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Note moyenne 3.5 /5 (sur 33 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Ermont , le 17/05/1899
Mort(e) à : Douarnenez , le 25/12/1997
Biographie :

Anita Conti, née Caracotchian, était une océanographe et photographe française.

Elle fut aussi une femme du monde qui croisa des célébrités du siècle, de Pierre et Marie Curie, Blaise Cendrars et Théodore Monod au docteur Schweitzer et à Léopold Sédar Senghor.

Fortunés, ses parents lui avaient donné le goût des voyages, mais aussi celui de l'eau : "J'ai su nager avant de savoir marcher", se plaisait-elle à rappeler. Elle passera donc la plus grande partie de sa vie sur l'eau, où, plusieurs décennies avant le commandant Jacques-Yves Cousteau, elle sut défendre le milieu marin et contribuer à lancer l'océanographie, alors balbutiante.

Relieuse d'art, dont le talent -qui fascinait Mac Orlan- est reconnu à Paris, Londres et New-York, elle se marie en 1927 avec un attaché d'ambassade ; mais l'appel de la mer est le plus fort. Elle parcourt les mers, publie des reportages sur les piètres conditions sanitaires des parcs à huîtres, des réflexions sur la surexploitation des océans.

Anita Conti fut la première femme océanographe française. Entre les deux guerres mondiales, elle commença à dresser les premières cartes de pêche, alors qu'on ne disposait jusqu'alors que de cartes de navigation.

Son activité scientifique contribua à rationaliser les pratiques de pêche hauturière mais dès les années 1940, elle s'inquiéta des effets de la pêche industrielle sur les ressources halieutiques
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchka   14 mars 2018
Géants des mers chaudes de Anita Conti
Oui, c’est peut-être un diassane, ou alors une raie géante, un céphaloptère, une bête ailée, une diawate… En simple français, je préfère raie cornue, ou raie à cornes, ou raie-vache. Mon cerveau rumine ce plaisir :

- Vache, raie-vache… Vache, vache, vache.

Ma pirogue escalade un dôme vert ;

A longs coups de pagaies en arrière et en sciant, les hommes tentent de freiner. Moi, avec mon harpon serré sur le cœur, je me sens vraiment un poids inutile, je n’agis plus. Autour de moi l’air est devenu flou, la pirogue vole dans un rêve.

P.227
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nadiouchka   17 mars 2018
Géants des mers chaudes de Anita Conti
La honte me brûle le visage : c’est ça l’inconnu, le pouvoir de l’inconnu. Il vous appelle, on s’élance, on s’élance pour le rejoindre, il fuit… Dans cinq minutes, que l’on soit blanc ou noir, chacun s’apercevra que ce fanfaron de Boubacar a mouillé sa cotte sur une roche ou sur une épave. C’est perdu de bateaux pourris là-dessous ! Nos lignes ont ragué dans quelque vieux chaland sombré plein de cacahuètes… Sous vingt-pieds d’eau, un chaland ou une bête géante, c’est tout pareil…

P.204
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Asterios   06 octobre 2019
Racleurs d'océans de Anita Conti
année 1952:

L'océanographie est une science nouveau née qui n'a pu se développer qu'après toutes les autres puisqu'elle a recours à toutes les autres pour son outillage, mais l'océan ne peut plus se défendre, il tient 70% de notre surface planétaire et en altitude il remplit de ses fosses extrêmes plus de 10 Km d'épaisseur: pourtant dans le formidable volume de cet élément inhumain, quelques hommes sont entrés; ils ont suivis la lumière, son étrange modification à travers des couches d'eau qui sont comme autant de filtres et ils sont revenus à notre existence quotidienne avec des regards de songe et la nostalgie d'un corps déliée des lois aérienne de la pesanteur. Le Prieur, Jean Painlevé, Philippe Taillez, Jean-Yves Cousteau et tous les garçons et les filles qui les suivent...
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nadiouchka   09 juin 2018
Géants des mers chaudes de Anita Conti
C’est vrai, on n’habite pas Dakar. On y arrive, ou bien on la quitte, ou bien on s’y trouve en transit. Moi, j’y étais comme les autres, en transit – en instance d’ailleurs.

