> Georges-Michel Sarotte (Traducteur)

ISBN : 2266147609
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
En 1557, l'Angleterre est déchirée par une violente période de transition religieuse :les réformistes s'apprêtent à dissoudre tous les anciens monastères catholiques, coupables, selon eux, d'idolâtrie obscurantiste.
C'est dans cette atmosphère chaotique qu'un mat... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Les larmes du diable était en fait le second volume d'une série dont Dissolution est le premier. Dans ma critique, j'avais évoqué la filiation avec Le Nom de la rose d'Umberto Eco. Eh bien c'est encore plus flagrant avec ce roman de C. J. Sansom.
    Un avocat bossu travaillant pour Cromwell est envoyé dans un monastère bénédictin afin de mener l'enquête sur un meurtre mystérieux doublé d'une profanation d'église. Et comme c'est la Réforme, Cromwell exige que les moines abandonnent de leur plein gré le monastère afin que le roi Henry (enfin, son administration) puisse en disposer à sa guise. L'avocat est accompagné d'un jeune naïf qui va immanquablement tomber amoureux de la seule donzelle du monastère (aucune comparaison possible avec l'amourette d'Adso de Melk sous la tutelle de Guillaume de Baskerville, hein ?). Comme il neige, on déboule en plein huis clos avec des moines fous, des meurtres horribles, des mensonges en cascade et des mots comme vêpres ou matines.
    L'auteur n'est pas dupe : il sait qu'il marche dans les traces d'Umberto Eco. D'ailleurs, il se permet d'y faire allusion au détour d'un paragraphe en plaçant une copie de La Comédie d'Aristote dans le décor et en prétendant que c'est un faux datant du XIIIe. J'aime bien ce genre de clin d'œil. Mais Dissolution est loin d'égaler Le Nom de la rose. C'est bien moins érudit, bien moins écrit, bien moins mené, bien moins narré. Reste une enquête médiévale correcte avec un cadre Politique et religieux très riche : la Réforme est l'occasion pour Cromwell de mettre la pression aux papistes et la récente décapitation d'Anne Boleyn fait que tout le monde marchent sur des oeufs avec Henry.
    Dissolution parle surtout de religion (ce qui n'est pas une surprise vue la couverture, qui sent bon le collage Photoshop à deux balles). Les moines y sont décrits majoritairement comme des fainéants qui passent leur temps à jouer aux dés entre deux fornications. Ils mangent gras, sont radins et sont presque tous hypocrytes. Que l'on se rassure, les Réformistes ne sont pas mieux dépeints : sous le prétexte de ce refus de l'autorité papale se cache un joug social finalement aussi malfaisant que le catholicisme. C'est d'ailleurs le principal intérêt de ce roman, qui ne brille pas par l'originalité de son récit : comme dans tout bon thriller, les théories des 400 premières pages sont fausses et c'est dans les 100 dernières pages qu'une épiphanie va frapper le héros qui va tout à coup comprendre que c'est le frère Moutarde qui a tué l'abbé Violet dans le jubé en le frappant avec une Bible. Avec juste ce qu'il faut de retournement de situation pour que le lecteur (qui n'avait aucun indice concret) puisse se tromper de coupable.
    Le livre était finaliste du prix Elis Peters (et Les larmes du diable a obtenu ce même prix). C'est révélateur de son petit côté vanille. Ni raté ni réussi. La course après le feu grégeois était quand même plus palpitante que cette murder-party à tonsure. D'ailleurs, ça me rappelle des souvenirs de jeunesse...

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/10/dissolution.html
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    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 28 mai 2010

    IzaBzh
    Un roman très bien écrit et documenté sur l'Angleterre de Henri VIII et de Cromwell, principalement sur la DISSOLUTION des monastères catholiques lors du passage à la Réforme. Une époque que je ne connaissais pas et que j'ai découverte avec plaisir à travers ce livre, qui évidemment (un meurtre dans un monastère pendant une période historique tourmentée) m'a fait penser fortement au Nom de la rose.
    La description de l'époque est sans concession, les personnages bien dessinés et l'enquêteur, un bossu, est très attachant. Bien que le livre tourne autour de la résolution de meurtres, il y est également question des différences et de la perte des illusions.
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    • Livres 4.00/5
    Par dazboness, le 06 septembre 2009

    dazboness
    Plongez avec délectation dans l'Angleterre réformiste du XVI° siècle aux côtés de Mathew Shardlake, avocat bossu au service de Lord Cromwell. Dans ce royaume ravagé par les tensions religieuses, une enquête pour meurtre au sein d'un monastère à l'avenir incertain va cristalliser les haines entre partisans du Pape et du roi Henri.
    L'auteur a su restituer dans ces lignes ce que devait probablement être l'Angleterre de cette époque ainsi que les vicissitudes des moines, paysans, citadins, nobles ou autres qui y vivaient. L'intrigue policière prend donc place dans un cadre historique étudié et détaillé. le crime premier en cache une multitude d'autres (passés ou à venir) et l'on peut quelque peu se perdre dans la résolution de l'énigme.
    De fausses pistes en faux-semblants, l'auteur parvient à vous faire écarter les indices qui auraient dû nous éclairer, laissant au coupable toute latitude pour tenter de masquer ses traces.
    Bien que résolue, l'énigme nous laisse un léger goût amer car l'on aurait aimé qu'il en soit autrement. Mais aussi avoir pu le deviner plutôt que de se contenter d'attendre de découvrir la solution.

    Lien : http://homelaet.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 01 avril 2010

    oops
    L' univers de ce roman d'atmosphère n'est pas sans rappeler le livre "au nom de la Rose, puisqu'il s'agit d'une enquête sur une série de morts mystérieuses survenues dans un monastère anglais. Sur fond de complots politiques et de conflits religieux dans l'Angleterre du XVIè siècle, une belle fresque historique pour ce premier roman.
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  • Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    J'ai bien aimé ce livre. Il se lit bien, le style est fluide et l'action palpitante. Malgré cela j'émets un gros bémol à mon enthousiasme : Dissolution n'est qu'une copie – très habiles, certes – du Nom de la Rose d'Umberto Eco. L'action se situe dans un monastère dans lequel on trouve des moines « corrompus ». L'enquêteur est un érudit, assisté d'un jeune homme qui, lui aussi, succombera à l'amour. Bref, les ressemblances sont un peu trop flagrantes à mon goût pour que j'ai pu apprécier pleinement ce livre, très réussi par ailleurs, d'autant que l'action se situe dans un pays et dans une période qui m'intéressent beaucoup et dont j'ignore encore beaucoup trop de choses.
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