« le chat du rabbin raconte l'histoire d'un félin doué de parole dans l'Alger du début du XXe siècle. Il peut en effet parler après avoir dévoré le perroquet de la maison. le rabbin lui interdit alors de voir sa fille Zlabya car le chat ne dit que des mensonges ou des vérités blessantes. Afin de revoir sa maîtresse, le chat du rabbin demande donc tout naturellement à faire sa Bar-Mitsvah.
Au fil des albums, le chat du rabbin perdra et retrouvera la parole. À certains moments, il pourra communiquer uniquement avec les autres animaux ou certaines personnes, tel le peintre russe. Il est le narrateur de l'histoire et à travers lui, on découvre la culture juive d'Algérie. Il ne manquera pas d'observer avec un regard critique les errements et défauts des humains qui l'entourent. Il voyagera à Paris afin de rencontrer les parents de Jules, l'époux de Zlabya, ou à travers toute l'Afrique pour trouver Jérusalem d'Afrique. Cette série est une magnifique fable qui nous fait découvrir la culture juive séfarade. » (synopsis présenté sur le site de la série).
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Tout vient à point à qui sait attendre… oui mais voilà, à l'instar d'Alim le Tanneur, ce n'est pas venu ! J'ai pourtant lu les cinq tomes d'une traite, apprécié les dialogues et le sens de la répartie du félin. J'ai également aimé ce graphisme bancal, exagéré mais qui sait être rond, suave, sensuel ou incisif quand il le faut. Il en est de même pour les couleurs de
Brigitte Findakly, elles accompagnent ce récit d'atmosphères différentes et permettent à cette découpe redondante des planches (3 bandes / 2 cases) de ne pas lasser le lecteur. le rythme est là tout,
Sfar a trouvé une bonne distanciation entre narration et traitement des sujets de société abordés au fil des cinq tomes (religion, légende urbaine, couple, différence, racisme…).
La série n'a plus besoin du nom de son auteur pour rassembler des centaines de lecteurs à chaque sortie. le premier tome a été récompensé en 2003 par le Prix du Jury Œcuménique de la Bande dessinée et la série a obtenu l'Eisner Award de la meilleure série étrangère en 2006. Enfin, l'année dernière était consacrée à la sortie du film événement : une adaptation cinématographique du Chat du Rabbin.
Mais avec cet album,
Sfar ne me permet pas de m'immiscer outre mesure dans ce monde fictif. Je trouve que le passage à Paris souffre de longueurs narratives conséquentes. Dans l'ensemble, la présence des gendre et Maître du Rabbin crée des lourdeurs. J'ai eu l'impression que la série délaissait trop rapidement l'essentiel du sujet, ce qui pourtant en fait son intérêt : une exploration de la religion juive et de la culture juive d'Algérie.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/2012/04/23/le-chat-du-rabbin-tomes-1-a-5..