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ISBN : 2283024773
Éditeur : Buchet-Chastel (2012)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 91 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Claire, fille de paysans du Cantal, est née dans un monde qui disparaît. Son père le dit et le répète depuis son enfance : ils sont les derniers.

Très tôt, elle comprend que le salut viendra des études et des livres. Elle s'engage donc dans ce travail ave... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 04 novembre 2012

    carre
    Justesse des phrases, un travail d'artisan, d'orfèvre même, Marie-Hélène Lafon aime la langue, chaque mot est pesé, soupesé, elle a ce don de retranscrire les sensations, les odeurs. « Les pays » transpire à chaque ligne ce savoir-faire. Son personnage Claire découvre un monde jusqu'alors inconnu, elle n'y adhère, elle s'en imprègne que petit à petit.
    Mais la terre natale s'éloigne au profit de l'urbanisation, Claire s'en détache tout en gardant dans un coin du cœur, ces valeurs.

    Loin du tumulte et des vaines joute verbales parisiennes, Lafon creuse un sillon, original, atypique. Il y a du Raymond Depardon chez cette femme, sa manière de montrer cette fierté paysanne dur à la besogne, amoureux d'une terre encore préservée (pour combien de temps ?), et puis le choix des jeunes de connaitre autre chose, la ville et ces lumières, le savoir, les rencontres, l'envie d'une vie professionnelle moins dure (l'est-elle ?), autant de chemins que Lafon explore avec un talent et une grâce en tout point remarquable.
    A déguster sans modération.
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    • Livres 5.00/5
    Par nadejda, le 16 septembre 2012

    nadejda
    Claire vit deux vies dans deux mondes séparés celui du petit village de Neussargues dans le Cantal d'où elle est issue et Paris où elle est «montée» pour poursuivre des études de lettres à la Sorbonne.
    Parfois les deux mondes se rencontrent au hasard d'évènements, d'objets qu'elle croisent sur son chemin...
    «Longtemps Claire avait tu ses enfances, non qu'elle en fût ni honteuse ni orgueilleuse, mais c'était un pays tellement autre et comme échappé du monde qu'elle n'eût pas su le convoquer à coup de mots autour d'une table avec ses amis de Paris. Elle avait laissé parler les choses pour elle, un morceau de frêne à l'écorce grenue, ou une ardoise festonnée de lichens roux qu'elle avait conservée au moment de la réfection du toit de la grange, dix ans après son départ.»
    Mais l'éloignement est là, l'écart se creuse, géographique et dû au temps qui passe et qui sépare.
    «Pays quitté, quitté comme on répudie, comme on déserte. Pour faire sa vie. La vie De Claire s'était faite dans la ville des études, ville foisonnante dont elle ne songeait pas à partir.»
    Elle ne verra plus les choses de la même façon tout en restant attachée à ses deux pays. Devenue professeur, elle s'achètera une maison dans le Cantal et fera des allers et retour entre son appartement parisien et cette maison. Elle a besoin des deux.
    Lors de la visite de son père et de son neveu qu'elle reçoit chez elle on peut mesurer malgré ce qui les lient, l'écart qui s'est creusé entre eux. Chacun a évolué différemment
    au cours des années.
    J'aime la sensualité et la gourmandise de Marie-Hélène Lafon qui sourdent de son écriture précise, ciselée, de ses phrases aux mots choisis qu'elle a dû faire tourner longuement en bouche.
    Elle analyse peu les sentiments, reste à distance, le corps tient une très grande place dans ses livres.
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    • Livres 5.00/5
    Par patatipatata, le 08 décembre 2012

    patatipatata
    Ce livre de Marie-Hélène Lafon éclaire tous les autres. Qu'il s'agisse de «Gordana» à l'accent rauque des pays de l'est, «Mo» à la lisière de l'existance, où Annette qui fait le chemin inverse De Claire, dans «L'annonce», il me semble que tous les livres de Marie-Hélène Lafon ont un point commun. Ils racontent le déracinement (le dé-paysement), le ré-apprentissage d'une langue, l'appropriation difficile de nouveaux codes. Changer de pays, de territoires ou de terroirs relève de la même expérience.
    Mais là où certains restent dans la nostalgie du pays perdu, d'autres dans l'oubli volontaire de leur première vie ; le personnage De Claire dans «Les pays» a su construire des passerelles entre l'ici et le nouvel ailleurs ; partir et revenir sans rien renier du tout ; enrichie d'un nouveau regard où le lisse côtoie le rugueux ; le mot savant, l'expression populaire. L'écriture de Marie-Hélène Lafon est de haute couture, inventive, belle, sensible et possède cette justesse de ton qui émeut au plus profond.
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    • Livres 3.00/5
    Par herveGAUTIER, le 07 mars 2014

