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Isabelle Stoianov (Traducteur)Isabelle Hausser-Duclos (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2253115843
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.27/5 (sur 3616 notes)
Résumé :
Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Édition 15 - janvier 2016
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Critiques, Analyses & Avis (600) Voir plus Ajouter une critique
juliette2a
24 juillet 2013
Je ne vais pas faire une longue critique, -je n'ai presque rien à dire, hormis le fait que ce livre m'a bouleversée au plus haut point, du début à la fin...Ne Tirez pas sur l'oiseau moqueur a été une véritable révélation, un petit bijou qu'il faut déguster, ou plutôt dévorer, enfin, une merveilleuse réflexion sur la condition humaine, et surtout sur l'enfance, portée par sa narratrice, Scout Finch.
J'ai été emportée par l'histoire, les mots simples mais attachants de la petite fille, l'Humanité de son père, Atticus, ou encore la solitude de son voisin Boo Radley ; deux mots me restent d'ailleurs une fois ma lecture terminée : enfance, à travers les personnages de Scout, Jem et Dill, et, bien évidemment, tolérance, à travers le comportement d'Atticus lors de la condamnation injuste de son client Tom Robinson, simplement parce que ce dernier est Noir...
Un chef d'oeuvre, voilà, la nature de ce roman d'Harper Lee, grande magicienne de la littérature américaine, qui voulait être la "Jane Austen de l'Alabama", et qui l'est devenue grâce à cette oeuvre universelle et intemporelle. Bref, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un livre que tout le monde se doit de lire, ne serait-ce que pour mieux se respecter les uns les autres...
A lire absolument !!
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Ode
03 mars 2013
S'il y avait une sixième étoile, je la décernerais à ce livre. Pourquoi tant d'enthousiasme ? Parce que "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", l'unique chef-d'oeuvre de Nell Harper Lee, réussit un prodige : ressusciter la grâce de l'enfance.
« À Maycomb, on voyait une dame dans la lune. Assise à une coiffeuse, elle se peignait les cheveux. » se rappelle Scout, la narratrice, une petite fille vive et débrouillarde. Son récit nous transporte en Alabama dans les années 1930. Maycomb est alors une ville rurale et ségrégationniste, durement frappée par la récession. Scout et son grand frère Jem vivent avec leur père, Atticus Finch, un avocat taciturne. Leur mère est morte quand Scout avait deux ans et la seule figure féminine de la maison est la vieille Calpurnia, la cuisinière noire. Ce qu'aime Scout par-dessus tout, c'est porter une salopette et suivre son frère partout. Au grand désespoir de sa tante Alexandra qui voudrait l'affubler d'une robe et faire d'elle une dame. Avec leur ami Dill, qui passe ses étés chez une voisine, Scout et Jem s'inventent des aventures extraordinaires. Mais l'intervention d'Atticus dans un procès qui enflamme la population de Maycomb va bouleverser leur insouciance...
Le petit monde recréé par Nell Harper Lee, en partie inspiré par son enfance dans l'Alabama, est diablement attachant. J'ai adoré le bon coeur et le courage de Scout, la bienveillance discrète d'Atticus, les efforts de Jem pour devenir un gentleman, la fantaisie de Dill, son côté "Huckleberry Finn" et son amour pour Scout... Après la lecture du livre, certains mystères demeurent, comme par exemple le passé d'Atticus ou ce qu'il est advenu de la famille de Dill. Il en est ainsi des souvenirs d'enfance : tout ne s'explique pas.
Ramené dans le contexte des années 1960 et de la lutte pour les droits civiques, le combat d'Atticus pour défendre un Noir injustement accusé d'agression sur une Blanche est un message de justice et de tolérance qui explique la portée politique du livre à sa sortie. C'est aussi un formidable ressort dramatique et le récit du procès m'a fébrilement tenue en haleine jusqu'au verdict. Surtout, ce procès et ses répercussions confrontent Scout, Jem et Dill à l'injuste réalité du monde des adultes. Un monde où l'hypocrisie le dispute souvent à la mauvaise foi. Car avec le temps, beaucoup se laissent gagner par les préjugés de leur caste, de leur sexe ou de leur race, renonçant ainsi à agir ou à penser librement.
« Tuer un oiseau moqueur est un péché », dit le proverbe américain. En effet, ces petits passereaux, si répandus dans le Sud des États-Unis, n'ont d'autre vocation que de nous charmer par leur chant. Tuer un oiseau moqueur – comme s'en prendre à un enfant ou condamner un innocent – c'est nier la beauté, saccager l'espoir et étouffer l'étincelle d'enfance qui subsiste en chacun de nous.
Tuer un oiseau moqueur, c'est retirer la grâce de ce monde. Heureusement, ce livre en est rempli.
