ISBN : 2246707919
Éditeur : Grasset (2006)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Je sais, au fond, que je ne partirai plus. Jamais. Nulle part. Ainsi conserverai-je intacte ma collection de pays inexplorés. Ces lointains qui m'ont fait rêver enfant. La mort de ma mère eût été une belle occasion de partir. Dans l'Atlantique Sud, puisqu'elle m'avait f... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par erellwen, le 26 juin 2010

    erellwen
    J'ai lu ce court roman en quelques heures, dans un grand plaisir. C'était ma première rencontre avec une oeuvre d'autofiction. L'auteur y raconte comment, après la mort d'une mère dont on ne pouvait certe pas dire qu'elle avait été suffisament bonne, l'auteur se voit confier la mission de déverser les cendres de la défunte dans L'Atlantique Sud. Il s'en fait un devoir, alors même que sa névrose l'empêche depuis son adolescence d'entreprendre le moindre voyage, alors qu'enfant il avait développé une passion intense pour l'exotisme. Nous le suivons donc dans son travail analytique, ses nombreuses tentatives avortées de départ, ses recherches pour découvrir le sens donné par sa mère, qu'il découvre femme, à L'Atlantique Sud. Au bout du chemin, on entrevoit la guérison.
    Initialement, j'ai été un peu bousculée par l'humour pour le moins noir déployé autour des obsèques de la mère de l'auteur. Puis très vite, j'ai été séduite par la fausse légèreté avec laquelle il décrivait les rets de la névrose qui l'enfermaient dans un monde de plus en plus étriqué, et ses tentatives, touchantes, pour en sortir.
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  • Par mesapol, le 05 février 2011

    mesapol

    Une tragédie ouvre ce livre : la mort de la mère de famille. Après une longue maladie, Anne, la maman, meurt ce qui est l'occasion pour ses enfants de ce retrouver autour de ce décès. C'est également le moment que choisit Jérôme pour se remettre en question et revenir sur son passé. D'autant plus que la dernière demande d'Anne est que ses cendres soient répandues dans L'Atlantique Sud. Jérôme aime voyager mais de façon inerte ". Ce qui complique la tâche puisque c'est lui qui est chargé du voyage. Un livre plein d'humour noir ou plutôt décaler qui met le doigt sur des évènements troublants de la vie tout en restant " léger ". J'ai beaucoup aimer la façon de narrer de l'auteur, qui nous invite dans son intimité sans ce prendre au sérieux et en nous mettant à l'aise en utilisant cette dérision dur lui-même et sur les événements qu'il vit et que son entourage vit avec lui.Cet ouvrage referme également une grande sensibilité et une sorte de tendresse qui nous poussent à nous attacher à ce personnage qui a une vie de vieux garçon. Une belle lecture !
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    • Livres 4.00/5
    Par Inextenso, le 01 février 2011

    Inextenso
    L'Atlantique Sud est une histoire triste. L' histoire triste et un peu déprimante d'un homme qui décide - pour honorer la promesse faite à sa mère de disperser ses cendres dans L'Atlantique Sud - d'affronter ses peurs, sa famille et de découvrir son passé. Et pourtant, L'Atlantique Sud est un roman extrêmement drôle à l'humour parfois noir (les premières pages du livre sont un régal pour les amateurs du genre) et souvent bon enfant plein de bons mots, de vieux slogans publicitaires oubliés, de petites trouvailles et de répliques qui font mouche (le fait que l'auteur soit scénariste n'est sans doute pas étranger à cela).
    Jérôme Tonnerre (à la fois écrivain et héros du roman) nous compte avec décontraction et légèreté ses phobies et ses névroses. On est dans l'auto dérision et on sourit souvent devant les malheurs de sa vie. C'est cruel mais jubilatoire.
    Il y a une vraie histoire mais l'intérêt de ce petit roman (215 pages) est définitivement dans la façon dont elle est racontée. Il y a quelque chose d'enfantin, de frais et de poétique dans l'univers d'Atlantique Sud

    Lien : http://www.quartier-livre.fr/post/2011/02/01/Atlantique-Sud-Jerome-T..
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    • Livres 2.00/5
    Par gusber, le 23 juillet 2011

    gusber
    La photo du petit Rémi avec son coquillage, est une première de couverture réussie à la Doisneau..vous me voyez venir ?
    Pour le reste: non, non, non!
    Ecrire un livre sur rien avec rien ( attention, cette opinion n'engage que moi ), je deteste!
    Enfin dans l'epilogue ( couru d'avance ) on avance un peu.
    Mais que j'ai eu du mal à terminer en lecture diagonale...
    Désolé!
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    • Livres 5.00/5
    Par tessgeffroy, le 12 décembre 2007

    tessgeffroy
    Inutile de vous le dire il faisait partit du concours du télégrame cette année.
    Une vrai merveille, a ne pas manquer !!!
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Citations et extraits

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  • Par Inextenso, le 31 janvier 2011

    Ces derniers jours, à mesure que l'état de leur mère empirait il avait démoli accidentellement une série de tables, celle de sa kitchenette, une table roulante à l'hôpital, dans un café même. Des verres cassés, rien de plus banal. Mais des tables ? Il venait d'entrevoir le sens de la série noire : Mère-la table devait annoncer Père-Lachaise
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  • Par Inextenso, le 31 janvier 2011

    Leur mère avait, selon l'expression, "déclaré" un cancer. Ce fut une période fertile en déclarations : Laurence, ses orientations sexuelles ; Bertrand, l'impôt sur la fortune ; Bush, la guerre. Vu le contexte, Jérôme avait différé la déclaration qu'il pensait faire, un de ces jours , à une collègue affriolante de l'agence immobilière.
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  • Par Inextenso, le 31 janvier 2011

    Lorsque la menace du martinet était inopérante, elle avait coutume de l'enfermer dans le cagibi à bagages. Il marinait là, des heures, à se morfondre parmi les valises. Cruelle punition pour un aspirant voyageur.
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  • Par blogoculture, le 12 janvier 2011

    Il prétendait souffrir d’une rage de dents. La mère n’était pas dupe de “l’affreux Jojo”. ET ses larmes n’y pouvaient rien changer. Elle le renvoyait en pension avec sa rage dedans
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  • Par line70, le 28 mars 2011

    Les livres l'invitaient au voyage, les voyages à la lecture. Selon le bouquiniste du quai Conti, on devrait lire Kafka avant que de séjourner à Prague, Joyce à Dublin. Pour le rêveur d'Afrique, d'Asie, les passeurs étaient Leiris, Michaux, la collection « Terre humaine », Levi-Strauss. « Je hais les voyages et les explorateurs », l'incipit de Tristes Tropiques, avait de quoi dérouter. Quelquefois, un doute l'effleurait. Et si la littérature suffisait ?
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Jérôme Tonnerre : L'Atlantique Sud
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Jérôme TONNERRE pour son roman autobiographique intitulé "L'Atlantique Sud", où il parle de sa remise en cause personnelle suite au décès de sa mère.








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