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ISBN : 2363420101
Éditeur : D-FICTION (2011)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Où lire sur une avenue? Comment réussir à écrire quand les radios, leurs flashs, leurs tubes ont envahi les cafés, les boutiques et le système nerveux, les couloirs, les entrées, les quais? Où s’asseoir quand tout nous porte à marcher en pressant le pas, serrer son sac... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 25 mai 2011

    brigetoun
    J'avais lu, certains – les derniers, je ne connaissais pas son blog avant, ni même elle et ses écrits je l'avoue (cela fait partie des cadeaux que nous offre internet) – «Des oloé» d'Anne Savelli, qui viennent de paraître, réunis, mis en forme, aux éditions D-Fiction (édition numérique).
    Pour plus de clarté je reprends ce qu'elle en dit http://fenetresopenspace.blogspot.com/2011/05/des-oloe-parution-lundi-prochain.html
    «… En 2010, chaque mois, durant neuf mois, j'ai écrit un texte consacré à ces endroits « où lire où écrire » que sont les bibliothèques, centres d'animation, jardins, terrasses, trains, cafés… Les accompagnaient quelques lieux éphémères (installations, expositions) et d'autres, non destinés à ce type d'activité : rue, salle d'attente d'une antenne de la préfecture de police…»
    et, bien entendu, comme j'aime ce que j'ai lu d'elle, comme j'avais gardé bon souvenir des bribes lues alors (comme la «chaise-table de la nef Curial» qui ouvre le livre : «Je me suis dit : enfin un bon endroit pour lire écrire dans ce Cent Quatre qui écrase et fatigue, écartèle aux points telluriques – on en part en petits morceaux. Et puis non. Pas lu pas écrit grand chose malgré la terre et la verrière, les plantes qui protègent des regards»)
    Mais elle en trouve d'autres, (et le livre est nourri, farci, de photos belles et pertinentes)
    un jardin, un banc dans la cachette des arbres, mais là aussi l'écriture est difficile, gênée par des jugements «injustes et mal venues, à propos d'un autre travail», – sauf que l'interrogation du lieu, des mots, de ce qui doit être écrit, les rêves, le corps dans le jardin, «Groseilles, framboises dans le dos… à gauche dans l'herbe deux romans entamés», le dialogue avec soi-même, cela est dit avec saveur.
    Une cuisine à Wimereux, ou sous l'escalier, en public (pour les lectures de ce qu'on a écrit), dans une bibliothèque, en mouvement, en attendant, à Berlin, dans un musée-maison, un lieu merveilleux où on écoute des mots d'amour, des musiques, dans des pièces vides… les lieux, les conditions qu'ils offrent, les travaux et les lectures en cours, l'entourage qui peut être délicieux, ou incommode, se succèdent, avec notre monde, les gens, la société, et les interférences de ce qu'on a écrit. (outre les photos, des liens, quelques-uns, pas trop, vers des livres, documents).. la réflexion sur cette drôle d'activité : l'écriture. Et des sentences en majuscule comme des recommandations que l'on se fait ou des étonnement qui prennent la place.
    Et le dernier texte : «dans le mur » qui parle de «Franck» l'homme et le livre qu'elle a écrit, qui parle aussi du sens de l'écriture, est très beau.
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 25 mai 2011

    Sommes tous surfaces, vision plane ou 3D de la foule au marché, des fumeurs en terrasse. Sommes silhouettes vivantes de ce jeu en action, se déplacer en ville quand il n’y a pas de raison, nulle obligation de promenade. Que le personnage s’incarne en tous sens n’y change rien, s’il gêne on en fera un acheteur, vendeur, acrobate, le coiffeur qui au bar regarde par la vitre la cliente hésiter (permanente ? Couleur ? entrera, oui ou non ?). Mais il ne gênera pas et on n’en fera rien, du personnage, rien qui puisse le réduire
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  • Par brigetoun, le 25 mai 2011

    On sait exactement combien de temps cette page et combien ce passage et ces mots difficiles à lier, prononcer, les voilà qui s’éloignent, ouf, ne pas se relâcher, ne pas croire qu’on domine et butter sur la suite, plus fluide pensait-on

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  • Par brigetoun, le 25 mai 2011

    Il s’agissait, de soi à soi, de phrases qui traversent, à ne pas noter, que personne n’entend, à tordre, à briser, assembler plus tard. Il s’agissait de pesanteur, de gravité, et longer les murs, et s’y enfoncer sans quitter la ligne, le plan de la ville. S’extraire, respirer, et se dédoubler, et s’offrir un thé, et tourner la page.

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  • Par brigetoun, le 25 mai 2011

    . soudain se lever d’un bond. Manteau, sac, clefs, descendre les marches et gagner la porte, la sortie de secours à toute vitesse : s’inscrire dans le lieu depuis le début ce n’est pas tenable, sans savoir au juste pourquoi. Une question de forces contraires ?

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  • Par mangeclous, le 24 mai 2011

    Où s’asseoir quand tout nous porte à marcher en pressant le pas, serrer son sac et droit devant rentrer chez soi le plus vite possible ? Où penser ? Où rêver ? Les oloé , ce seraient ces endroits où lire ? où écrire ?

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Entretien avec Anne Savelli, autour de Décor Lafayette (éd. Inculte, 2013) par Anne Savelli ? Paris, 28 février 2013 ? Christine Marcandier, Mediapart








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