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domisylzen
25 novembre 2016
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur.
Laissez-le veiller sur les enfants,
même s'ils ont l'esprit querelleur,
laissez-vous porter par son chant.
Ces enfants vivent dans l'insouciance,
ils peuvent alors, en ces temps bénis,
loin de toutes bonnes consciences,
avoir un autre regard, inventer la vie.
Atticus, le père, est un avocat intègre,
Scout, sa fille, n'aime pas qu'on le traite,
de collabo, de sale copain des nègres.
'l'a un fichu caractère la mouflette !
Qu'est-ce que vous avez foutus en Alabama ?
Pour quoi les hommes n'étaient-t-ils pas tous frères ?
Auraient-ils un jour, imaginé que le président Obama,
serait à la tête du pays, osant une nouvelle ère ?
Mais à cette époque, il ne faisait pas bon,
pour les Noirs, de trainer dans les rues,
leurs places étaient dans les champs de coton,
s'ils voulaient éviter une réelle déconvenue.
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
est un incontournable de la littérature.
Vous y trouverez de belles valeurs,
et, en première partie, une belle aventure.
Un bouquin qui fait la part belle à l'optimisme.
Dans celui-ci, Atticus est de loin pour moi,
une véritable référence à l'humanisme,
à la paix, à l'honneur, au civisme.
A ce que l'Homme doit défendre pour soi,
afin d'enfoncer toutes formes de racisme.
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Junie
03 juillet 2012
Scout est la petite fille que j'aurais voulu être: impertinente, bagarreuse, culottée.
Elle traine dans le quartier, passe son temps à lire et à grimper aux arbres, mange des gâteaux en discutant avec la voisine et va écouter l'office du dimanche à l'église des Noirs.
Elle déteste l'école et les robes à smocks, répond du tac au tac à Tante Alexandra qui lui reproche son éternelle salopette maculée de poussière et ses fréquentations.
Pour Noël, son père Atticus lui offre une carabine. Lui même pense qu'avoir une arme est une incitation à se faire tirer dessus, et il lui demande de ne jamais tirer sur l'oiseau-moqueur.
Parce que tuer cet oiseau-là serait "un péché".
Scout sait pourquoi, elle est elle aussi un drôle d'oiseau qu'on ne met pas en cage, qui observe et cherche à comprendre, picore des miettes et va se percher plus loin.
Scout appelle son frère sale morphodite, elle n'aime pas qu'on l'appelle Jean Louise, ni qu'on traite son père de sale copain des nègres.
Elle pleure de rage devant la bêtise et l'injustice, mais elle comprend qu'on peut aussi se battre avec des mots.
Alors elle décide d'écrire un livre.
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lyoko
22 juin 2017
Il y a des romans comme ça qui font peur. On ne sait pas pourquoi.
Et puis un beau jour on saute le pas et on se retrouve avec une vraie perle entre les mains, et on se dit pourquoi je ne l'ai pas lu plus tot.
Ce roman est le récit d'une petite fille de 8 ans. On voit donc le monde d'une ville et d'un population américaine a travers ses yeux. Et j'avoue avoir pris quelques claques par la justesse des propos.
Ce roman a été mainte fois "critiqué" sur babelio et je n'ai pas grand chose d'autres à dire qu'il n'ai déjà été dit. Juste que j'ai adoré et regretté qu'il ne soit pas plus long
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Citations & extraits (499) Voir plus Ajouter une citation
ClioInoClioIno17 juillet 2017
Elle m'envoya dans la salle à manger par les portes battantes, avec une bonne claque; je récupérai mon assiette et terminai mon repas à la cuisine, soulagée néanmoins de ne pas avoir à subir l'humiliation de les affronter à nouveau. Je dis à Calpurnia qu'elle ne perdait rien pour attendre ; un de ces jours, quand elle aurait le dos tourné, j'irais me noyer dans le tourbillon des Barker et elle regretterait alors ce qu'elle m'avait fait. En plus, ajoutai-je, j'avais déjà eu des ennuis à cause d'elle aujourd'hui : elle m'avait appris à écrire et tout était de sa faute.
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fanfan50fanfan5005 juin 2014
Mr Heck Tate était le shérif du comté de Maycomb. Il était aussi grand qu'Atticus, mais plus mince. Il avait un long nez et portait des bottes aux oeillets métallisés brillants, un jean et un blouson, ainsi qu'un ceinturon à cartouchière. Il tenait un lourd fusil dans la main. Quand ils atteignirent la véranda Jem leur ouvrit la porte.
- Reste à l'intérieur, mon garçon ! dit Atticus. Cal, où est-il ?
- Il devrait être ici à présent, dit Calpurnia en montrant le bas de la rue.