P.39
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nadiouchka   11 mars 2018
Géants des mers chaudes de Anita Conti
Ainsi va la vie… et notre bateau continuait son travail jour et nuit, nuit et jour. Une usine en marche n’a pas de répit ; son équipage non plus. Pourtant, je rêvais à la terre… l’inaccessible terre, la ligne pâle qui s’allongeait parfois comme une ombre, à l’est, au ras de l’horizon – et nous repartions vers le large et la ligne d’ombre s’effaçait.

Il n’y avait plus que la mer, et le travail et les alertes : sous-marins par ci… torpille par là… canonnades.. SOS…

Je rêvais de la terre.

P.16
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Didili   22 mars 2018
Le Carnet Viking de Anita Conti
Parfois l'épreuve de l'absence tourmente les équipages. On espère des nouvelles, en même temps on les craint.

Je me sens moi-même envahie de cette sourde effervescence. Toute une province à la fois ancestrale ment maritime et solidement paysanne est venue d'imposer à nous, et à chaque évocation de la famille et du port fait croire à a stabilité des choses. Ce courrier qui vient de nous être apporté, c'est la terre, la seule, la vraie : la terre qui porte la maison.
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lecteur84   12 mai 2017
Racleurs d'océans de Anita Conti
La vie aime les masques, l'entêtement aveugle, les conventions, la tenue. Et moi aussi: je suis une brute correcte, savonnée, briquée, peignée! C'est un masque; sous le masque mon esprit est noyé d'incertitudes; il s'élance, se reprends, essaie de comprendre, s'avoue incapable. dessus, le masque tient bon.
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nadiouchka   13 mars 2018
Géants des mers chaudes de Anita Conti
En poursuivant le rêve que je viens d’atteindre sans le saisir, je pensais avoir murmuré des syllabes qui lui donnaient sa vérité : ô Afrique noire, j’aimais l’évocation de ta puissance énorme et sombre, embrasée d’un éternel soleil, et mon désir centré sur l’unité d’un nom appelait un seul être qui n’aurait eu qu’un seul visage.

En t’approchant, j’ai fait comme partout au monde, j’en ai vu mille, et chacun d’eux en masquait mille autres… Sans doute je n’oublierai jamais le premier accostage à travers les barres écumeuses de l’Atlantique ni le premier sommeil sur le sable.

P.24
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lecteur84   08 mai 2017
Racleurs d'océans de Anita Conti
ils ont suivi la lumière, son étrange modification à travers des couches d'eau qui sont comme autant de filtres, et ils sont revenus à notre existence quotidienne avec des regards de songe et la nostalgie d'un corps délié des lois aériennes de la pesanteur.
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Caro17   11 mars 2018
Le Carnet Viking de Anita Conti
La mer nous a pris. Elle est verte, grise, noire, crêtée de blanc, elle nous ramasse sur son dos d'un coup de rein comme une bête habituée à ses parasites et nous jaillissons à sa cadence. C'est elle qui choisit son allure. Si elle rue, on se cramponne et ça repart.

Au long de nos infinies fragilités, se heurtent les géantes puissances des fluides. Les déferlements qui s'écrasent ont le grondement des éternités.

L'impression d’être devenu le centre du monde nait ici ; le cercle marche avec notre marche. L'horizon devant nous recule et, derrière nous, l'horizon avance ; au centre de ce cercle impitoyable, Viking hache la mer comme une lourde bête. Par temps sombre, le cercle se rétrécit ; dans la brume, ses bornes rapprochées sont floues et le danger peut sortir de ses murailles floconneuses, toujours et partout.
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