Steffi se sent comme ce sous-marin suédois coulé par la marine allemande, perdue dans les profondeurs de la mer. Tout va mal en ce début de troisième année en Suède. Elle risque de perdre la bourse qui finançait ses étu... > voir plus
J'ai préféré ce troisième au deux premiers qui étaient quand même géniaux. Tout d'abord, il s'agit du tome qui m'a fait le plus pleuré pour deux raisons, le comportement de Nelli et la deuxième que je ne dévoilerais pas. En effet, Nelli devient ingrate, oublie ses parents, ... De plus, Steffi est en pleine adolescence, elle se découvre, ... Enfin, pour résumer, je dirais que ce tome est... comment dire... plus interessant que les autres au point de vue de la psychologie du personnage principale, Steffi. Peut-être parce qu'elle se rapproche plus de la nôtre malgré le fait que nous n'ayons pas les mêmes préoccupations mais elle se pose des questions par rapport à elle, aux relations que peuvent entretenir les filles et les garçons, ...
Lecture jeune, n°120 - Avec ces deux volumes s’achève le cycle romanesque qu’Annika Thor a consacré au destin de deux soeurs juives, Steffi et Nelli, réfugiées en Suède durant la Seconde Guerre mondiale. Il s’ouvrait sur leur difficile acclimatation, loin de leurs parents restés à Vienne dans l’attente d’un visa pour les Etats-Unis (Une île trop loin). Le second tome les montrait bien intégrées dans leur famille d’accueil, mais confrontées à l’antisémitisme à l’école (L’étang aux nénuphars, LJ n°116). Les profondeurs de la mer est également rythmé par l’attente des lettres des parents. Steffi l’aînée, garante de l’unité familiale, s’inquiète de voir sa soeur rechigner à leur répondre. Elle obtient une bourse pour étudier au lycée, mais sa joie est anéantie par une nouvelle bouleversante : sa mère est morte en camp de concentration. Vers le large présente Steffi bachelière et amoureuse. La guerre touche à sa fin, et elle tente de retrouver la trace de son père. Nelli à l’inverse se sent pleinement suédoise : elle se remémore à peine son enfance autrichienne et se réjouit d’être bientôt adoptée par sa famille d’accueil. Leur équilibre tout juste retrouvé, les deux soeurs doivent faire face à un dilemne : leur père est vivant et leur écrit qu’il aimerait émigrer avec elles aux Etats-Unis… Le cycle se clôt avec le départ des jeunes filles pour l’Amérique, et le lecteur regrette de ne pas assister à ces retrouvailles tant attendues ! Il retrouve cependant avec plaisir les qualités des précédents volumes : fluidité du style, maîtrise d’une narration classique, émotions restituées avec finesse et nuance. On ne peut rester insensible au destin de ces deux héroïnes positives et responsables, auxquelles on peut néanmoins reprocher un côté trop sage, trop lisse. Ce cycle intéressera avant tout les adolescentes qui leur ressemblent, et toutes celles qui se montrent curieuses du sort des enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Gaëlle Glin