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Note moyenne 4.26 /5 (sur 23 notes)

Nationalité : Iran
Né(e) à : Chīrāz , le env. 1320
Mort(e) le : env. 1389
Biographie :

Né à Chīrāz dans la première moitié du xive siècle, Khwajeh Shams al-Dīn Muḥammad, plus communément connu sous le pseudonyme de Ḥāfeẓ (Hafiz, « celui qui connaît le Coran par cœur »), est l'un est un poète et un mystique persan.

Il est surtout connu pour ses poèmes lyriques, les ghazals, qui évoquent des thèmes mystiques du soufisme en mettant en scène les plaisirs de la vie.

Sa tombe est située dans les jardins Mousalla de Chiraz (jardins appelés Hafezieh), dont les plans ont été dessinés par André Godard et Maxime Siroux dans les années 1930.



Source : Wikipédia
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Bibliographie de Hafez   (5)Voir plus

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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Lestempsmodernes   23 mai 2013
L'amour l'amant l'aime de Hafez
Tu es comme le matin. Je suis la lampe qui brille,

Seule, à l’aube. Souris-moi, et je donnerai ma vie.

Tu es le deuil de mon cœur, pour les boucles de ta tête

Que ma tombe fleurira d’un tapis de violettes.

Je me tiens, les yeux ouverts, sur le seuil de ton désir.

Dans l’attente de ton regard, …mais, de moi, tu te retires.

Merci. Que Dieu te protège, ô cohorte de douleurs,

Car, lorsque je serai seul, tu resteras dans mon cœur !

De mes yeux je suis l’esclave, lorsque, malgré leur noirceur,

Le compte de mes chagrins leur fait verser mille pleurs.

Mon idole se dévoile aux regards de tout le monde,

Mais personne ne surprend tant de grâce, que moi seul.

Mon amour, comme le vent, quand tu passes sur ma tombe,

Dans ma fosse, de désir, je déchire mon linceul…



Hâfez de Shiraz
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krzysvanco   23 août 2014
Cent un ghazals amoureux de Hafez
Qui doit n'avoir un jour pour couche

qu'une pauvre poignée de terre

Qu'a-t-il à faire d'édifices

bâtis pour atteindre le ciel ?
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Jultyfirstof   17 avril 2018
Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hafez
Même si l’abri de ta nuit est peu sûr et ton but encore lointain sache qu’il n’existe pas de chemin sans terme. Ne sois pas triste.



Assieds-toi sur les bords d’un ruisseau, et vois le passage de la vie,

Que cet indice d’un monde passager nous suffit.
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Piling   22 décembre 2010
Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hafez
Quelle chose plus belle que la pensée du vin et de la coupe ?

Voyons ce qu'à la fin il en sera !



Combien de temps notre cœur doit se soucier de nos jours sans durée ?

Suppose que le cœur ni les jours n'existent, qu'arrivera-t-il ?



Dis à l'oiseau chétif de se soucier de lui-même, car sur lui

la miséricorde du Poseur de piège que sera-t-elle !



Prends du vin, ne te soucie pas ni n'écoute le conseil du moutonnier.

Les mots des gens ordinaires, que vaudront-ils ?



Le fruit de ta peine, mieux vaut le dépenser à ton gré,

Sais-tu enfin ce qui arrivera contre ton gré ?



La nuit dernière le Maître de la taverne déchiffrait une énigme

dans les lignes de la coupe, pour savoir quelle sera notre fin !



J'ai dévoyé le cœur de Hâfez avec tambourin, harpe et chant de ghazal.

Ma rétribution, moi l'infâme, voyons ce qu'elle sera !

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 Hafez
chineseperrine   07 mai 2011
Hafez
« Décoiffé, le front moîte, souriant et ivre,

col déchiré, poème en boucle et verre en main



Le regard querelleur et la lèvre ironique

Hier, à minuit, il il vint me voir et s’asseyant,



Penché sur moi, il demanda d’une voix triste :

« Dors tu, ô toi qui m’aimes depuis si longtemps ? »



L’amant auquel, la nuit, on vend un pareil vin :

Qu’il s’en enivre ! ou qu’en amour, il soit païen !



Va dévot, et ne donne pas tord aux ivrognes :

boire est leur destinée, et ils n’y peuvent rien !

Pour moi, je bus ce qu’Il versa dans ma coupe

Que ce fut vin d’ivrogne ou vin du Paradis



Combien, pour Hâfez et d’autres, ont brisé de repentirs

La Beauté, avec ses boucles, et la Coupe, avec son rire ! »

- Hâfez de Shiraz, Le Divân, l’apparition–

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 Hafez
chineseperrine   07 mai 2011
Hafez
« Malgré le vin source de joie

et le vent qui crible les fleurs,



Ne bois pas, en jouant du luth :

du prévôt tu sais la rigueur



Donc, s‘il se trouve une bouteille,

un compagnon de beuverie,



Bois prudemment, car nous Vivons

des temps troublés de zizanie



Prends bien soin de dissimuler

La coupe de vin dans ta marche



Car le Temps est une carafe :

est-ce de sang, est-ce de vin ?



