passage à la Réforme. Une époque que je ne connaissais pas et que j'ai découverte avec plaisir à travers ce livre, qui évidemment (un meurtre dans un monastère pendant une période historique tourmentée) m'a fait penser fortement au Nom de la rose.
    La description de l'époque est sans concession, les personnages bien dessinés et l'enquêteur, un bossu, est très attachant. Bien que le livre tourne autour de la résolution de meurtres, il y est également question des différences et de la perte des illusions.
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Citations et extraits

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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    J'eus subitement l'atroce pressentiment que notre révolution ne ferait que changer les noms des enfants affamésqui troqueraient ceux des saints pour "Craint-Dieu" ou "Zélé". Je repensai à la désinvolture avec laquelle Cromwell avait admis avoir fabriqué de fausses preuves pour persécuter des innocents et causer leur mort, ainsi qu'au récit de MArk sur les hommes cupides venant aux Augmentations solliciter l'octroi des terres monastiques. Ce nouveau monde n'avait rien à voir avec la communauté chrétienne. Ce ne serait jamais le cas. En vérité, il ne valait guère mieux que l'ancien, n'était pas moins régi par la force et la vanité. Je revis les oiseaux encagés aux couleurs criardes, s'invectivant stupidement, et j'eus l'impression que c'était là l'image même de la cour, où les papistes et les réformateurs s'agitaient et jacassaient, se disputant le pouvoir. M'aveuglant volontairement, j'avais refusé de voir ce qui sautait aux yeux. Les hommes ont peur de chaos du monde, pensai-je, et du gouffre béant de l'éternité dans l'au-delà. C'est pourquoi nous élaborons des théories pour expliquer les terribles mystères et nous persuader que nous sommes en sécurité ici-bas et dans l'au-delà.
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  • Par JulesdeBasseRue, le 01 décembre 2012

    Les membres gourds, nous mîmes pied à terre devant l'auberge et attachâmes nos montures à la grille. Le bâtiment à colombage, aux murs de torchis dont le plâtre s'effritait par endroits, ressemblait aux autres mais en plus grand. Le haut toit de chaume descendait jusqu'aux fenêtres du premier étage.
    À l'intérieur, un feu flambait dans une cheminée circulaire placée, à l'ancienne mode, au milieu de la salle, si bien que la fumée envahissait autant la pièce qu'elle s’échappait par la hotte au-dessus de l'âtre. Dans la pénombre, quelques vieillards barbus levèrent les yeux de leur partie de dés pour nous fixer avec curiosité.
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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    Le frère Guy était couché à plat ventre sous le grand crucifix dont les bras s'étendaient au-dessus de lui. Le soleil faisait luire la tonsure marron. Un instant je fus saisi d'inquiétude, puis j'entendis le murmure, léger mais fervent, d'une prière en latin. Comme nous poursuivions notre chemin, je me dis une nouvelle fois que je devais faire attention à ne pas trop me confier au Maure espagnol. Certes, il s'était ouvert à moi et c'était la plus agréable des personnes que j'avais rencontrées en ces lieux. Mais en le voyant là, affalé de tout son long, en train de supplier avec ferveur un morceau de bois, je me rappelai qu'il était, tout autant que les autres, prisonnier des vieilles hérésies et superstitions, et l'ennemi de tout ce que je représentais.
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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    L'Eglise catholique a souvent été la seule lumière de la civilisation dans ce monde. Ses doctrines et ses cérémonies rituelles unissent chaque homme, dans un esprit de communion, à toute l'humanité souffrante et à tous les morts chrétiens. Elles encouragent tous les hommes à faire la charité. Notre-Seigneur sait qu'ils ont besoin d'être encouragés. ;Mais votre doctrine prescrit à chaque homme de trouver son salut individuel par la prière et la lecture de la Bible. Alors la charité et l'esprit de communion disparaissent.
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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    en vénérant leur nation, les hommes s'adorent eux-mêmes et méprisent les autres, ce qui n'est pas sain.

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