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Citations de Charlotte Camden (29)


Bien souvent, les cœurs épris cultivent leur propre raison que la raison des autres ignore.
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Il est où le bonheur ?
Pas très loin. Il est caché dans les petites attentions, les petits plaisir.
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Les rennes, c’est pire que les chats, faut croire ! Ils n’on pas de maître, ils vont là où se trouvent la bouffe et les caresses. Un peu comme les mecs, tiens!
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D’humeur rêveuse, je me laisse bercer par les percussions et le timbre de voix d’Einar Selvik, tous deux débarqués d’un autre âge. Tels les battements d’un c(h)œur végétal, je visualise le loup dont la complainte accompagne la mélopée envoûtante et rythmée. Tout comme lui, je rêve de courir à travers bois, libre et féroce, créature millénaire qui a toujours fasciné les hommes. Je me vois Fenrir, loup gigantesque né de l’union du dieu Loki et de la géante Angrboda, frère du terrible Serpent de Midgard, Jörmungandr, et de la déesse du Royaume des Morts, Hel. Craint de tous, je me déchaînerai lors du Ragnarök, l’ultime bataille qui scellera le sort du monde. J’avalerai Odin, le Père des Dieux, avant d’être abattu à mon tour par l’un des fils du Borgne terrassé… Puis, je me vois jeune louve solitaire au pelage argenté cheminant sous le clair de lune, à la recherche de ma destinée et de ma meute…
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(…) J’ai continuellement l’impression de me trouver au bord d’une falaise, un vent déchaîné soufflant férocement dans mon dos, menaçant à chaque instant de me faire vaciller la tête la première dans l’abîme…
Moi qui m’imaginais flotter sur un nuage cotonneux entourée de Bisounours et d’angelots sifflant avec enthousiasme dans leurs trompettes, je me vois plutôt engluée dans une toile d’araignée, cernée par de poisseuses ténèbres. Il ne manquerait plus que ce saligaud de Gollum débarque, accompagné de la monstrueuse Arachné… Punaise, je pars en live, pourtant je n’ai pas consommé de Trompette des Anges…
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Sans crier gare, je me redresse et me jette sur lui, l’enfourchant à la vitesse de l’éclair comme une sorcière chevauche son balai. Nous nous contemplons plus heureux que jamais, des sourires béats accrochés aux coins de nos lèvres, nos yeux pétillants d’une myriade d’étoiles, nos cœurs battant à l’unisson… et sans doute les babines retroussées humides de bave. Tous les matins du monde devraient ressembler à cet instant de grâce suspendu. N’est-ce pas là le plus succulent petit bonheur dont on puisse rêver ? Se voir à travers les yeux de l’autre, y lire à la fois nos passés, notre présent et notre futur, ressentir une énergie primaire nous envahir, de quoi nous faire tourner la tête… La meilleure came au monde !
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Oui, si quelqu’un allume les étoiles, c’est qu’elles nous sont essentielles. Elles sont notre lien originel avec le divin et notre propre essence…
La vie, tout simplement.
Un éternel recommencement de galaxies voyageuses, de soleils démiurges, de trous noirs dévoreurs de novas, de corps célestes miraculeux. Tous s’entremêlent et s’entrechoquent dans une éternelle valse cosmique de laquelle jaillit une matière invisible féconde…
Car nous sommes tous poussière d’étoile.
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(…) Le firmament s’enrubanne alors d’ondes chatoyantes. Les cieux s’embrasent intensément. De l’Invisible émerge un feu liquide qui galope et colonise la voûte céleste. Les Samis présents affirmeront avec certitude que cette manifestation divine est le signe d’une bénédiction des esprits des défunts, des ancêtres qui sont de sortie en ce soir de fête, tels d’espiègles renards de feu. Le miracle est de toute beauté.
(…)
Plusieurs aurores, en simultanée, enflamment et drapent le ciel endormi de rouges profonds, de tendres verts et de blancs laiteux. Le plafond étoilé crépite en retour, stimulé par la magie et la symbolique de ce spectacle inopiné qui (…) rend ce Jul encore plus fabuleux.
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Mon regard se fixe sur ces innombrables verts, ces taches ocre et carmin. Les feuilles sous mes pieds crissent, contribuant à un joyeux tintamarre dont l’écho enfle et résonne à mesure que je m’enfonce dans la forêt de bouleaux. La montagne avoisinante a disparu, remplacée sur le plateau supérieur par une masse compacte de conifères. Le parfum de la sève, dominé par les résineux, emplit mes narines et m’étourdit. Tout s’évapore en moi, les doutes, les tracas, les traumas, les questions sans réponses, les névroses, les peurs… Plus rien n’a d’importance si ce n’est cette connexion à l’essence même du divin.
Une onde ressourçante me traverse. J’ai l’impression de quitter mon enveloppe corporelle. De n’être plus qu’un courant d’air tourbillonnant entre les cimes, les troncs et les feuillages. De glisser avec délectation entre ce qui a jadis été, ce qui est, et ce qui, inexorablement, sera.
Je suis incapable de m’arrêter, de me focaliser sur une seule chose. Tout se révèle à moi. Je veux m’enivrer de chaque parcelle, chaque brindille, chaque branche, chaque feuille, chaque caillou, chaque bloc de roche recouvert de mousse.
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De toute manière, rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu. Ce sont les petits accrocs, les infimes imperfections qui rendent la vie si belle et le bonheur qui en découle plus intense.
