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3.88/5 (sur 78 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , 1969
Biographie :

Alexandre Duyck est journaliste, auteur et enseignant. Il a suivi ses études à Sciences-Po Grenoble puis à l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille.

Entré en 1995 au sein de la rédaction du 'Journal du Dimanche' comme reporter au service des Sports, puis au service France, il a ensuite exercé les fonctions de Grand reporter et chef-adjoint du service International, parcourant le monde pour y raconter guerres, révolutions, élections...

En janvier 2015, il choisit d’exercer le journalisme en free-lance pour les magazines Marie-Claire, GQ, Partir en France et pour les chaînes de télévision Canal+ et Arte (enquête pour l’émission VoxPop).

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15 août 1942, deux silhouettes s'éloignent dans les couleurs de l'été. Il est un peu tard, cet après-midi, pour aborder l'ascension : 2500 mètres de dénivelé – et la femme qui suit son époux n'a jamais pratiqué la montagne. Le lendemain soir, le couple n'est pas de retour. De cette histoire vécue, Alexandre Duyck comble les silences, avec une justesse de ton, une écoute, un respect à la hauteur de l'émotion partagée. le nouveau roman d'Alexandre Duyck est en librairie. Lire les premières pages : https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-francophone/avec-toi-je-ne-crains-rien #litterature #roman --- Retrouvez-nous aussi sur les réseaux sociaux ! • Facebook : https://www.facebook.com/actessud/ • Instagram : https://www.instagram.com/ • Twitter : https://twitter.com/ActesSud Suivez nos actualités en vous abonnant à notre newsletter : https://share-eu1.hsforms.com/1_fVdYaQZT-2oDIeGtNS41wf4a19

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Alexandre Duyck
■ CYRIL HANOUNA, LE COTÉ OBSCUR DE LA FARCE.
Connu pour ses clowneries et ses provocations à l’antenne, l’animateur vedette de 'Touche pas à mon poste !' et de 'Balance ton post !' sur C8 est, en coulisses, un redoutable homme d’affaires. À 46 ans, ce proche des Bolloré compte bien jouer les premiers rôles cathodiques pour la présidentielle de 2022.
(...)

