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Note moyenne 3.58 /5 (sur 46 notes)

Nationalité : Soudan
Né(e) à : Kassala , 1963
Biographie :

Diplômé en gestion de l’Université d’Assiout en Égypte, Abdelaziz Baraka Sakin a été couturier, maçon, ouvrier, enseignant, puis fonctionnaire dans une organisation internationale, conseiller à l’ONU, directeur de l’une des organisations affiliées à la Banque mondiale.

Mais il a été toujours l’écrivain qui traverse ces métiers pour arriver à son but ultime.

Avec sept romans et plusieurs recueils de nouvelles à son actif, Abdelaziz Baraka Sakin est l’un des auteurs majeurs du monde arabe.

Publiée en Égypte ou en Syrie, ses romans qui abordent les questions de la guerre civile et la dictature au Soudan sont interdits dans son pays, mais ils circulent sous le manteau.

Quand il reçoit en 2009 le prestigieux prix Tayeb Salih, remis à la Foire du livre de Khartoum, tous ses livres sont aussitôt saisis et détruits par les autorités. Il s’exile alors en Autriche où il obtient l’asile politique.

"Le Messie du Darfour" (2016) est son premier roman traduit en français.

Il habite à la campagne autrichienne, dans la région frontalière des Alpes.
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Vidéo de

Rencontre avec Gérard Meudal, traducteur de Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits de Salman Rushdie (anglais. Actes Sud), Loïc Marcou, traducteur de L' ultime humiliation de Rhéa Galanaki (grec. Galaade) et Xavier Luffin, traducteur de le Messie du Darfour d'Abdelaziz Baraka Sakin (arabe. Zulma) animée par Marie-Madeleine Rigopoulos. Captation et montage Frisnel Enkary.

