> René Solis (Traducteur)

ISBN : 2743618396
Éditeur : Payot et Rivages (2008)


Note moyenne : 2.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

" En bon Mexicain, Héctor Belascoaràn Shayne n'était pas du genre à s'effrayer devant l'absurde. Il était mexicain et borgne, de sorte qu'il voyait la moitié de ce que voyaient les autres, mais de façon plus nette... Le pays... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 02 novembre 2011

    cicou45
    J'avoue que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire car celle-ci est en faite double.
    D'un côté, le lecteur rencontre le personnage d'Hector Monteverde, résidant à Mexicio, qui fait appel aux service d'un détective privé, un autre Hector répondant au nom de Belascoarán car il reçoit, depuis quelques temps déjà des messages téléphonique de la part d'un mort : Jésús María Alvarado. Les deux hommes se sont bien connus durant leur vivant puisqu'ils ont été compagnons de cellules durant leur peine de prison, injustifiée d'ailleurs, et jusqu'à ce qu'Alvarado soit assassiné plus de trente ans plus tôt.
    De l'autre, nous avons affaire aux zapatistes dont le repère est basé dans l'état de Chipas. L'un d'eux, Elías Contrarios, se distingue lorsque « Le Sup'» fait appel à lui afin qu'il aille enquêter à Mexico sur un certain Morales qui serait l'auteur de nombreuses monstruosités et serait également coupale du meurtre du fameux Jésús María Alvarado pour ne citer que lui.
    C'est donc ici que nos deux affaires se rejoignent mais avant d'aller plus loin dans ma critique, il faut d'abord que je vous apporte quelques précisions afin de faciliter votre compréhension. Ce n'est qu'après recherches que j'ai moi-même appris que l'armée zapatiste est un mouvent de gauche basé à Chipas qui se donne pour mission de combattre les injustices commises par les partis de droite et d'extrême-droite et de défendre les droits des populations indigènes habitant au Mexique. Attention, ne vous-méprenez pas, le mot « indigène » n'est absolument pas employé dans un sens péjoratif mais distingue simplement, pour ne citer que, les indiens des mexicains.

    Roman assez complexe car il mêle un trop grand nombre de données à mon goût, certaines qui relèvent d'un véritable documentaire et d'autres qui ne sont que pure fiction. L'écriture n'est pas toujours évidente à comprendre en raison du langage parlé et non écrit qu'utilise souvent l'auteur mais je dois tout de même reconnaître quelques qualités à cet ouvrage, à savoir d'une part, qu'il est extrêmement riche en ce qui concerne l'histoire du Mexique, souvent méconnue et que cela m'a poussé à en savoir plus sur cette dernière et, d'autre part, que le lecteur ne s'attend pas du tout à une tournure dans le roman de ce genre là. Je n'en dirais pas plus sinon cela gâcherait tout le plaisir de la découverte mais, si vous êtes motivés et que vous êtes sans arrêt en quête d'instruction, au niveau politco-historique, alors je vous recommande fortement cette lecture. J'avoue que la politique n'étant pas trop mon fort, c'est certainement ce qui justifie la note que j'ai octroyé à ce livre que j'ai également trouvé un peu trop cru par moments. Une lecture qui restera pour moi enrichissante cependant !
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    • Livres 1.00/5
    Par Taraxacum, le 26 mai 2012

    Taraxacum
    Celui-ci, je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes mexicain ou avez une maitrise en sciences politiques mexicaines. C'est tellement bourré de réferences à des affaires mexicaines (principalement des scandales liés à de la corruption ou des assassinats, ça a l'air d'un pays sympa quand on est homme politique/journaliste/militant) que c'en est incompréhensible pour le lecteur banal...Franchement frustrant, donc.
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 20 avril 2012

