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Note moyenne 4.2 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Caire , le 16/04/1912
Mort(e) le : 2/01/1991
Biographie :

Edmond Jabès, né au Caire le 16 avril 1912 et mort à Paris le 2 janvier 1991, est un poète français.

Ecrivain de langue française né en Égypte, dans une famille juive francophone, Edmond Jabès est d’abord un passeur de culture et de mémoire entre les rives de la Méditerranée. Il est aussi, comme l’écrivait René Char, l’auteur d’une œuvre « dont on ne voit pas d’égal en notre temps ».

Marqué dans sa jeunesse par la disparition prématurée de sa sœur, il publie dès 1929 diverses plaquettes de poésie et fonde avec Georges Henein les éditions à orientation surréaliste La Part du sable. Il se lie d'amitié avec Albert Cossery et Andrée Chédid deux compatriotes au destin similaire.

En 1935, il rencontre Max Jacob, auquel le lie une correspondance éditée par René Etiemble, puis se rapproche de Paul Éluard qui fait connaître ses premières œuvres. Au fil des années, il se lie avec André Gide, Henri Michaux, Philippe Soupault, et Roger Caillois, puis, après son arrivée en France, avec Michel Leiris, Paul Celan, Jacques Dupin, Louis-René des Forêts, Michel de Certeau, Jean Starobinski, Yves Bonnefoy et Emmanuel Levinas.

Edmond Jabès a également été lié à plusieurs artistes comme le musicien Luigi Nono, le peintre Zoran Music ou le sculpteur Goudji. Il a fait des livres en étroite collaboration avec des peintres tels qu'Antoni Tapiès ou Olivier Debré.

Marqué au plus vif par l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, il collabore, à partir de 1945, à plusieurs revues dont la La Nouvelle Revue française. Il est amené à quitter son Égypte natale en 1956 lors de la crise du canal de Suez, en raison de ses origines juives. Cette expérience douloureuse du déracinement devient fondamentale pour son œuvre, marquée par une méditation personnelle sur l'exil, le silence de Dieu et l’identité juive, qu’il dit n’avoir découvert qu’à l’occasion de son départ forcé. Il s’installe alors à Paris, où il demeure jusqu’à sa mort.

Naturalisé français en 1967, il a été lauréat de nombreux prix parmi lesquels le prix des Critiques en 1970. En 1982, il a obtenu le prix des Arts, des Lettres et des Sciences de la Fondation du judaïsme français. Sollicité par diverses universités de par le monde, il a souvent été invité à prononcer des conférences ou à prendre part à des colloques à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, en Israël, en Italie et en Espagne.

Edmond Jabès a publié, entre autres, Je bâtis ma demeure (1959), poèmes.
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Source : Wikipédia
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Vidéo de
Edmond Jabès remet ses manuscrits à la BN en décembre 1990. Une copie numérique de ce « tournage » improvisé correspondant à une bobine de 16 mm ni coupée, ni montée, le son se prolongeant un peu après la fin de cette bobine. Nous, (Aurèle Crasson et Claude Nourry) voulions garder une trace de la remise des manuscrits d'Edmond Jabès à la Bibliothèque nationale en décembre 1990. Jean Marie Dagoneau avait fait le cadre et la lumière.
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Citations et extraits (103) Voir plus Ajouter une citation
Edmond Jabès
Cricri124   11 juin 2017
Edmond Jabès
On ne naît pas étranger. On le devient, à mesure que l'on s'affirme.
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Edmond Jabès
sabine59   14 juin 2018
Edmond Jabès
Il faut apprendre à écrire

avec des mots gorgés de silence
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Piatka   08 mars 2014
Le seuil de Edmond Jabès
L'art de l'écrivain consiste à amener, petit à petit, les mots à s'intéresser à ses livres.





Les mots tracent
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Edmond Jabès
blanchenoir   14 juin 2016
Edmond Jabès
Tu parles toujours à partir d’un silence contre lequel tu te briseras.

