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EAN : 9782253041931
346 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1987)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.21/5 (sur 1401 notes)
Résumé :
Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d'un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance.

Ce voyageur s'appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Sa vie, faite de passions, de dangers et d'honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  14 janvier 2017
Politique, polyglotte, polygame,
Trop poli, pour être Mahomet,
Faudrait pas qu'on me condamne,
je ne voudrais pas être un sultan,
Qu'il continue notre prof-être,
selon l'Hégire qui fut son temps. :-)
A découvrir ABSOLUMENT, riche en enseignement
Même si ton héros participe à l'anti-Babel,
Mérite, avec mes amis Babelios, tous nos compliments
Je te pressens Amin Maalouf, comme un futur Nobel.

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najnaje
  05 avril 2015
Léon l'Africain, c'est le livre qui m'a le plus touché, lors de la première lecture je savais que je le relirais. Donc après une seconde lecture je me sens capable de le critiquer. L'histoire de Léon est tout d'abord fascinante, personnage historique qui a parcouru une bonne partie de l'Afrique et du bassin méditerrannéen. Léon m'a rendue nostalgique de mon enfance, d'origine tunisienne je n'ai eu la chance qu'à de rare fois d'aller en Tunisie. Maalouf m'a bluffé, c'est un conteur hors pair, dans ce livre on y trouve de l'Histoire, de la philosophie, de la poésie, de l'aventure et l'histoire d'un homme extraordinaire. Une chose est sûr, c'est un livre que je relierais encore et encore comme on retourne à une source pour se désaltérer. Maalouf a trouvé une pépite et en a fait un diamant.
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Merik
  25 juin 2017
♪ "Il a du bobo Léon 
Il porte un bandeau Léon 
Il a du bobo Léon 
Oh, pauvre Léon..." ♪
Une chanson m'a accompagné comme une ritournelle à la lecture de ce roman : Bobo Léon, de Boby Lapointe. Le rapport ? Aucun, si ce n'est le prénom.
Quoique...
♪ "D'abord il ne s'appelle pas Léon
Mais je ne me souviens plus de son nom" ♪
Euh... Moi si je m'en souviens (merci la couv') : Hassan al-Wazzan. Mais appelons le Léon, c'est plus simple. (♪ "J'peux pourtant pas l'appeler Hortense, Et puis ça n'a pas d'importance" ♪ )
Et puis notre Léon l'Africain a lui aussi du bobo. Obligé de s'exiler très tôt de sa Grenade natale, Reconquista oblige. De Grenade à Rome, en passant par Fès, Tombouctou, le Caire, une vie marquée du sceau de l'immigration forcée, du malheur qu'il croisera sur sa route, sous formes diverses et variées : peste, incendie, guerres, esclavagisme. Une sombre épopée dans un monde tourmenté, celui du 16ème siècle soumis à l'hégémonie des différents empires.
Un roman historique, avec une résonance dans notre société actuelle, où la question des religions n'est toujours pas stabilisée. On s'étonne même de ne pas être si surpris que ça par la barbarie de certaines scènes du passé. Résonance aussi sur la question épineuse de l'identité : "A Rome, tu étais "le fils de l'africain"; en Afrique tu seras "le fils du Roumi". Où que tu sois, certains voudront fouiller ta peau et tes prières. Garde-toi de flatter leurs instincts, mon fils, garde-toi de ployer sous la multitude ! Musulman, juif ou chrétien, ils devront te prendre comme tu es, ou te perdre."
Il y a tant à dire sur ce roman fabuleux (encore faut-il s'en sentir capable). Il est à la croisée de divers courants, philosophiques, religieux, historique... A l'image de son héros aux multiples vies, protéiforme presque : "Messire Jean-Léon, géographe, poète, diplomate à la cour pontificale". Explorateur aussi.
Le Léon de Boby termine mal :
♪ "Il s'était fait mal dans la rue
Mais on l'a soigné autre part
Et il est mort !... " ♪
Je ne dirai rien du sort du Léon d'Amin Maalouf, suspense oblige, mais je peux vous conseiller de le découvrir si ce n'est déjà fait. Un pur régal de lecture, cette biographie historique !
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BazaR
  13 août 2020
Hop, dans ma valise pour l'île déserte, direct.
Mais comment ai-je pu ne pas m'extasier lors de ma première lecture il y a 27 ans ? Dingue ! (en fait il y a des circonstances atténuantes, j'en causerai à la fin).
Quelle vie extraordinaire que celle de cet homme dont les noms sont à eux seuls un condensé de voyage. Hasan ibn Muhammad al-Wazzan al-Fasi, Hassan fils de Mohamed le peseur, de Fès, ou alors al-Ḥasan ibn Muḥammad al-Zayyātī al-Fāsī al-Wazzān, ou aussi Johannes Leo de Medicis, ou encore Giovanni Leone Africano, sans oublier le surnom de Grenadin. Cet homme a accompagné la fin du 15ème siècle et le début du 16ème siècle tout autour de la Méditerranée. Bien qu'il ne l'ait pas volontairement recherché, il a été témoin d'un nombre phénoménal d'événements historiques, comme un journaliste à l'insu de son plein gré. Auteur de fameuses Descriptions de l'Afrique, Amin Maalouf lui invente une autobiographie qu'il nous livre dans toute sa beauté.