    herveGAUTIER
    N°683– Octobre 2013.
    Les paysMarie-Hélène LAFON- Éditions Buchet Chastel.
    Pour un agriculteur, on disait plutôt un cultivateur ou un paysan, même si on n'était pas exposant, aller au salon de l'agriculture, même pour trois ou quatre jours, était toujours un événement, surtout si on venait du Cantal. On aimait marcher dans les allées, regarder et toucher les bêtes même si elles faisaient partie de son quotidien. Ce n'était pas comme ces parisiens qui ne connaissent que le lait en briques et la viande découpée en barquettes au supermarché. C'était aussi l'occasion d'aller à la Capitale, de voir Paris. Pour cela on sollicitait les amis ou la famille et comme tout bons provinciaux on a toujours un cousin qui habite la banlieue et qui pilote les nouveaux-venus dans cette ville où ils ont l'impression d'être dans un pays étranger, presque sur une autre planète.
    Ainsi commence l'histoire De Claire qui y faisait ainsi ses premiers pas. Plusieurs années plus tard, bac avec mention en poche, elle y reviendra, mais comme étudiante à la Sorbonne parce que le métier de paysan, entre les négociations de Bruxelles et les difficultés grandissantes de l'agriculture de montagne, c'était terminé. le père le disait d'ailleurs à la fin des repas de famille « On finissait, on était les derniers » même si cette génération d'agriculteurs a inauguré le confort des machines qui facilitent le travail. Voilà donc Claire, étudiante parisienne en hypokhâgne qui découvre le milieu universitaire avec à la fois la crainte des mandarins méprisant la piétaille estudiantine et une sorte d'admiration pour M. Jaffre, un professeur pas vraiment dans le moule et même un peu rebelle. Elle ne s'y sent pas tout à fait à sa place, peut-être parce qu'elle est fille de paysan et qu'elle y côtoie d'autres étudiants qui remettent leurs pas dans ceux de leur père dans des humanités qu'on fait ainsi de génération en génération. Étudiante besogneuse, effacée mais appliquée, elle ne fréquente guère les autres, se contente de regarder de plus ou moins loin les plus brillants, les plus emblématiques ou les plus flamboyants, et de travailler. Elle leur préfère des « pays », des compatriotes, même si, comme Alain, ils sont magasiniers à la Sorbonne, dédiés à la manutention de livres qu'ils ne lisent pas et dont ils ne comprendraient peut-être pas le texte. Elle vit à Paris mais craint surtout de ne pas être reçue ce qui équivaudrait pour elle à la suppression de sa bourse sans laquelle elle devrait renoncer aux études. Elle travaille dur et les mois d'été, elle les passe derrière le guichet d'une banque pour un supplément d'argent qui lui permettra de s'offrir des vêtements qui la feront un peu plus ressembler à une parisienne. D'ailleurs, elle ne retourne que très rarement en Auvergne, vit pratiquement une existence citadine, de plus en plus étrangère à son pays et ne reçoit des nouvelles de la famille que par la poste.
    Cet intermède estival et bancaire est certes alimentaire mais lui permet surtout d'observer un autre monde, celui du travail, de s'y faire accepter autant par son entregent, sa discrétion que par sa disponibilité mais surtout d'envisager autre chose, une carrière dans la Fonction Publique que lui permettront ses futurs diplômes, avec avantages sociaux et sécurité d'emploi. Cet entracte laborieux lui permet cependant de goûter les conversations oiseuses et sans grand intérêt qui généralement y ont cours, basées plus ou moins sur le quotidien des employés de l'agence et de leur histoire personnelle, de rencontrer tout un aréopage de collègues originaux ou parfaitement inintéressants qui d'ordinaire peuplent le monde du travail... et de jouir de sa position d'intérimaire très temporaire.
    Nous la retrouvons à quarante ans, un peu vieillie, divorcée sans enfant, professeur à Paris, sa ville désormais où elle vit avec métro, trains et appartement sans ascenseur, mais qui passe ses vacances en Auvergne, dans son pays. Ce sont ses deux « terriers », ses deux refuges. Elle est maintenant une vraie parisienne qui reçoit annuellement chez elle sa famille, son neveu et son père, comme un rituel. Elle les initie aux nouvelles technologies, leur montre les avantages du confort moderne, de la vie à Paris, les traîne dans les musées auxquels ce père terrien ne parvient pas à s'intéresser. le temps a passé pour elle comme pour les autres avec son cortège de souvenirs et de regrets d'enfance avec des objets arrachés au passé comme autant de jalons générateurs de mémoire qu'on garde jalousement et qui rappellent le pays quitté, comme déserté, « pour faire sa vie ». Un gouffre s'est creusé entre elle et cette famille au point qu'ils appartiennent maintenant à deux mondes différents qui ne se comprennent peut-être plus . Une bonne illustration de la phrase d'Eugène Delacroix mise en exergue de cet ouvrage «Nous ne possédons réellement rien ; tout nous traverse »

