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3.78/5 (sur 118 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Gynécologue de la Faculté de Médecine de Paris depuis 1972, Danièle Flaumenbaum s’engage activement au mouvement d’émancipation de la femme.

Elle milite particulièrement au Planning Familial.

Après 12 années de pratique de la gynécologie, elle étudie la médecine chinoise et l’alchimie sexuelle taoïste et devient gynécologue acupunctrice.[

Au même moment, elle découvre la psychanalyse transgénérationnelle qui met en évidence la notion d’héritage ancestral.

Ces nouveaux outils transforment sa vie de femme et sa clinique.

Elle est l’auteur du livre « Femme désirée Femme désirante »

Source : http://www.geneasens.com/dictionnaire/flaumenbaum.html
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#rentréelittéraire #rl2023 #essais *Accord et à coeur* de Danièle Flaumenbaum "Je l'aime mais je ne comprends pas, on n'y arrive pas..." La suite du best-seller "Femme désirée, femme désirante" s'attache à la communication amoureuse et à la nécessité de se prendre en main pour vivre enfin la vie qu'on veut vivre En librairie le 6 septembre 2023 ! *Le Lien* de Mathilde LevesqueLe lien entre une prof de français et ses élèves de seconde dans un lycée du 93 décliné en 144 planches tour à tour drôles, tendres ou cruelles : la grande affaire de l'éducation vue par le petit bout de la lorgnette. En librairie le 20 septembre 2023 ! *Terre-Mer* de Bathsheba Demuth Salué comme un événement scientifique, primé à neuf reprises, ce livre magistral est la toute première histoire complète d'une étendue de terre et d'eau glaciales située entre l'Alaska et la Russie, qu'on appelle la Béringie. En librairie le 20 septembre 2023 !

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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
L'interruption volontaire de grossesse, réactivation d'un fait marquant des femmes de la famille.

La grossesse indésirée est conçue, soit à l'âge où les femmes de la famille ont été enceintes elles-mêmes, soit à l'âge où elles ont interrompu une grossesse, soit à la date d'un accident grave, de la mort d'une personne chère ou d'une séparation. Lorsque je menais le suivi médical d'une interruption de grossesse, j'interrogeais toujours la patiente sur l'histoire des femmes de sa famille: savait-elle si sa mère, sa tante ou sa grand-mère avaient vécu un évènement similaire? Savait-elle s'il y avait eu un traumatisme grave dans la famille au même âge? L'interruption de grossesse s'inscrit dans ce cas, non pas comme un désir de grossesse inavoué, ainsi qu'on l'entend souvent dire, mais comme un fait marquant de la vie des femmes de la famille qui n'a pas cicatrisé et qui se réactualise. Ce n'est pas tant un enfant qui a alors été conçu, qu'une réactualisation d'un phénomène qui n'a pas été reconnu et digéré dans l'histoire passée des femmes de la famille. Il est important, là aussi, de prendre en compte cette perspective, sinon le risque est de rester fixé.e sur la douleur de ne pas avoir eu cet enfant sans tenir compte du signal transgénérationnel envoyé par le corps.
Or, cette interruption de grossesse fait office de tentative de séparation d'avec l'événement traumatique que l'on ignore, comme s'il fallait en passer par le corps pour se dégager de quelque chose qui n'a jamais été nommé. Permettre aux femmes de se reconnecter à l'événement premier qui n'a pas été digéré émotionnellement est la voie de la résolution du traumatisme pour casser cette chaîne de transmission. Faire un rituel permet spirituellement d'empêcher que les femmes des générations suivantes ne "tombent enceintes" au même âge sans comprendre pourquoi. Cette réflexion vaut autant pour l'homme que pour la femme, puisque l'homme lui aussi répète la conception d'enfants désirés et non désirés des hommes de sa famille, et il est bon qu'il le sache.
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Il est important d'expliquer aux jeunes filles qu'elles ont été configurées comme leurs mères et comme les femmes de leur famille. Souvent, j'ai constaté que cette information suffisait à dissoudre leurs douleurs. Comprendre que nos toubles ne nous appartiennent pas en propre, mais proviennent d'une histoire passée, permet de prendre son corps en main et d'y remettre de l'ordre.
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Quel que soit leur âge, il est très fréquent pour les femmes de s'écrouler à la mort de leur mère, car c'est le modèle qui les a construites et auquel elles sont toujours liées qui disparaît sans qu'elles aient pu s'y préparer. Le lien maternel est resté si puissant que la disparition de la mère opère une perte de socle et de fondement de la structure énergétique de la fille. Qu'elle soit déjà adulte, mère de famille, voire déjà grand-mère, elle s'effondre. C'est un véritable tremblement de terre, ses repères habituels disparaissent. Déstructurée, la femme se retrouve catapultée dans un no man's land, elle devient une autre personne, perdue, fragile, toute petite, sans défense.
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Les mères et les filles se prolongent et se contiennent, il n'y a pas de coupure. De par la capacité de procréation, le lien d'amour exclut la mort. C'est véritablement un phénomène de "poupées russes" : je contiens ma mère qui contenait sa mère qui contenait sa mère, et ainsi de suite. Les mères nous ont donné la vie et nous appellent dans leur mort. Nous avons été leur "tout". Notre vie sans notre mère n'a plus aucun sens, c'est elle qui meurt en nous si nous la contenons toujours. Pour rompre avec cette roue sans fin, on pourrait dire qu'aujourd'hui, avant de songer à transmettre la vie, il serait souhaitable que les femmes aient bâti pour elles-mêmes un socle énergétique et transgénérationnel suffisamment stable pour ne plus avoir autant besoin d'investir la vie de leurs filles. Mieux les futures mères seront "construites", moins elles garderont leurs filles sous leur emprise.

