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Note moyenne 3.88 /5 (sur 228 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1955
Biographie :

Fabrice Nicolino a exercé plusieurs métiers, dont certains manuels (dans la chaudronnerie par exemple), avant de devenir secrétaire de rédaction à l'hebdomadaire Femme Actuelle en 1984. Il est ensuite devenu reporter et a collaboré à de nombreux journaux, parmi lesquels Géo, Le Canard enchaîné, Télérama, Politis. Il collabore aujourd’hui au magazine Terre sauvage.
Il traitait des problèmes de l'écologie dans Charlie Hebdo. Il a été gravement blessé par quatre balles lors de l'attentat du 7 janvier 2015.

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Quels enjeux et quelles urgences derrière le combat contre les pesticides? Fabrice Nicolino, journaliste et président du mouvement "Nous voulons des coquelicots", nous en parle aux côtés de Stéphane Foucart, journaliste au Monde. La Grande table Idées d?Olivia Gesbert ? émission du 9 septembre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020 Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5DKToXYTKAQ6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture

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Citations et extraits (189) Voir plus Ajouter une citation
ErnestLONDON   28 septembre 2018
Nous voulons des coquelicots de Fabrice Nicolino
On arrête les « gangsters », on tire sur les auteurs de « hold-up », on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels -, mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences ?  (Roger Heim, alors directeur du Muséum et président de l’Académie des sciences)
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cascasimir   23 avril 2019
Nous voulons des coquelicots de Fabrice Nicolino
La société française peut continuer à croire que tout finira pas s'arranger. Certains de ses membres peuvent sans doute se passer d'oiseaux et de papillons, d'abeilles et de coquelicots, mais pour la plupart cela reste un cauchemar. Nous sommes très près de "Soleil vert" , ce film où l'on montre à des mourants des images de ce qui fût. Avec des clairières où bourdonnent les insectes, des forêts où se cachent cerfs et chevreuils. La menace n'est plus un épisode de science fiction, le lobby des pesticides est devenu si puissant et si ramifié, si indifférent aux alertes, si méprisant pour la science non prostituée, qu'il s'est transformé en monstre.
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Fabrice Nicolino
Ziliz   31 mai 2021
Fabrice Nicolino
■ Ce bon plastique que l’on jette aux gueux - Charlie Hebdo, 31 mai 2021 - paru dans l'édition n° 1505 du 26 mai.

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Pourquoi s'embêter à trouver des solutions pour savoir que faire de nos déchets plastiques quand il suffit de les envoyer en Afrique ? Le Sénégal, qui a pourtant instauré une loi interdisant le plastique à usage unique, récupère ainsi des tonnes de déchets, non recyclables, en provenance des pays du Nord.

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C’est de l’actu, au moins ? Pardi ! Ça se passe chaque matin. Là-bas. Dans une autre vie, j’ai regardé les pêcheurs de Soumbédioune (Sénégal) débarquer sur la plage les poissons jetés au fond de leurs pirogues. Les gosses piaillaient, les mamas préparaient leurs couteaux et l’air était rempli de ce qu’en Espagne on appelle algarabía, un foutoir sonore.

Y avait-il autant de plastique sur le sable, dans le sable, dans l’eau ? Je n’en ai gardé aucun souvenir. Mais tout a changé, car le progrès a aussi atteint la vie quotidienne des pêcheurs du Sénégal. Non seulement les sacs plastique à usage unique ont commencé à remplacer ce si vilain papier, mais les marchés se sont emplis de milliers et de millions d’objets plastique multicolores fabriqués à très bas coût en Chine, puissance désormais dominante en Afrique.

En 2015, une première loi a interdit les sachets peu épais, et donc fragiles, ceux qu’on appelle de 'faible micronnage'. Mais n’ayant pas été appliquée – qui l’aurait imposée ? –, elle a été remplacée en 2020 par un texte plus clair, interdisant tous les plastiques à usage unique ou jetables. Par exemple, les pailles des diabolos menthe, les couverts et assiettes, les gobelets, et les sacs bien sûr. Sur le papier, il s’agit, selon le ministre de l’Environnement du Sénégal, d’« éradiquer de manière irréversible le péril plastique », avant d’ajouter devant les députés, martial comme un Gérald Darmanin : « Je vous assure que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. »

Un an après, c’est le bilan, un premier bilan. Et il est désastreux. Rappelons le principe universel de la boîte de la belle Pandore. Quand cette dernière eut ouvert le couvercle de la jarre, et que s’en échappèrent tant de fléaux, il apparut qu’il était un poil plus facile de les faire sortir que de leur apprendre à revenir. Donc, un désastre. Sur les 200 000 tonnes de plastique produites chaque année au Sénégal, 9 000 seraient 'retraitées' pour on ne sait quel usage futur. 191 000 tonnes finissent dans l’eau douce, ou salée.