Lavons de nos larmes ce froc

que souillent les taches de vin,



Car cette période est dévo te

Et c’est le tempsde l’abstinence. »

- Hâfez de Shiraz, Le Divân, Le Ciel à l’Envers–

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Piling   06 février 2010
Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hafez
Ma fidélité en amour pour Toi est connu des beaux êtres, comme la chandelle. Je passe mes nuits rue des risque-tout et des libertins, comme la chandelle.



Aux mains du chagrin pour Toi, le monde de ma patience a molli comme cire, si bien qu'à l'eau et au feu d'amour pour Toi je fonds, comme la chandelle.



Le fil de ma patience fut coupé aux ciseaux du chagrin pour Toi, pourtant au feu de mon affection pour Toi je ris, comme la chandelle.



La monture de mes larmes rougies n'avait pas galopé, comment mon secret aurait paru clair au monde, comme la chandelle.



Au milieu de l'eau et du feu, tout occupé de Toi est mon coeur pitoyable et ruisselant de larmes, comme la chandelle.



Sans Ta beauté, parure du monde, mes jours ressemblent à la nuit. Ma perfection d'amour pour Toi est ma pure déficience, comme la chandelle.



Une nuit honore-moi en T'unissant à moi, Libérateur ! Voir Ta face rendra mon palais lumineux, comme la chandelle.



Comme l'aube, il me reste un instant avant de Te voir. Montre Ta face, Bien-Aimé, et je répandrai ma vie, comme la chandelle.



En cette Nuit de Séparation, envoie-moi le billet permettant l'Union, sinon, de mon noir soupir je brûlerai tout un monde, comme la chandelle.



Chose étonnante, Hâfez a caché en sa tête son feu d'amour pour Toi. Comment éteindrais-je le feu du coeur à l'eau des yeux, comme la chandelle ?
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Piling   06 février 2010
Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hafez
Gémis, rossignol, si tu penses m'accompagner, nous sommes deux amants en larmes, occupés à nous désoler !



Là-bas, en cette Terre où souffle une brise venue des mèches de l'Ami, y a-t-il lieu de humer les poches de musc de Tartarie ?



Apporte le Vin, que nous en coloriions notre habit d'hypocrisie. Car enivrés à la coupe de vanité, nous sommes réputés pour notre sobriété !



Penser atteindre Tes cheveux n'est pas affaire d'inexpérimentés : avancer sous les chaînes est la voie de l'audace.



Il y a une subtilité cachée d'où lève l'amour, car le nom de "ça" n'est ni la lèvre rubis, ni le frais duvet زنگارئ





La beauté d'une personne n'est pas ses yeux, mi son visage, ses joues, son fin duvet, خط. Il y a mille points subtils en cette affaire de la séduction.



Les solitaires sur la Voie n'achèteront pour un demi-grain d'orge le manteau de satin de qui est dépourvu de vertu.



Il est difficile de pouvoir atteindre Ton seuil. Oui, rude est l'ascension au firmament !



À l'aube je voyais en rêve Ton clin d'œil. Heureux les degrés du rêve, meilleurs que l'éveil !



Ne tourmente Son cœur par tes gémissements, Hâfez, et finis-en ! Car le salut éternel est de ne nuire à personne.
+ Lire la suite
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Piling   06 février 2010
Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hafez
Cet Être à peau basanée, que la douceur du monde accompagne,

a des yeux couleur de vin, des lèvres souriantes, un visage heureux.



Si les rois sont ceux dont la bouche est délicieuse,

il est, Lui, le Salomon de notre temps, puisqu'Il détient son sceau.



Le délicat grain de beauté sur cette joue couleur de blé,

détient le secret du grain de blé qui coupa la route à Adam.



L'Être qui m'a séduit est parti en voyage. Par Dieu, compagnons !

que ferais-je d'un coeur blessé dont le remède est en Sa possession ?



En Lui sont beau visage, perfection de vertu, pan de robe pur.

Il possède forcément le haut dessein des êtres purs dans les deux mondes.



A qui peut-on confier ce point subtil que Ce coeur de pierre

nous as tués, en ayant de Jésus, fils de Marie, le souffle résurrecteur.



Hâfez est parmi les croyants, tiens-le en estime,

car il a le pardon de beaucoup d'esprits honorables.
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Piling   22 décembre 2010
Le Divân : Oeuvre lyrique d'un spirituel en Perse au XIVe siècle de Hafez
Nous sommes les insouciants, enivrés au cœur abandonné !

Nous sommes les confidents de l'amour, familiers de la Coupe de vin !

 

Contre nous on a tendu l'arc du blâme très souvent,

depuis que les sourcils du Bien-Aimé nous ont séduit.



Toi la fleur, le manque du vin de l'aube t'a brûlé la nuit dernière.

Nous sommes, nous, ce coquelicot né avec la brûlure du manque.



Si le Maître des Mages s'est lassé de notre repentir, 

dis-lui de filtrer le vin : nous voici debout avec nos regrets !



Par Toi notre entreprise avance : Guide sur la route, jette un regard !

Nous l'admettons, nous nous sommes égarés.



Ne pense pas que vin et coupe soient ici en question comme pour la tulipe.

Vois cette brûlure que nous avons mises dans notre cœur en sang !



Tu as demandé : "Hâfez, à quoi riment tant de couleurs et de fantasmes ?"

Ne te trompe pas, nous sommes justement le tableau nu !"

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