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3.41/5 (sur 43 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 01/09/1961
Biographie :

Philosophe et éthologue, Dominique Lestel est maitre de conférences dans le Département d'études cognitives de l'École Normale Supérieure, et membre d'une équipe de recherche du CNRS, le "laboratoire d'éco-anthropologie et d'ethnobiologie" du Muséum d'Histoire Naturelle, où il est co-responsable, avec l'ethnologue B. Lizet, d'un programme de recherche pluridisciplinaire sur les communications homme-animal, l'évolution de l'intelligence et l'écologie comparée de la rationalité.

Source : Les origines animales de la culture (4e de couv), Wikipedia
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Festival des Utopiales à Nantes. Stocker des exaoctets, construire des transistors de plus en plus petits, de plus en plus rapides… Les performances informatiques doublent tous les deux ans environ, ce qui a permis l'extraordinaire développement de l'informatique et la numérisation du monde. Cela s'arrêtera-t-il ? La Singularité sera-t-elle atteinte ou restera-t-elle un horizon à jamais indépassable ? Avec : Frédérick Garcia, Killoffer, Dominique Lestel Modération : Claude Ecken

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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Inversement, le carnivore est parfois plus proche des animaux qu'aucun végétarien ne pourra jamais l'être parce qu'il assume entièrement, c'est-à-dire métaboliquement, sa nature animale au lieu de s'en dégoûter.
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De nombreuses personnes considèrent que le végétarien est le bon, le carnivore la brute et le défenseur de ce dernier le truand. Cette attitude n'est pas seulement sommaire, elle est surtout fausse (…) Lorsque les Indiens tuent une proie, ils remercient son "esprit" pour ce "cadeau", tout en faisant en sorte que l'espèce elle-même continue de proliférer et que ses membres puissent vivre dans de bonnes conditions. (…) On peut au moins essayer de suivre cette piste.
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"Tout comme la philosophie commence par le doute, de même une vie humaine, commence par l'ironie."

Soren Kierkegaard.
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Les communications de l'animal sont-elles accessibles à l'humain ?

Il n'est pas absurde, à ce stade de la réflexion, de se demander jusqu'à quel point un humain peut comprendre la communication d'un animal. Les limites de nos propres représentations de nos façons de communiquer, et de ses liens avec nos actions, redeviennent ainsi le centre de la question des communications animales. Plusieurs problèmes demeurent en particulier sous-estimés. Nous pensons trop aisément que nous avons un accès possible à nos compétences cognitives. Nous estimons trop vite que nous pouvons décrire tout ce que nous faisons, et nous négligeons l'éventualité qu'il existe toute une classe d'actions humaines que nous pouvons effectuer mais non conceptualiser.

