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3.82/5 (sur 2740 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Palaiseau, Essonne , le 19/06/1945
Biographie :

Françoise Chandernagor est un écrivain français.

Membre de l'Académie Goncourt depuis juin 1995, elle est la fille d'André Chandernagor (1921), ancien député de la Creuse et ministre du gouvernement Pierre Mauroy.

Après le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris et une maîtrise de droit public, elle entre à vingt et un ans à l'École nationale d'administration (ENA), d'où elle sort deux ans plus tard major de sa promotion.

Elle devient membre du Conseil d'État en 1969 où elle va exercer différentes fonctions juridictionnelles, notamment celles de Rapporteur Général. Elle occupe aussi plusieurs postes dans des administrations extérieures, tant dans le secteur culturel que dans des services économiques.

Elle quitte l'administration et abandonne sa carrière de fonctionnaire en 1993 pour se consacrer entièrement à l'écriture.

Depuis son premier ouvrage, "L'Allée du Roi", en 1981, Françoise Chandernagor a écrit une pièce de théâtre et plusieurs romans, dont deux ont fait l'objet d'adaptations télévisuelles.

Dans "La Chambre", en 2002, elle reprend le mécanisme des mémoires imaginaires pour dépeindre la vie d'un jeune enfant emprisonné par des révolutionnaires, qui est en fait le jeune Louis XVII. Avec "La voyageuse de nuit" (2007), elle revient à la peinture de la société contemporaine. Elle est traduite dans une quinzaine de langues.

Commandeur de l'ordre national du Mérite, en avril 2007 elle est promue Officier de la Légion d'honneur.
Françoise Chandernagor est également membre du Prix Jean Giono et du Prix Chateaubriand. Elle est Vice-Présidente de l'association "Liberté pour l'histoire".

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Source : www.chandernagor.com
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L’ALOÈS

Au bout de l’amour il y a l’amour
Au bout du désir il n’y a rien.
L’amour n’a ni commencement ni fin.
Il ne nait pas, il ressuscite.
Il ne rencontre pas, il reconnaît.
Il se réveille comme après un songe
Dont la mémoire aurait perdu les clefs.
Il se réveille les yeux clairs
Et prêt à vivre sa journée.
Mais le désir insomniaque meurt à l’aube
Après avoir lutté toute la nuit.

Parfois l’amour et le désir dorment ensemble
Et ces nuits-là on voit la lune et le soleil.

Liliane WOUTERS, 1983
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Rome. Une ville rouge qui cuit à l'étouffée dans ses vieilles murailles, une ville étranglée entre ses collines couronnées de temples raides. Du creux des vallons jaillissent des tours crénelées ; çà et là, des immeubles étroits, dressés comme des pieux, crèvent le maillage serré des tuiles brunes. Tout est vertical ici, tout semble hérissé. Une ville bossue et pleine d'épines...
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Elle rit, elle babille, elle embrasse, elle donne : c'est Julie. Elle batifole avec ses nains, joue avec ses singes, folâtre avec ses musiciens, gazouille avec ses enfants, effeuille un palmier, croque une pêche au vinaigre, plume un éventail : Julie. " Sais-tu que j'ai déjà vu ton mari ? Quand j'étais petite. Enfin, pas si petite. Juste avant la guerre des Basques. Je l'ai aperçu deux ou trois fois derrière mon père, dans des défilés. Quel cavalier ! Bel homme... Remarque, je ne l'ai jamais vu sans son cheval. Un vrai centaure. Homme pour le haut et cheval pour le bas ! Entre nous, un centaure, c'est le rêve de toutes les femmes : oui, oui, on aime toujours mieux embrasser les lèvres d'un homme que la bouche d'un cheval, mais, pour le reste, crois-moi, le cheval amoureux est beaucoup plus "avantageux" ! Allons, ne rougis pas, vierge pudique, tu n'es pas censée comprendre les folies que je dis ! "
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En ce temps-là, le monde était jeune, et Alexandrie, la plus grande ville du monde. Du monde connu, bien sûr. Mais le monde connu, " l'Oïkouméné " des Grecs, n'était pas petit : quand Séléné vit le jour, il s'étendait déjà de la mer du nord à l'Ethiopie, et des rivages de l'Irlande jusqu'à l'Île de Ceylan.
Au-delà, on soupçonnait bien, vers l'est, l'existence d'un mystérieux " pays de la soie ", contrée bénie des dieux où les pelotes du précieux fil poussaient sur les arbres comme des fruits, mais aucun caravanier syrien, aucun marchand parthe, n'avait jamais été admis à parcourir de bout en bout la route des " fruits qu'on tisse " : de marché en marché et de troc en troc, elle se perdait dans les déserts d'Asie.
Quand aux pays du sud - qu'on devinait dès les premiers contreforts de l'Atlas et les montagnes d'Erythrée -, on les savait, de source sûre, peuplés d'unijambistes mangeurs de pierres, d'hommes sans tête dont la bouche s'ouvrait au milieu de la poitrine, et de satyres à corps de bouc qu'aucune personne sensée n'aurait eu envie d'aller voir de près.
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ODE À L’AMANT

Tu es la vigueur du soleil
Et ta sève embaume,
Elle est un ruisseau de Mai sous l'aubépine,
Plus douce que la fleur du sureau.
Tu te dresses et tu es la force de la forêt,
Son mouvement dans la lumière.
Ta poitrine est rude sous ma joue,
Tes reins blessent mes mains nouées,
Tu es rude comme un chêne.