À Dakar, un écologiste des rues, aussi éloigné de messieurs Jadot et Piolle que le pape de Rome d’une drag-queen, amuse et mobilise. Depuis quinze ans, Modou Fall, revêtu d’une bonne centaine de sachets plastique de toutes les couleurs, réclame un Sénégal 'propre' et propose des formations gratuites pour instruire des équipes d’activistes. On l’appelle 'l’homme plastique'.

Il faut bien ajouter à cette équation simple – on produit sur place, on jette sur place – une donnée essentielle : le plastique que nos vertueuses sociétés du Nord envoient aux éternels gueux de la terre.

On sait par exemple qu’en 2019 le Sénégal a importé 7 809 tonnes de déchets venus des États-Unis. Illégalement, ce qui donne à penser sur les importations légales. Une enquête minutieuse révèle un circuit qui conduit le plastique américain vers onze pays parmi les plus pauvres du monde, dont, en Afrique, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya et le Sénégal.

Derrière le sinistre exemple sénégalais, on trouve sans surprise une machine industrielle transnationale qui produit des montagnes d’objets plastique sans avoir les moyens de s’en débarrasser. Jusqu’en 2018, la Chine était la décharge complaisante du monde, mais elle a refermé ses frontières cette année-là, « obligeant » l’Occident à se tourner vers l’Afrique.

Il n’est évidemment pas question d’envoyer là-bas des plastiques de bonne qualité, qu’il est facile de (re)fondre aux États-Unis ou en Europe avant nouvelle utilisation. Non, le Nord n’expédie que des plastiques mélangés, de bas étage, mêlés à d’autres déchets. Si même existait une industrie africaine du recyclage, elle ne pourrait pas faire de miracles avec de tels arrivages. L’essentiel part donc en décharge, sauvage si l’on veut gagner encore plus.

De quel volume parle-t-on ? Impossible de le savoir avec précision, mais les États-Unis prévoient d’envoyer au Kenya, qui deviendrait une plate-forme continentale, 500 millions de tonnes de plastique par an. En 2018, la France a exporté hors de l’Europe 1,8 million de tonnes de déchets, dont du plastique. La France. Celle de 1789, sûrement.



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>> https://charliehebdo.fr/2021/05/ecologie/ce-bon-plastique-que-lon-jette-aux-gueux

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colimasson   27 juillet 2013
Bidoche de Fabrice Nicolino
Jusqu’en 1997 […], 75% du bétail américain mangeait des déchets ovins et bovins, et des millions de chats et de chiens achetés à bas prix faisaient aussi partie de la diète d’animaux herbivores. Une étude datant de 1994 rapporte que les éleveurs de l’Arkansas récupéraient 1 000 tonnes par an de litière et de déjections de poulaillers industriels pour en nourrir ensuite le bétail. Oui, les consommateurs s’en sortent bien. Car en réalité, et compte tenu des modes de fabrication, un hamburger contient de la viande provenant de dizaines, voire de centaines d’animaux.
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Fabrice Nicolino
Ziliz   13 septembre 2018
Fabrice Nicolino
Ce n’est ni l’appel de Charlie ni le mien. C’est un appel lancé par des humains à d’autres humains. [...]

Il y a des gens de gauche, mais aussi des personnalités proches de la droite catholique. [...] Ce n’est pas un nouvel appel à destination de la galaxie écolo. Il doit pouvoir être signé par toute personne qui ne veut pas vivre dans un monde où les gens sont de plus en plus malades, dans un monde sans oiseaux, sans insectes, sans coquelicots. [...]

Nous ne reconnaissons plus notre pays ; la nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans, la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards. Les grenouilles et les sauterelles sont comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !



• Appel contre les pesticides lancé dans 'Charlie Hebdo', 12/09/2018.

