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Note moyenne 3.58 /5 (sur 46 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Belley (Ain) , 1968
Biographie :

En fugue littéraire entre Marseille et le bout du monde, Alexandre Bergamini, né en 1968, a publié des textes poétiques," Autopsie du sauvage", et un premier roman, "Retourner l'infâme".
"Cargo mélancolie" raconte deux voyages en cargos : l’un en solitaire, de la Pologne aux Comores (en passant par la Lituanie, la Lettonie et les ports de la mer Rouge). L’autre, en compagnie d’une jeune photographe, pour une remontée vers le Spitzberg et le Cap Nord.

« Alexandre Bergamini vit dans le silence et la solitude. Loin de tout au centre du monde. Sur les hauteurs de Valromey. Il écrit sur le renoncement, la perte et l'abandon. Comme Ibsen, il pense qu'écrire c'est prononcer une sentence contre soi-même. »


Source : http://auteurs.arald.org et Zylma éditeur
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Gay-Marseille a réalisé l'interview de Alexandre Bergamini écrivain de plusieurs romans : Cargo mélancolie, Retourner l'infâme, et le dernier livre Sang Damné. Alexandre Bergamini a voulu partager sa vie Avant et après avoir eu le Sida.

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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Hulot   20 novembre 2020
Quelques roses sauvages de Alexandre Bergamini
Liens entre le nazisme et les démocraties modernes : faire table rase du passé, de la mémoire et de la culture ancienne, faire de la place à une économie "nouvelle".



" Toute la société, l'organisation de cette société nous pousse à l'oubli ; elle nous pousse à l'avenir. Regarder le passé, c'est être contre-productif.

S'intéresser à la mémoire est une subversion, un refus de se soumettre".



W.G. Sebald
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Lemna   08 novembre 2021
Nue india : Journal d'un vagabond de Alexandre Bergamini
Rien ne peut être ce qu'il est, ce qu'il est seulement. Cela ne suffit pas à la vie, cela ne suffit à personne. Seules la bonté et la poésie de l'existence nous comblent. Le manque délimite notre être. Ici, je le reconnais, en chacun.

Je me considérais comme un héros sacré et intouchable ; j'étais aimé des dieux. Depuis la mort de mon frère, je crois que la vie me doit quelque chose. Comme si la vie me devait ce que je n'ai plus, ce que j'ai perdu. Comme si la vie me devait la vie.
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PlumesdArbres   19 mai 2022
Le livre de Vivian (1962-1980) : Preuves et traces du frère de Alexandre Bergamini
Les meilleurs meurent souvent de leur propre main

juste pour se libérer

et ceux qui restent

ne comprennent jamais vraiment

pourquoi

on voudrait

se libérer

d'eux.





Charles Bukowski, Le ragoût du septuagénaire, 1990.

(Epigraphe)
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Lemna   05 novembre 2021
Nue india : Journal d'un vagabond de Alexandre Bergamini
Cette odeur est l'odeur de l'Inde dont j'ai rêvé ; celle que décrivaient Pasolini et Moravia. Leurs deux récits indiens dans ma mémoire. Impossible qu'Elsa Morante qui voyageait avec eux n'ait rien écrit, il manque un récit au trio d'amis. Cette odeur, une seconde peau de littérature, et un voile de puanteur réelle, de moiteur poisseuse qui colle à la peau.
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Lemna   28 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Un papillon se pose sur ma main, sur mon visage. Il me butine le dos, les jambes les reins, les pieds. Ses pattes légères se posent et sa trompe se désaltère aux gouttelettes d'eau fraiche. Que demander de plus à la vie ? Une belle maison ? Un salaire ? Un amour ? Nous ne sommes jamais à la hauteur de ce qui nous est accordé.



Papillon qui bat des ailes

je suis comme toi

poussière d'être



Kobayashi Issa
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nadejda   22 juillet 2014
Cargo mélancolie de Alexandre Bergamini
La forêt de bouleaux tachetés, de peupliers, terre de mousses touffues et humides, d'une herbe courte, verte, vive. La senteur des lichens, des écorces. Le ciel, la brise dans les cimes, les feuillages, le chant des coucous, les piverts, les écureuils. Enveloppe d'une étrange douceur. Le corps d'une forêt en paix. Je m'allonge dans un rayon, m'endors contre l'écorce d'un peuplier, dans l'humus. L'enfance retrouvée. p 26
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nadejda   23 juillet 2014
Cargo mélancolie de Alexandre Bergamini
Ce que l'on écrit arrive. Ecrire emporte tout sur son passage. L'écriture est marquée du sceau de la perte.

(...) Ma gorge se noue. Des larmes sur mes mains glissent sur le sol. Mes premières larmes depuis quinze ans. Elles relient des aqueducs souterrains. La possibilité de retrouver un mort dans un vivant. La vie dans l'absence. La vie dans la perte.

Voyager c'est apprendre à disparaître. p 56
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Lemna   24 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Entre les tentes, les familles et les équipes, on sourit timidement, on me propose victuailles et boissons. Nous échangeons sans parler ou peu, nous nous parlons sans un mot. Douceur des rapports, distance et respect, aucune familiarité. Etre avec et s'extirper de la réalité en un instant, sans difficulté. Perméable sans être ni se sentir envahi par les autres. Ouvert aux autres sans être obligé de se protéger d'eux.
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Lemna   26 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Nous nous asseyons pour boire un thé chaud à l'abri. Une très vieille Japonaise toute en courbes nous sert, puis elle s'assoit en retrait près de la fenêtre et regarde la pluie tomber. Il n'y a pas de musique, il y a le silence. nous sommes seuls dans un salon, deux tables basses, des coussins, de vieilles photographies d'avant-guerre, de Tokyo, une photo d'elle jeune, émouvante. Le goût si fin, si délicat du thé réveille le sensible, l'endormi, le souterrain. Le moins éveille le plus : c'est peu et c'est parfait. Le trop nous endort et finit par nous anesthésier. (...) Comment apprend-on la présence au monde ? Comment reconnait-on la saveur du temps qui travaille en nous ? La plénitude découle-t-elle de chocs successifs, de la perte définitive, e l'acceptation de sa propre perte, de sa disparition même ?(...)

Nous partons et la petite vieille nous accompagne sur le seuil de sa porte. Par son regard légèrement décalé et trouble dans le vide, Je réalise qu'elle est aveugle. (...) Je la salue doucement, je sais qu'elle ne nous voit pas. On pense avoir bu du thé. On a partagé plus que cela.
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Lemna   27 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
La nuit vient lorsque les pâtes fument sous l'unique lampe. Fermant les yeux on pourrait se croire n'importe où où la vie est simple et tranquille, l'existence possible sans drame et sans danger. Se nourrir et s'abriter sans trop d'argent, le reste est superflu.





Nous sommes assis ensemble

la montagne et moi, jusqu'à ce que

seule

la montagne demeure



Li Po
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