- Il ne court pas, hein ? demanda Mr Tate.
- Non, Mr Heck, il en est au stade du tremblement.
- Si nous allions à sa recherche, Heck ? demanda Atticus.
- Il vaut mieux attendre, Mr Finch. En général, il suivent une direction rectiligne mais on ne sait jamais. Il va peut-être prendre le virage, du moins je l'espère, ou bien il ira droit dans le jardin des Radley. Attendons une minute.
- Je ne crois pas qu'il ira chez les Radley, dit Atticus. La clôture l'en empêchera. Il va sans doute suivre la rue...
Je croyais que les chiens enragés avaient l'écume à la bouche, vous sautaient à la gorge, et je croyais qu'ils faisaient cela en août. Si Tim Johnson s'était conduit ainsi, j'aurais eu moins peur.
Rien n'est plus mort qu'une rue déserte, figée dans l'attente. Les arbres étaient immobiles, les oiseaux moqueurs silencieux, les charpentiers du chantier de Miss Maudie avaient disparu. J'entendis Mr Tate renifler, puis se moucher. Je le vis mettre son arme à la saignée de son bras. Le visage de Miss Stephanie Crawford se montra derrière la vitre de la porte d'entrée. Miss Maudie apparut à ses côtés. Atticus posa le pied sur un barreau de chaise et frotta lentement sa paume sur le côté de sa cuisse.
- Le voilà, annonça-t-il doucement.
Tim Johnson venait de se matérialiser, titubant en suivant le bord intérieur du virage, parallèlement à la maison des Radley.
- Regarde-le, murmura Jem. Mr Heck a dit qu'ils allaient tout droit. Il n'arrive même pas à suivre la route.
- Il a l'air plutôt malade qu'autre chose, objectai-je.
- Mets un obstacle devant lui et tu verras s'il ne va pas directement dessus.
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OdeOde28 février 2013
La seconde année était sinistre, mais Jem assura que plus je grandirais plus l'école m'intéresserait, qu'il avait commencé de la même façon et que ce n'était qu'à partir de la sixième année qu'on apprenait quelque chose de valable. La sixième année parut lui plaire dès le début : il passa par une brève phase égyptienne qui me déconcerta ; il essaya de marcher un pied derrière l'autre, complètement à plat, un bras devant lui, l'autre derrière. Il déclara que les Égyptiens marchaient ainsi ; je répondis que, dans ce cas, je ne voyais pas comment ils réussissaient à faire quoi que ce soit, mais Jem affirma qu'ils avaient accompli plus de choses que les Américains... avaient inventé le papier toilette et l'embaumement perpétuel, et il demanda où nous en serions aujourd'hui, sans eux.
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araucariaaraucaria06 septembre 2015
Nous nous faufilâmes près de Miss Maudie qui regardait autour d'elle.
- Où étiez-vous, tous les trois? Vous n'avez pas entendu ce raffut?
- Que s'est-il passé? demanda Jem.
- Mr Radley a tiré sur un nègre dans son carré de choux.
- Oh! Il l'a touché?
- Non, dit Miss Stephanie, il a tiré en l'air, mais l'homme doit être blême de peur. Il dit que celui qui verra un nègre blanc par ici saura que c'est lui. Il dit que son autre cartouche partira au prochain bruit qu'il entendra dans ce carré et que, cette fois, il ne tirera pas en l'air, que ce soit un chien, un nègre ou... Jem Finch!
- Pardon? demanda Jem.
Atticus intervint :
- Où est ton pantalon, mon garçon?
- Mon pantalon, père?
- Exactement.
A quoi bon nier en caleçon, devant Dieu et tout le monde? Je poussai un soupir.
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OdeOde03 mars 2013
[...] Scout, si on commandait un bébé ?
– Où ?
Dill avait entendu parler d'un homme qui avait une barque, il ramait vers une île brumeuse où se trouvaient tous les bébés ; il suffisait d'en commander un...
– C'est un mensonge ! Tatie dit que Dieu les envoie par la cheminée. Enfin, je crois que c'est ce qu'elle a dit...
Pour une fois, tante Alexandra ne s'était pas exprimée très clairement.
– Alors là, c'est pas vrai ! On se donne des bébés l'un à l'autre. Mais il y a cet homme aussi... il a tous ces bébés qui attendent qu'on les réveille, il leur insuffle la vie...

Dill était reparti. Tant de jolies choses flottaient dans son esprit rêveur. Il était capable de lire deux livres entiers le temps que j'en lise un, mais il préférait la magie de sa propre imagination. Il savait calculer à la vitesse de l'éclair mais il préférait son propre monde crépusculaire, un monde où les bébés dormaient en attendant d'être cueillis comme les lis du matin.
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