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3.62/5 (sur 565 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Loches (Indre et Loire) , le 27/03/1797
Mort(e) à : Paris , le 17/09/1863
Biographie :

Alfred Victor, comte de Vigny est un écrivain, dramaturge et poète?

Figure du romantisme, contemporain de Victor Hugo et de Lamartine, il écrit parallèlement à une carrière militaire entamée en 1814 et publie ses premiers poèmes en 1822.

Avec la publication de "Cinq-Mars" en 1826, il contribue au développement du roman historique français. Ses traductions versifiées de Shakespeare s'inscrivent dans le drame romantique, de même que sa pièce "Chatterton" (1835). Il a aussi écrit de la poésie ("Poèmes antiques et modernes", "Les Destinées") et a laissé un "Journal".

Son œuvre se caractérise par un pessimisme fondamental, et une vision désenchantée de la société.


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*RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE* : Alfred de Vigny, _Journal d'un poëte,_ recueilli et publié par Louis Ratisbonne, Paris, Michel Lévy frères, 1867, 310 p. #AlfredDeVigny #JournalDUnPoëte #LittératureFrançaise #XIXeSiècle

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Alfred de Vigny
“Naître sans fortune est le plus grand des maux. On ne s’en tire jamais dans cette société basée sur l’or.”
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Ne pas espérer qu'un grand œuvre soit contemplé, qu'un livre soit lu, comme ils ont été faits.

Si votre livre est écrit dans la solitude, l'étude et le recueillement je souhaite qu'il soit lu dans le recueillement, l'étude et la solitude : mais soyez à peu près certain qu'il sera lu à la promenade, au café, en calèche, entre les causerîes, les disputes, les verres, les jeux et les éclats de rire, ou pas du tout.

Et, s'il est original, Dieu vous puisse garder des pales imitateurs, troupe nuisibles et innombrable de singes salissants et maladroits !

Et, après tout cela, vous aurez mis au jour quelque volume qui, pareil à toutes les œuvres des hommes, lesquelles n'ont jamais exprimé qu'une question et un soupir, pourra se résumer infailliblement par les deux mots qui ne cesseront jamais d'exprimer notre destinée de doute et de douleur :

POURQUOI ? et HÉLAS !
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C'est en effet une chose toute commode aux médiocrités qu'un temps de révolution. Alors que le beuglement de la voix étouffe l’expression pure de la pensée, que la hauteur de la taille est plus prisée que la grandeur du caractère, que la harangue sur la borne fait taire l’éloquence à la tribune, que l’injure des feuilles publiques voile momentanément la sagesse durable des livres : quand un scandale de la rue fait une petite gloire et un petit nom ; quand les ambitieux centenaires feignent, pour les" piper, d'écouter les écoliers imberbes qui les endoctrinent ; quand l'enfant se guinde sur le bout du pied pour prêcher les hommes ; quand les grands noms sont secoués pêle-mêle dans des sacs de boue, et tirés à la loterie populaire par la main des pamphlétiers ; quand les vieilles hontes de famille redeviennent des espèces d’honneurs, hérédité chère à bien des Capacités connues ; quand les taches de sang font auréole au front, sur ma foi, c'est un bon temps.
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Près du lit des mourants, les parents m'ont toujours importuné.

— Et pourquoi cela ? dit Stello...

Quand une maladie devient un peu longue, les parents jouent le plus mediocre rôle qui se puisse voir. Pendant les huit premiers jours, sentant la mort qui vient, ils pleurent et se tordent les bras ; les huit jours suivants, ils s'habituent à la mort de l’homme, calculent ses suites et spéculent sur elle ; les huit jours qui suivent, ils se disent à l'oreille : Les veilles nous tuent ; on prolonge ses souffrances ; il serait plus heureux pour tout le monde que cela finît. Et s'il reste encore quelques jours après, on me regarde de travers. Ma foi, j’aime mieux les gardés-malades ; elles tâtent bien, à la dérobée, les draps du lit, mais elles ne parlent pas.
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Alfred de Vigny
Le Cor

J’aime le son du Cor, le soir, au fond des bois,
Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois,
Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille,
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.

Que de fois, seul, dans l’ombre à minuit demeuré,
J’ai souri de l’entendre, et plus souvent pleuré !
Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques
Qui précédaient la mort des Paladins antiques.

