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Note moyenne 3.9 /5 (sur 497 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Genève , le 20/02/1903
Mort(e) à : Chandolin , le 27/03/1997
Biographie :

Ella Maillart est une voyageuse, écrivain et photographe suisse.

Attirée dès son jeune âge par le sport et le dépassement de soi-même, elle fonde à 19 ans un club de hockey sur terre, devient championne de ski et barre pour la Suisse aux régates olympiques de 1924, seule femme de la compétition. Un concours de circonstances l'oblige d'abandonner son rêve de vivre en mer. Elle se décide de voyager et, sans argent, part vers l'Est.

Après un premier séjour à Moscou et la traversée du Caucase en 1930, elle parcourt l'Asie centrale russe en 1932. En 1934, elle se rend en Mandchourie et décide d'entreprendre en compagnie de Peter Fleming un périple de six mille kilomètres, de Pékin jusqu'à Srinagar, qui va durer sept mois et dont le récit sera retracé à la fois par Peter Fleming dans son livre Courrier de Tartarie et par Ella Maillart sous le titre Oasis interdites. En 1937 elle traverse l'Inde, l'Afghanistan, l'Iran et la Turquie pour faire des reportages, puis en 1939, elle part dans une Ford, de Genève à Kaboul, avec Annemarie Schwarzenbach qu'elle essaie de libérer de la drogue.

De 1940 à 1945, elle passe cinq ans dans le sud de l'Inde auprès des maîtres de sagesse Ramana Maharishi et Atmananda Krishna Menon.
De retour en Suisse, elle découvre grâce au peintre Edmond Bille le village de Chandolin, situé à 2000 m d'altitude, qui deviendra une ancre dans sa vie nomade. Elle s'y fait construire un chalet et y habite en solitaire les six mois de l'été depuis 1948. De 1956 à 1987, Ella devient guide culturel et fait découvrir plusieurs pays d'Asie à de petits groupes de voyageurs.
Ella fait du vélo et du ski jusqu'à l'âge de 80 ans.


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Source : Wikipedia
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Retrouvez les derniers épisodes de la cinquième saison de la P'tite Librairie sur la plateforme france.tv : https://www.france.tv/france-5/la-p-tite-librairie/ N'oubliez pas de vous abonner et d'activer les notifications pour ne rater aucune des vidéos de la P'tite Librairie. Quelle bourlingueuse suisse a aussi bâti une oeuvre littéraire de tout premier plan ? Aventurière et pilier de la littérature de voyage ? « La vagabonde solitaire », d'Ella Maillart, c'est à lire en poche chez Payot.

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Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
Je m'enchante à sentir à nouveau ce petit cœur battre contre moi mais, tandis que je la cherchais, craignant qu'elle n'eût été la proie d'un chien errant, une voix m'avait murmuré : " Tôt ou tard je la perdrai. L'enseignement veut que l'on soit toujours frappé dans son attachement le plus fort, car ce lien étroit et aveugle entrave notre marche vers l'infini."
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La chatte poursuit son ronron et je me sens privilégiée de pouvoir côtoyer, chaque jour, un être parfaitement heureux et sachant l'exprimer.
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Depuis six mois, j’ai souvent eu l’impression de me trouver sur une planète différente, et je suis, à vrais dire, comme rayée déjà du reste du monde ; ma famille, mes amis ont appris à se passer de moi ; mon éloignement, mon isolement m’ont enseigné enfin que je suis inutile à l’« ordre des choses » !
Oui, c’est certain, mais ce qui importe, c’est moi, qui vis au centre du monde. Ce moi qui n’a pas encore eu le temps d’accomplir quelque chose de valable, quelque chose qui me prolonge, me sauve du néant et satisfasse – ne serait-ce que petitement – à ce goût de l’éternel qui m’habite.
Mais, pour le satisfaire, quel bizarre moyen je prends en faisant vingt-cinq kilomètres par jour pendant des mois… Une fois de plus, comme au cours des nombreuses heures vides de ce voyage, je me demande ce qui me pousse vers les quatre coins du monde ? Oui, je sais, je veux voir toujours du nouveau et je répète avec le poète :

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

mais ce n’est là qu’un effet ; quelle est la cause de cette curiosité qui m’éperonne, de ce besoin de voir, de comprendre ? Est-ce que je ne fais que dresser des difficultés devant moi pour avoir le plaisir de les surmonter ? D’où viennent les attractions auxquelles je me soumets aveuglément et qui décident pour moi ? (p. 280-281, Chapitre 14, “Au Pamir”, Partie 2, “L’imprévu”).
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A moins que mon imagination ne m'égare, notre compréhension lui causait une joie subtile. Je ne parle pas de reconnaissance puisque celle-ci implique le souvenir et que les chats vivent le seul présent.Grâce à elle, je me trouve aussi liée au présent, elle m'oblige à vivre le détail de ce que nous côtoyons sur le chemin et je ne me souviens d'aucune promenade aussi bien que de celles que nous fîmes ensemble.
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Le lis ou le reptile, le chat ou l'ortie savent être splendidement, totalement eux-mêmes. Créatures tourmentées par nos contradictions innées, nous devons dénouer l'écheveau qui est en nous, devenir assez simples pour pouvoir libérer la "note" fondamentale de notre Centre. Notre manière d'y parvenir peut paraître amorale, mais je sais que néanmoins cela est bon, car nous sommes davantage que des êtres moraux. La moralité n'est pas le but de la vie mais tout au plus un raccourci menant à la Réalité. Et ce n'est qu'en épuisant notre propre particularité que nous pouvons aller au-delà, jusqu'au coeur de notre être. Le héros est celui qui est immuablement centré, écrivit Emerson. Ce Centre est aussi cela auquel rien, ni aucun malheur, ne saurait arracher l'homme heureux. Aussitôt dépassés notre angoisse, notre lâcheté, notre vanité, notre patience, notre courage ou notre amour pour un but ou pour un seul être, alors nous atteignons notre "note" la plus profonde, notre Centre, le même en chacun de nous, ce son silencieux auquel toutes les diversités se réfèrent, toutes les différences que nous croyions divergeantes et isolantes se réduisent réellement.