Extraits issus de l'article paru dans 'Le Monde' le 11/09/2018

>> https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/09/11/nous-voulons-des-coquelicots-l-appel-contre-les-pesticides-lance-dans-charlie-hebdo_5353198_3244.html
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colimasson   02 octobre 2013
Bidoche de Fabrice Nicolino
[A propos des abattoirs]

A la fin de tout, un bloc entier lui parvenait par un rail, accroché en hauteur et pendant. Un ensemble de 25 kilos au moins comprenant le cœur, le foie et les poumons du cochon. « La plus mauvaise place, car c’est là qu’on avait le plus de boulot. Bras tendu, je devais d’abord décrocher le bloc et le placer devant moi, avant de séparer les différents organes. »

Cela peut sembler quelconque, mais imaginez faire ce redoutable mouvement en tension tout au long d’une journée de dix heures, au cours de laquelle de 400 à 500 cochons seront réduits en morceaux. Dix heures, oui. Dans cet abattoir ordinaire d’une Bretagne ordinaire, le travail commence à 12 heures et s’achève à 23 heures, avec une pause au milieu. Et interdiction d’aller aux toilettes, car ce serait casser le rythme de la chaîne. Dix heures à découper ces lourdes masses. Qui peut imaginer ? Personne. Les employés des abattoirs sont les secondes victimes de la tuerie organisée, après les animaux eux-mêmes.

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Jumax   04 février 2012
Ma tata Thérèse de Fabrice Nicolino
"Chez elle, tout était riquiqui, sauf son coeur, qui comme tu le verras, était grand comme la terre entière."
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colimasson   08 août 2013
Bidoche de Fabrice Nicolino
En 1961, nous étions à peine plus de 3 milliards d’humains et cohabitions avec 6,9 milliards d’animaux d’élevage. Le rapport entre ces animaux et les hommes était donc de 2,26. Mais, en 2001, nous étions plus de 6 milliards, entourés de 20 milliards de bêtes dites de rente. Un rapport de 3,29. Si la courbe se maintenait de la sorte, en 2050, nous serions environ 10 milliards régnant sur 36 milliards de veaux, vaches, cochons et poulets. Et pourtant, pour l’heure du moins, tout continue comme avant. En mieux. En pire. Le rapport prévu en 2050 -3,6- a été atteint dès 2007.
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colimasson   30 mai 2013
Bidoche de Fabrice Nicolino
Une étude publiée en novembre 2008 dans un journal scientifique de grande valeur révèle que presque tout ce qui est consommé dans les fast-foods des Etats-Unis –soit la moitié des restaurants du pays- provient… du maïs. Une analyse clinique réalisée dans les trois principales chaînes américaines –McDonald’s, Burger King et Wendy’s- montre que le bœuf, le poulet, les huiles des frites sont obtenus à partir du maïs. Encore a-t-on laissé de côté les sodas, dont le sucre vient, lui aussi, du maïs.

On s’étonnera moins, dans ces conditions, de la déclaration qui suit, faite en 1971 par le créateur de la chaîne McDo au Japon, Den Fujita. Dans le genre, un vrai chef d’œuvre : « La raison pour laquelle les Japonais sont si petits et ont la peau jaune, c’est qu’ils ne mangent rien d’autre que du riz et du poisson depuis 2000 ans. » Ajoutant, probablement pour le fun, quoique : « Si nous mangeons des hamburgers McDo et des pommes de terre pendant un millier d’année, alors nous deviendrons plus grands, notre peau deviendra blanche, et nos cheveux seront blonds. »
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colimasson   27 juin 2013
Bidoche de Fabrice Nicolino
Quand la guerre s’achève, le fascisme enfin à terre, la viande est rationnée en France à 200 grammes par semaine. Encore ne s’agit-il souvent que de tendons et de mauvaise graisse autours d’os durs comme de la pierre. Le traumatisme –symbolisé par ces tickets de rationnement qui dureront jusqu’en 1949-permet de mieux comprendre ce qui va suivre. Il n’est pas exagéré de penser qu’une revanche sociale, politique et alimentaire était en gestation dans la terrible décennie qui court entre 1940 et 1949.



[…] la viande, symbole universel de la bonne santé, la viande sort du conflit tout auréolée d’un prestige inouï. Elle a été, pendant l’Occupation, la marque de l’infamie, des mercantis, du marché noir. Mais aussi celle de la survie, sans doute même du bonheur. Et après 1944, quand les Français découvrent le beef, cette incroyable abondance de bœuf made in America que transportent avec eux les soldats alliés, elle devient aussi le symbole de la liberté.
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