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Note moyenne 3.95 /5 (sur 121 notes)

Nationalité : Grèce
Né(e) à : Erchia , le 430 av. J.C
Mort(e) à : Corinthe , le 355 av. J.C
Biographie :

Philosophe, historien et maître de guerre de la Grèce antique, Xénophon naquit en Attique, au cours des premières années de la guerre du Péloponnèse. Issu d'une riche famille aristocratique athénienne, Xénophon reçut une bonne éducation, et fut par la suite un des élèves de Socrate.
A la fin de la guerre, Xénophon s'opposa à la restauration de la démocratie, et décida alors de quitter sa cité. Il rejoignit l'expédition menée par Cyrus, fils de Darius II, qui tentait de s'emparer du trône de Perse, sur lequel était assis Artaxerxés II, son frère[2]. En 401 avant Jésus Christ, les Grecs l'emportèrent à la bataille de Cunaxa, mais Cyrus mourut. Les Grecs durent donc se retirer: c'est ce qu'on appela la retraite des 10 000.
Par la suite, parvenant à retourner en Grèce, Xénophon se mit au service du roi Agésilas II de Sparte. Ce dernier décidant de lutter contre les Perses alors qu'Athènes était alliée avec ces derniers, Xénophon fut banni de sa cité.
Réfugié à Scillonte, en Elide, il y passera vingt années, au cours desquelles il rédigera la majeure partie de ses ouvrages.
Après un bref séjour à Corinthe, Xénophon put rentrer à Athènes, la cité ayant fait la paix avec Sparte et mit fin au bannissement. Il y mourut une dizaine d'années plus tard.
Xénophon écrivit de nombreuses oeuvres, que nous possédons encore aujourd'hui pour la plupart. L'Anabase, récit de l'expédition de Cyrus et de la retraite des 10 000; la Cyropédie, une histoire romancée de la vie de Cyrus; l'Apologie de Socrate; la Constitution des Lacédémoniens, une apologie de Sparte; Agésilas, une apologie du roi de Sparte; Hiéron, une réflexion sur la tyrannie; etc.
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Source : www.histoire.fr
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
finitysend   18 septembre 2012
Xénophon - Oeuvres complètes de Xénophon
Les revenus ,

Introduction ,

J’ai toujours eu la conviction que tels sont les chefs d’un État, tel est l’État lui-même. Or, quelques-uns de ceux qui, dans Athènes, sont à la tête des affaires, prétendant connaître aussi bien que les autres hommes les lois de l’équité, mais se disant forcés, vu la pauvreté du peuple, à se conduire injustement, je me suis proposé d’examiner par quels moyens les citoyens pourraient subsister des ressources de leur propre pays, persuadé que, si ce projet réussissait, on mettrait un terme à leur pauvreté et aux soupçons des Grecs. En réfléchissant donc à l’objet que j’avais dans l’esprit, il m’a tout d’abord paru que notre pays est fait pour donner de forts revenus. Et, afin de prouver la vérité de ce que je dis, je vais parler en premier lieu de la nature de l’Attique.

L’extrême douceur du climat est attestée par ses produits mêmes : ce qui ne pourrait pas germer ailleurs vient ici à maturité . De même que la terre, la mer qui entoure le pays , abonde en produits de toute espèce. Tous les biens que les dieux accordent à chaque saison se montrent ici plus tôt et disparaissent plus tard. Et ce ne sont pas seulement les productions qu’une année voit naître et vieillir, qui donnent la supériorité à notre contrée, mais elle possède encore d’éternelles richesses. Le sein de la terre y est rempli de marbres ,dont on construit des temples magnifiques, de magnifiques autels, des statues dignes de la majesté des dieux. Aussi, nombre de Grecs et de Barbares viennent-ils s’en procurer. Si donc il est des terrains qui. ensemencés, ne donnent point de récolte, fouillés, ils font vivre plus de monde que s’ils rapportaient du blé. D’autre part, on ne peut nier que son minerai d’argent ne soit un bienfait du ciel, puisque, de tant d’autres villes situées dans les terres ou le long des côtes, il n’en est pas une seule où perce la moindre veine de ce métal. Il n’y a non plus rien de déraisonnable dans l’opinion de ceux qui placent cette ville-ci au centre de la Grèce, et même de la terre habitée. Car, à mesure qu’on s’en éloigne, on se sent plus incommodé du froid ou de la chaleur ; et ceux qui veulent voyager d’une extrémité à l’autre de la Grèce, tournent tous, soit par mer, soit par terre, autour d’Athènes, comme s’ils décrivaient une circonférence .En outre, sans être environnée d’eau de toutes parts, Athènes jouit à son gré, comme une île, de tous les vents favorables à l’importation et à l’exportation ; car elle est entre deux mers ; puis, par terre, elle fait un très-grand commerce, à cause de sa position continentale. Un autre avantage aussi, c’est que, tandis que la plupart des autres villes sont à proximité des Barbares qui les incommodent, les Athéniens n’ont dans leur voisinage que des villes, presque toutes très-éloignées de ces mêmes Barbares.

