ISBN : 9782709635561
Éditeur : J.-C. Lattès (2010)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Maillard, Bizot, Hardenne : trois soldats chargés de nourrir les troupes. Malheureux rescapés d’une armée en déroute, sur une terre dévastée qui a perdu le goût de vivre, ce trio improbable va éclater en morceaux lorsque Maillard et Bizot seront tués à leur tour.Dominiq... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par GribouilleChat, le 05 octobre 2010

    GribouilleChat
    Dominique Hardenne, le premier de son village, s'est engagé pour aller à la guerre. Il voulait sans doute impressionner Nathalie, la fille un peu volage dont il est amoureux.
    Dominique Hardenne est un homme de la terre et, avec Bizot, l'intellectuel, et Maillard, l'homme à femmes, il tente de survivre. Les deux autres sont tués et Dominique est seul quand « la » bombe explose. Protégé par une combinaison miraculeusement trouvée, il se met en marche vers son village, sur un chemin jonché de cadavres et de ruines. Puis, un jour, le compteur indique qu'il n'y a plus aucun danger ; en revanche, toute vie a disparu : une autre bombe – peut-être celle qu'on a appelé un jour la Bombe à neutrons – a anéanti tous les occupants de la région, du monde ? La plupart des concitoyens de Dominique sont morts dans l'église, d'autres chez Amédée, une veuve bigote devenue maquerelle. le jeune homme se réinstalle dans la ferme familiale et décide de travailler à faire revenir la vie dans les champs. Mais comment vivre dans un monde totalement dépeuplé sans perdre la raison ? L'inévitable confrontation avec la réalité va le faire basculer…
    Le sujet n'est pas neuf : le « monde d'après » a servi d'argument à de nombreux romans et films ; on pense à La Peste écarlate de Jack London, à Malevil de Robert Merle ou à La Grande Nuit d'Adamek, par exemple. Quelle que soit la cause de l'apocalypse, le propos des auteurs est le plus souvent de montrer comment un petit groupe humain constitué de quelques survivants à peine revenus de leur épouvante tente de remettre en place un embryon de société qui, bien vite, retombe dans les travers de ceux qui ont conduit le monde à sa perte. Vincent Engel va plus loin dans le radicalisme : qu'arrive-t-il à un homme qui, après avoir échappé à la guerre et à la destruction générale, se retrouve absolument seul ? Est-il possible, même si on dispose de ressources alimentaires suffisantes, de survivre mentalement et moralement ?
    Un autre héros d'Engel, Adam Weinberger, revenu des camps d'extermination, avait décidé de s'abstraire par le silence de la société humaine qui l'entourait. Dominique Hardenne, sans aucune présence vivante – il détruit un nid de fourmis qui semblent les seules à avoir échappé à la destruction de la bombe parce qu'il craint de les voir le tuer un jour –, tente de recréer une certaine vie autour de lui, par le pouvoir de l'imaginaire et du dialogue fictif.
    (Merci à Masse critique!)
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  • Par 4nn3, le 02 janvier 2011

    4nn3
    Et si, à la suite d'une bombe atomique, la terre entière se trouvait dévastée… Et si vous étiez le dernier survivant ? Que feriez-vous ? Dominique Hardenne rentre de la guerre, il a perdu ses amis de combat, il retrouve son village où tous les habitants sont morts. Il veut survivre, reconstruire mais sombre peu à peu dans la folie…
    J'ai retrouvé Vincent Engel dont les romans m'ont souvent séduite et particulièrement « La Peur du Paradis » et « Mon voisin, c'est quelqu'un ». Son écriture est toujours aussi belle mais c'est le thème choisi qui ne m'a pas conquise. Vincent Engel nous conte, en suivant les saisons, une année dans la vie de Dominique Hardenne. On assiste à la lente descente du personnage dans la folie. Revenu dans son village, seul survivant, il retrouve ses parents, ses amis, celle qu'il aimait, morts. Et il va alors se construire une vie qui est celle qu'il aurait voulu vivre : travaillant la terre, marié avec Nathalie qu'il aimait tant et l'avait tant fait souffrir, des enfants, élu maire du village et apprécié de tous, lui qu'on devine, timide et renfermé jadis, et peu instruit. le rythme du livre est très lent, avec peu d'action, uniquement centré sur les pensées de Dominique Hardenne.
    Même si le roman se termine sur de l'espoir, l'apparition d'une fourmi, signe de la vie qui recommence, le livre confine au cauchemar et j'ai eu de nombreuses fois l'envie de le refermer prématurément !
    Merci à Babelio de m'avoir permis de lire ce livre !
    http://legenditempus.canalblog.com/archives/2010/12/19/20019856.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Chouchane, le 06 octobre 2010

