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Note moyenne 3.83 /5 (sur 68 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) le : 14/12/1869
Mort(e) le : 10/12/1951
Biographie :

Algernon Henry Blackwood, CBE (14 mars 1869 – 10 décembre 1951) est un écrivain et journaliste britannique.

Algernon Blackwood est né à Shooter's Hill (sud-est de Londres). Blackwood exerça différents métiers : fermier au Canada, gérant d'hôtel, journaliste à New York. Vers la fin de la trentaine, il revint en Angleterre et débuta une carrière d'écrivain fantastique. Son œuvre fut une source d'inspiration importante pour le mouvement gothique.
John Silence, détective de l'occulte, "Sherlock Holmes du surnaturel", combat les forces démoniaques qui menacent notre monde par des moyens naturels. Chef d'oeuvre de l'énigme et du fantastique, John Silence fut publié pour la première fois en 1908.

Source : Wikipedia
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
dourvach   20 juin 2015
Elève de quatrième... dimension de Algernon Blackwood
Quand on quitte Vienne, et longtemps avant d'atteindre Budapest, on voit le Danube entrer dans un région désolée et étrangement abandonnée ; il quitte alors son lit pour se répandre sur chaque rive ; pendant des kilomètres, la campagne se transforme en un véritable marécage où les saules nains poussent à foison. Sur les cartes, cette région déserte est figurée par un bleu qui se dégrade à mesure qu'il s'éloigne de la ligne représentant le bord du fleuve, en formant comme des vaguelettes ; sur ce fond s'inscrit en larges lettres espacées le mot "Sümpfe" qui signifie marais.

Au moment des crues, cette mer de sable, de galets, ponctuée de saules est presque entièrement submergée ; le reste du temps, on aperçoit des buissons qui, tout bruissants, courbent la tête sous le vent ; ils laissent apparaître leurs feuilles argentées par le soleil et forment une plaine sans cesse mouvante dont la beauté est bouleversante.



[Algernon BLACKWOOD, "Les Saules" ["The Willows", 1907], recueil "Elève de quatrième... dimension", collection Présence du futur, éd. Denoël , 1966 -- page 57]
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dourvach   19 juin 2015
Wendigo de Algernon Blackwood
-- Tu n'es pas Défago ! Tu n'es pas du tout Défago ! Je ne dis pas de juron mais ce n'est pas toi, mon vieux copain de vingt ans !

Il foudroyait du regard cette silhouette avachie comme s'il avait voulu la réduire à néant.

-- Si ça c'est Défago, je veux bien nettoyer le plancher de l'enfer avec un morceau de coton emmanché dans un cure-dent, ce dont Dieu me garde, ajouta-t-il avec un violent sursaut d'horreur et de dégoût.



[Algernon BLACKWOOD, "The Wendigo", année de première publication : 1910, réédition en recueil : "Le Wendigo et autres contes fantastiques", 1964, traduit par Jacques Parsons en 1972 pour la collection "présence du futur", éd. Denoël - page 62]
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dourvach   10 juin 2015
Wendigo de Algernon Blackwood
Cette année-là, bien des chasseurs arrivèrent au terme de leur expédition sans avoir pu relever seulement une fois des traces fraîches. Les élans étaient anormalement craintifs. Tous ces nemrods durent regagner le sein de leur famille avec les excuses les meilleures, suggérées par les circonstances ou soufflées par leur imagination. Tout comme les camarades, le docteur Cathcart revint sans le moindre trophée ; mais il rapportait en revanche le souvenir d'une expérience qui valait mieux à ses yeux que toutes les têtes d'élan. A cette époque, le docteur Cathcart, d'Aberdeen, s'intéressait, en dehors des cervidés, à d'autres questions : les bizarreries de l'esprit humain, par exemple.



