> Freddy Michalski (Traducteur)

ISBN : 2757809636
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 4.48/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
L'agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière americano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d'employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terne au trafic qui inonde son pays. Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses nev... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 18 janvier 2011

    maltese
    L'intrigue débute en 1975 et s'achève en 2004.
    Et durant cette trentaine d'année, le lecteur suit la lutte que mène Art Keller, super-flic américain, contre le clan des Barrera, trafiquants de drogue mexicains.
    L'auteur ne s'attache pas seulement à Keller, et n'hésite pas à le laisser de côté pour suivre tour-à-tour Adan Barrera, le comptable du clan des mafieux, Nora, la call-girl à la beauté ravageuse, Callan, le new-yorkais d'origine irlandaise, tueur par la force des choses, ou encore le père Juan Parada, archevêque de Guadalajara.
    Le mode de fonctionnement du trafic est parfaitement exposé tout au long du roman et Don Winslow souligne bien à quel point les Etats-Unis sont capables de magouilles et autres arrangements crapuleux pour parvenir à tirer intérêts de ce système.
    Les personnages principaux se rendent vite compte qu'ils ne peuvent vivre aux côtés de leur famille réciproque s'ils veulent mener à bien leur quête. Keller sacrifiera son mariage pour pouvoir assouvir sa vengeance et mettre à mal le clan Barrera, et Adan va devoir de son côté adopter les méthodes les plus cruelles et sanguinaires propres à son frère Raul, qui paraît sans foi ni loi.
    Un pavé qui se lit très facilement et dans lequel l'auteur parvient à s'attacher à ses personnages, à les camper de façon parfaitement crédible, tout en peignant avec talent et de manière très documentée les rouages de ce système vertigineux, aux incroyables ramifications.
    A compléter avec le "Gomorra" de Roberto Saviano, qui se penche, dans un document d'investigation hallucinant, sur la mafia napolitaine.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bibliopmo, le 11 décembre 2008

    bibliopmo
    «Art Keller, le «seigneur de la frontière», est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique. Adán et Raúl Barrera, les «seigneurs des cieux», règnent sans partage sur les sicarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d'héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié». L'ennui avec ce texte de la quatrième de couverture c'est que cela ne dit pas tout. Loin de là. D'ailleurs ça ne donne pas forcement envie de lire encore et encore l'histoire du mec qui sauve le monde de la déchéance.
    Alors que ce roman n'est pas un petit polar sur un énième trafic de drogue en une Amérique pauvre (au centre et au sud) et une autre Amérique riche (au nord).
    C'est le roman sur la drogue des Amériques. Don Winslow ausculte sans complaisance et avec acuité. On découvre que la drogue n'est qu'une marchandise parmi tant d'autres et que la véritable guerre n'est pas entre (méchants) narcotrafiquants (plutôt basanés) et (gentils) policiers (propres sur eux). L'histoire de plusieurs personnages (Art le policier de la DEA, Nora la prostituée de luxe, Adan le noarcotafricant, Callan le tueur de la mafia et bien d'autres ) couvre les 25 dernières années du siècle passé. Une histoire de bruits, de fureur et de massacres orquestrés par les Etats-unis au nom de leur vision de la démocratie. Bien loin donc d'un petit polar sur le trafic de drogue.
    Malgrés un tas d'erreurs dans la traduction française c'est heureusement un roman porté par la conviction de son auteur, qui livre ici un monument traversé de personages soumis à l'emprise de La griffe du chien : la guerre, la peur et la mort.
    Pour une fois les étatuniens ne sauvent pas le monde, ça change des polars et autres thrillers où le héros est forcement un agent de (au choix) la CIA, NSA, DEA …
    « le plus grand roman sur la drogue jamais écrit. Un roman effrayant et triste, une vision grandiose de l'Enfer et de toutes les folies qui le bordent. » (James Ellroy)