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• article dans Le Monde, 23/04/2021
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Il va lui apprendre à rire, malgré la vie, tout le temps, à rire rien que chez eux. Toujours cette retenue, la peur d’être entendue, vue, la terreur de la vulgarité alors d’abord le rire contenu, les lèvres pincées, un défi pour lui qui remet une couche, en rajoute dans la description de la scène à laquelle il a assisté, dans le calembour, la plaisanterie, qu’a-t-il à perdre ? Trente ans qu’il attendait de pouvoir faire rire quelqu’un, qu’il se pensait drôle, des jeux de mots, des fulgurances qui lui traversaient l’esprit mais qu’il ne pouvait partager avec personne, toujours cerné par la peur du ridicule. Quoi à perdre ? Beaucoup, tant l’absence de réaction de la part de Louise le paralyse, le terrifie, le plonge dans des angoisses aussi ridicules que sincères, « Et si je ne l’amusais plus, qu’adviendra-t-il de nous ? ». Il en jouit, vraiment, une véritable décharge comme l’autre, tout son corps parcouru du bonheur, de l’éclair, de l’instant où il la voit enfin lâcher prise, un rire en cascades, une avalanche qui déferle, rien pour le contenir et lui, parfois, dans les grands jours, qui se laisse emporter avec elle. Le rire comme ciment de leur couple, plus fort que celui qui fait tenir les murs de leur maison, plus solide que la charpente en sapin, plus résistant aux vents que l’abri qu’il a construit là-haut. Ils ne sont unis ni par les idées, elle pense mieux que lui, sait bien plus de choses, ni par la violence imposée par l’un, ni par l’origine sociale, les conventions, pas plus que par l’habitude, les contraintes, le fatalisme puisque personne ne quitte personne en ce temps-là. Ils sont unis par le rire, l’humour qui tourne à l’amour.
(pp.18-19)
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Une fois, c'était l'année 1916, un mardi de novembre, il faisait tellement froid, j'ai honte de le dire mais j'ai volé les bottes d'un macchabée, les miennes étaient toutes déchirées, on commençait à voir les pieds au travers, les talons c'était comme si je marchais pieds nus, j'avais peur qu'ils gèlent, mes pieds. Le gars n'avait presque plus de tête mais il avait encore ses deux jambes, je n'avais jamais rien volé de ma vie. Est-ce que prendre les bottes d'un mort, c'est voler ? Les copains trouvent que je me pose trop de questions pour un berger.
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À bout de nerfs n’est pas qu’une expression, c’est aussi une réalité physique, géographique, vous parvenez au bout du chemin et là rien ne vous attend, rien que le vide absolu, le choix se résumant entre la chute et le surplace.
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C’est notre côté cul-terreux, disaient les Parisiens, les pires de tous, les Lyonnais sont pas mal non plus mais les Parisiens restaient les pires, si certains de tout savoir, les pires des pires étant les instituteurs parisiens devenus lieutenant et qui nous parlaient comme à des demeurés, à des gosses, à leurs élèves, à croire qu’ils n’ont eu que des dégénérés dans leur école, les instits parigots, faudraient les livrer en masse au boches, en cadeau, faites-en ce que vous voulez, montrez leur du pays mais par pitié, ne nous les rendez pas ou alors mort, et encore. Les instituteurs et la science infuse, comme ils disent, la haine du patois, leur beau Français dont ils usent comme d’une arme pour mieux t’humilier, te démontrer leur supériorité, ils emploient des verbes, des temps de conjugaison dont tu n’as jamais soupçonné l’existence ni deviné l’utilité mais il en abuse, ils en jouissent, ils te parlent d’écrivains célèbres dont tu ignores jusqu’au nom, nous des frustrés qui te refusent le droit de moins bien parler qu’eux, qui te jugent parce que tu en sais mille fois moins qu’eux et qui sont incapables de se débrouiller sans une carte
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l me répète ce que je sais déjà, dans moins de 30 minutes la guerre va s’achever, nous avons gagné, les boches ont signé l’accord, on va tous pouvoir rentrer chez nous : » Moui dans ma belle maison pour y baiser maman », qu’il dit » Toi dans ton trou à rat de bouseux de Lozérien ». Ne pas réagir, ne pas laisser apparaître la moindre émotion, Pons m’a expliqué comment faire comme si de rien n’était. Comme j’ai peur de le regarder dans les yeux, j’applique la méthode que m’a expliqué un copain, fixer des poils entre les deux sourcils, on fait croire à l’autre qu’on le regarde droit dans les yeux mais en fait on ne fait que compter ses poils entre les sourcils.
Des gars sont morts de froid dans les tranchées, des tas de gars, c’est quand même fin de mourir de froid la guerre. Moi je ne m’en suis jamais plaint. Mais je ne suis jamais endormi les fois où j’ai compris qu’il valait mieux ne pas. Un jour j’ai entendu un jeune sous-lieutenant se vanter :«Les poilus ont de la paille, moi un lit ». C’est la première fois depuis le début de la guerre, je crois, où j’ai vraiment eu envie de tuer quelqu’un.
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Elle avait ajouté cette phrase dont il fallait absolument faire le titre de l’entretien : « Le burn out, c’est pour les forts. » Comme une maladie qui ne s’offre pas à tout le monde, qui choisit son camp, vise précautionneusement ses cibles, leur tourne autour, les renifle comme un chien policier puis s’arrête net et là, c’est foutu. Une tique enfoncée pour longtemps dans la profondeur de la chair des meilleurs.Elle choisit les morceaux de choix, délaisse les faibles, les fainéants, les planqués, les chefs qui se reposent sur leurs subalternes, elle s’attaque à celles et ceux qui s’investissent trop dans leur travail, lui donnent tout, se livrent corps et âme, celles et ceux qui ont idéalisé leur métier dans leurs années de jeunesse puis se retrouvent confrontés au manque de moyens, ou à l’inertie de leurs chefs, ou au cynisme. Ou à tout cela cumulé.
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Delalucque retournerait en Normandie, il y serait ouvrier agricole puis clochard, vivant tantôt dans un hangar, tantôt à la rue. On dit que c’est sa compagne qui l’a tué quelques années plus tard à coups de couteau. Personne ne se souviendra qu’il a sonné, le 11 novembre 1918 à 11 heures, sur le dernier champ de bataille français de la Première Guerre mondiale, le clairon annonçant la fin de la Grande Guerre. On l’oublie tellement que ce n’est pas même son clairon qui trône dans les vitrines du musée de l’Armée à paris : c’est celui du soldat Pierre Sellier, originaire de Belfort qui fut chargé, le 7 novembre au soir, de sonner le cessez-le-feu pour permettre aux plénipotentiaires allemands chargés de négocier l’armistice de traverser les lignes françaises à Haudroy dans l’Aisne
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Sa vie d'alpiniste occupe toute la place. Les Alpes ne suffisent plus et les Andes n'ont été qu'un avant goût des hauteurs à venir, un amuse-bouche, un apéritif épicé avant l'appel des cimes asiatiques. En attendant, elle en profite, grimpant pour quelques temps encore avec Pierre, son amour, son compagnon des années de la vingtaine.
(...)
Une seule fois , Pierre Neyret l'a vue perdre son sang froid. Ils venaient de gravir le Supercouloir, une voie de glace extrêmement difficile au mont Blanc du Tacul... La tempête les surprend à la descente, ils se perdent en pleine nuit au milieu des crevasses.
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Les chefs qui jouent les gentils qui m’appellent « mon petit : alors que j’ai quarante ans, qui demande de mes nouvelles et moi comme un con, je leur réponds mais à peine ai-je commencé à parler, il regarde déjà ailleurs, je me plains de mes pieds, ils répondent : » Parfait, c’est très bien continue comme ça mon petit », ces chefs-là sont tous des faux-culs, des lâches qui n’assument pas d’être des chefs mais qui, dans le dos des petits sont pires encore que les autres parce qu’à la fin ils trahissent toujours la confiance.
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