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Il me semble que ce développement, par lequel nous donnons forme à notre tendance la plus profonde, mûrit sur un plan qui est au-delà de l'éthique. Pour certains êtres, il vient un moment où, envers et contre tout, ils doivent être aussi vrais qu'ils le peuvent afin de révéler leur essence. Notre mort peut l'exprimer, ou bien notre vie quotidienne, la manière dont une mère aime son enfant, un acte d'héroïsme spontané ou bien un poème sincère. (...) Le lis ou le reptile, le chat ou l'ortie savent être splendidement, totalement eux-mêmes. (...) La moralité n'est pas le but de la vie mais tout au plus un raccourci menant à la Réalité. Et ce n'est qu'en épuisant notre propre particularité que nous pouvons aller au-delà, jusqu'au coeur de notre être. "Le héros est celui qui est immuablement centré", écrivit Emerson.
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Désormais, la religion de ces vestales sportives est faite : la neige et la mer sont propres, l'Europe est décadente, les propositions du monde adulte hypocrites et douteuses. Donc : larguer les amarres.
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Il n'est pas nécessaire d'être intelligent pour aller très loin. Il suffit de ne vouloir qu'une seule chose à la fois.
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La leçon facile vient du sage, un homme qui vit dans la paix et la maîtrise absolue de soi, qualités qui émanent de lui (il n'est pas particulièrement beau mais tellement bon et candide), ce qui fait l'effet d'un baume. La leçon plus subtile, que je n'ai pas encore apprise, est la suivante : cet homme unique, dont la vie a été intense depuis l'enfance, a réussi à l'aide d'un sixième sens à explorer la voie difficile qui mène à la racine de la conscience; il existe là une énergie qui est éternelle, qui n'a rien à voir avec le corps et qui est régie par les lois - cachées pour nous - qui gouvernent l'univers. Dans notre ignorance, nous appelons certaines choses "mauvaises" parce que nous ne pouvons pas comprendre que le bon peut surgir du mal, et que tout est le résultat de causes préalables. Ce n'est que par la soumission, le détachement, par l'effort de connaître le vrai soi - cette part de la conscience profonde et éternelle qui est en chacun de nous - que nous trouverons le bonheur permanent que nous poursuivons, aidant par là-même l'humanité à s'élever au-dessus de notre état semi-animal.
Des familles entières viennent se prosterner devant lui, s'allongeant trois fois, d'abord avec leurs bras étendus vers l'avant, ensuite ramenés le long du corps, tandis qu'une joue puis l'autre touchent le sol qu'ils embrasent enfin. Les jeunes enfants qui essaient de faire cela sont charmants et reçoivent le même sourire lumineux que les singes qui viennent mendier, ou la vache qui, chaque fois qu'on omet de l'attacher, vient voir le sage. On lui pose peu de questions parce que peu de questions se posent : dès que l'on se trouve près de lui, on se rend compte que la plupart des questions ne sont que des mots et ne font pas partie des choses vraiment vitales. Sa présence agit dans un sens positifs qui nous fait sentir : La réponse est en moi et pour qu'elle soit de quelque profit, je dois la trouver moi-même.
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Peter découvre avec émerveillement la vie des nomades, vie vieille comme le monde... Il est tout aux joies de l'initiation. Moi, au contraire, je retrouve une partie de mon passé et je continue en quelque sorte le voyage commencé au Turkestan russe ; je connais déjà l'odeur des chameaux, leur haleine fétide quand ils ruminent, je sais la halte au point d'eau, la collecte du crottin pour le feu et les joies que procure le thé bouillant ; je n'ignore pas la recherche des bêtes égarées à la poursuite de leur pâture, ni le silence des nuits où les yeux brûlent d'avoir trop regardé dans le vent. J'aime cette vie primitive où je retrouve la faim qui transforme en joie solide chaque morceau mis sous la dent, la saine fatigue, qui fait du sommeil une volupté incomparable, et le désir d'avancer que chaque pas réalise.
Unis par le désir de réussir dans notre entreprise, nous nous entendons à merveille. Mais en somme nous n'envisageons pas les choses sous le même angle. Peter, tous les soirs, me répète comme un refrain : "Soixante lis de moins d'ici Londres !" C'est pour me taquiner, et je le prie de se taire, car je veux oublier que le retour est inévitable. Je suis même sans désir de retour. Je souhaiterais que le voyage pût se prolonger toute la vie ; rien ne m'attire en Occident où je sais bien que je me sentirai seule parmi mes contemporains, dont les préoccupations me sont devenues étrangères.
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