AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.56 /5 (sur 42 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Belley (Ain) , 1968
Biographie :

En fugue littéraire entre Marseille et le bout du monde, Alexandre Bergamini, né en 1968, a publié des textes poétiques," Autopsie du sauvage", et un premier roman, "Retourner l'infâme".
"Cargo mélancolie" raconte deux voyages en cargos : l’un en solitaire, de la Pologne aux Comores (en passant par la Lituanie, la Lettonie et les ports de la mer Rouge). L’autre, en compagnie d’une jeune photographe, pour une remontée vers le Spitzberg et le Cap Nord.

« Alexandre Bergamini vit dans le silence et la solitude. Loin de tout au centre du monde. Sur les hauteurs de Valromey. Il écrit sur le renoncement, la perte et l'abandon. Comme Ibsen, il pense qu'écrire c'est prononcer une sentence contre soi-même. »


Source : http://auteurs.arald.org et Zylma éditeur
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Gay-Marseille a réalisé l'interview de Alexandre Bergamini écrivain de plusieurs romans : Cargo mélancolie, Retourner l'infâme, et le dernier livre Sang Damné. Alexandre Bergamini a voulu partager sa vie Avant et après avoir eu le Sida.

Podcasts (1)


Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Hulot   20 novembre 2020
Quelques roses sauvages de Alexandre Bergamini
Liens entre le nazisme et les démocraties modernes : faire table rase du passé, de la mémoire et de la culture ancienne, faire de la place à une économie "nouvelle".



" Toute la société, l'organisation de cette société nous pousse à l'oubli ; elle nous pousse à l'avenir. Regarder le passé, c'est être contre-productif.

S'intéresser à la mémoire est une subversion, un refus de se soumettre".



W.G. Sebald
Commenter  J’apprécie          243
nadejda   22 juillet 2014
Cargo mélancolie de Alexandre Bergamini
La forêt de bouleaux tachetés, de peupliers, terre de mousses touffues et humides, d'une herbe courte, verte, vive. La senteur des lichens, des écorces. Le ciel, la brise dans les cimes, les feuillages, le chant des coucous, les piverts, les écureuils. Enveloppe d'une étrange douceur. Le corps d'une forêt en paix. Je m'allonge dans un rayon, m'endors contre l'écorce d'un peuplier, dans l'humus. L'enfance retrouvée. p 26
Commenter  J’apprécie          160
isanne   28 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Un papillon se pose sur ma main, sur mon visage. Il me butine le dos, les jambes les reins, les pieds. Ses pattes légères se posent et sa trompe se désaltère aux gouttelettes d'eau fraiche. Que demander de plus à la vie ? Une belle maison ? Un salaire ? Un amour ? Nous ne sommes jamais à la hauteur de ce qui nous est accordé.



Papillon qui bat des ailes

je suis comme toi

poussière d'être



Kobayashi Issa
Commenter  J’apprécie          160
nadejda   23 juillet 2014
Cargo mélancolie de Alexandre Bergamini
Ce que l'on écrit arrive. Ecrire emporte tout sur son passage. L'écriture est marquée du sceau de la perte.

(...) Ma gorge se noue. Des larmes sur mes mains glissent sur le sol. Mes premières larmes depuis quinze ans. Elles relient des aqueducs souterrains. La possibilité de retrouver un mort dans un vivant. La vie dans l'absence. La vie dans la perte.

Voyager c'est apprendre à disparaître. p 56
Commenter  J’apprécie          150
isanne   24 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Entre les tentes, les familles et les équipes, on sourit timidement, on me propose victuailles et boissons. Nous échangeons sans parler ou peu, nous nous parlons sans un mot. Douceur des rapports, distance et respect, aucune familiarité. Etre avec et s'extirper de la réalité en un instant, sans difficulté. Perméable sans être ni se sentir envahi par les autres. Ouvert aux autres sans être obligé de se protéger d'eux.
Commenter  J’apprécie          140
isanne   26 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Nous nous asseyons pour boire un thé chaud à l'abri. Une très vieille Japonaise toute en courbes nous sert, puis elle s'assoit en retrait près de la fenêtre et regarde la pluie tomber. Il n'y a pas de musique, il y a le silence. nous sommes seuls dans un salon, deux tables basses, des coussins, de vieilles photographies d'avant-guerre, de Tokyo, une photo d'elle jeune, émouvante. Le goût si fin, si délicat du thé réveille le sensible, l'endormi, le souterrain. Le moins éveille le plus : c'est peu et c'est parfait. Le trop nous endort et finit par nous anesthésier. (...) Comment apprend-on la présence au monde ? Comment reconnait-on la saveur du temps qui travaille en nous ? La plénitude découle-t-elle de chocs successifs, de la perte définitive, e l'acceptation de sa propre perte, de sa disparition même ?(...)

Nous partons et la petite vieille nous accompagne sur le seuil de sa porte. Par son regard légèrement décalé et trouble dans le vide, Je réalise qu'elle est aveugle. (...) Je la salue doucement, je sais qu'elle ne nous voit pas. On pense avoir bu du thé. On a partagé plus que cela.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
isanne   27 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
La nuit vient lorsque les pâtes fument sous l'unique lampe. Fermant les yeux on pourrait se croire n'importe où où la vie est simple et tranquille, l'existence possible sans drame et sans danger. Se nourrir et s'abriter sans trop d'argent, le reste est superflu.





Nous sommes assis ensemble

la montagne et moi, jusqu'à ce que

seule

la montagne demeure



Li Po
Commenter  J’apprécie          144
isanne   23 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
Une vie ne suffit pas à connaitre et à comprendre un pays mais une lumière déchirant le réel peut en donner l'accès. Une vie ne suffit pas à se connaitre. Des portes s'ouvrent parfois l'espace d'une fraction de seconde dans les paysages, comme parfois chez les humains en un regard, en une faille, nous saisissons l'essence de leur être. Une lueur révèle leur ombre comme une partie complémentaire qui les dévoile.
Commenter  J’apprécie          130
Hulot   18 novembre 2020
Quelques roses sauvages de Alexandre Bergamini
Que visitons-nous lorsque nous venons dans un camp de concentration et d'extermination, peut-on visiter de tels lieux sans les profaner ?



N'y a-t-il que la littérature des camps, les témoignages, la documentation concentrationnaire qui puissent rendre compte de la vie des camps ?
Commenter  J’apprécie          134
isanne   25 septembre 2020
Vague inquiétude de Alexandre Bergamini
De cette place qu'il nous faut conquérir constamment en force en Occident nous avons perdu l'attention d'être ensemble, la délicatesse et la subtilité d'être au monde, la fluidité et la fraternité. Nous concevons la vie comme un droit ou une bataille, non comme un privilège ou une possibilité. Nous exigeons au lieu d'inspirer. Nous voulons ardemment et nous nous accrochons, au lieu d'expirer et de relâcher. Nous pensons que notre volonté et nos désirs impérieux nous protégeront de l'inspiration et de l'expiration. Nous ne serons protégés de rien.
Commenter  J’apprécie          122

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

En Russie avec les écrivains

Sylvain Tesson est l'auteur de ...

Dans les forêts de Sibérie
Dans les geôles de Sibérie
des 2 livres

11 questions
27 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyage en russie , témoignage , ecrivains voyageursCréer un quiz sur cet auteur