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> Georges-Michel Sarotte (Traducteur)

ISBN : 2266147609
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 149 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En 1537, l'Angleterre est déchirée par une violente période de transition religieuse :les réformistes s'apprêtent à dissoudre tous les anciens monastères catholiques, coupables, selon eux, d'idolâtrie obscurantiste.
C'est dans cette atmosphère chaotique qu'un mat... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cmpf, le 16 novembre 2014

    cmpf
    Une nouvelle série policière historique (nouvelle pour moi). le héros est un avocat au physique disgracié. le lieu l'Angleterre et l'époque le 16ème siècle et le règne de Henry VIII mais surtout celui de Cromwell (Thomas).
    Ce premier tome se situe dans un monastère où Cromwell envoie Matthew Shardlake enquêter sur la mort d'un premier commissaire missionné là pour juger de la bonne conduite des moines et de leur respect des nouvelles règles ( en réalité trouver des prétextes propres à assurer une pression sur eux afin qu'ils acceptent la Dissolution dudit monastère) . Mais les morts se multiplient, des liens avec La Mise à mort de Jane Seymour apparaissent et Matthew apprend sur son protecteur des choses qu'il aurait préféré continuer d'ignorer.
    C'est que Cromwell entend dissoudre les monastères avec leurs « momeries papistes » et récupérer leurs biens pour lui, le roi ou quelques fidèles. Il est par ailleurs prêt à tout pour garder l'estime de son roi (et sa place). Curieux comme dans les entreprises de moralisation d'un groupe il y a souvent un intérêt pécuniaire.
    Ce policier est très agréable à lire, suffisamment prenant, mais pour moi le grand intérêt c'est de découvrir cet épisode de l'histoire anglaise que j'ignorais. Je croyais simplement qu'Henri VIII s'était fâché avec le Saint Siège qui lui refusait le divorce d'avec Catherine d'Aragon et s'était déclaré chef de l'Église mais je ne connaissais pas les manœuvres qui l'avaient accompagné.
    Je serai contente d'explorer avec les autres volumes cette période. J'ai par ailleurs repéré une trilogie de Hilary Mantel sur ce Cromwell qui parait très alléchante : Le Conseiller.
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    • Livres 5.00/5
    Par Stemili51, le 03 août 2012

    Stemili51
    Un livre incroyable ! J'ai adoré l'univers de CJ Sansom, qui nous plonge dans la ville de Londres à l'époque de Cromwell et de la Dissolution des monastères. L'intrigue est excellente, le personnage principal, Mathew Shardlake, un avocat bossu, est vraiment attachant. Ce que j'aime par dessus tout, c'est le style de l'auteur. C'est écrit magnifiquement, on plonge dans l'ambiance tout de suite. Un livre à lire d'urgence, de même que tous ceux qui suivent cette série (Les larmes du Diable, Corruption...).
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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 01 octobre 2014

    sentinelle
    C’est la lecture des deux premiers tomes de la trilogie Le Conseiller de Hilary Mantel qui m’a donnée envie d’approfondir ma connaissance de l’époque, en l’abordant par l’intermédiaire du polar historique, plus précisément la série « Matthew Shardlake » de C.J. Sansom.
    Le premier tome, Dissolution, met en scène l’Angleterre de 1537 du roi Henri VIII, une période trouble déchirée par une transition religieuse. La reine Anne Boylen vient récemment d’être condamnée à la décapitation pour adultère, accusations forgées de toute pièce par Thomas Cromwell pour son roi.
    Thomas Cromwell, vice-régent et vicaire général, a fait également voter une loi parlementaire afin de dissoudre les monastères de moindre importance. Mais il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : en accumulant des preuves accablantes (corruption, idolâtrie, homosexualité, dépravation et excès en tous genres) lors des inspections, c’est bien à la dissolution de tous les monastères de l’Eglise catholique anglaise qu’il prétend. C’est dans cette atmosphère chaotique que Matthew Shardlake, brillant avocat disciple d'Erasme mais souffrant de difformité physique, est sommé par l'autoritaire Lord Cromwell, chef des réformistes, de se rendre au monastère de Scarnsea. Non seulement ce monastère est le théâtre de rumeurs sordides mais on vient de découvrir le cadavre décapité de son confrère, Robin Singleton…
    Ce premier tome de la série portant le nom de l’enquêteur bossu Matthew Shardlake est une réussite dans le genre. Non seulement le personnage principal est intéressant mais l’enquête est bien menée, tout en apportant un éclairage intéressant sur cette partie de l’histoire anglaise. Je vais donc poursuivre cette série, pour mon plus grand plaisir !

    Lien : http://livresque-sentinelle.blogspot.be/2014/10/dissolution-de-cj-sa..
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    • Livres 3.00/5
    Par Kingsbere, le 11 septembre 2013

