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Note moyenne 3.6 /5 (sur 434 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Sacramento, Californie , le 05/12/1934
Biographie :

Joan Didion est un écrivain américain, connue comme journaliste, essayiste et romancière.

Elle est considérée comme une muse et un auteur culte par des écrivains américains tels que Bret Easton Ellis ou Jay McInerney.

Son premier roman ‘Run River’ paraît en 1963 et l’année d’après elle épouse John Gregory Dunne, écrivain, avec qui elle retourne s’installer en Californie. Elle est surtout connue pour ses deux recueils d’essais ‘Slouching toward Bethlehem’ (1968) et ‘The White Album’ (1979), dans lesquels elle observe la culture et la politique américaines et les changements de cette période-là, dans un style journalistique mélangeant ses réflexions personnelles et l’observation sociale.

‘Political Fictions’ (2001) rassemble des essais publiés dans le New York Review of Books et son récit ‘Where I Was From’ (2003) analyse sa relation avec sa Californie natale ainsi que celle avec sa mère.

Elle est également l'auteur de plusieurs scénarios pour le cinéma avec l'écrivain John Gregory Dunne auquel elle a été mariée pendant quarante ans. Son dernier livre, "L'année de la pensée magique", qui relate le décès de celui-ci survenu à la suite d'une crise cardiaque, a remporté le National Book Award.

Elle était la mère de Quintana Roo Dunne, qu'elle avait adoptée à la naissance avec son mari et qui est également décédée, quelques mois après son père, d'une pancréatite aiguë à l'âge de trente neuf ans.

Joan Didion vit à New York.
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Source : Wikipédia
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marina53   20 novembre 2013
Le bleu de la nuit de Joan Didion
Arrêtez les horloges, coupez le téléphone,

Jetez un os au chien pour que ses aboiements ne résonnent,

Faites taire les pianos et au son d'un tambour voilé

Sortez le cercueil, qu'avance le cortège endeuillé.



Que les avions tournoyant dans les airs déplorent

Et tracent sur le ciel le message Il est mort.

Nouez des rubans de crêpe au cou blanc des pigeons des squares,

Et que les mains des gendarmes soient gantées de coton noir.



Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,

Ma semaine de labeur et mon dimanche de sieste,

Mon midi, mon minuit, ma langue, ma chanson;

Je croyais que l'amour durerait à jamais: je sais à présent que non.



Eteignez les étoiles; elles ne sont pas conviées à la veille.

Remballez la lune et démontez le soleil,

Videz l'océan et balayez les forêts;

Car plus rien de bon ne saurait advenir désormais.



Funeral Blues, W.H. Auden
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Myriam3   17 février 2015
L'année de la pensée magique de Joan Didion
La mort d'un parent, écrivait-il, "quoique nous y soyons préparés, et malgré notre âge, remue des choses profondes en nous, déclenchent des réactions qui nous surprennent et peuvent libérer des souvenirs, des sentiments que nous pensions éteints depuis longtemps. C'est comme si, durant cette période indéterminée qu'on appelle le deuil, on était dans un sous-marin, entouré par le silence de l'océan, conscient du poids de la profondeur, tantôt proche, tantôt lointain, assailli par la mémoire."
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fanfanouche24   04 juillet 2016
L'Amérique, 1965-1990 : Chroniques de Joan Didion
Ici et ailleurs



Je veux que vous compreniez exactement à qui vous avez affaire: vous avez affaire à une femme qui depuis quelque temps se sent radicalement étrangère à la plupart des idées qui paraissent intéresser les autres. Vous avez affaire à une femme qui, quelque part en cours de route, a égaré le peu de foi qu'elle a jamais eue dans le contrat social, dans le principe de progrès, dans le grand dessein de l'aventure humaine. (p. 307)
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manU17   21 novembre 2018
L'année de la pensée magique de Joan Didion
Les gens qui ont récemment perdu quelqu'un ont un air particulier, que seuls peut-être ceux qui l'ont décelé sur leur propre visage peuvent reconnaitre. Je l'ai remarqué sur mon propre visage et je le remarque à présent sur d'autres. C'est un air d'extrême vulnérabilité, une nudité, une béance.
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nadiouchka   14 octobre 2016
L'Amérique, 1965-1990 : Chroniques de Joan Didion
Chanson de Bob Dylan

Combien de routes un garçon doit-il faire

Avant qu'un homme il ne soit ?

Combien l'oiseau doit-il franchir de mers

Avant de s'éloigner du froid ?

Combien de morts un canon peut-il faire

Avant que l'on oublie sa voix ?



Eh bien mon ami

Ecoute dans le vent

Ecoute la réponse dans le vent.



Combien de fois doit-on lever les yeux

Avant que de voir le soleil ?

Combien d'oreilles faut-il aux malheureux

Avant d'écouter son pareil ?

Combien de pleurs faut-il à l'homme heureux

Avant que son cœur ne s'éveille ?



Eh bien mon ami

Ecoute dans le vent.
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fanfanouche24   03 juillet 2016
L'Amérique, 1965-1990 : Chroniques de Joan Didion
-Ici et ailleurs-



Certains lieux ne semblent exister que parce quelqu'un a écrit sur eux. Le Kilimandjaro appartient à Ernest Hemingway , Oxford, Mississippi, appartient à William Faulkner, et lors d'une semaine caniculaire en juillet à Oxford, j'ai été amenée à passer une après-midi à marcher dans le cimetière à la recherche de sa tombe, une sorte de visite de courtoisie au propriétaire des lieux. Un lieu appartient pour toujours à celui qui se l'approprie avec le plus d'acharnement, s'en souvient de la manière la plus obsessionnelle, l'arrache à lui-même, le façonne, l'exprime, l'aime si radicalement qu'il le remodèle à sa propre image (...) (p. 323)
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liratouva2   11 mars 2011
L'année de la pensée magique de Joan Didion
Tu ne crains rien.

Je suis là.

J’avais cru que nous avions ce pouvoir.

Maintenant je sais que si nous voulons vivre nous-mêmes, vient un moment où nous devons nous défaire de nos morts, les laisser partir, les laisser morts.

Savoir tout cela ne rend pas plus facile de les laisser partir au fil de l’eau
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Myriam3   13 février 2015
L'année de la pensée magique de Joan Didion
J'ai toujours eu le sentiment que le sens même des choses résidait dans le rythme des mots, des phrases, des paragraphes, j'ai développé une technique pour tenir à distance toutes mes pensées, toutes mes croyances, en les recouvrant d'un vernis de plus en plus impénétrable.
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nadiouchka   26 janvier 2019
Une saison de nuits de Joan Didion
Toute la nuit j'ai tenu ta main,

comme si tu avais

pour la quatrième fois affronté le royaume des fous

- sa parole éculée, son œil assassin -

et m'avais ramené en vie à la maison.

Robert Lowell



Le véritable El Dorado se trouve toujours plus avant.

Peck's 1837 New Guide to the West
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cathcor   20 janvier 2013
Le bleu de la nuit de Joan Didion
Les souvenirs, c'est ce qu'on ne veut plus se rappeler.
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