(Paradoxes des communications animales, p. 206)
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Aujourd'hui, se demander si les animaux sont intelligents peut prêter à sourire. On pense que la question intéressante est de savoir quelles sont les formes d'intelligence que mobilisent les animaux, et non celle de savoir s'ils sont intelligents - dont la réponse tombe sous le sens.
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Le végétarien ne sera pas nécessairement d'accord avec ma façon de caractériser sa position, mais il n'y a aucune raison de toujours caractériser le végétarien du point de vue du végétarien.
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Le choix végétarien n'est donc plus perçu comme un choix personnel, mais comme un impératif catégorique au sens kantien du terme, qu'il convient de suivre inconditionnellement.
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La robotique autonome est aujourd’hui un domaine de recherche d’une très grande créativité. Un point essentiel, comme le lecteur va vite s’en rendre compte, c’est que cette révolution technologique est aussi une révolution esthétique qui va largement déborder l’espace de l’art. La robotique autonome est un champ d’expertise qui synthétise l’ensemble des technologies émergentes contemporaines, et c’est l’une des raisons qui la rendent si fascinante. Un robot, c’est une IA – Intelligence Artificielle – dotée de senseurs et d’effecteurs. Un robot, c’est une IA dotée d’une perception du monde et d’une capacité d’agir sur le monde. On pourrait dire qu’un robot est une IA avec un corps, mais un corps particulier, qui n’est plus ni animal ni végétal. Ce qui est révolutionnaire est moins l’IA stricto sensu que la combinaison de l’IA, de la mécanique de précision, de l’électronique quantique, des biotechnologies et des nanotechnologies. Cette technologie n’est pas seulement une branche très dynamique de l’ingénierie, elle ne produit pas seulement des machines extraordinaires : elle transforme le monde en profondeur, dans ses effets, mais aussi et peut-être surtout dans sa texture. Pas uniquement les sociétés humaines, mais l’humain lui-même et la catégorie du vivant de façon générale. La robotique autonome et l’IA qui lui est corrélative nous engagent sur la voie d’une révolution ontologique dont il est difficile d’anticiper les effets. Les choses peuvent aller beaucoup plus vite qu’on pourrait l’imaginer, et la robotique autonome fait partie de ces champs innovants dont la temporalité est hors de contrôle. Une très grande quantité de familles ne seront pas seulement recomposées, mais poly-composées : animaux, végétaux et robots en feront intégralement partie avec des difficultés inédites en perspective – je n’en cite que quelques-unes à titre d’exemple : un robot de famille pourra-t-il / devra-t-il recevoir un héritage ? Avoir des relations sexuelles avec le robot familial sera-t-il perçu comme de l’inceste ? Un robot pourra-t-il être considéré comme un citoyen à part entière ? Pourquoi faire encore des bébés humains si les bébés robots sont plus satisfaisants (quoi qu’une telle expression veuille dire) ? De telles questions sont encore très spéculatives ; ce qui est sûr, en revanche, c’est que les avantages obtenus seront accompagnés de problèmes nouveaux difficiles à gérer. Surtout, les humains et les autres êtres vivants ne seront plus les mêmes. Ce qui est déstabilisé avec ces technologies, c’est l’Évolution même. C’est ce point que je veux discuter dans ce livre : comment la robotique autonome transforme en profondeur ce que signifie être un agent vivant. On m’accusera d’écrire de la science-fiction plutôt que de la philosophie. Mais aujourd’hui, la philosophie est devenue une branche de la science-fiction. Toute autre façon de penser relève de l’histoire de la philosophie, de la casuistique post-jésuite ou du bavardage.
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Dominique Lestel
L'esprit cartésien moderne l'accordera sans doute, ajoutant in petto que ce qui différencie l'Homme de l'animal est qu'il n'est pas seulement un animal. J'en conviendrai sans difficulté. Ma question sera ici symétrique : et pourquoi les autres animaux seraient-ils également seulement des animaux ?

-Hors-série Sciences et Avenir n°169-
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Robots et IA sont devenus à la mode. Il ne se passe pas une semaine sans que sorte un livre ou un dossier de magazine sur le sujet. De nombreux universitaires en ont fait leur spécialité. Trois questions reçoivent un intérêt particulier : la question économique (les robots vont-ils remplacer les humains dans le monde du travail ?), la question politique (les robots menacent-ils nos libertés les plus fondamentales ?) et la question éthique (faut-il considérer certains robots comme des personnes ?). Toutes ces questions sont importantes et méritent d’être discutées. La dimension phénoménologique de ces technologies reste cependant curieusement en friche. Ceux qui discutent plus ou moins savamment des robots cherchent rarement à les caractériser de façon féconde et rigoureuse. Tous partent du postulat qu’on sait ce qu’est un robot, de la même façon qu’on sait ce qu’est une voiture ou un aspirateur. C’est vrai de la plupart des robots qu’on rencontre. C’est moins évident avec quelques-uns des plus fascinants d’entre eux, ceux qui montrent l’ambition d’être quelque chose de l’ordre du vivant. On évoque souvent la notion de « robotique autonome » ou de « robotique sociale » pour en rendre compte. Mais la simplicité des catégories ainsi mobilisées cache mal la complexité de ce qui est en jeu. Un robot aspirateur, qui a une certaine autonomie de mouvement dans un appartement, peut difficilement passer pour un être vivant. Une voiture sans conducteur, comme la Google Car, guère plus. D’autres artefacts sont plus problématiques. Curieusement, comme on va le voir, un tel statut n’a rien à voir avec la technicité des technologies mises en œuvre. D’où l’intuition que ce qui doit être pensé est d’une difficulté inattendue. En première approximation, ce qui est en jeu est tout simplement la nécessité de repenser ce que signifie être vivant. Ces artefacts émergents qui commencent à concurrencer les êtres vivants biologiques ne se contentent pas d’introduire de nouveaux êtres vivants, mais nous obligent à reconceptualiser radicalement ce qu’est un être vivant. Ceux que je vais désigner par le terme de « robots existentiels » mettent fin au monopole des biologistes sur le vivant. Ils annoncent une ère dans laquelle le vivant déborde largement le biologique. Ça a toujours été le cas, mais ce n’est désormais plus possible de faire comme si on ne s’en rendait pas compte.
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