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Note moyenne 3.7 /5 (sur 1588 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Aurillac , 1962
Biographie :

Professeur agrégée de Lettres Classiques, Marie-Hélène Lafon choisit d’enseigner dans un collège situé en Zone d’Éducation Prioritaire.

Elle commence à écrire en 1996. Son premier roman, "Le Soir du chien", a reçu le prix Renaudot des lycéens. Elle préside le prix littéraire des lycéens de Compiègne en 2003-2004.

"Histoires" obtient le Goncourt de la nouvelle en 2016.

Dans ses ouvrages, elle fait parfois référence "aux lectures qui m’[l]ont nourrie, aux auteurs, aux langues surtout, Louis Calaferte, Gustave Flaubert, Jean Genet..."

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MARIE-HÉLÈNE LAFONHISTOIRE DU FILS Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos Une affaire de famille au XXe siècle. André grandit à Figeac avec ses cousines, élevé par sa tante et son oncle. Régulièrement, sa mère vient passer quelques semaines avec eux – il a toujours envie qu'elle reparte. Son père reste une absence, un mystère. « J'écris toujours à partir d'un corps », dit Marie-Hélène Lafon. Ce roman aux accents flaubertiens explore des hommes et des femmes dans leurs gestes, leurs corps, les territoires qu'ils habitent, les intimités qui les façonnent. Il inscrit, par touches successives, une histoire, il sculpte une mémoire. À lire – Marie-Hélène Lafon, Histoire du fils, Buchet-Chastel, 2020. Le lundi 28 septembre 2020 - 19H00
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Citations et extraits (462) Voir plus Ajouter une citation
palamede   12 décembre 2017
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
La capacité de recommencement des femmes, et des hommes parfois, me terrasse, et m’émeut. C’est là, c’est donné, il suffit de regarder et d’écouter. Les femmes surtout, certaines, comme elles sont vaillantes, comme elles veulent y croire, et paient de leur personne, de tout leur corps qui fabrique les enfants, et les nourrit ; et elles se penchent, vêtent, nouent les écharpes, ajustent les manteaux, consolent vérifient admonestent caressent, ça ne finit pas. Comme elles sont dévorées et y consentent ou n’y consentent pas ou n’y consentent plus mais peuvent encore, font encore, parce qu’il le faut et que quelque chose en elles résiste, continue. C’est chaque jour et au bout des jours ça fait une vie. 
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palamede   13 décembre 2017
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
L’homme n’a jamais beaucoup parlé ni compris ce besoin que les femmes ont, souvent, pas toutes les femmes mais presque toutes, de mettre des paroles sur les moments, sur les choses et sur les gens, entre eux, à leur propos, de dire pourquoi et de dire comment, de justifier et d’expliquer, de raconter, de remonter aux sources, de comprendre, de juger, de condamner, d’absoudre, de pardonner, d’éreinter les phrases et les mots, toujours les mêmes phrases et les mêmes mots. 
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palamede   17 décembre 2017
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
Il aimait les mots fou, folle, folie, s’affoler, follement, toute cette famille d’allumés que la psychiatrie officielle était en train de ravaler au rayon des insuffisants notoires et autres caricaturaux mal embouchés ; il les aimait pour le souffle, pour l’élan, pour l’éclat cru, parce qu’ils sont dansants et disent les choses et sont francs du collier ; fou était son préféré pour l’arrondi des lèvres qu’il suppose, comme un baiser tendre. 
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Eric76   19 juin 2019
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
Je ne crois en rien, nous sommes seuls et nous ne serons pas secourus, mais j'aime les églises alanguies dans le creux des après-midi. Je ne parle pas des cathédrales orgueilleuses ni des basiliques perchées, ni de la Madeleine ni de Saint-Germain-des-Prés, ni de Saint-Etienne-du-Mont ni de Saint-Sulpice, je parle des églises sans qualité, des églises de semaine, assoupies, à peine frottées de catéchèse par des dames de bonne volonté que chapeaute de loin un prêtre encore jeune, expéditif et souriant. Même dans les villes, même à Paris, à l'heure du goûter, la trépidance ordinaire reflue dans le ventre des modestes églises de quartier ; la température y est à peu près constante, la lumière aussi, le temps s'y oublie, on y berce à bas bruit des douleurs irrémédiables, personne ne demande rien à personne, le confessionnel est vide, les araignées s'affairent, ça sent la poussière froide.
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palamede   15 décembre 2017
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
Isabelle disait que le chant réparait, et consolait de tout parce qu’il montait du ventre pour se mélanger à l’air, à la lumière, à d’autres voix, à la musique ; elle disait que le chant inventait de la joie.
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Eric76   21 juin 2019
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
Il faut que la jeunesse rie, elle soulignait cet adage de son index droit pointé, et appuyait sciemment sur le "e" final du verbe rire. Quand elle me faisait réciter mes conjugaisons, à l'école primaire, elle choisissait toujours des verbes joyeux, nous les appelions les joyaux de la couronne, récite-moi un joyeux joyau du troisième groupe Jeanne, et détache bien les lettres que je vois si c'est su ; nous avions des favoris, revivre, comprendre, résoudre, elle détestait conquérir et moudre ou traire, mais rire était notre préféré. Nous avions beaucoup ri avec Karim ; en cela aussi nous avions été jeunes. Aujourd'hui, dans le métro, dans le bus, ou dans la rue, ici dans l'avenue, devant le collège Courteline, il m'arrive encore de surprendre ces rires irrépressibles, cascadés, qui secouent à l'unisson et rassemblent une grappe mouvante de filles ou de garçons oublieux du monde sous le regard interrogateur, furibard, effaré des autres, des adultes, des vieux, des gens, des tristes, des assis, des rassis.
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cicou45   04 novembre 2015
Les pays de Marie-Hélène Lafon
"[...] il n'y avait pas de paradis, on avait réchappé des enfances ; en elle, dans son sang et sous sa peau, étaient infusées des impressions fortes qui faisaient paysage et composaient le monde, on avait ça en soi, et il fallait élargir sa vie, la gagner et l'élargir, par le seul et muet truchement des livres."
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Eric76   09 mai 2020
L'annonce de Marie-Hélène Lafon
Sa grand-mère écoutait les questions, il fallait attendre, parfois elle répondait longtemps après. Il mangeait les tartines qu'elle préparait au fur et à mesure, trois tartines au plus, avec du beurre et du chocolat en poudre ; juste la bonne quantité de chocolat ; elle appuyait avec le couteau à bout rond pour que le beurre mou se mélange avec la poudre et que l'on puisse respirer en mangeant la tartine au lieu de se retenir par crainte d'éternuer à cause du picotement provoqué par le chocolat. Ils appelaient ça les tartines difficiles.
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Bookycooky   28 août 2017
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
".....ses seins qui avaient surgi l’année précédente, en quelques mois.Et aussitôt le regard aimanté des mâles, tous, les vieux les jeunes, les possibles et les impossibles, les longs maigres et les courts suiffés, les très ordinaires qui n’oseront pas et les très remarquables qui vous foudroient d’un œil souverain, tous, confinés dans leur viande et nantis du fatidique instrument."
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marina53   25 novembre 2017
Nos vies de Marie-Hélène Lafon
Il y a de la douceur dans les routines qui font passer le temps, les douleurs, et la vie.
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