    Kingsbere
    Autant le dire tout de suite, je suis fan des polars historiques !
    Je me suis jetée sur celui-là comme la misère sur le monde ! Tout était réuni pour moi : des moines libidineux, l'Angleterre Tudor, les dissolutions de monastère, la question théologique, le statut des orphelins..bref, tout y est ! Ces sujets participent à le rapprocher du Nom de la Rose mais seulement à le rapprocher car quand je me penche sur le fond, j'ai beaucoup de réticences. A mon avis, la fin est prévisible dès l'arrivée de Shardlake au monastère (je sais que ça fait pédant de le dire mais ça fait partie du ressenti que j'éprouve : c'est le danger de lire des polars historiques...on tourne vite en rond)
    Il y a quelques longueurs et peu de rebondissements qui sortent de l'ordinaire mais l'auteur mène bien sa barque. Il y des passages très intéressants : ceux qui traitent de religion par exemple ! de plus, je trouve Shardlake très attachant. C'est un personnage que j'ai aimé suivre et que j'ai aimé "lire". Et pour le coup, c'est un personnage principal qui est original.
    Je suis restée sur ma faim mais c'est tout de même un bon polar.
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    • Livres 5.00/5
    Par umezzu, le 14 août 2014

    umezzu
    Ce premier volume de la série de C.J. SANSOM autour des enquêtes menées du temps d'Henry VIII par l'homme de loi Matthew Shardlake se déroule en 1537 à l'époque où Thomas Cromwell qui a soutenu le roi dans son divorce avec Catherine d'Aragon et a promu la réforme religieuse en Angleterre est devenu le principal ministre d'Henry VIII.
    En tant que vicaire général de la nouvelle religion, il veut tirer un trait sur les aspects encore visibles du catholicisme en Angleterre. Après la destruction des statues des saints, la chasse aux reliques (vraies ou fausses), il cherche à obtenir la Dissolution des grands monastères pour en réaffecter les terres et les biens au profit du roi et de quelques grands seigneurs profiteurs. Son envoyé chargé de négocier la fermeture du monastère de Scarnsea est découvert assassiné. Cromwell délègue alors Matthew Shardlake, un avocat de Londres qu'il a connu et apprécié dans les cercles réformateurs, pour découvrir l'assassin et soumettre ce monastère. Les suspects sont l'abbé et les moines de rang supérieur, les obédienciers. Dans une ambiance délétère et dans le froid glacial d'un hiver marqué, les morts se succèdent. Chaque moine a sa face cachée et l'enquête passe de l'un à l'autre.
    C.J. SANSOM a l'art d'expliquer les faits historiques de l'époque et les controverses religieuses d'une façon claire et simple, tout en baignant le lecteur dans un XVIéme siècle parfaitement reconstitué. Ce premier opus, quasiment en huit clôt dans l'abbaye, est brillant et très maîtrisé.
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Citations et extraits

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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    J'eus subitement l'atroce pressentiment que notre révolution ne ferait que changer les noms des enfants affamésqui troqueraient ceux des saints pour "Craint-Dieu" ou "Zélé". Je repensai à la désinvolture avec laquelle Cromwell avait admis avoir fabriqué de fausses preuves pour persécuter des innocents et causer leur mort, ainsi qu'au récit de MArk sur les hommes cupides venant aux Augmentations solliciter l'octroi des terres monastiques. Ce nouveau monde n'avait rien à voir avec la communauté chrétienne. Ce ne serait jamais le cas. En vérité, il ne valait guère mieux que l'ancien, n'était pas moins régi par la force et la vanité. Je revis les oiseaux encagés aux couleurs criardes, s'invectivant stupidement, et j'eus l'impression que c'était là l'image même de la cour, où les papistes et les réformateurs s'agitaient et jacassaient, se disputant le pouvoir. M'aveuglant volontairement, j'avais refusé de voir ce qui sautait aux yeux. Les hommes ont peur de chaos du monde, pensai-je, et du gouffre béant de l'éternité dans l'au-delà. C'est pourquoi nous élaborons des théories pour expliquer les terribles mystères et nous persuader que nous sommes en sécurité ici-bas et dans l'au-delà.
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  • Par JulesdeBasseRue, le 01 décembre 2012

    Les membres gourds, nous mîmes pied à terre devant l'auberge et attachâmes nos montures à la grille. Le bâtiment à colombage, aux murs de torchis dont le plâtre s'effritait par endroits, ressemblait aux autres mais en plus grand. Le haut toit de chaume descendait jusqu'aux fenêtres du premier étage.
    À l'intérieur, un feu flambait dans une cheminée circulaire placée, à l'ancienne mode, au milieu de la salle, si bien que la fumée envahissait autant la pièce qu'elle s’échappait par la hotte au-dessus de l'âtre. Dans la pénombre, quelques vieillards barbus levèrent les yeux de leur partie de dés pour nous fixer avec curiosité.
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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    Le frère Guy était couché à plat ventre sous le grand crucifix dont les bras s'étendaient au-dessus de lui. Le soleil faisait luire la tonsure marron. Un instant je fus saisi d'inquiétude, puis j'entendis le murmure, léger mais fervent, d'une prière en latin. Comme nous poursuivions notre chemin, je me dis une nouvelle fois que je devais faire attention à ne pas trop me confier au Maure espagnol. Certes, il s'était ouvert à moi et c'était la plus agréable des personnes que j'avais rencontrées en ces lieux. Mais en le voyant là, affalé de tout son long, en train de supplier avec ferveur un morceau de bois, je me rappelai qu'il était, tout autant que les autres, prisonnier des vieilles hérésies et superstitions, et l'ennemi de tout ce que je représentais.
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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    L'Eglise catholique a souvent été la seule lumière de la civilisation dans ce monde. Ses doctrines et ses cérémonies rituelles unissent chaque homme, dans un esprit de communion, à toute l'humanité souffrante et à tous les morts chrétiens. Elles encouragent tous les hommes à faire la charité. Notre-Seigneur sait qu'ils ont besoin d'être encouragés. ;Mais votre doctrine prescrit à chaque homme de trouver son salut individuel par la prière et la lecture de la Bible. Alors la charité et l'esprit de communion disparaissent.
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  • Par thietelp, le 11 octobre 2012

    en vénérant leur nation, les hommes s'adorent eux-mêmes et méprisent les autres, ce qui n'est pas sain.

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