    Lien : http://opoto.org/blog/wordpress/?p=392
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par encoredunoir, le 06 septembre 2011

    encoredunoir
    Agent de la DEA, l'agence américaine chargée de la lutte contre le trafic de drogue, Art Keller est affecté depuis 25 ans à la lutte contre les narcotrafiquants mexicains et notamment des frères Barrera dont il a involontairement contribué à l'ascension en tant que dirigeants d'un des plus puissants cartels.
    Difficile de résumer les plus de 800 pages du chef-d'œuvre – n'ayons pas peur des mots – de Don Winslow. Ce que nous propose l'écrivain américain, c'est pas moins de 25 ans (de 1975 à 2000) d'histoire du trafic de drogue entre le Mexique et les États-Unis à travers le regard d'un agent de la DEA, d'un chef de cartel, d'un ambitieux gangster américain d'origine irlandaise, d'une prostituée, d'un prêtre mexicain, de mafieux italo-américains, d'agents de la CIA...
    On a déjà dit par ailleurs, à propos de Savages ou de La patrouille de l'aube, combien Don Winslow sait donner un rythme trépidant à ses romans et accrocher le lecteur. Cette qualité est poussée à l'extrême dans La griffe du chien, et Winslow réussit l'exploit de multiplier les points de vue et les allers-retours entre les époques sans jamais perdre le lecteur ni faire baisser son intérêt, et sans que jamais le rythme ne faiblisse.
    Certes le roman est extrêmement documenté et nous donne à voir des pages entières de l'histoire du Mexique et des États-Unis, de la politique d'endiguement du communisme par le soutien américain aux contras et aux trafiquants, à la mise en place de l'Accord de Libre Échange Nord Américain (ALENA), en passant par le tremblement de terre de Mexico et la montée de l'influence de l'Opus Dei au Mexique, mais c'est aussi – et surtout – une immense fresque romanesque au souffle épique incroyable.
    Une œuvre imposante avec des personnages attachants et profondément humains. Pas de ces héros extraordinaires que l'on trouve souvent dans la littérature, mais des personnes pour lesquelles la frontière entre le bien et le mal est bien ténue et qui basculeront d'un côté ou de l'autre, parfois – souvent – des deux côtés, selon les époques et les circonstances.
    Unanimement salué, La griffe du chien est d'ores et déjà devenu un classique du roman noir et même du roman tout court. C'est sans doute le livre le plus impressionnant que j'ai pu lire ces dernières années. Un chef-d'œuvre donc.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-il-etait-une-fois-au-mexiq..
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    • Livres 5.00/5
    Par macapuf, le 04 mars 2011

    macapuf
    Assurément un livre que je vais relire au moins une fois. Un des meilleurs textes de la littérature américaine récente et passée : avec "La griffe du chien", Winslow est définitivement entré dans la dimension des œuvres universelles à la fois puissantes et subtiles. le contexte est celui de la guerre des clans mexicains pour le contrôle du marché de la drogue. Jusqu'où l'on peut aller pour gagner de l'argent, dans quelles mesures l'homme est-il capable de s'oublier pour dominer les autres, à quel moment peut-on parler de rédemption, qu'est-ce qu'être un salopard ? Ce sont là quelques-unes des questions qu'abordent l'auteur en filigrane de ce texte au cordeau. Une œuvre magistrale.
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    • Livres 5.00/5
    Par PierreF, le 01 mars 2011

    PierreF
    Cela fait exactement un an que j'ai lu ce roman, ou devrais je dire ce document. Don Winslow a choisi la voix du roman pour nous montrer les exactions de la CIA en terme de trafic de drogue en Amérique du Sud. Mais c'est aussi un fantastique roman au souffle extraordinaire avec des scènes inoubliables, qu'elles soient des scènes de meurtres ou des scènes intimistes. C'est encore une histoire de duel entre deux hommes, l'un appartenant à la DEA, les autres étant les frères Barella, maitres dans les narcotiques. Don Winslow a écrit là son meilleur roman à ce jour, et c'est une bonne, une très bonne, une excellente idée de cadeau de Noël. Vous ne pouvez pas passer à coté de ce monument.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le..
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Citations et extraits

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  • Par mayang, le 25 septembre 2011

    Il y a donc les soldats et les barbouzes, puis les mecs de l'ambassade - qui peuvent n'appartenir à aucune des deux catégories précédentes. Ils sont diplomates et agents consulaires officiels, et s'occupent des petits problèmes du quotidien: visas, passeports égarés, jeunes rétro-hippies arrêtés pour vagabondage et / ou usage de drogues. Puis viennent les attachés culturels, les secrétaires, les dactylos; puis les attachés militaires, qui ressemblent trait pour trait aux conseillers du même nom, sauf qu'ils sont mieux habillés. Puis les employés de l'ambassade, chargés de fonctions imaginaires transparentes comme de la gaze - des barbouzes, en réalité.
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