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finitysend   31 août 2012
L'Anabase. Le banquet de Xénophon
L'anabase :

Marche à travers le pays des Macrons. — Arrivée aux montagnes des Colques. — Combat contre les barbares. — On descend à Trapézonte, où l'on célèbre des jeux. — Grande joie des Grecs.

Des enfants, pour la plupart prisonniers, courent le stade, et plus de soixante Crétois le dolique; d’autres s’exercent à la lutte, au pugilat, au pancrace. Ce fut un beau spectacle. Nombre de lutteurs étaient descendus dans la lice sous les regards de leurs camarades : il y avait une grande émulation. Les chevaux coururent aussi. Il leur fallait descendre par une pente rapide, puis, arrivés au bord de la mer, remonter et revenir à l’autel. Bon nombre roulaient à la descente, et, en remontant, c’était lentement, avec peine, au pas, qu’ils gravissaient la hauteur. De là de grands cris, des rires, des encouragements.



Xénophon l’anabase , VIII

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finitysend   31 août 2012
L'Anabase. Le banquet de Xénophon
Divertissement donné par un Syracusain. — Digression sur les parfums, l'éducation des femmes, la danse et l'ivresse.

Dès qu'on a retiré les tables, fait les libations et chanté le péan, il entre, comme divertissement, un Syracusain, suivi d'une excellente joueuse de flûte, d'une danseuse merveilleuse par ses tours, d'un garçon fort joli, jouant de la cithare et dansant à ravir. L'homme qui faisait voir ces merveilles en tirait de l'argent. Quand la joueuse de flûte eut assez flûté, le cithariste assez joué de la cithare, et que tous deux parurent avoir suffisamment amusé : « Par Jupiter ! dit Socrate, tu nous traites splendidement, Callias ! Ce n'est point assez d'avoir servi un repas magnifique ; tu nous donnes un spectacle et une musique des plus agréables. » Alors Callias : « Mais si l'on nous apportait encore des parfums, nous jouirions de leur senteur. — Pas du tout, reprit Socrate; de même que tel vêtement convient à une femme, tel autre à un homme, ainsi tel parfum convient à un homme, tel autre à une femme ; et jamais homme ne se parfume pour un autre homme. Cependant les femmes, et surtout les jeunes épouses, comme celles de Critobule et de Nicératus, se plaisent aux parfums; [elles aiment à en exhaler l'odeur. Mais celle de l'huile des gymnases paraît aux hommes plus agréable qu'un parfum ne l'est aux femmes, au moment où ils la respirent, et plus désirable quand ils ne la respirent pas. Qu'un esclave et un homme libre se parfument, tous deux à l'instant même exhaleront une égale senteur; mais l'odeur que répandent les exercices libéraux a besoin d'application et de temps pour acquérir cette suavité qui caractérise l'homme libre. » Alors Lycon : « Cela va bien aux jeunes gens ; mais nous qui ne fréquentons plus les gymnases, quelle odeur devons-nous exhaler ? — Par Jupiter! celle de la vertu, dit Socrate. — Et où prend-on ce parfum? — Ce n'est pas, ma foi, chez les parfumeurs. — Où donc enfin? — Théognis nous l'apprend :



L'honnête homme du bien te montre le sentier;

Le méchant te corrompt et te perd tout entier. »



Xénofon . Le banquet , II

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finitysend   18 septembre 2012
Xénophon - Oeuvres complètes de Xénophon
Economique ,

I , final ,

C’est que ce sont encore des esclaves, dit Socrate, asservis à de dures maîtresses : les uns à la gourmandise, les autres à la lubricité, ceux-ci à l’ivrognerie, ceux-là à une folle ambition et à la prodigalité, qui font peser un joug si lourd sur les hommes, dont elles sont souveraines, que, tant qu’elles les voient jeunes et capables de travailler, elles les contraignent à leur apporter tout le fruit de leurs labeurs et à fournir à tous leurs caprices ; puis, quand elles s’aperçoivent qu’ils sont devenus incapables de rien faire, à cause de leur grand âge, elles les abandonnent à une vieillesse misérable, et s’efforcent de trouver d’autres esclaves.] Il faut donc, Cristobule , combattre avec ces ennemis pour notre indépendance avec autant de cœur que contre ceux qui essaieraient, les armes à la main, de nous réduire en servitude. Et encore des ennemis généreux, après avoir donné des fers, ont souvent forcé les vaincus, par cette leçon , à devenir meilleurs, et les ont fait vivre plus heureux à l’avenir, au lieu que ces souveraines impérieuses ne cessent de ruiner le corps, l’âme et la maison des hommes, tant qu’elles exercent sur eux leur empire. »

