ISBN : 2246758319
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 3.16/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
En Allemagne de nos jours. Juliana Kant, première fortune allemande, femme froide, retenue, secrète, mariée, a une aventure amoureuse avec un homme qui a tout du prédateur sexuel, Herb Braun. Au bout de quelques mois, d’un hôtel l’autre, d’un rendez-vous clandestin l’au... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 07 septembre 2010

    Stemilou
    Le roman commence avec cette citation de Norman Mailer :

    « le sexe n'est pas seulement une chose divine et splendide ; c'est une activité meurtrière. Au lit, les gens se massacrent. »

    La famille Kant, une riche famille allemande, et un homme qui était à leur service pendant des années à étouffer les moindres scandales, à corriger chaque problème et le voilà aujourd'hui à soixante dix huit ans à vouloir raconter dans un livre ce que fut sa vie, ou plutôt celle des Kant. Ce nom fait vendre.
    Il est le narrateur d'une vie, celle de Juliana Kant mariée à un ingénieur et dont la liaison extraconjugale bouleversera complètement son existence. Une existence construite sur l'oubli de ses désirs et sur la parfaite maitrise de soi, mais sa rencontre avec Herb Braun, photographe de guerre, va faire voler en éclats sa si paisible vie.

    Juliana fut prise d'un vertige à l'idée qu'un journaliste les photographiât ; bien que sa famille fût d'une discrétion obsessionnelle, elle savait que leurs moindres faits et gestes étaient épiés, analysés, jusque dans les pages des magazines. Les Allemands auraient aimé la voir en couverture du Spiegel en combinaison de cuir noir à bord d'une K&S. Ou piéger son frère Axel au bras d'une princesse cocaïnomane, dans la voiture d'un travesti luxembourgeois, à la sortie d'un hôpital psychiatrique…

    Il l'a séduite dès le premier regard, elle a relâché sa garde et s'est dévoilée. Malgré la menace de divorce de son mari, elle ne peut s'empêcher de le voir c'est comme une drogue et les rendez-vous se succèdent. Tout était quasiment parfait sauf qu'un jour il lui révéla qu'il allait mourir, oh non pas mourir d'une grave maladie mais plutôt de quelque chose de plus subtil… Une rançon … On n'en saura pas plus.

    Alors on chavire vers un côté sombre de l'Histoire, la famille Kant mêlée au parti nazi. le narrateur raconte l'évolution de cette famille depuis les années 20 jusqu'à nos jours, les travers d'un homme ne vivant que pour l'argent et d'une femme dévorée par l'ambition.

    Puis nous revoilà auprès de Juliana et un colis, celui de Braun et voilà que le début de ce qui aurait pu être une histoire d'amour se transforme en cauchemar, lorsque l'on est la fille d'un riche homme d'affaire allemand, avec de surcroit un passé sulfureux, rien n'est jamais du au hasard.

    Avec un humour sarcastique l'auteure nous raconte, par l'intermédiaire de ce narrateur assez particulier, la descente aux enfers d'une pauvre petite fille riche de quarante cinq ans, qui pensait simplement vivre normalement dans les bras d'un homme ordinaire.
    Oubliant un passé tortueux fait d'amour et de haine, de paix et de guerre ; refaire sa vie et oublier d'être une parfaite Kant n'est pas évident. Comment se construire lorsque toute sa vie est basée sur un passé douloureux ?
    Un beau roman et un auteur qu'il faut découvrir pour son style de narration particulier.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-six-mois-six-jours-karine-tuil..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Combien de mois s'étaient-ils écoulés?
    Six mois, six jours, le temps qu'exigeait la destruction d'un monde."
    Ce monde, celui de feu Philipp Kant, première puissance d'Allemagne dans l'entreprise automobile, ce monde où l'argent coule à flot mais ne va pas de pair avec le bonheur, ce monde clos où s'est embourbée Juliana (fille de Philipp), quadragénaire athlétique au regard en lame de couteau mais en complète dépendance sexuelle d'un bel inconnu maître chanteur, ce monde, Karl Fritz (vieil allemand cynique qui, depuis toujours, a conseillé les Kant et surveillé les enfants Kant) le raconte à un nègre afin de l'éditer.
    Les faits débutent après l'arrestation du dit Herb Braun, à haute "charge érotique", "aux yeux pers", "au corps de trapéziste", soit disant photographe de guerre qui a fait filmer ses ébats torrides avec Juliana.
    Trois histoires imbriquées, d'où l'intéret de ce roman aux multiples rebondissements, celle de Juliana humiliée par les médias qui titrent "la milliardaire et le gigolo", celle d'Herb Braun dont le mobile n'est pas l'argent et celle de Karl Fritz qui n'a rien fait pour protéger Juliana alors qu'il était payé pour.
    Un portrait psychologique fort, celui d'une femme, que rien ne prédestinait à se métamorphoser en "machine à aimer", celle d'une bourgeoise soumise, en addiction, prête à tout plaquer et se laissant gruger lamentablement.
    Une réflexion sur la vengeance qui évoque Sans sang d'Alessandro Barrico, où des proches de victimes de la guerre d'Espagne s'en prennent à leur bourreau et le tuent ainsi que l'un de ses enfants.
    Six mois,six jours de Karine Tuil, auteur de huit romans, dont Douce France en cours d'adaptation cinématographique,roman qui bouleverse et tient le lecteur en haleine, a été lors de sa première publication sélectionné pour le prix Goncourt.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Unecomete, le 15 avril 2012