    BVIALLET
    Un certain Alvarado, récemment assassiné, téléphone d'outre-tombe pour accuser une sombre crapule d'extrême-droite, Morales, de crimes, trahisons et de nombre d'exactions tant à Mexico qu'au Chiapas. le sous- commandant Marcos nomme un indien, Elias Contrarios pour mener l'enquête et retrouver Morales. Il sera aidé dans sa tâche par Hector Belascoaran, détective borgne qui « voit seulement la moitié de ce que voient les autres mais de manière plus nette » et héros récurrent des romans de P.I.Taïbo II, ainsi que d'un groupuscule zapatiste appelé « Personne ».
    Improbable roman policier ne s'encombrant pas trop de vraisemblance, ce livre écrit à quatre mains avec le célèbre sous-commandant Marcos, personnage emblématique de la contestation indienne, devrait rencontrer le succès de curiosité escompté par l'éditeur. Il est bien évident que l'intérêt d'un tel bouquin n'est ni dans son intrigue peu élaborée, ni dans le style de ses auteurs (langage parlé pour Taïbo et rapport type comité central pour Marcos) mais dans la description apocalyptique d'une société mexicaine en proie à mille maux: corruption, prévarication, assassinats, trahisons, tueries et saccages en tout genre. Si l'on croit ce qu'on nous raconte, c'est pire que tout ce qu'on peut s'imaginer vu d'ici. Bien entendu, ce genre de texte relève plus de la propagande que de la littérature avec son côté manichéen (les gouvernements sont tous pourris, les zapatistes tous charmants) un tantinet agaçant à la longue.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par cicou45, le 31 octobre 2011

    "Mais le Mal n'est pas une entité, un démon pervers et maléfique, à la recherche de corps à posséder pour en faire des instruments des maux, des crimes, des programmes économiques, des fraudes, des camps de concentration, des guerres de religion, des lois, des procès, des fours crématoires, des chaînes de télévision. Non, le Mal est une relation, une façon de se positionner face à l'autre. Se transformer volontairement en bourreau. Et transformer l'autre en victime."
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  • Par cicou45, le 01 novembre 2011

    "_Tu vois, il y a comme de la haine contre ce qui est différent. Et cette haine, ce n'est pas seulement que tu es mal considéré, qu'on se moque de toi, qu'on fait des plaisanteries sur toi ou qu'on t'humilie et qu'on t'insulte. C'est quelque chose qui peut aller jusqu'au meurtre. [...], ils nous tuent juste parce que notre différence les rend fous. Et en plus, rien que parce que nous sommes ce que nous sommes, dès qu'il se passe quelque chose, nous sommes les premières ou les premiers qu'on soupçonne parce qu'ils pensent que notre différence n'est pas naturelle, que c'est une perversion, quelque chose de mal."
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  • Par cicou45, le 31 octobre 2011

    "Et j'ai eu peur. Très peur. Pas la peur de l'inconnu. Non, c'était plus rationnel. Peur du connu. Peur de la longue suite de défaites historiques. Peur de l'habitude et de la résignation que provoque en nous une opération où nous apparaissons toujours dans la colonne des soustractions et des divisions, jamais dans celle des additions et des multiplications."
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  • Par cicou45, le 01 novembre 2011

    "De toute façon, je ne sais pas vous, mais moi j'en ai marre de ces polars où tous les personnages sont super intelligents et cultivés, et où le seul imbécile c'est le lecteur."
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  • Par cicou45, le 02 novembre 2011

    "Le mal, il est dans l'incapacité des gens à essayer de comprendre la différence, parce qu'essayer de comprendre, c'est déjà respecter. Et les gens, ils pourchassent ce qu'ils ne comprennent pas."
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MORGANE MARVIER_IDENTITÉ LITTÉRAIRE
7 mars 2012 Les livres nous inspirent nous marquent et nous ouvrent des horizons insoupçonnés. Ils nous accompagnent, aiguisent notre pensée et résonnent en nous bien après qu'on en ai terminé la lecture. Chaque lecteur à son propre parcours littéraire. Certaines lectures sont plus significatives que d'autres. Elles ont ponctué une étape de notre vie, nous ont révoltées ou complètement transportées. Chaque invité se dévoile le temps de trois livres. Bienvenue à Identité littéraire. ANIMATRICE: ANNE-PASCALE LIZOTTE Libraire et passionnée de littérature, Anne-Pascale est directrice générale et artistique de l'organisme Diffusion aire libre. Elle est également responsable de la programmation culturelle de la Librairie Monet. MORGANE MARVIER Morgane Marvier est assistante-gérante à la Librairie Monet. Elle siège sur le jury du Prix St-Pacôme du roman policier et relate ses lectures de polar sur son blogue Carnets Noirs. CHOIX DE MORGANE MARVIER Désolation de David Vann le Dahlia Noir de James Ellroy Jours de combat de Paco Ignacio Taïbo II











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