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Note moyenne 3.6 /5 (sur 94 notes)

Nationalité : Iran
Né(e) à : Téhéran , le 1/04/1977
Biographie :

Née à Téhéran en 1977, Abnousse Shalmani s'exile à Paris avec sa famille en 1985. Après des études d'Histoire, elle emprunte la voie du journalisme puis de la production et de la réalisation de courts-métrages avant de revenir à sa première passion, la littérature. "Khomeiny, Sade et moi" est son premier livre.

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À l'occasion de notre 34ème édition, certains auteurs nous ont confié ce qui aurait pu être à leurs yeux une (autre) vie idéale. Épisode 5/5 : Abnousse Shalmani. ©Cheese Naan - Création Média.
Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
Eve-Yeshe   01 septembre 2018
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Ce que rappelle ce « ghazal » à ma famille, c’est que pour elle, il ne faut jamais regarder la vérité en face et encore moins la dire (la dire, c’est l’accepter et c’est intolérable) et si le mari est homosexuel, mieux vaut raconter une histoire qui deviendra un mythe, une plaie béante dans le cœur des descendants. P 78
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nadiouchka   25 août 2018
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Les hommes se trompent lorsqu’ils pensent être libres et cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés.

Spinoza,

L’Éthique, Livre II
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kielosa   11 avril 2020
Khomeiny, Sade et moi de Abnousse Shalmani
La littérature française m'a sauvée de l'isolement...

Et les premières héroïnes françaises que j'avais connues étaient Fantine et Cosette.



(pages 102-103).
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nadiouchka   04 août 2019
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Le corps ne servait qu’à parader avec des vêtements minutieusement choisis pour impressionner les voisins et cacher la misère de l’exil. Regarder les corps français, c’était déjà comprendre que quelque chose n’allait pas avec le mien. Je n’avais pas le mode d’emploi, je ne savais pas comment on vivait dans son corps, ni comment l’aimer. P.92
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Nat_85   21 septembre 2018
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Très vite, je compris que la France ne devait pas changer. Je découvris aussi ( folle découverte) que les français choisissaient leurs députés ; les gens décidaient vraiment de leur avenir, grâce à un bout de papier glissé dans une urne, et ils le faisaient en souriant, alors que personne ne souriait jamais en Iran quand il s'agissait de choisir des hommes politiques.
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nadiouchka   27 août 2018
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Voilà, j’étais dehors, libre. Je partis le visage buté vers mon destin d’âme kurde. (…) Je n’osais aborder les autres enfants, par méfiance et manque de vocabulaire.

P.41
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Labibliothequedemarjorie   13 septembre 2018
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Ma mère était une elfe, une créature féerique qui possédait le don de rendre beau le laid. Par la grâce de la langue française, de boniche je l'avais métamorphosée en alchimiste. Et c'était exactement à ça que servaient les mots, tous les mots : à colorer autrement les humains en leur donnant une forme nouvelle. La langue française se métamorphosait en baguette magique pour combattre le réel et sauver ce qui restait de l'enchantement de l'enfance.
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rkhettaoui   02 juillet 2015
Khomeiny, Sade et moi de Abnousse Shalmani
les femmes intellectuelles ressemblent à des hommes. Elles s’habillent de pantalon et se maquillent « nude ». Il y a toujours le moment de surprise dans le regard des nouvelles rencontres quand j’ouvre la bouche. Il y a un raccord entre ma jupe et mon cerveau qui met du temps à se faire. Et parfois certains osent le constat à haute voix : « J’ai cru que tu étais une pouffe et tu es brillante. » Le pire est peut-être l’arrogance qu’ils mettent dans leurs remarques. Il y a un vrai problème entre la jupe et le cerveau. Comme si la jupe court-circuitait le cerveau et l’empêchait de se développer normalement. J’ai trop l’air d’une femme pour avoir un cerveau. Aujourd’hui, je suis encore plus fière de mes talons et du cliquetis de mes colliers.
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soltan   12 juillet 2014
Khomeiny, Sade et moi de Abnousse Shalmani
J'ai vingt ans. J'ai vingt ans et j'ai déjà connu l'amour avec Louÿs, et j'ai découvert combien le sexe pouvait être révolutionnaire avec Sade. J'ai vingt ans et je sais que je vis les plus belles années de ma vie. Il me suffit de penser à Sade, il me suffit de penser au dialogue de Madame de Saint-Ange et d'Eugénie pour savoir que rien n'est perdu. Il me suffit de penser à Juliette pour savoir que la femme a un étendard et qu'elle le porte bien haut. Un jour, Sade sera la seule arme disponible pour casser les ténèbres. La violence de Sade n'est pas violente, elle est née de l'imagination et de la foi. La foi dans l'homme devenu le centre de la pensée et non plus le pantin d'hommes cachés derrière Dieu. Ce qui est violence, ce sont les attentats successifs contre le corps féminin à travers le monde. La violence, c'est exciser des petites filles qui aiment la chair et des grandes filles qui aiment la bite. La violence, c'est d'interdire à une petite fille d'apprendre à lire et à une jeune fille de choisir qui elle veut mettre dans son lit. La violence, c'est ce que les barbus font subir aux esprits en les broyant. Un jour, comme la Révolution française a mis ses barbus à la porte, d'autres révolutions éclateront qui réduiront les barbus au silence et célèbreront la parole de Hommes.
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cecille   31 août 2018
Les exilés meurent aussi d'amour de Abnousse Shalmani
Il est impossible de pleurer la nostalgie, c’est l’hymne national de l’exil. L’exil est une identité, un langage, un passé sans avenir. L’exil est une île où se retrouvent tous ceux qui n’ont ni le visage du pays natal ni celui du refuge : ceux qui sont trop vieux pour oublier et pas assez jeunes pour se fondre, ceux qui restent toute leur vie sur une île qui flotte sur des océans qui ne leur appartiendront jamais.
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