> Bernard Hoepffner (Traducteur)

ISBN : 2907681893
Éditeur : Tristram (2011)


Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres

À la fin du 15e siècle, en Autriche, une communauté d'imprimeurs vivait dans un immense château. C'était à l'aube de l'âge de l'imprimerie - qui allait révolutionner la circulation du savoir et éveiller les conscie... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 04 août 2011

    Kittiwake
    Nous sommes en 1490 en Autriche. Un inconnu se présente à la porte d'une imprimerie. Il demande à manger et du travail. C'est tout. Lorsqu'on lui demande son nom, il répond : « N°44 série 864962 ». Il est immédiatement le souffre-douleur des employés, d'autant que ses capacités d'adaptation et d'apprentissage hors du commun attirent le ressentiment et la jalousie. Les pouvoirs qu'il utilisera amèneront le narrateur, apprenti imprimeur (comme l'a été Mak Twain) à de profondes réflexions sur la vie, la religion et le destin
    Nous sommes donc au cœur d'un conte philosophique surprenant et très audacieux pour l'époque où cela a été écrit. L'auteur y a consacré 12 ans de sa vie et l'a réécrit plusieurs fois. A sa mort, il a été publié sous une forme expurgée et politiquement correcte. Il ne sera publié sous sa forme originale qu'en 1969, et vient d'être traduit en français. Mark Twain s'y livre en toute liberté, on dirait de nos jours qu'il s'y est « éclaté ».
    J'ai vraiment beaucoup apprécié ces 3 lectures de Mark Twain (avec Tom sawyer, Huckleberry Finn) faussement catalogué comme auteur de littérature pour la jeunesse.
    C'est un remarquable conteur, qui fait passer ses messages séditieux avec une grande virtuosité


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 30 avril 2011

    jmfhcb
    Voilà un roman que j'ai bien aimé. Je n'avais jamais lu Mark Twain et la seule chose que je connaissais de Tom sawyer et Huckleberry Finn c'était les dessins animés qui passaient à la télé quand j'étais petite (on a la culture que l'on peut et en plus j'avoue je n'aimais pas).
    Il s'agit donc ici du “dernier” livre de Mark Twain (c'est l'année où je lis les derniers livres des auteurs). J'ai été surprise par l'aspect enchanteur, l'univers magique qu'il met dans le livre. Numéro 44 est plus ou moins un être satanique, qui fait apparaître des duplicatas, qui peut vous aider à devenir invisible … L'aspect un peu hors du temps est renforcé par le fait que les personnages vivent plus ou moins en autarcie dans un château hanté. Je pense que cet aspect de délocaliser l'action vient justement de l'envie de créer cette ambiance particulière (outre le fait que l'Amérique n'avait pas encore été découverte) mais aussi du propos tenu. le livre est en effet une attaque virulent contre la religion béate et contre la religion tout court. Il met aussi les points sur les i concernant la condition humaine, en expliquant sa pauvreté (faute de meilleur mot de ma part) par son enveloppe charnelle et une faiblesse à pouvoir appréhender des choses en pensées.
    Toute la première partie (les 200 premières pages) est vraiment très intéressantes à lire : on voit comment Numéro 44 va s'introduire dans le château mais surtout comment il va semer le trouble parmi les humains qui vivaient bien tranquillement (mais durement quand même) jusqu'à présent mais aussi comment il va dévoyer August (en le détournant De la religion, par une autre fascination). La dernière partie (80 pages), j'ai eu plus de mal car elle m'a paru plus brouillonne et moins construite peut être parce que Mark Twain amplifie le côté magique et fantastique (et ça j'ai toujours du mal).
    La postface m'a rendu curieuse de découvrir Tom sawyer et Huckleberry Finn (paru chez le même éditeur avec le même traducteur) parce qu'apparemment les deux livres ne sont pas écrits dans le même style (alors que je pensais que c'était la suite). En plus, je me dis que les dessins animés m'ont fait penser que ce sont des livres pour enfant alors qu'ils sont étudiés à l université aux États-Unis. Il doit donc y avoir un autre propos … et pour cela il doit falloir lire les livres.

    Lien : http://cecile.ch-baudry.com/2011/04/30/numero-44-le-mysterieux-etran..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Telerama , le 16 juin 2011
    Ceux qui ont goûté aux légendes médiévales surnaturelles ou au Maître et Marguerite de Boulgakov savoureront les aventures de ce jeune Satan.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeSoir , le 14 juin 2011
    Mark Twain a voulu prendre ce « luxe inimaginable » de la liberté totale de l’écriture de ce livre. L’ivresse de cette liberté l’a empêché de baliser son récit et de créer une histoire, une vraie, avec des héros, des vrais. Il aurait davantage dû contempler son roman dans le miroir tendu par No 44 lui-même. Il y aurait décelé de la prétention et de l’inconsistance.
    Lire la critique sur le site : LeSoir

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Citations et extraits

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  • Par Kittiwake, le 01 août 2011

    Elle avait fait rentrer dans la famille une jeune chose venant de son premier mariage, une jeune fille qui avait maintenant dix-sept ans et qui était une cloque pour ainsi dire; car elle était une copie de sa mère- une simple épreuve en placard, ni relue ni corrigée, pleine, de lettres retournées, de fontes erronées, de bourdons et de doublons comme nous disons à l'imprimerie- en un mot p^té si vous désirez l'exprimer sans remords et avec force sans mettre les faits à trop rude épreuve
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  • Par Kittiwake, le 01 août 2011

    Tous ceux qui paient dix groschen peuvent le voir et ont en plus le droit à la rémission de trente trois péchés, l'époque étant alors bien plus simple qu'aujourd'hui pour tout le monde et les péchés bien meilleur marché; tellement bon marché que tous, à l'exception des plus pauvres pouvaient se les payer
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  • Par Kittiwake, le 01 août 2011

    Tout ce que je t'ai révélé est vrai : il n'y a pas de dieu, pas d'univers, pas de race humaine, pas de vie terrestre, pas de paradis, pas d'enfer.Tout cela n'est qu'un rêve, un rêve grotesque et imbécile.
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"Un Yankee à la cour du roi Arthur" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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