Ô montagne d’azur ! ô pays adoré !
Rocs de la Frazona, cirque du Marboré,
Cascades qui tombez des neiges entraînées,
Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées ;

Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons,
Dont le front est de glace et le pied de gazons !
C’est là qu’il faut s’asseoir, c’est là qu’il faut entendre
Les airs lointains d’un Cor mélancolique et tendre.

Souvent un voyageur, lorsque l’air est sans bruit,
De cette voix d’airain fait retentir la nuit ;
À ses chants cadencés autour de lui se mêle
L’harmonieux grelot du jeune agneau qui bêle.

Une biche attentive, au lieu de se cacher,
Se suspend immobile au sommet du rocher,
Et la cascade unit, dans une chute immense,
Son éternelle plainte au chant de la romance.

Âmes des Chevaliers, revenez-vous encor ?
Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ?
Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée
L’ombre du grand Roland n’est donc pas consolée !
(...)
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Alfred de Vigny
Aimez ce que jamais on ne verra deux fois.
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Comme le Pouvoir est une science de convention, selon les temps, et que tout ordre social est basé sur un mensonge plus ou moins ridicule, tandis qu'au contraire les beautés de tout Art ne sont possibles que dérivant de la vérité la plus intime, vous comprenez que le Pouvoir, quel qu'il soit, trouve une continuelle opposition dans toute œuvre ainsi créée. De là ses efforts éternels pour comprimer ou séduire.
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J'entendis la voix creuse et douce de Chatterton, qui fit cette singulière réponse en saccadant ses paroles et s'arrêtant à chaque phrase :

« L'Angleterre est un vaisseau : notre île en a la forme ; la proue tournée au nord, elle est comme à l'ancre au milieu des mers, surveillant le continent. Sans cesse elle tire de ses flancs d'autres vaisseaux faits à son image et qui vont la représenter sur toutes les côtes du monde. Mais c'est à bord du grand navire qu'est notre ouvrage à tous. Le Roi, les Lords, les Communes, sont au pavillon, au gouvernail et à la boussole ; nous autres, nous devons tous avoir la main aux cordages, monter aux mats, tendre les voiles et charger les canons ; nous sommes tous de l'équipage, et nul n'est inutile dans la manœuvre de notre glorieux navire. »

Cela fit sensation. On s'approcha sans trop comprendre et sans savoir si l'on devait se moquer ou applaudir, situation accoutumée du vulgaire.

« Well, very well ! cria le gros Beckford, c'est bien, mon enfant ! c'est noblement représenter notre bienheureuse patrie ! Rule Britannia ! chanta-t-il en fredonnant l'air national. Mais. mon garçon, je vous prends par vos paroles. Que diable peut faire le Poète dans la manœuvre ? »

Chatterton resta dans sa première immobilité : c'était celle d'un homme absorbé par un travail intérieur qui ne cesse jamais et qui lui fait voir des ombres sur ses pas. Il leva seulement les yeux au plafond, et dit :

« Le Poète cherche aux étoiles quelle route nous montre le doigt du Seigneur. »
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Alfred de Vigny
L'homme a toujours besoin de caresse et d'amour,
(...)
Quand ses yeux sont en pleurs, il lui faut un baiser.

LA COLÈRE DE SAMSON.
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« Donnez-moi un verre d’eau : j’ai quatre-vingts ans, moi ; cela me fait mal.
— Ce ne sera rien, monseigneur, lui dis-je : seulement, il y a dans ce pouls quelque chose qui n’est ni la santé ni la fièvre de la maladie... C’est la folie », ajoutai-je tout bas.
Je dis au malade :
« Comment vous nommez-vous ? »
Rien... ses yeux demeurèrent fixes et mornes...
« Ne le tourmentez pas, Docteur, dit M. de Beaumont, il m’a déjà dit trois fois qu'il s’appelait Nicolas-Joseph-Laurent.
— Mais ce ne sont que des noms de baptême, dis-je.
— N’importe ! n’importe ! dit le bon archevêque avec un peu d’impatience, cela suffit à la religion : ce sont les noms de l’âme que les noms de baptême. C’est par ces noms-là que les saints nous connaissent. Cet enfant est bien bon chrétien. »
Je l’ai souvent remarqué, entre la pensée et l’œil il y a un rapport direct et si immédiat, que l’un agit sur l’autre avec une égale puissance. S’il est vrai qu'une idée arrête le regard, le regard, en se détournant, détourne aussi l’idée. J’en ai fait l’épreuve auprès des fous.
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