    Il y a beaucoup de Marie-Hélène Lafon dans cette Claire, son départ d'Auvergne, son parcours universitaire, sa vie professionnelle et peut-être familiale ; c'est sans doute vrai mais il reste que ce départ de son « pays », de son décor d'enfance pour un autre univers auquel on doit impérativement s'adapter est, sans aucun doute, commun à tous et que nous tous pouvons, le transposant et au-delà de l'histoire, nous l'approprier.
    Dans une précédente chronique (La Feuille Volante n°671 à propos de « MO »), j'avais dit mon sentiment à propos du style que je trouvais trop haché, trop minimaliste, simplifié à l'extrême et à mon sens trop peu agréable à lire pour un lecteur peu averti comme moi. Je ne l'ai heureusement pas retrouvé ici, bien au contraire. La phrase est, dans ce roman, plus ample même si elle est un peu longue, plus précise, plus poétique parfois, plus colorée, impertinente quelquefois, illuminée à l'occasion de mots vernaculaires (Le vent de neige se dit en Auvergne « écire » ou « burle ») et fort agréablement enlevée avec ce rien d'humour qui vous la fait relire rien que pour le plaisir. J'ai donc lu ce livre avec délectation, un peu à cause de l'histoire, un peu à cause de la musique et de la justesse des mots, de l'odeur des lieux, de la suavité des paysages décrits et peut-être aussi de la nostalgie qu'il distille. Et puis j'apprécie toujours quand un auteur m'emmène avec lui pour un bon moment de lecture et surtout quand il sert, avec sa plume, notre si belle langue française.



    © Hervé GAUTIER - Octobre 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com

    Lien : http://hervegautier.e-monsite.com
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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 30 octobre 2012

    litolff
    Claire est « montée » à Paris pour faire ses études supérieures de lettres classiques à la Sorbonne.
    Elève studieuse au pensionnat, elle se retrouve solitaire et besogneuse sur les bancs de la fac : son Cantal natal a laissé en elle une empreinte indélébile qui la tient à distance de la légèreté et de la frivolité parisiennes.
    Rien de léger en Claire ; absorbée par des études exigeantes, elle rechigne à se défaire de sa gangue paysanne, alors elle travaille et elle observe ses congénères et la facilité déconcertante avec laquelle ils ont apprivoisé des arts dont elle n'avait jamais entendu parler…
    Et Claire, elle aussi, finit par apprivoiser la ville, ses bruits, ses odeurs, la promiscuité, et prendre une certaine distance avec la ferme, le pays et sa famille ; elle finit, sans devenir une autre, par absorber la ville tout en conservant ses attaches terriennes et paysannes.
    Tout en racontant un monde qui meurt, le monde des paysans, forçats de la terre et esclaves de leurs bêtes, Marie-Hélène Lafon évoque un passage , le sien , qui est aussi celui de beaucoup de provinciaux « montés » à la capitale, je m'y suis également reconnue… et c'est avec une langue virtuose et profondément charnelle qu'elle relate cet arrachement et cette métamorphose.
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Critiques presse (3)


  • Lhumanite , le 19 novembre 2012
    Acharnée à fouiller le terreau des origines dans 
une écriture d’un rigoureux classicisme, [l'auteur] construit 
un ensemble d’une forte cohérence, en lequel rien 
de moins qu’une œuvre se donne à reconnaître.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • LeFigaro , le 09 novembre 2012
    Son huitième roman, Les Pays, confirme que [Marie-Hélène Lafon] est un écrivain de haut rang.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Telerama , le 17 octobre 2012
    Ce roman d'initiation ne dit pas seulement l'absence et la transformation, il est aussi un hymne à la langue, du parler régional à la phrase érudite. Les pays de Marie-Hélène Lafon sont ceux de l'écriture, qu'elle nous transmet pour nous ­aider à rentrer chez nous.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par jackycaudron, le 14 février 2013

