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Note moyenne 3.48 /5 (sur 94 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Whitechapel, Londres , le 18/04/1911
Mort(e) à : Sherman Oaks, Los Angeles , le 14/08/1985
Biographie :

Alfred Hayes est un romancier, scénariste et poète.

Né à Londres, il arrive aux États-Unis avec ses parents à l'âge de 3 ans. Il fait ses études à New York au City College (depuis intégré dans l'Université de la Ville de New York).

Il devient ensuite journaliste pour le New York Journal-American et le New York Daily Mirror, en même temps il commence à publier ses poésies, notamment "Joe Hill", dont la version chantée (adapté en musique par Earl Robinson) a été rendue célèbre par Joan Baez.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a lutté au sein des services spéciaux de l’armée américaine. Il s’installe par la suite à Rome et devient le scénariste du cinéma néoréaliste italien.

En 1945, il rencontre Roberto Rossellini pour qui il travaillera au scénario de "Païsa" (1946), nominé pour l'Oscar du meilleur scénario original en 1950.

All Thy Conquests (1946) est son premier roman. Il a publié sept romans entre 1946 et 1973.

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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   28 octobre 2017
C'en est fini de moi de Alfred Hayes
Assis dans le parc à attendre Aurora, pas vraiment certain que j’aurais dû être là à l’attendre, je me mis à penser à ce qui s’était passé pour que je me marie une deuxième fois. On se marie une première fois. Au bout de dix ans, on est convaincu que le mariage était une erreur. Alors on se remarie. Et au bout de dix ans, ce mariage-là, lui aussi, vous apparaît comme une erreur. En gros, ce qui finissait par manquer dans une vie, ce n’étaient pas les erreurs, mais le nombre d’années suffisant pour les commettre.
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Bookycooky   27 octobre 2017
C'en est fini de moi de Alfred Hayes
Je n’aurais pas dû dire à Tante Dora de le faire venir à l’hôtel. Le silence s’épaississait. La dernière lueur fuyait. Nous étions dans l’obscurité. Je ne bougeais pas. Je ne pouvais pas bouger. Une trentaine d’années nous séparaient. Et il portait toujours ce foutu pardessus. Comme si j’étais une station de bus.
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Bookycooky   26 octobre 2017
C'en est fini de moi de Alfred Hayes
Un désir de dévoiler à cette vieille parente tout ce qui allait mal me vint aux lèvres. De confesser que tout n’allait pas comme il faut. Que ma femme n’était pas au mieux. Que mon travail n’existait pas. Mais c’était impossible. J’étais, après tout, la célébrité de la famille. Mon nom était imprimé ici ; ma photo parue là. J’avais échappé à leur lot commun. Ou, du moins, le croyaient-ils. Du moins ma pauvre Tante Dora le croyait-elle. Asher s’en sortait bien ; Asher vivait dans une région où le soleil brillait tout au long de l’année ; Asher avait une femme fantastique. Oh, mon petit, aurais-je dû lancer, à la façon de Tante Dora, que te dire ? J’étais condamné à une version fictive de moi-même.
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Bookycooky   28 octobre 2017
C'en est fini de moi de Alfred Hayes
-« Je me suis dit que nous pourrions sillonner Harlem.

-Harlem ? »

Il avait l’air surpris.Harlem ? répéta-t-il.......

-« Lower Harlem, au sud. C’est là que j’ai grandi.

-C’est en territoire ennemi.

-Le matin, ça ne craint rien, et je te parle de la 106e Rue.

-C’est là que tu as grandi, alors ?

-Si toutefois j’ai grandi. »
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Bookycooky   27 octobre 2017
C'en est fini de moi de Alfred Hayes
« Pasternak disait que c’était comme une marque sur du linge. »

—Qui ça ?

—Pasternak.

—Pasternak disait que quoi était comme une marque sur du linge ? » Il fit un geste, seulement de l’épaule, pour désigner le ciel assombri. « L’avion. »

Ce qui me força à lever les yeux vers le ciel, par-delà l’étendue du parc, en direction de l’avion. La distance donnait l’impression qu’il était planté, immobile, dans le banc de nuages. Il ressemblait effectivement à un genre de monogramme. Une inscription apposée sur le bas d’une vaste chemise de ciel comme en laissent les employés du nettoyage à sec.

Cela ne m’aurait pas agacé outre mesure, si je n’avais pas ajouté bêtement : « C’est dans Jivago ? —Non. Dans un poème. » Le ton impliquait, bien sûr, que tout ce que je connaissais de Pasternak se réduisait à Docteur Jivago et que je ne le connaissais que parce qu’on en avait tiré un film. Le fait que le garçon eût raison –je n’avais pas lu Docteur Jivago et j’avais vu le film –n’aidait pas.
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Tostaky61   20 mars 2016
Une jolie fille comme ça de Alfred Hayes
De toute la soirée, elle n'avait pas prononcé une seule parole drôle ou spirituelle. Ce qu'elle possédait, en revanche, apparemment, était une espèce de désespoir, qui engendrait une forme différente, un genre alternatif de séduction.
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tamara29   25 septembre 2016
In Love de Alfred Hayes
Parce qu'elle voulait tout, il lui semblait qu'elle n'avait rien.
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Alfred Hayes
Bookycooky   13 décembre 2015
Alfred Hayes


Nous sommes à Hollywood dans les flamboyantes années 1950,

« À cet instant précis, la ville était pleine d’individus étendus dans leur lit qui pensaient, avec une intensité passionnelle, inépuisable et presque rageuse, aux moyens de devenir célèbres s’ils ne l’étaient pas déjà, ou encore plus célèbres s’ils l’étaient ; ou de devenir riches, s’ils ne l’étaient pas déjà, ou plus riches encore s’ils l’étaient ; ou bien puissants, s’ils ne l’étaient pas encore, et plus puissants s’ils l’étaient. Il arrivait que l’intensité avec laquelle ils aspiraient à toutes ces choses m’impressionne. Parfois, je trouvais même une certaine légitimité à leurs désirs. Mais il me semblait, ou du moins il m’avait semblé au cours des quelques années que j’avais passées à aller et venir entre cette ville et la mienne, qu’il y avait quelque chose de ridicule, finalement, de pas si impressionnant que cela chez les gens qui possédaient toutes ces choses que les autres personnes, qui ne les avaient pas, leur enviaient si cruellement. »
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Bookycooky   06 janvier 2016
In Love de Alfred Hayes
Love by George Herbert

Love bade me welcome; yet my soul drew back,



Guiltie of dust and sin.



But quick-ey'd Love, observing me grow slack



From my first entrance in,



Drew nearer to me, sweetly questioning



If I lack'd anything.



A guest, I answer'd, worthy to be here.



Love said, You shall be he.



I, the unkinde, ungrateful? Ah, my deare,



I cannot look on thee.



Love took my hand and smiling did reply:



Who made the eyes but I?



Truth, Lord; but I have marr'd them; let my shame



Go where it doth deserve.



And know you not, says Love; who bore the blame?



My deare, then I will serve.



You must sit down, says Love, and taste my meat.



So I did sit and eat.



Les deux premières strophes du poème sont dans le livre,je l'ai complété ....
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Bookycooky   05 janvier 2016
In Love de Alfred Hayes
Here I am, the man in the hotel bar said to the pretty girl, almost forty, with a small reputation, some money in the bank, a convenient address, a telephone number easily available, this look on my face you think peculiar to me, my hand here on this table real enough, all of me real enough if one doesn’t look too closely.
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