Hassan nait dans le finissant royaume de Grenade dont il vit la chute à défaut de la comprendre. Qu'à cela ne tienne, ses parents font office de conteur à sa place pour ses plus jeunes années. Il grandit et s'éduque à Fès, voyage à Tombouctou puis plus tard dans l'empire de l'Askia Mohamed Touré jusqu'en Égypte. Il est commerçant, puis diplomate et participe à une ambassade auprès du sultan Ottoman Sélim, le père de Soliman. le destin ou, comme il dit, la volonté du Très-Haut guide ses pas jusqu'en Italie où il se convertit au catholicisme, au moment où l'hérésie luthérienne prend corps. Ses mêmes pas croisent ceux de personnages qui enflamment l'imagination comme Barberousse, Sélim 1er, François 1er, Léon X ou Clément VII – les Médicis qui l'accueillent dans la famille. Mais Hassan semble poursuivi par une sorte de malédiction, comme s'il ouvrait la boîte de Pandore partout où il passe. Grenade tombe aux mains des Castillans, et c'est l'exil. Tombouctou brûle. L'empire Mamelouk d'Égypte est cruellement brisé par les Ottomans et Rome est ravagée par l'empereur Charles Quint. Cette histoire montre que la violence et la cruauté transcendent la religion, car ce sont des musulmans qui réalisent des horreurs au Caire, et des Chrétiens qui réalisent des horreurs similaires à Rome.
Mais au-delà des horreurs, Amin Maalouf dessine une vraie vie bien palpable pour Hassan et pour ses relations les plus chères : son père, sa mère, sa soeur, ses femmes, et les amis. Tous existent sous nos yeux, vivent des existences faites de joies et de peines, d'habitudes – j'ai adoré les descriptions du hammam de Fès, ayant personnellement profité avec plaisir de ceux de Cappadoce et de Ouarzazate – et de rires, acceptant les meilleurs moments comme les pires de leur vie comme des cadeaux du Très-Haut. Je ne crois pas qu'on puisse lire ses existences et rester accrochés à des préjugés sur l'islam. C'est une civilisation tellement humaine, avec ses beautés et ses malignités, que l'auteur rapproche de nous, et l'empathie et le respect ne peuvent que naître chez le lecteur un tant soi peu sensible. Hassan lui-même est très attachant. Il maîtrise si peu son destin. Il a toujours l'air un peu naïf même s'il se révèle parfois malin, parfois arrogant ou têtu (et c'est lui-même qui le dit).
Cette relecture est comme une première lecture. Lors de la première, la « vie réelle s'imposait trop à moi pour que je parvienne à m'en échapper par l'écrit. Je venais de terminer mes classes militaires et j'avais intégré l'équipe formatrice qui accueillait un nouveau contingent. Parmi eux se trouvaient des jeunes sous-officiers sortis tout récemment d'école. Et je me souviendrai toujours de leurs rires railleurs quand je leur ai dit que je lisais un livre d'un auteur qui se nommait Maalouf. Sans commentaires.
Mais je ne veux pas propager moi-même de préjugés. Dans ce corps comme partout, se trouvaient des gens que j'ai appréciés et d'autres que j'ai trouvés débiles, indépendamment de leurs origines sociales ou de leur éducation.
Désolé pour la digression.
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aouatef79
  12 avril 2017
L' écrivain, franco-libanais, Amin Maalouf nous fait découvrir ce que fut la vie de Hassan al-Wazzan alias Léon l' Africain .Ce dernier donne le nom éponyme du roman .Ce dernier est une autobiographie romancée et imaginaire .
De retour d' un pèlerinage à La Mecque, Hassan al Wazzan est capturé par des pirates siciliens qui l' offrent au pape, Léon X , grand pape de la Renaissance .
Léon l' Africain est un érudit , polyglotte, grand géographe . " Homme d' Orient et d' Occident, homme d' Afrique et d' Europe, Léon l' Africain est, d' une certaine manière, l' ancêtre de l' humanité cosmopolite d' aujourd'hui " .
Amin Maalouf en retraçant la vie de Léon l' Africain, nous montre combien cette dernière fut fascinante , belle et prodigieuse : magnifique destin que celui de Hassan al-Wazzan.
Grâce à son talent de grand romancier et son talent de conteur, Amin Maalouf nous donne à lire un très beau et bon roman !
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Citations et extraits (172) Voir plus Ajouter une citation
mathieuplmathieupl   13 janvier 2011
Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre est vaste. N'hésite jamais à t'éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances.
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ninosairosseninosairosse   17 janvier 2017
- Chaque fois que je pense à elle, victime depuis quatre ans de la plus scélérate des injustices, j'ai envie de saisir le Zerouali à la gorge et de l'étrangler, de même que son complice le cheikh des lépreux;
Je joignis le geste à la parole. Haroun ne se montra nullement impressionné :
- Ta pierre est trop grosse !
Je ne saisissais pas. Il répéta, avec une pointe d'impatience dans la voix :
- Je te dis que ta pierre est trop grosse, beaucoup trop grosse. Quand je suis dans la rue avec d'autres portefaix, je vois souvent des gens qui crient, qui s'insultent, et créent un attroupement. Parfois l'un deux ramasse une pierre. Si elle a la taille d'une prune ou d'une poire, il faut retenir la main de cet homme, car il risque de blesser son adversaire jusqu'au sang. Si, en revanche, il ramasse une pierre de la grosseur d'une pastèque, alors on peut s'éloigner tranquillement, car cet homme n'a aucune intention de la lancer; il a seulement besoin de sentir un poids dans ses mains nues. Menacer d'étrangler le Zerouali et le cheikh des lépreux, c'est une pierre aussi grosse qu'un minaret, et si j'étais dans la rue, je serais parti en haussant les épaules.

