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3.27/5 (sur 275 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1960
Biographie :

Né en 1960 à Paris.

À trois ans, sa mère l’envoie avec sa soeur dans une famille d’accueil de Haute-Savoie, près d’Annecy.

À 12 ans, il retourne à Asnières, pour habiter avec sa mère et sa soeur une H.L.M. L’enfant est aussitôt mis à l’internat, un régime qu’il ne quittera plus jusqu’à la terminale.

À 17 ans, il fait un premier voyage aux États-Unis où se trouve sa soeur.

Après le bac, il fait deux années de khâgne, poursuit à Nanterre où il s’inscrit en Lettres mais bifurque aussitôt vers la philosophie. Il passe sa maîtrise de philosophie en travaillant sur Heidegger.

L’étudiant commence à envoyer des manuscrits aux éditeurs: cela durera plusieurs années, pendant lesquelles il cherchera du travail et fera de nombreux petits boulots.

À 23 ans, il part à la Nouvelle-Orléans où il restera un an, cumulant là aussi de courtes périodes de travail. Revenu en France, il travaille dans le tourisme et sur des chantiers d’appartements. C’est lors d’un de ces travaux qu’il rencontre sa femme, qui lui donnera deux fils. À cette époque, il trouve un poste de correcteur en imprimerie, puis en presse, pour le "Journal du textile".

Quand il travaille le dimanche, il prend l’habitude d’aller manger dans une cafétéria où beaucoup d’hommes seuls déjeunent... C’est là qu’il trouvera le modèle de son Pierre Lômeur, ce chômeur longue durée qui se raconte dans "Un jour moi aussi, j’irai loin" qui est refusé par beaucoup d’éditeurs. Maurice Nadeau est le premier toutefois à remarquer ce nouvel écrivain, et le roman paraît en novembre 1995.

Son enfance, l’absence du père, la famille d’accueil et la banlieue ont très largement inspiré les livres qui suivront.

Dominique Fabre enseigne l’anglais.
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Source : http://www.cadex-editions.net
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Avec des décennies de recul, un homme revient sur les traces de son enfance et de son adolescence, dans la salle des pas perdus de la gare Saint-Lazare, les rues populeuses alentour, les cafés où les banlieusards boivent debout au comptoir avant d'attraper leur train. Dans "Gare Saint-Lazare" (Fayard), Dominique Fabre contemple de son regard d'enfant meurtri les milles vies qu'accueille la gare. Et nous partage son espoir d'une réconciliation avec sa mère. En savoir plus https://www.hachette.fr/videos/lire-et-ecrire-avec-dominique-fabre

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Citations et extraits (149) Voir plus Ajouter une citation
Il ne faut pas rire de la folie des autres, quand on est pas sur de sa tête.
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Souvent, les amants avancent plus vite que les gens seuls, comme s'ils voulaient protéger leur amour.
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A une époque, j'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle s'endorme sur mon épaule. J'aurais senti son parfum, ses cheveux. Et puis bien sûr son odeur, la sienne à elle. Aujourd'hui, il ne me reste presque rien de tout ça. Pourtant, nos coups de fil, et les rares fois où nous nous verrions pendant l'année qui arrivait seraient probablement les seuls instants où je me sentirais vivant, où je n'aurais pas peur de mon ombre et de ce qui m'arriverait demain. (p.99)
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J'ai marché dans les rues à peu près toute la journée, en regardant les traces des choses, celles laissées par les gens dans des endroits que je connais par coeur, comme si j'étais venu pour visiter. J'ai pris quelques photos. De retour chez moi j'ai fait le ménage à fond, comme un vieux célibataire. Il n'y avait aucune raison que je trouve du courrier dans ma boîte, pourquoi suis-je quand même descendu vérifier ? Pourquoi ai-je encore voulu faire semblant ? (p.51)
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De père n'aurai pas eu
n'en aurai aucun besoin
de mère à peine
non plus
mais les vieux caramels de la mémé Sonza
et les yeux géants de monsieur Novel sous ses lunettes
me manquent depuis toujours.
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Les survivants se sont mis à faire des rêves horribles, leurs yeux grands ouverts. Le soleil les aveuglait. Certains ont fini par s’endormir et ils n’on pas terminé leur cauchemar.
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ils devenaient vraiment très vieux, ses chers parents. Il était content de partager ces journées avec eux, mais au bout d'un moment, il fallait qu'il s'en aille parce qu'il en avait marre de se sentir leur enfant. Un vieil enfant. (p.92)
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Alain a peur de ne plus exister du tout, à Paris, où il a passé près de soixante ans de sa vie. Il vient sans doute aussi pour régler des comptes avec lui-même, et, comme chacun d'entre nous, avec les disparus auxquels on n'a pas assez parlé. (p.25)
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D'habitude, dans les contes, ce sont les oiseaux qui donnent le signal du départ.
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En poussant vers Gennevilliers, dans un endroit où le monde penche du côté d'un très grand désarroi parce que la pauvreté n'est pas un vain mot dans mon quartier, un bananier planté par un bonhomme qui se baladait en short la plus part du temps, même en hiver. Il portait des lunettes aux verres extrêmement épais, et c'était peut-être le minimum pour qu'il ne voie pas le monde à son image.
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