    Unecomete
    Ce livre est un gros coup de coeur, une belle surprise choisie au hasard pour un rendez-vous que j'adore chez Calypso. Un livre passionnant, fascinant, et qui une fois encore, donne une leçon d'écriture, du genre grosse claque... Non je ne suis pas jalouse, juste subjuguée devant une telle maîtrise du sujet et de la langue... une claque, je vous dis.
    Que je vous raconte.
    Karl Fritz a été l'homme à tout faire des Kant, pendant plus de quarante ans, avant d'être liencié. Il décide d'écrire un livre sur cette très riche famille allemande et révèle à une journaliste, au cours d'une confession violente et fiévreuse, le passé plus que trouble de cette famille.
    Juliana, la fille des Kant, mal mariée, est tombée follement amoureuse d'un gigolo maître chanteur. Mais cette liaison n'est que la partie émergée de l'iceberg. Elle va mettre en lumière les activités industrielles des Kant sous le Reich, et les liens de Magda Goebbels avec le grand-père Kant, dont elle fut la première épouse. Elle nous apprend que Magda, pour épouser Kant, a renié un père adoptif qui l'adorait, parce qu'il était juif...
    Karine Tuil fait dire à Karl Fritz : "vous écrirez pour dire ce qui vous échappe, ce qui est irreprésentable, ce qui est perdu. Ecrivez ! Et soyez infidèle aux faits- les reconstitutions sont l'affaire de la police, pas des écrivains. "C'est ce qu'elle fait dans ce roman, mêlant fiction et réalité, évènements historiques et romanesques, de façon tellement brillante que l'on finit par ne plus se demander ce qui est vrai ou pas dans ce récit. Finalement, peu importe. On est embarqué, c'est tout, dans l'histoire de ces gens, "qui ont une faille, ne riez pas, le talon d'achille des Kant, c'est le désir sexuel. Placez un Kant dans un lit et vous obtiendez un scandale, une bombe, un retournement historique, une guerre, un crime contre l'humanité. le lit des Kant est devenu le théâtre de toutes les opérations humaines. Dans leur lit, le monde jouit et meurt." (p. 86)
    le désir sexuel, la séduction, "la conquête amoureuse" pour reprendre les mots de Bernard Pivot (dixit la quatrième de couverture) sont bien au coeur de "Six mois, six jours". L'amour surtout. Celui de Juliana pour Braun, celui de Auguste et du père de Magda, tourmenté, destructeur, celui d'un père pour sa fille, devenue un monstre de froideur et d'ambition... A ce propos, Karine Tuil nous offre des pages tellement sublimes que j'ai eu vraiment beaucoup de mal à choisir un passage en particulier. J'ai souligné, souligné... J'ai fini par choisir celui-là, une seule longue phrase, aussi haletante que la femme qu'elle décrit. Lisez comme c'est beau :
    Dans l'anonymat d'une chambre d'hôtel, l'une des femmes les plus puissantes d'Allemagne se donna à un homme dont elle ne savait rien, qu'elle n'avait vu que deux fois dans sa vie, et qu'elle avait pourtant suivi sans lui poser aucune question, sans avoir obtenu le moindre renseignement, ignorante, inconsciente, sans résistance, violant nos impératifs sécuritaires, sa morale personnelle, ses convictions, elle l'avait suivi parce qu'elle ne pouvait pas lui dire "non", mot abscons, imprononçable, qui limite et qui restreint, elle avait perdu tout contrôle, toute capacité de jugement, elle était une proie, une poupée de chiffon, une chose molle et sans volonté entièrement commandée par sa matrice, elle était cette femme qui capitulait sans avoir été torturée, violentée, elle se rendait, se soumettait avec une jubilation nouvelle, une excitation guerrière, elle était une machine à aimer, qui hurlait, haletait, et sa voix était un gémissement, un soupir qui gonflait, elle était cette femme résignée, égrotante, à genoux devant lui comme devant un prie-dieu, cherchant la protection, réclamant la servitude, inféodée au pouvoir d'un dieu étranger, cette femme qui traînait à terre, nue, hirsute, écheveléee- voilà pourquoi je déteste l'amour: les papillons redeviennent des larves". (p.83)
    L'amour n'est jamais loin du désamour. Juliana humiliée par son amant, indifférente à son mari réduit à un "associé procréateur", Auguste et son mari dont le mariage tourne à la détestation, Karl Fritz rejeté par une famille à qui il a tout donné, Magda qui se détourne sans remords d'un père qui l'aime follement... Les dernières pages du roman, lettre-confession de Friedländer, sont parmi les plus déchirantes que j'ai pues lire :
    "J'espérais que Magda interviendrait, qu'elle stopperait la folie meurtière de son mari en effaçant mon nom du livre de la mort, qu'elle ressurgirait dans ma vie pour y reprendre sa place car j'avais été son père, un père aimant et protecteur, un père qu'elle avait renié, oublié, sous la pression d'un homme, par aveuglement politique, et en quoi, me demandais-je, en quoi hurlais-je, ma judéité altérait-elle mon amour pour elle?" (253)
    Sublime. Sublime. Sublime. Si vous trouvez que j'en fais trop, lisez ce livre. On en reparle :-)