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Finalement la vie, le bonheur, l'amour, la liberté, l'amitié ou même la réussite, ça ne tient qu'à un fil.
Je mesure pleinement aujourd'hui à quel point le mien est tissé d'or.
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Tout en marchant à l’aveugle, je trébuche et me retrouve à genoux (décidément, c’est une habitude chez moi). Ça ne manque pas de raviver ma blessure mais curieusement la douleur s’efface très vite alors que mon attention se focalise sur mes mains, pleines de terre. De boue surtout, il a beaucoup plu ces derniers jours.
Et je reste là, fascinée par le sang de Mère Nature que je tiens au creux de mes mains.
Je les approche de mon visage et hume ce parfum entêtant.
L’ivresse m’emporte.
Comme si je redécouvrais une odeur de mon passé, une madeleine de Proust.
Amusée, je malaxe la pâte entre mes mains, m’enivre de cette sensation nouvelle pour moi (ai-je jamais un jour mis les mains dans la terre, même pour jardiner ?).
Le banal devient féerie, la matière se mue en richesse.
Non, je ne suis pas pauvre. J’appartiens à ce monde, à cette Terre.
Les seules frontières sont celles que nous imposent nos esprits étriqués (aurais-je lu cela dans un livre ?).
Je suis libre, je suis en vie, je suis valide (...).
Et là, une image s’impose d’elle-même.
Le rêve de toute une vie se rappelle à mon bon souvenir.
Les yeux toujours ouverts, le champ s’efface et une prairie de hautes herbes sauvages apparaît, surplombant un fjord. Derrière moi, une forêt de conifères et en contrebas, roches et verdures s’entremêlent. Par-delà cette vue enchanteresse, des monts enneigés à perte de vue.
Enfin, à ma gauche, elle est là : une petite cabane en bois peinte en rouge, ses fenêtres blanches, sa clôture, blanche elle aussi, un petit potager anarchique à côté et le toit si caractéristique de là-bas recouvert de végétaux…
Je comprends.
Je sais quelle direction je dois emprunter.
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Il est grand temps d'aller chercher le bonheur, de rallumer les étoiles et tout le bordel qui va avec !
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J'envisage quotidiennement la meilleure façon de mettre fin à mes jours. Mais la perspective de voir mon ectoplasme coincé dans cette région et ce pays que j'exècre me refroidit quelque peu. Ah ! Pourquoi tout est toujours aussi compliqué ?
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Je n'ai jamais été de ces petites filles qui croient au prince charmant, donc je vois mal un viking débarquer dans mon trou paumé pour m'enlever sur son drakkar !
Même si l'espoir fait vivre, la vraie vie n'a rien d'une romance historique (rayon que j'ai toujours détesté et je me demande bien pourquoi).
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Un faux pas peut mener l’homme trop confiant à la chute et le précipiter dans un gouffre sans fond.
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La vie a le don d’attirer ses voyageurs sur des chemins de traverses piégés de mirages et de voies sans issues.
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Une simple éclaircie suffit à transmuer le panorama. Ce sont alors pas moins de cinquante nuances de gris qui s’auréolent de lumière et se déclinent en un maelstrom de camaïeux propres à une nature estivale luxuriante.
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Oui, lorsque l’élégante sterne arctique revient de son aire d’hivernage en Antarctique, portée par les vents du sud, tous les Shetlandais le savent : l’été arrive enfin !
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C’est l’un de ces moments où il se demande ce qui lui a pris de tout plaquer du jour au lendemain pour fuir là-haut. Vers ces contrées septentrionales si inhospitalières exposées aux quatre vents et à l’influence toute proche du Cercle Polaire Arctique. Un archipel d’îles et d’îlots déchiquetés que seuls les touristes allergiques à la canicule estivale recherchent comme le Saint Graal. Un climat rude, des paysages sauvages balayés par d’incessantes pluies que les insulaires vénèrent telle une antique et païenne divinité.
Un endroit idéal pour sombrer dans l’oubli et redevenir un anonyme.
Les Shetland.
Subir les caprices du ciel et affronter l’âpreté ambiante, ce n’est rien pour ce Highlander pur jus. Surtout lorsque, comme lui, on se sent en pleine nature comme un saumon dans son loch.
Duncan n’est pas un homme de regrets. Lorsqu’il prend une décision, il s’y tient. Quoi qu’il lui en coûte. L’une des rares traditions familiales dont il a hérité et qu’il a conservée. Parce que les autres… S’il pouvait les amasser sur un bûcher et y mettre le feu, il se délivrerait d’un lourd fardeau.
Mais aujourd’hui, une intuition insaisissable sème le doute dans son esprit torturé, entre un besoin viscéral de liberté et la crainte de voir son passé le rattraper. En son for intérieur, il ne regrette pas d’avoir échoué sur ce territoire farouche où la colonie de Fous de Bassan, une race d’oiseaux marins nichant sur les falaises d’Hermaness sur l’île d’Unst, est bien plus nombreuse que la population humaine qui réside toute l’année sur l’archipel ; l’une des raisons l’ayant incité à trouver refuge ici, comme toutes ces espèces migratrices qui séjournent dans les environs durant le court été pour se reproduire et reprendre des forces.
Lui ne compte pas perpétuer son espèce, ça non ! Hors de question de transmettre ses gênes moribonds et pourris jusqu’à la moelle. Se reposer et se reconstruire, oui, il en a sacrément besoin, surtout après le cataclysme qu’il vient d’essuyer…
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