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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_Moon   06 novembre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
Les gens comprirent plus tard que l'amour et la haine coulent dans les mêmes veines, arrosent les mêmes champs, ils comprirent que celui qui aime est pareil à celui qui hait : l'homme ne peut distinguer le bon du mauvais, il est capable de baiser la main du diable en pensant qu'il s'agit des lèvres de la bien-aimée.
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Under_the_Moon   05 novembre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
[...] il y avait de plus en plus de lunatiques à Nyala, des hommes comme des femmes. C'est là l'une des conséquences de la guerre.
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Charybde2   11 septembre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
Il aurait préféré qu’on le surnomme Guevara plutôt que Charon, même si cela lui rappelait son ami le martyr Abbakar Guevara, le premier à prendre conscience du danger que constituaient les janjawids, et aussi le premier à avoir pris les armes pour défendre les siens au Darfour. Il ne reprochait qu’une seule chose à Abbakar Guevara, comme d’ailleurs à beaucoup de combattants au Darfour, à savoir qu’il n’appréhendait qu’une moitié de la guerre, et qu’il en ignorait l’autre moitié. Il voulait dire par là qu’il ne comprenait pas comment cet homme qui avait combattu les rebelles dans le sud du pays – où il avait tué des enfants, des femmes et des vieillards, brûlé leurs villages sans pitié, considérant qu’il s’agissait là d’un jihad au nom de Dieu – était devenu du jour au lendemain un rebelle contre le gouvernement parce que son ancien employeur appliquait désormais les mêmes principes, les mêmes slogans, la même morale pour mener une guerre dans sa région à lui, en s’appuyant cette fois sur d’autres soldats. Peut-être tenait-il un raisonnement métaphysique difficile à comprendre dans le bruit des tirs et l’odeur de la poudre. C’est ce que Charon appelait la schizophrénie du spolié, qui ne parvient à appréhender qu’une partie de la réalité, qu’une partie des faits, et qui donc ne remplit qu’une partie de son devoir. Et ce comportement faisait peut-être plus de tort que de bien, car le révolutionnaire a besoin d’un cœur pur plutôt que d’une main puissante, s’il ne peut avoir les deux en même temps.
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Under_the_Moon   23 octobre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
Vraisemblablement, leurs destins étaient liés de manière indéfectible, et non par le simple fruit du hasard, car même si leur première rencontre avait été dictée par le destin, de nombreuses mains impures - voire sataniques, selon certains - avaient œuvré pour qu'elle se muât en une histoire aussi douloureuse que durable.
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Under_the_Moon   06 novembre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
[...] l'Histoire n'était faite que des observations consignées par les hommes, et l'on a le droit en tant qu'humains de ne conserver de l'Histoire que ce qui nous concerne, on a le droit aussi de ne pas croire ceux qui l'écrivent, il n'y a pas de vérité absolue dans ce qui est consigné, rien n'est pus vrai que ce que l'on voit de ses propres yeux, ce que l'on ressent, ce pour quoi on souffre tous les jours, voilà le malheureux héritage laissé par l'esclavage.
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jeronimus   02 mai 2017
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
En novembre 2002, vers quatre heures du matin, au checkpoint de Soba situé aux abords de Khartoum, un bus s'arrêta derrière une longue file de véhicules qui l'avaient précédé. Le chauffeur, escorté de son accompagnateur, descendit et disparut quelques instants avant de revenir avec un homme qui tenait dans une main une liste de passagers et dans l'autre un Bic bleu. Il était vêtu d'une veste safari grise, ses yeux étaient petits et sévères, comme ceux d'un aigle. D'un seul regard, il examina chacun des passagers, puis consulta la liste des noms et y inscrivit quelques notes, avant de faire signe à certains d'entre eux de descendre du véhicule et de le suivre, le tout sans prononcer le moindre mot. Cinq garçons, qui avaient plus ou moins le même âge, emboîtèrent le pas à l'homme à la veste safari grise, en silence, tout en le guettant avec anxiété. L'homme entra sous une tente opaque, du côté est de l'autoroute, derrière la tente était stationné un camion surmonté d'une armature métallique bâchée avec d'étroites fenêtres d'aération, le véhicule était laid, et ne présageait rien de bon. En grimpant à l'arrière les hommes eurent l'impression qu'ils pénétraient dans une tombe de métal reposant sur l'asphalte.
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Under_the_Moon   23 octobre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
[...] l'impiété n'est qu'un degré extrêmement complexe de la foi.
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Under_the_Moon   04 novembre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
Passer la nuit dans le désert, loin de chez soi, ne ressemble à rien tant qu'au néant. Pour un soldat, le désert est synonyme de mort, car un soldat n'est pas un révolutionnaire qui se bat pour une cause nationale contre un ennemi étranger ou de l'intérieur, une cause à laquelle il croit, non ici il s'agit du simple soldat obligé d'aller se battre, dont le sang sert à régler les comptes et les ambitions des politiciens, même s'il doit combattre les membres de sa propre tribu ou de sa famille, les gens de son village, [...].

Ibrahim Khidir se moquait sans cesse de ces soldats qu'on appelait martyrs, de ces héros qui avaient voué leur vie à combattre leurs frères de sang.

Passer la nuit dans le désert est un désert en soi, qui s'insinue dans l'être comme le serpent des légendes [...].
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Under_the_Moon   22 octobre 2016
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
[...] peut-on vraiment redouter quelqu'un qui n'a pas d'armes, et qui dit qu'il bénira ses meurtriers ?
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Squirelito   05 septembre 2017
Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin
Passer la nuit dans le désert, loin de chez soi, ne ressemble à rien tant qu’au néant. Pour un soldat, le désert est synonyme de mort, car un soldat n’est pas un révolutionnaire qui se bat pour une cause nationale contre un ennemi étranger ou de l’intérieur, une cause à laquelle il croit, non ici il s’agit du simple soldat obligé d’aller se battre, dont le sang sert à régler les comptes et les ambitions des politiciens
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