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finitysend   18 septembre 2012
Oeuvres completes, tome 3 de Xénophon
Apologie de Socrate par Xénophon ,

Final ,



Socrate, il est vrai, en parlant de lui avec tant de fierté devant le tribunal, souleva la jalousie, et fit que les juges furent plus disposés à le condamner. Mais pour moi, je trouve que les dieux lui ont accordé une heureuse destinée. Il a laissé de la vie la part la plus pénible, et obtenu le genre de mort le moins douloureux. Il fit bien voir, du reste, la force de son âme. Car quand il eut reconnu qu’il lui était plus avantageux de mourir que de vivre encore, de même qu’il n’avait jamais reculé devant les autres biens, il ne faiblit point devant la mort, mais ce fut avec sérénité qu’il la reçut et la subit. Aussi, quand je réfléchis à la sagesse et à la grandeur d’âme de cet homme, je ne puis m’empêcher d’en rappeler le souvenir, et de joindre à ce souvenir mes éloges. Et s’il existe parmi les hommes épris de la vertu quelqu’un qui ait vécu avec un homme plus utile que Socrate, je le regarde comme le plus fortuné des hommes.

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steka   15 février 2014
Xenophon. Anabase, tome I : Livres I-III de Xénophon
A la guerre, vous le savez, ce n'est pas le nombre ni la force qui donne la victoire, mais ceux qui, les dieux aidant, marche à l'ennemi d'un cœur plus résolu, ceux-là le plus souvent ne trouvent pas devant eux de gens qui leur résistent.
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Lenocherdeslivres   02 juin 2020
Helléniques, tome 2 : Livres IV-VII de Xénophon
De pareils incidents, je le déclare, peuvent au moins apprendre aux hommes qu'il ne faut en règle générale châtier personne, avec colère, même des esclaves - car on voit souvent le maître en colère subir plus de tort qu'il n'en a fait ; mais alors, quand il s'agit d'ennemis, les assaillir dans la colère et non avec réflexion, c'est pure folie. La colère ne sait pas prévoir, tandis que la réflexion ne cherche pas moins à éviter le mal qu'à en faire à l'adversaire.
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ClioIno   08 janvier 2015
L'Anabase. Le banquet de Xénophon
La nature féminine n'est en rien inférieure à celle de l'homme, sauf pour son manque de force et de vigueur.



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lanard   05 avril 2015
L'Anabase. Le banquet de Xénophon
Ils arrivèrent à la montagne le cinquième jour. Cette montagne s'appelait Théchès. Quand les premiers arrivèrent au sommet, un grand cri s'éleva. En l’entendant, Xénophon et l'arrière-garde crurent que le front aussi était attaqué; car ils étaient suivis en queue par les gens du pays qu'ils venaient de brûler. L'arrière-garde en avait même tué et capturé quelques-uns dans embuscade et avait pris une vingtaine de boucliers couverts de peaux de bœufs brutes et garnies de poils. Comme la clameur grandissait et se rapprochait et qu'au fur et à mesure que les soldats s'avançaient, ils couraient se joindre aux autres qui criaient toujours, la clameur grossissant avec le nombre fit croire à Xénophon qu'il se passait quelque chose d’extraordinaire. Il monte à cheval, prend avec lui Lycios et les cavaliers et il court pour prêter main-forte; mais bientôt il entend des soldats crier: "La mer! La mer!" et ces mots passent de bouche en bouche. Alors tout le monde se met à courir, l'arrière-garde aussi, et l'on talonne les bêtes de somme et les chevaux. Quand tous les soldats sont arrivés au sommet, ils s'embrassent les uns les autres, ainsi que leurs généraux et leurs lochages, avec les larmes aux yeux. Et soudain, sans qu'on sache qui en a donné l'ordre, ils apportent des pierres et en font un monticule sur lequel ils placent, en guise d'offrande, un grand nombre de peaux de bœufs non tannées, des bâtons et des boucliers d'osier pris à l'ennemi. Le guide mettait lui-même ces boucliers en pièces et engageait les autres à faire comme lui. Après cela on renvoie le guide, après lui avoir fait cadeau sur la masse commune d'un cheval, d'une écuelle d'argent, d'un habillement à la perse et de dix dariques; Il demandait surtout des anneaux et il en obtint de beaucoup de soldats. Puis ayant montré un village pour y camper, et la route pour se rendre chez les Macrons, il attendit le soir et s'en retourna de nuit.

L'Anabase, L. IV, ch. VII, 21-27
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BandiFuyons   22 août 2019
Hiéron de Xénophon
Prendre quelque chose à l’ennemi malgré lui, c’est, à mon sens, le plus grand des plaisirs. Pour les faveurs des jeunes garçons, les plus douces, à mon avis, sont celles qu’ils accordent volontairement.
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