Découvrez le replay de la table ronde du mercredi 11 mai 2022 « Les violences sexuelles faites aux enfants : protéger et prévenir » proposée par Nathan et Lea.fr à l'occasion la sortie du livre « Mon Corps m'appartient »
d'Isabelle Filliozat et Margot Fried-Filliozat.
Louise Tourret, journaliste, spécialiste des questions d'éducation animait cette conférence aux côtés de :
Muriel Salmona, psychiatre, fondatrice de l'association Mémoire traumatique et victimologie, membre de la commission CIIVISE,
Isabelle Filliozat, psychothérapeute, conférencière et écrivaine,
Margot Fried-Filliozat, sexothérapeute et écrivaine,
Gilles Lazimi, médecin spécialiste des violences faites aux femmes et aux enfants,
Sylvaine Auberger, référente Paris de l'association « Les Papillons »
Brigitte de Vathaire-Cardona, enseignante et autrice
Lors de cette table ronde, les intervenants ont apporté leurs éclairages et solutions pour les aider parents et enseignants à parler de l'intimité, des rapports sexuels, du consentement et des violences sexuelles aux enfants.
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Tant que nous avons besoin de l'autre pour combler nos manques, ce que nous appelons amour est mâtiné de Canada Dry -- ça ressemble à de l'amour, ça a le goût de l'amour, mais ce n'est pas de l'amour. Aimer c'est s'ouvrir à la réalité de l'autre, tel qu'il est, sans chercher à le rendre conforme à nos attentes, c'est l'encourager dans sa voie, même si elle n'est pas la nôtre, tout en respectant et exprimant nos besoins propres, bien entendu.
J'en suis de plus en plus convaincue:notre corps est un messager extraordinaire.Messager merveilleux et extrêmement précis de ce qui se passe en nous à chaque instant de notre vie.
Les humains sont des êtres de relation. Ils se nourrissent de caresses et d'attentions autant que de pain. Privés de communication, ils souffrent. D'ailleurs, l'isolement est la punition privilégiée, aux prisonniers rebelles, il est aussi utilisé comme outil de torture.
Pleurs et colères sont parfois (souvent) de simples décharges de tension confiées à la source d'amour inconditionnel : maman. Ce comportement continuera pendant encore bien des années, pensez-y quand votre adolescent(e) hurlera sa fureur contre vous.
N'oubliez pas que vous êtes le réceptacle privilégié de ses souffrances non parce que vous n'avez pas d'autorité (c'est ce que racontent parfois les papas ou votre propre mère...) mais parce qu'elle est en sécurité avec vous.
Les pleurs n'ont pas toujours pour motivation des besoins immédiats, ils peuvent être simplement l'expression de tensions accumulées, de plaintes quant au passé.

Respecter les émotions d'un enfant, c'est lui permettre de sentir qui il est, de prendre conscience de lui-même ici et maintenant. C'est le placer en position de sujet. C'est l'autoriser à se montrer différent de nous. C'est le considérer comme une personne et non comme un objet, lui donner la possibilité de répondre de sa manière très particulière à la question : qui suis-je? C'est aussi l'aider à se réaliser, lui permettre de percevoir son « aujourd'hui » en relation avec « hier » et « demain », d'être conscient de ses ressources, de ses forces comme de ses manques, de se percevoir avançant sur un chemin, son chemin.
L'enfant apprend principalement de ses parents. L'attitude éducative envers l'enfant est déterminante dans le développement de son quotient émotionnel. L'enfant se modélise sur ses parents, ...
Les messages inconscients sont tout aussi puissants sinon davantage que les actes ...
Aider nos enfants à développer leur quotient émotionnel nous contraint à développer le nôtre. Aider un enfant à grandir, c'est grandir soi-même. Nos enfants, miroirs de notre réalité intérieure, nous confrontent à nos limites et nous apprennent à aimer, ce sont d'excellents guides spirituels pour peu qu'on les écoute.
Prenons le temps de profiter de chaque instant de chaque étape de la vie de notre enfant. ça passe toujours trop vite.
Il n'y a jamais qu'une seule vraie urgence: AIMER! Le reste, après tout, est-ce vraiment si grave?
Taire son être intérieur, c'est abdiquer une part de sa liberté
Les parents nomment facilement "caprices" ou "comédies" ces cris qu'ils ne savent interpréter. C'est terrible pour un enfant quand il n'est pas entendu, quand ses suppliques sont réduites à ces mots dévalorisants. Il n'existe pas de caprice. Il s'agit d'un langage, il y a un message à décoder.
On a beau savoir que les enfants travaillent mieux quand ils aiment leur prof., que les problèmes affectifs sont à l'origine de 98 % des difficultés d'apprentissage… c'est une contrée inconnue, on ne s'y aventure pas.