Il n’y aura jamais eu, derrière et devant nous, que le même silence.

Le premier.
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Piatka   18 mars 2014
Le seuil de Edmond Jabès
La pensée permet aux mots d'accéder au pouvoir.
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Edmond Jabès
Piatka   10 mars 2014
Edmond Jabès
Le fou est la victime de la rébellion des mots.
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Edmond Jabès
sabine59   25 avril 2017
Edmond Jabès
J'ai quitté une terre qui n'était pas la mienne,

pour une autre, qui non plus, ne l'est pas.

Je me suis réfugié dans un vocable d'encre, ayant le livre pour espace,

parole de nulle part, étant celle obscure du désert.

Je ne me suis pas couvert la nuit.

Je ne me suis pas protégé du soleil.

J'ai marché nu.

D'ou je venais n'avait plus de sens.

Où j'allais n'inquiétait personne.

Du vent, vous-dis je, du vent

Et un peu de sable dans le vent.



(" Un étranger avec, sous le bras, un livre de petit format")
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Edmond Jabès
blanchenoir   17 juillet 2017
Edmond Jabès
Les mots sont des fenêtres, des portes entrouvertes dans l’espace ; je les devine à la pression de nos paumes sur elles, aux empreintes qu’elles y ont laissées.

Autour d’un mot comme autour d’une lampe. Impuissant à s’en défaire, condamné, insecte, à se laisser brûler. Jamais pour une idée mais pour un mot. L’idée cloue le poème au sol, crucifie le poète par les ailes. Il s’agit, pour vivre, de trouver d’autres sens au mot, de lui en proposer mille, les plus étranges, les plus audacieux, afin qu’éblouis, ses feux cessent d’être mortels. Et ce sont d’incessants envols et de vertigineuses chutes jusqu’à l’épuisement.

Voyage dans le voyage.

Errance dans l’errance.

L’homme est, d’abord, dans l’homme, comme le noyau dans le fruit, ou le grain de sel dans

l’océan.

Et, pourtant, il est le fruit. Et, pourtant, il est la mer.
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Edmond Jabès
blanchenoir   08 avril 2020
Edmond Jabès
Il était un temps

où ton corps

ouvrait les routes

Tu te confondais

avec l'horizon

Je ne vois plus

où tu respires

Tu te défends

Mes yeux ont porté les tiens

mes jambes ont délié tes jambes

et ma bouche tes lèvres

Je te donne le nom

que tes sens épellent

Tu es l'écho

de chair et d'os

l'image fidèle

de mon devenir



Il était un temps

où tu m'étonnais

où pour te trouver

il me fallait lutter

contre la fatigue

contre les intrigues

A la lueur de nos baisers

les continents émergeaient

ils étaient nos complices

et se révélaient à nous

par carré par habitant



La terre a pris feu

elle s'est depuis noyée

Nous nous agitons dans l'espace

accrochés à l'eau

pendus aux flammes

brûlés noyés

Tu as attendu que je te dépasse

pour me suivre

tu ne m'as pas trahi

Je dors dans un monde

où les vivants ont tort

au-dessus des ruines grimpantes

sur des colonnes d'agonie

et de couteaux

La nuit nous confronte

avec nos sosies



Il était un temps

où pour croire à la joie

j'avais besoin de tes rires

Le jour est en moi

tu y roules nue

J'ai écrasé nos liens

sans rougir

serpents dont nous étions les charmeurs

ingénus

Tu es libre où je te consacre

tu me soutiens

J'ai arraché nos racines

encombrantes

au sol qui se soulève

prêt à nous griffer

L'arbre s'est affaissé

il nous désignait

aux autres

Nous trompons le vide

Nous sommes invisibles
+ Lire la suite
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Csyl   03 février 2013
Le seuil de Edmond Jabès
Il y a des êtres qui, leur vie durant, sont demeurés la tache d'encre au bout d'une phrase inachevée.
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