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    • Livres 2.00/5
    Par anyuka, le 19 janvier 2011

    anyuka
    Un fait divers est à l'origine de ce nouveau roman de Karine Tuil, "Six mois, six jours", autant dire le temps suffisant à la destruction d'un monde... ou d'une personne. Juliana Kant, riche héritière allemande, entame une relation passionnelle avec un quasi inconnu. Au bout de quelques mois il la menace de tout révéler à la presse - pour l'argent ? plutôt par vengeance. Arrêté et jugé, l'affaire fera grand scandale en Allemagne et révélera que le maître-chanteur cherchait surtout à atteindre la riche famille de Juliana, son passé trouble et ses accointances avec le parti nazi.
    Le narrateur est l'homme à tout faire au service de la famille Kant depuis 40 ans, témoin silencieux et quasi transparent : c'est à la fois la belle trouvaille et la limite du procédé narratif. Témoin proche, dévoué, très bien placé et néanmoins malveillant : c'est désormais un vieillard presque sénile et plein de rancœur après son brutal licenciement -, mais difficile d'imaginer qu'il soit transparent au point de pouvoir raconter les détails de la relation passionnelle entre la "milliardaire et son gigolo" - à moins que ce ne soit une partie fantasmée ? Karine Tuil se laisse de la marge, se protégeant en quelque sorte vers la fin de l'ouvrage : "Soyez infidèle aux faits - les reconstitutions sont l'affaire de la police, pas des écrivains".
    L'ouvrage est court mais dense par les thèmes qu'il aborde : la manipulation, le poids du passé, de la filiation, la réparation, l'oubli. Il y a tout un monde entre le début - une femme séduite - et la fin - un père renié, d'où un livre en léger déséquilibre, d'autant que si le témoignage final de Friedländer, père adoptif de la terrifiante Magda Goebbels, est certes fort et intrigant, il n'en parait pas moins curieusement déplacé.
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    • Livres 3.00/5
    Par delfina, le 12 octobre 2011