A l'arrivée des règles, les jeunes filles devraient être honorées et accompagnées sobrement par leur mère. Ces dernières devraient "marquer le coup" et leur souhaiter une vie de femme heureuse. Il n'y a ni à cacher l'événement, ni à ameuter la terre entière, mais c'est l'occasion de raconter comment cela s'est passé pour elle-même et les autres femmes de la famille.
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Il est important que la fille comprenne en quoi leur intimité renforce ses parents l'un l'autre, qu'elle le découvre au fil du temps et à travers ce que ses parents en témoignent.

Les enfants sont toujours ravis quand les adultes s'embrassent devant eux, témoignent de leur complicité ou sont joyeux de s'être rencontrés. Combien de mes clientes se plaignent de l'ambiance asexuée de leur enfance dans laquelle leurs parents ne s'adressaient jamais le moindre geste de tendresse ni de sensualité ! Les fonctions parentales sont asexuées et la majorité des parents y restent confinés. Ils ne présentent à l'enfant que des figures d'un père et d'une mère qui continuent de penser, comme au début du XXe siècle, qu'il est malséant de parler de sexualité devant leurs enfants, comme si cela allait les traumatiser, alors que c'est leur rôle de leur expliquer ce qu'est la vie.
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Le père est le premier objet du désir de la fille, après sa mère. Sa présence protège et verticalise la fillette et construit son désir futur pour un homme. Il est l'autre moitié grâce à quoi la fille est là.[...] Dans la vie quotidienne, les rôles du père et de la mère sont toujours imbriqués et n'existent que l'un par l'autre, que ceux-ci vivent ensemble ou non.

Le père est aussi important dans la construction de la fille que dans celle du garçon, car c'est lui qui permet à la fille de se différencier de sa mère. D'ailleurs les femmes qui n'ont pas été reconnues par un père ou qui n'ont jamais pu vivre avec lui ont du mal à rester enfermées dans leur mère, comme si celle-ci ne les avait faites que pour elle-même, ou bien ces femmes n'arrivent pas à trouver un homme, ou encore elles sont incapables de savoir vivre avec lui. C'est à travers son père que l'enfant découvre le monde extérieur. Le père témoigne ainsi qu'il y a autre chose qu'une mère dans la vie. Il ouvre à l'enfant la porte du monde. Il lui donne les "outils" qui vont lui permettre de savoir se débrouiller seul dans la vie : c'est en ce sens qu'il est séparateur de la mère.
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Dans les grossesses indésirées, c'est comme si le corps de la femme était directement connecté à la façon la mère avait fait ses enfants. La femme "tombe" enceinte à l'âge où sa mère a été pour elle ou l'a été pour ses frères et sœurs, ou bien quand elle a rencontré un amant, ou s'est séparée du père de ses enfants, bref, en tout état de cause, à la date anniversaire d'un fait marquant de sa vie de femme. Etre enceinte exprime alors une répétition généalogique et l'interruption de grossesse va tenter de l'en dégager pour pouvoir naître à elle-même.
Les grossesses indésirées ne sont jamais anodines, mais elles ne correspondent pas toujours, comme il l'est généralement interprété, à un vrai désir d'enfant. Il est important de pouvoir y mettre du sens.
[...]
Soit elle est triste et malheureuse et il est important qu'elle comprenne que sa douleur ne correspond pas à l'enfant qui ne va pas naître mais à l'émotion de se séparer de son histoire maternelle.
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La sexualité n'est pas une gymnastique corporelle. C'est avant tout une communication énergétique et psychique. Le meilleur dans l'amour est l'endroit où l'on se laisse dépasser. Cela implique de se laisser surprendre pour permettre à la nouveauté d'arriver. Il faut alors accepter l'inconnu et se laisser habiter par quelque chose que nous ne possédons pas : la force de vie du sexe de son partenaire. C'est la rencontre de cette force et de celle de notre sexe qui donne accès à ce plaisir incroyable qui nous dépasse. En ce sens, faire l'amour n'est pas un acte isolé du reste de la vie, qui se répète sans cesse à l'identique, mais un processus qui se déroule, s'améliore et prend de l'ampleur avec l'âge et l'expérience. Il affine la connaissance de soi et de l'autre.
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Les mères ont aussi besoin de se séparer de leur fille, de pouvoir s'en détacher. Etre heureuse qu'elle aille bien et grandisse est une chose, c'est le plaisir d'avoir accompli sa mission, sa fonction de mère; se détacher d'elle et lui faire confiance, en sachant qu'elle n'a plus besoin d'assistance, est une autre chose.
C'est cependant aussi la mission du statut maternel. Les mères ne doivent pas s'accrocher à leurs enfants. Cet accrochage ralentit leur croissance. Si elles sont malheureuses, ou se sentent lâchées, les filles, pour les soutenir, restent fixées à leur mère et ne peuvent plus s'occuper de leur vie à elles.
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Devenir soi-même, ce n'est pas trahir ses ancêtres, ni les abandonner. Au contraire, c'est leur témoigner que ce qu'ils nous ont transmis nous permet de devenir ce que nous sommes : ils peuvent reposer en paix, être contents et satisfaits d'eux-mêmes.
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