p188
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ninosairosseninosairosse   13 janvier 2017
- Tu vas me demander, poursuivit Khâli, pourquoi j'ai dit à ces gens qui étaient là le contraire de la vérité. Vois-tu, Hassan, tous les hommes ont encore, accrochée à leurs murs, la clé de leur maison de Grenade. Chaque jour, ils la regardent, et la regardant ils soupirent et prient. Chaque jour reviennent à leur mémoire des joies, des habitudes, une fierté surtout, qu'ils ne retrouveront pas dans l'exil. Leur seule raison de vivre, c'est de penser que bientôt, grâce au grand sultan ou à la Providence, ils retrouveront leur maison, la couleur de ses pierres, les odeurs de son jardin, l'eau de sa fontaine, intacts, inaltérés, comme dans leurs rêves. Ils vivent ainsi, ils mourront ainsi, et leurs fils après eux. Peut-être faudra-t-il que quelqu'un ose leur apprendre à regarder la défaite dans les yeux, ose leur expliquer que pour se relever il faut d'abord admettre qu'on est à terre. Peut-être faudra-t-il que quelqu'un leur dise la vérité un jour. Moi-même, je n'en ai pas le courage.

P132
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ninosairosseninosairosse   15 janvier 2017
Contrairement à Hans, l'homme n'était pas luthérien. Il se disait disciple d'un penseur hollandais dont Guicciardini m'avait déjà parlé :Érasme. C'est ce dernier qui lui avait suggéré cette folle idée qu'il avait fait sienne.
Il s'agissait de préparer un gigantesque lexique où chaque mot figurerait en une multitude de langues, parmi lesquelles le latin, l'arabe, l'hébreu, le grec, l'allemand de Saxe, l'italien, le français, le castillan, le turc et bien d'autres. Pour ma part, je m' engageai à fournir les parties arabe et hébraïque sur la base d'une longue liste de mots latins.
L'imprimeur s'exprimait avec une ferveur émouvante :
- Sans doute ce projet ne verra-t-il jamais le jour, du moins de mon vivant et sous la forme que j'ambitionne. Je suis prêt néanmoins à lui consacrer mon existence et mon argent. Faire en sorte que tous les hommes puissent un jour se comprendre, n'est-ce pas le plus noble des idéaux ?
À ce rêve grandiose, à cette merveilleuse folie, l'imprimeur saxon avait donné un nom : l'Anti-Babel.

P335
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ninosairosseninosairosse   11 janvier 2017
"Astaghfirullah ! Astaghfirullah ! J'implore-le-pardon-de Dieu !" hurlait-il à la seule mention d'un vin, d'un meurtre ou d'un vêtement de femme.[...]La richesse, frères croyants, ne se mesure pas aux choses qu'on possède mais à celles dont on sait se passer. Craignez Dieu ! Craignez Dieu ! Craignez-Le quand vous êtes vieux, mais aussi quand vous êtes jeune ! Craignez-Le quand vous êtes faible, mais aussi quand vous êtes puissant ! Je dirais même que vous devez Le craindre bien davantage quand vous êtes puissant, car pour vous Dieu sera encore plus impitoyable, et sachez que Son regard traverse tout aussi aisément la muraille imposante d'un palais que le mur d'argile d'une masure. [...] Frères ! De même que dans le poisson pêché, c'est la tête qui pourrit en premier, de même dans les communautés humaines, c'est de haut en bas que se propage la pourriture.

p43
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Videos de Amin Maalouf (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amin Maalouf
Allez-vous faire un sans faute ? Comme chaque semaine, Rachid Santaki vous invite à tester votre orthographe dans La Dictée géante, une émission proposée par Olivia Gesbert sur France Culture. Au programme de ce week-end spécial Liban, un extrait de "Léon l'Africain" d'Amin Maalouf. Autour de la table, on retrouve le boxeur Souleymane Cissokho. À vos stylos !
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