ISBN : 2205053698
Éditeur : Dargaud (2003)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 103 notes) Ajouter à mes livres
Le tome 1 du Chat du Rabbin, la Bar-Mitsva, a été unanimement salué par une critique dithyrambique, conquise par l’intelligence, l’humour et la finesse de cet album. "Le Malka des Lions" ne risque pas de les faire changer d’avis et conforte Joann Sfar dans son statut d’... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par alouett, le 23 avril 2012

    alouett
    « le chat du rabbin raconte l'histoire d'un félin doué de parole dans l'Alger du début du XXe siècle. Il peut en effet parler après avoir dévoré le perroquet de la maison. le rabbin lui interdit alors de voir sa fille Zlabya car le chat ne dit que des mensonges ou des vérités blessantes. Afin de revoir sa maîtresse, le chat du rabbin demande donc tout naturellement à faire sa Bar-Mitsvah.
    Au fil des albums, le chat du rabbin perdra et retrouvera la parole. À certains moments, il pourra communiquer uniquement avec les autres animaux ou certaines personnes, tel le peintre russe. Il est le narrateur de l'histoire et à travers lui, on découvre la culture juive d'Algérie. Il ne manquera pas d'observer avec un regard critique les errements et défauts des humains qui l'entourent. Il voyagera à Paris afin de rencontrer les parents de Jules, l'époux de Zlabya, ou à travers toute l'Afrique pour trouver Jérusalem d'Afrique. Cette série est une magnifique fable qui nous fait découvrir la culture juive séfarade. » (synopsis présenté sur le site de la série).
    -
    Tout vient à point à qui sait attendre… oui mais voilà, à l'instar d'Alim le Tanneur, ce n'est pas venu ! J'ai pourtant lu les cinq tomes d'une traite, apprécié les dialogues et le sens de la répartie du félin. J'ai également aimé ce graphisme bancal, exagéré mais qui sait être rond, suave, sensuel ou incisif quand il le faut. Il en est de même pour les couleurs de Brigitte Findakly, elles accompagnent ce récit d'atmosphères différentes et permettent à cette découpe redondante des planches (3 bandes / 2 cases) de ne pas lasser le lecteur. le rythme est là tout, Sfar a trouvé une bonne distanciation entre narration et traitement des sujets de société abordés au fil des cinq tomes (religion, légende urbaine, couple, différence, racisme…).
    La série n'a plus besoin du nom de son auteur pour rassembler des centaines de lecteurs à chaque sortie. le premier tome a été récompensé en 2003 par le Prix du Jury Œcuménique de la Bande dessinée et la série a obtenu l'Eisner Award de la meilleure série étrangère en 2006. Enfin, l'année dernière était consacrée à la sortie du film événement : une adaptation cinématographique du Chat du Rabbin.
    Mais avec cet album, Sfar ne me permet pas de m'immiscer outre mesure dans ce monde fictif. Je trouve que le passage à Paris souffre de longueurs narratives conséquentes. Dans l'ensemble, la présence des gendre et Maître du Rabbin crée des lourdeurs. J'ai eu l'impression que la série délaissait trop rapidement l'essentiel du sujet, ce qui pourtant en fait son intérêt : une exploration de la religion juive et de la culture juive d'Algérie.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2012/04/23/le-chat-du-rabbin-tomes-1-a-5..
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    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 25 novembre 2007

    chartel
    Lire un deuxième tome d'une BD est toujours moins exaltant que la lecture du premier tome puisqu'il n'y a plus la découverte des personnages, d'un style de narration ainsi que du dessin. Mais c'est tout même un vrai plaisir de suivre les pérégrinations de ce chat, toujours aussi curieux, si proche de son maître, le vieux rabbin. Cette histoire s'apparente, par instants, à un documentaire sur les rites, les traditions des communautés juives en Algérie, avec une réflexion sur les difficultés à vivre ensemble dans un pays où cohabitaient colons européens, Juifs, Arabes et Berbères. Les injustices de la colonisation y sont mises en lumière, mais toujours de manière anodine, donnant toute sa force à cette histoire.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Gregor, le 26 octobre 2011

    Gregor
    Le trait de Sfar n'est jamais d'une extrême lisibilité mais cet auteur n'a pas son pareil pour écrire des histoires sans pincettes, mêlant dérision et philosophie, fluidité et trouvailles narratives. Son talent n'est plus à démontrer. Ses récits, souvent caustiques, débordent d'aisance. Dans cette série précisément, il s'emploie une fois encore à dynamiter les préjugés. Mais il s'agit cette fois-ci de religion essentiellement. Et d'un chat à l'esprit très réconfortant, et qui sait montrer les dents au sens propre comme au figuré. On ressort de cette lecture conquis. C'est une histoire inspirée comme une méditation, chargée de couleurs et de paysage, drôle et coupante par son style.
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    • Livres 5.00/5
    Par csapin, le 30 avril 2012

    csapin
    Quand on commence par le vrai commencement que d'aucuns zappent souvent, l'on espère que la suite sera aussi délectable que les excellentes préfaces.
    C'est le cas.
    D'ailleurs, cette savoureuse aventure philosophique aux brillantes digressions théologiques est une telle réussite que le film d'animation devrait sortir très prochainement. Prêteront leux voix aux personnages hauts en couleurs François Morel (le chat), Maurice Bénichou (le rabbin), Hafsia Herzi (Zlabya) ainsi que Jean-Pierre Kalfon ou encore Marguerite Abouët (auteur d'aya de yopougon dont le tome 5, c'est à noter, est à paraître le 5 novembre et l'adaptation cinématographique est dans le pipe).
    C'est pédagogique, c'est farfelu, c'est profond... Bref, c'est drôlement génial, génialement drôle et les dessins sont fantastiques.
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    • Livres 2.00/5
    Par MissG, le 19 novembre 2011