(Algernon BLACKWOOD, "The Wendigo" [incipit], année de première publication : 1910, réédition en recueil : "Le Wendigo et autres contes fantastiques", 1964, traduit par Jacques Parsons en 1972 pour la collection "présence du futur", éd. Denoël - page 11)
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Athouni   10 février 2013
L'homme que les arbres aimaient de Algernon Blackwood
Avec cette multitude de saules, il s'agissait de quelque chose de différent. Il émanait un principe qui angoissait, serrait le cœur. Un sentiment d'inquiétude, teintée de terreur. A me sentir ainsi entouré de ces arbustes en rangs serrés qui faisaient régner une obscurité s'épaississant à mesure que tombait le soir, sans cependant cesser de s'agiter furieusement dans le vent, me vint l'idée étrange et désagréable que nous avions franchi les limites d'un monde différent, où nous étions des intrus, où l'on ne nous attendait pas, où l'on ne nous invitait pas à rester, où nous pouvions courir des risques graves.
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dourvach   14 juin 2015
Wendigo de Algernon Blackwood
Puis il céda au sommeil...

Du moins en eut-il l'impression. Pourtant, le clapotis de l'eau, un peu au-delà de l'ouverture de la tente, continuait sur le même rythme, mais en s'affaiblissant ; il comprit alors qu'il avait les yeux ouverts et qu'un son nouveau venait de s'insérer avec douceur entre le murmure des vaguelettes et le bruit qu'elles faisaient en se brisant sur le rivage.



[Algernon BLACKWOOD, "The Wendigo", année de première publication : 1910, réédition en recueil : "Le Wendigo et autres contes fantastiques", 1964, traduit par Jacques Parsons en 1972 pour la collection "présence du futur", éd. Denoël - page 32]

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VFanel   12 février 2013
L'homme que les arbres aimaient de Algernon Blackwood
Vous pensez, dit-il, qu'il s'agit de l'esprit des éléments, tandis que je pensais pour ma part que c'était plutôt les Dieux des anciens.Mais je vous dis maintenant que ce n'est ni l'un ni l'autre. Ce seraient, les uns comme les autres, des entités que nous pourrions comprendre, car elles ont des relations avec les hommes, ne serait-ce que part l'intermédiaire de la prière ou du sacrifice, tandis que ces êtres qui nous entourent n'ont absolument rien à faire avec le genre humain et c'est tout à fait par hasard que leur espace se trouve être en ce lieu contigu au nôtre.
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oliviersavignat   31 mai 2020
Migrations de Algernon Blackwood
Mais je me rappelle aussi m'être arrêté sur la route, bien avant cela, pour regarder derrière moi la ville perchée sur sa colline, où s'était déroulée mon aventure et me disant à quel point elle ressemblait à un chat monstrueux accroupi sur la plaine : ses deux énormes pattes de devant figurant les rues principales, les deux clochers jumeaux et ruinés de la cathédrale se détachant sur le ciel comme des oreilles dressées. Cette image est restée gravée dans ma mémoire et conserve encore aujourd'hui toute sa fraîcheur.
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dourvach   13 juin 2015
Wendigo de Algernon Blackwood
Un silence pesant tomba sur le petit camp, audacieusement planté au coeur de la nature sauvage. L'étendue sombre du lac scintillait à la lueur des étoiles. L'air était frais et vif. Dans les courants nocturnes et silencieux issus des profondeurs de la forêt, apportant les messages des crêtes lointaines et des lacs dont la surface commençait à se prendre en glace, il y avait déjà les odeurs légères et mélancoliques de l'hiver imminent.



(Algernon BLACKWOOD, "The Wendigo", année de première publication : 1910, réédition en recueil : "Le Wendigo et autres contes fantastiques", 1964, traduit par Jacques Parsons en 1972 pour la collection "présence du futur", éd. Denoël - page 18)
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Julian_Morrow   23 avril 2019
Le camp du chien de Algernon Blackwood
Dans la vie réelle, de tous les jours, c’est souvent ainsi que les événements terrifiants atteignent soudain leur apogée ; on reste parfaitement calme jusqu’à la dernière minute, puis on se trouve tout à coup submergé par l’horreur.



(p.69)
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oliviersavignat   01 juin 2020
Le camp du chien de Algernon Blackwood
Alors, dans l'ouverture de la tente, se tenait un animal, museau et cou tendus en avant, la tête explorant la nuit, le corps tout entier figé dans cette attitude complètement rigide qui précède le bond vers la liberté, ou le déclenchement d'une attaque. Il semblait avoir la taille d'un veau, il était plus mince qu'un dogue, mais cependant plus massif qu'un loup et je pourrais jurer que j'ai vu les poils hérissés sur son dos. Alors, sa lèvre supérieure se leva lentement, et j'aperçus la blancheur de ses dents.
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