    delfina
    Dans Six mois, six jours, Karine Tuil nous plonge dans l'univers d'une des familles les plus riches d'Allemagne… En partant d'un chantage qui est fait à l'héritiére des Kant (dirigeants des sociétés BAKTA et K&S), on glisse dans le passé familial peu glorieux à l'époque d'Hilter. Cette saga familiale est contée à une écrivaine par Karl Fritz, homme cynique, désinvolte et agressif, qui fût au service des Kant (considéré comme de la famille) pendant cinquante ans et qui fût renvoyé sans égards suite au chantage fait à Juliana Kant.
    L'histoire commence donc par l'escapade amoureuse de Juliana avec un séducteur , Herb Braun, qui se révélera être un maître chanteur (récit inspiré par le fait divers qui a touché la famille Klatten, propriétaire de BMW et Varta). Cela va sceller le renvoi de Karl Fritz et par vengeance celui-ci va révéler les dessous de la famille Kant. Mais, doit-on croire tout ce que dit ce vieil homme, aigri pour avoir été chassé comme un malpropre par la famille à laquelle il avait vendu son âme? Il le dit lui-même, les faits viennent de la réalité mais aussi de son imagination!
    Le premier théme du livre est la responsabilité des enfants vis à vis des crimes de leurs pères. Herb Braun utilise la faiblesse d'une femme peu épanouie dans son mariage et son charme pour se venger des travailleurs juifs qui mourraient en six mois dans les usines d'armement de la famille Kant. le deuxième (qui est le plus important) est l'amour fou qui pousse au drame: celui de Juliana qui révélera son infidelité aux yeux de tous comme celui de Magda qui épousera Goebbels (ministre de la propagande nazi) et qui lui fera renier son pére adoptif juif.
    L'écriture de ce roman est parfois déconcertante car seul Karl Fritz parle et la journaliste n'intervient jamais en direct mais seulement par les réflexions (désobligeantes) de cet homme… Les paroles (peu présentes) de Juliana sont aussi glissées dans le discours de Fritz sans distincion… ce qui n'empêche pas que ce roman soit bien écrit et bien rythmé même si le style est haché ainsi qu'agressif!
    Le seul bémol de ce livre est le dernier chapitre de trente pages concernant le pére adoptif de Magda renié par cette dernière à cause de son judaisme lors de son mariage avec Goebbels. Certes, on en apprend un peu plus sur cette femme et le désespoir de cet homme mais cela arrive un peu comme un cheveu sur la soupe… Ce qui est le plus surprenant est que le narrateur n'est plus Karl Fritz mais le père adoptif de Magda….


    Lien : http://mapetitebibliotheque.wordpress.com/2011/10/12/six-mois-six-jo..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Angélique Walter pour le Magazine Littéraire

    Après La Domination, Karine Tuil revient jouer sur les frontières troubles qui séparent la vérité du mensonge, la réalité de la fiction dans Six mois, six jours. Un texte qui présente, en premier lieu, toutes le... > lire la suite

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Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 08 septembre 2011
    Il y a [...] le style de la romancière qui amène les lecteurs dans les profondeurs de l'histoire contemporaine avec maestria.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Stemilou, le 07 septembre 2010

    Les Allemands auraient aimé la voir en couverture du Spiegel en combinaison de cuir noir à bord d’une K&S. Ou piéger son frère Axel au bras d’une princesse cocaïnomane, dans la voiture d’un travesti luxembourgeois, à la sortie d’un hôpital psychiatrique…
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  • Par brigittelascombe, le 27 novembre 2011

    Elle était là, presqu'offerte,dans cet état d'abandon qui annonçait l'amour,elle était là,en manque de lui,de l'homme fantasmé,érotisé,déjà,elle eut aimé se laisser aller,le suivre,se donner alors qu'il s'était mentalement éloigné d'elle-Bonne nuit! A l'instant du refus,il l'avait possédée.
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  • Par brigittelascombe, le 27 novembre 2011

    La saga Kant..ça fait rêver dans les loges des concierges et au delà,ça sent le soufre,l'argent frais,le sang coagulé,les cendres,ça sent le sexe,les chemises amidonnées,les chambres closes,les parfums capiteux,ça sent la mort...
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  • Par mustango, le 26 octobre 2010

    Je choisis mes amis en fonction du contenu de leur bibliothèque, c'est ainsi depuis 60 ans et je n'ai jamais eu à m'en plaindre.
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  • Par BoulieBouffeTout, le 31 octobre 2010

    "Les femmes sont des héroïnes qui pensent sauver les hommes de leurs angoisses existentielles, leurs dérobades, leur goût pour la chasse, la pornographie sentimentale, quel orgueil !"
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