En une langue simple et directe d'aspect, souple et travaillée, intérioriser la perte d'autonomie dans le travail en passant du faire, de la main, au dire (et des mots qui ne sont pas siens) et au travail à l'utilité invisible, se défendre en détournant son rôle grâce à une implication non demandée qui restitue le lien humain, décrire le collectif de bureau, même quand l'entente prime dans cette petite cellule, décrire la vie personnelle qui se désagrège par les longs trajets, la coupure entre le lieu de vie et celui du travail, montrer de l'intérieur la "souffrance au travail", et l'effet des articles, émissions, sur ceux dont on fait semblant de parler, tableau de ce monde qui se farde, qui nous dilue, des mots détournés, de "remettre l'humain au centre"... Pas un énième bouquin sur un thème à la mode, une relation qui semble vécue, un "nouveau" qui n'a pas de nom mais une vraie individualité, et de la pulsion vers la réalité, l'honnêteté, des relations franches, humaines (vraiment, pas comme le veut le marketting)
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