ISBN : 2253113220
Éditeur : Le Livre de Poche
(2005)
Note moyenne : 3.92/5 (sur 13 notes)
La Reine celte, Tome 1 : Le rêve de l'aigle2Ajouter à mes livres
C'était au temps où l'on appelait les druides " rêveurs ", où les dieux luttaient avec les hommes contre les peines du monde, où les femmes exerçaient le pouvoir dans les tribus, où les guerriers brandissaient leur glaive co... > voir plus
Comme tout roman historique qui se respecte, il ne faut pas appréhender « La Reine celte, Tome 1 : Le rêve de l'aigle » comme un document véridique mais comme un divertissement qui peut donner une image plus concrète de nos amis les Celtes. On les connaît au final assez mal. J'avoue que c'était mon cas. Mais je note que la partie romaine du récit est toute aussi intéressante que la partie celte. À ce moment-là, j'étais plus à mon aise grâce au fait d'avoir lu déjà pas mal d'ouvrages spécialisés sur cette période lors de mes études. Alors oui, tout ce qui concerne les peuplades de Bretagne et leurs modes de vie relèvent de la fiction dans cet opus. Je le sais bien, cependant, Manda Scott s'est attachée à faire évoluer ses personnages dans un cadre plausible du point de vue archéologique. C'est sans doute le plus important en fin de compte. Cela apporte une certaine crédibilité au récit. On ne s'y attache que d'autant plus. Le choix même de la couverture n'est pas anodin. « Walkyrie » de Peter Nicolai assoit encore un peu plus le côté authentique du récit, sauvage de l'époque et donne presque un visage plus palpable à Breaca. Il m'est arrivée de passer quelques longues minutes à détailler ce tableau admirable. Un très bon choix de la part de l'éditeur qui va attirer presque à coup sûr le regard des passionnés du genre roman historique. La suite sur :
Breaca et Ban, du peuple des Icènes, vivent dans ce qu'on appelait la Bretagne (qui est devenue la Grand-Bretagne).
La mère de Breaca, Graine, était la chef de ce peuple. Elle a été assassinée lors d'un raid mené par les Coritani, autre peuple de Bretagne.
Breaca est confiée à Macha, seconde femme d'Eburovic, mère de Ban et soeur de Graine ...
Breaca brandit la lame-serpent et porta la corne à ses lèvres. La même rage pure et ardente l'emplissait pour la première fois depuis la nuit du choix. Tout son corps vibrait au rythme de son coeur, avec la fierté, la haine de l'ennemi, la farouche exultation du combat. Elle inspira et se donna toute entière dans le souffle de la corne qui traversa le champ de bataille jusqu'au royaume des dieux dans une pureté assourdissante. Les cheveux de Mona firent un bruit de tonnerre, suivant la vive oriflamme de leur Guerrière, et formèrent un serpent parfait, mortel, qui enverrait à Briga tous les partisans de Rome.
Non, intervint Ban en contemplant sans la voir la houle mouvante de bleu et de gris qui était autrefois son peuple et dont le chant déferlait sur lui en vagues où il aurait voulu se noyer. Ce n'est pas Caradoc qu'ils célèbrent mais celle qui a volé à son secours. La charge qui est venue de l'ouest fut menée par une femme, la Guerrière de Mona. Et le nom qu'ils lui donnent est Boudicca. Celle qui apporte la victoire.
A vous, nous voudrions dire ceci : vous êtes un homme d'honneur lié par le sang à des hommes qui en sont dépourvus. Viendra un temps où vous devrez choisir. Si vous choisissez les eaux de l'amitié plutôt que le sang des vôtres, vous serez le bienvenu parmi les Icènes. Sinon, vous serez tué au combat comme le seront tous nos ennemis.