    "Un tel afflux de livres, rassemblés au même endroit, éventuellement sur plusieurs étages, la privait de tout discernement...
    C'était trop de tout , et tout à la fois d'un seul coup.
    Les livres qu'elle n'avait pas lus, ceux qu'elle ne lirait jamais, et ceux, perfides entre tous,qu'elle aurait du avoir lus, auparavant, dans les lointaines années de sa première vie, tous les livres étaient là, en bataillons réglementaires, en régiments assermentés, offerts et refusés, gardés par des créatures minces et bien vêtues, qui faisaient, à l'entrée des rayons, barrage de leur corps policés et dont la carnation distinguée semblait emprunter à la matière même des ouvrages les plus précieux"
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  • Par nadejda, le 16 septembre 2012

    Elle respire sa ville aimée, sa seconde peau, elle hume le fumet familier qu'elle ne parvient pas tout à fait à démêler ; c'est, tout entassé, machine et chair, rouages et sueurs, haleines suries et parfums fatigués sur poussière grasse, c'est animal et minéral à la fois ; c'est du côté du sale et elle se coule dans cette glu, elle prend place s'insère dans le flot. Son pas résolu claque sur le sol dur, ses bottines à lacets et talon bobine sont lustrées comme de petits sabots de cavale d'apparat. La ville s'apprend par le corps et retrouve par lui, le pas sonne et claque comme il ne saurait le faire sur la terre souple de l'autre pays.
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  • Par liratouva2, le 28 février 2013

    Un tel afflux de livres, rassemblés au même endroit, éventuellement sur plusieurs étages, la privait de tout discernement; c’était trop de tout, et tout à la fois, d’un seul coup. Les livres qu’elle n’avait pas lus, ceux qu’elle ne lirait jamais, et ceux, perfides entre tous, qu’elle aurait dû avoir déjà lus, auparavant, dans les lointaines années de sa première vie, tous les livres étaient là, en bataillons réglementaires, en régiments assermentés, offerts et refusés, gardés par des créatures minces et bien vêtues qui faisaient, à l’entrée des rayons, barrage de leurs corps policés. (…)

    Claire, sitôt franchi le seuil fatidique, se défaisait, se liquéfiait, lamentable et démontée. Elle balbutiait des références inaudibles que la créature préposée daignait écouter, laquelle créature se révélait infaillible, élucidait le galimatias et, sans honorer la suppliante d’un regard, désignait d’un geste le livre quémandé qui reposait là, juste là, devant, devant vous, devant elle, là en piles, sur la table des œuvres au programme. Les livres coûtaient cher et elle en achetait le moins possible, se limitant aux manuels fondamentaux et aux textes de littérature française, latine ou grecque. Elle empruntait en bibliothèque les ouvrages de glose auxquels elle n’entendait le plus souvent à peu près rien, en dépit de ses lectures opiniâtres, crayon en main, en dépit des fiches hérissées de citations qu’elle tournait, retournait, triturait, malaxait. …
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  • Par Loutre_des_Rivieres, le 02 octobre 2012

    Claire ne voulait pas de toile cirée; qui était pourtant bien pratique et facile à nettoyer, elle n'aimait pas non plus les bouteilles en plastique sur la table, l'eau était servie dans une carafe bleue, elle tolérait la limonade mais il sentait que cela ne lui plaisait pas, elle faisait l'effort, pour trois jours elle supportait. Elle avait aussi la manie de changer les assiettes pendant les repas, elle disait que le lave vaisselle était là pour ça, se levait, allait, venait [...] C’était des façons, des manières qu'elle avait prises dans sa belle-famille et gardées ; il sentait ça allaient plus ou moins avec les bottines, les manteaux en velours, les gants serrés, le vinaigre marron et l'écrivain italien ; elle avait toujours été un peu comme ça, même petite, déjà, quand elle avait huit ans, il l'avait bien vu, et il le lui disait des fois à table, elle était une bourgeoise, elle faisait pas de bruit en mangeant la soupe.
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  • Par Loutre_des_Rivieres, le 02 octobre 2012

    Ce bâtiment (Le Louvre) aussi, c'était quelque chose, on n'en faisait pas le tour, même avec la pyramide en plexiglas, comme le pare-brise des tracteurs modernes, qui datait aussi de Mitterand et s'arrangeait plus ou moins avec le reste qui remontait aux rois, et même au Moyen Age. Il ruminait et brassait cette fatrasie de dates et de périodes, parka ouverte, écharpe dénouée, tête nue, abasourdi d'idiomes entrelacés, ballotté de salle en salle, assis débout, mains croisées dans le dos, vaillant ; le corps penché, planté, il répétait, ils sont beaux les sols ils sont beaux.
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Rencontre litterature / Jerome Meizoz avec Marie-Helene Lafon et Pierre Bergounioux / 04.06.2013
Jérôme Meizoz est un écrivain suisse né en 1967, enseignant à l'Université de Lausanne et, cette année, à l'Ecole Normale Supérieure de Paris. Egalement crit...








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