    MissG
    Je ne sais pas si c'est parce que je commence à m'habituer au graphisme mais j'ai pris plus de plaisir à lire ce deuxième tome que le premier.
    L'histoire continue mais cette fois-ci le Rabbin se sent en danger car il se retrouve obligé de passer un examen d'orthographe.
    Cet examen sera le tournant de l'intrigue, car le chat perdra la parole à cette occasion, la fille du Rabbin rencontrera un jeune Rabbin venu de France et finira par se fiancer avec lui.
    L'histoire éclate à partir de cet instant et laisse présager de ce qui se passera dans les tomes suivants, certainement du dépaysement.
    L'un des passages que j'ai préféré est lorsque le chat lui fait faire une dictée à partir des Fables de La Fontaine, c'est un moment très drôle tout en étant très ironique.
    C'est un album très drôle, avec des personnages hauts en couleur, d'ailleurs celui du Malka des lions est sans doute l'une des raisons pour lesquelles j'ai trouvé ce tome plus vivant que le premier.
    Le chat a toujours autant de traits d'humour et de réflexions intéressantes, même s'il y a un peu moins de philosophie dans ce tome-ci.
    Il y a beaucoup d'humour, de tendresse et d'intelligence dans les propos développés, ce tome est assez agréable à lire et je pense continuer cette série.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/11/le-chat-du-rabbin-tome-2-..
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Citations et extraits

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  • Par MissG, le 19 novembre 2011

    - Tiens, rends-toi utile. Dicte-moi.
    - Bien ... "Daphnis et Alcimadure ..."
    - Qu'est-ce que c'est ?
    - C'est le titre.
    - C'est une fable de La Fontaine qui a un titre pareil ?
    - Oui.
    - Choisis-en une autre.
    - Bien. "Le cierge"
    - C'est tout ce que tu as trouvé ? Une autre fable, vite.
    - Hmf ... "Jupiter et le Passager". "Ô combien le péril enrichirait les dieux ...
    - Les dieux ?
    - Oui.
    - Non, ça ne va pas. Trouve-moi une fable monothéiste. Avec des animaux. Des animaux normaux, dont on sait le nom.
    - Bien. "Le chat, la belette et le petit lapin", ça vous va ?
    - Oui.
    - Non, parce que si vous voulez, je peux chercher une fable composée uniquement d'animaux cashers.
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  • Par chartel, le 25 novembre 2007

    -Tu sais quoi, on devrait vivre dans une grotte et juste être dans notre coin. J'apporte mes Livres, toi, tes chansons...

    -Non. Un jour, Allah nous le reprocherait. Nous serions comme Jonas qui accordait plus d'importance à un arbre qu'aux gens.

    -Et alors? Est-ce qu'on n'a pas le droit de dire qu'on a beaucoup fait pour les autres et qu'ils nous fatiguent et qu'on est vieux et qu'on veut être tranquilles?

    -Non.
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  • Par lilimarylene, le 24 mars 2012

    "Bien. "Le chat, la belette et le petit lapin", ça vous va ?
    - Oui.
    - Non, parce que si vous voulez, je peux chercher une fable composée uniquement d'animaux cashers.
    - Ah ! Tais-toi et lis.
    - Je me tais ou je lis ?
    - Lis."
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  • Par canel, le 08 juillet 2011

    Chez les Juifs, on ne dit le nom de Dieu que pendant les vraies prières. Quand on apprend les prières, on ne dit pas "adonaï", on dit juste "adochem" pour ne pas dire le nom sacré vraiment. (...) Quand on écrit le nom de Dieu, il faut être certain que le papier où c'est écrit ne sera jamais jeté. Tout papier où figure le nom de Dieu est comme un être vivant. Quand les livres de prières sont vieux et inutilisables, on les porte en terre au cimetière comme s'ils étaient de vieux sages. Celui qui brûle un livre ou la Torah sera jugé comme le pire des meurtriers. Rien ne peut l'excuser ni effacer sa faute, ni la passion ni l'ignorance. (p. 71 de l'édition intégrale)
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  • Par colimasson, le 24 mars 2011

    Chez les juifs, on ne dit le nom de Dieu que pendant les vraies prières. Quand on apprend les prières, on ne dit pas « Adonaï », on dit juste « Adochenm » pour ne pas dire le nom sacré vraiment. Même « Notre Dieu », « Elohénou », on ne le dit pas vraiment ; on dit « Elokénou », comme si hors de la prière nous avions autant d’eau dans la bouche que Pharaon se noyant dans la Mer Rouge.
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Joann Sfar - Les lumières de la France : volume 1, La Comtesse Éponyme .
Samedi 1er octobre 2011, Joann Sfar dédicace à la Librairie Mollat son ouvrage "Les lumières de la France : volume 1, La Comtesse Éponyme" aux éditions Dargaud.http://www.mollat.com/livres/joann-sfar-les-lumieres-france-9782205067064.htmlNotes de musique : Mozart - 10 sonate en ré majeur, K 576.








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