    Chouchane
    L'après la grande catastrophe. Notre héros serait-il le seul survivant ? il semble que oui. Seul dans le vaste monde à essayer de recréer un peu de vie ou à en trouver. Neutre, travailleur sans émotion ou presque. Pas un oiseau, pas un rongeur, pas un insecte... On attend à chaque page que quelque chose bouge au loin et puis rien. Finalement, malgré la qualité, cela devient inutilement angoissant et j'ai quitté Hardenne sans regret, le laissant sans doute à la folie, à moins qu'après la fin du livre... mais je suis déjà ailleurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nanne, le 18 septembre 2010

    Nanne
    Dominique Hardenne, soldat rescapé d'une armée partie en capilotade et ayant perdu ses repères depuis bien longtemps se demande encore comment cette situation a pu dégénérer ainsi ? Pourtant à l'origine, la guerre semblait si lointaine aux informations. Elle se situait là-bas, dans un endroit perdu, reculé. Si loin du quotidien que personne ne pensait un jour être mobilisé pour se battre. A commencer par Dominique Hardenne.
    Où ? Pour quoi ? Pour combien de temps ? Alors, tout le monde avait repris les anciens réflexes. De nouveau, on avait écouté les actualités, les échos, les rumeurs. Ceux qui étaient restés à l'arrière avaient recommencé à attendre le facteur, pour avoir des nouvelles du front, des indices de ce qu'il s'y passait. Toujours plus sûres que la propagande officielle !

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/09/la-republique-des-..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 18 septembre 2010

    Depuis des jours, et pour combien de jours encore, Dominique Hardenne marchait. Il détestait le paysage autour de lui, un paysan ne pouvait pas aimer la terre brûlée, couverte de cendres sales et de bêtes appliquées à pourrir, tout ce gâchis qui ne servirait même pas à engraisser les champs pour une récolte prochaine. Quand elle s'y remettrait, la terre, Dominique n'en savait rien, les bombes se contentaient plus d'exterminer les gens, elles tuaient l'avenir aussi, et il ne fallait rien espérer avant … Dominique n'osait pas compter le nombre d'années qu'il fallait mettre dans cet avant.
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  • Par GribouilleChat, le 05 octobre 2010

    Nettoyer les champs, leur rendre vie, nettoyer le village, le vider de ses morts. Nettoyer son esprit, pour ne plus être obligé de travailler sans relâche par peur d'être envahi par des souvenirs qui l'effrayaient encore. Il allait devoir faire ça tout seul; alors il l'aimait bien Bizot, mais il pouvait se garder ses commentaires. Quand il se surprenait à parler ainsi à son caporal, Dominique s'interrompait brusquement et s'injuriait. Il avait autre chose à faire que parler aux morts, surtout ceux qui n'étaient pas du pays, désolé Bizot, mais j'ai vraiment pas le temps; et zut, voilà qu'il lui parlait encore. (p.99-100)
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  • Par Nanne, le 18 septembre 2010

    Le paysan avait souffert de découvrir la nature calcinée, son jardin réduit en poussières toxiques ; mais cette peine, plus vive que celle éprouvé à la mort de Bizot, c'était déjà un retour à la vie, un adieu définitif à la guerre. Il était allé saluer Bizot et lui confirmer qu'il avait eu raison pour LA bombe, mais tort pour le reste, et que lui, Dominique Hardenne, s'en retournait chez lui pour vivre enfin, coûte que coûte.
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  • Par GribouilleChat, le 05 octobre 2010

    Quelque chose l'attendait ici, et c'était ça plus que le lit vide de ses parents qui l'avait tenu éloigné de cette pièce depuis son retour; aligné sur la commode, le musée de sa mère, comme ils disaient en riant gentiment d'elle, toutes les photos de la famille, tous les âges, du mariage jusqu'au flash géant de la bombe. (p.129)

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Filigranes.tv, Vincent Engel présente le faiseurs d'anges de Stefan Brijs, Héloïse d'Ormesson
Mot de l'éditeur : Wolfheim, paisible bourgade aux confins de la Belgique, de l'Allemagne et des Pays-Bas, est agitée par le retour inattendu du docteur Hoppe, un enfant du pays parti depuis longtemps. La surprise est d'autant plus grande que le médecin emménage seul avec ses trois fils, des triplés qui partagent la même troublante difformité physique. Les rumeurs vont bon train, mais les compétences du docteur font taire les réticences des villageois. Pourtant, le mystère autour de sa descendance s'épaissit. Jusqu'où peut-on repousser les limites de la vie ? Entre exploit scientifique et délire métaphysique, Stefan Brijs construit un suspense haletant et dérangeant, qui explore les dangers d'une science sans conscience.








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