Je t'ai baisé comme un rouge-gorge dans ma main,
J'aime la tiédeur de ton corps dans ma main.
Je me rassasie de ton odeur sauvage ;
Tu sens les bois et les marécages
Tu es beau comme un loup (…)
Je louerai ta brutalité,
Le sanglot rauque de ta chair ;
Je louerai ta sève immense
Où l'univers est en puissance.
Je louerai tes poings et comment ils se dénouent
Tout à coup quand tu retombes
Au creux d'une épaule,
Plus doux qu'un petit enfant
Et plus innocent qu'un ange.

MARIE DAUGUET, 1926
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page 100
[...] La galerie serait incomplète, enfin, sans les portraits de Potel-Romain et de Raincy, qui pensaient sacrifier aux plaisirs de l'élégance et de la beauté. Potel-Romain était un poètereau noir et gros, la bouche enfoncée et les yeux de travers; il venait, lorsque je le connus, de quitter la perruque et, n'ayant point trop de cheveux de son cru, croyant élégant d'y mêler trois ou quatre moustaches postiches de chaque côté afin de s'étoffer; avec cela, tout hérissé de galants rouges, jaunes et bleus, la rhingrave trop courte, et le genou cagneux enserré dans deux rotondes de dentelles dont le tour aurait passé celui de la Table Ronde. Quant à Raincy, c'était un muguet issu de la finance, qui ruisselait d'écus et de parfums, d'or et de pierreries. Il avait toujours sur lui tant de brocarts et de rubans qu'on eût dit d'une châsse à la Fête-Dieu. Il est vrai qu'il était assez fou pour donner parfois dans un genre plus dépouillé : certaines nuits, il se glissait nu sous un drap; il allait, ainsi vêtu, aux abords de la Place Royale, et dévoilait aux dames attardées l'excès de ses appâts, pour leur faire peur ou pour leur faire envie. [...]
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Cléopâtre, je ne la vois pas. Son visage, sa silhouette, disparaissent sous des couches de cultures superposées : il n'y a pas que César et Antoine qui lui soient passés dessus - trop de peintres aussi, trop d'écrivains... Ce n'est plus une femme, c'est un mythe. Comme Don Juan ou Carmen. Eternellement contemporaine. Sa beauté se met au goût du jour : au Moyen-Age elle porte un hennin, au Grand Siècle une fontange, et, dans le film de Mankiewicz, elle a des yeux de biche, des cheveux crêpés et une nuisette en nylon. Mieux, il arrive aujourd'hui qu'on la coiffe façon "punkette", mèches ultracourtes, ébouriffées.
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Je suis née au milieu du jour,
La chair tremblante et l'âme pure,
Mais ni l'homme ni la nature
N'ont entendu mon chant d'amour.

Depuis, je marche solitaire,
Pareille à ce ruisseau qui fuit
Rêveusement, dans les fougères
Et mon coeur s'éloigne sans bruit.

Cécile Sauvage.
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page 265
[...] Je ne rencontrais point non plus de divertissement à mon ennui dans le charme des lieux : j'avais le château de Saint-Germain en horreur. Non point les entours et l'emplacement, qui offrent des merveilles à la vue, mais les bâtiments me déplaisaient. L'architecture en est sans grâce, la brique de médiocre apparence, la cour du château-vieux parfaitement laide, et les intérieurs des deux palais les plus incommodes du monde.
Les fêtes brillantes qu'on y donnait sans cesse pour amuser le courtisan, les bals, les opéras, les feux d'artifice, les comédies ne pouvaient masquer ce que l'endroit avait de dégoutant, une fois les lumières éteintes : on ne pénétrait dans la grande cours qu'en défilant entre les échoppes et les éventaires où les "officiers du serdeau" vendaient à leur profit les restes de "la Bouche du Roi"; pour parvenir aux magnifiques appartements d'apparat du monarque et des princes, il fallait d'abord fendre la foule des courtisans démunis et du menu peuple qui se pressaient autour de ces baraques branlantes, affronter les odeurs de graillon, et piétiner allègrement os de poulets, reliefs d'ortolans, et quignons de pain; cela fait, on avait le plaisir de monter encore quelque sombre escalier bien puant du soulagement qu'y prenaient les chiens et les gentilshommes, de traverser des paliers couverts d'ordures et des antichambres où régnait le "parfum" lourd des garde-robes et des privés. [...] Si l'on avait ensuite le bonheur d'échapper aux coupe-bourses et aux tire-laine, qui patrouillaient en liberté dans les salons, et qu'on n'avait laissé dans l'aventure ni les perles de son collier ni les franges et les dentelles de sa robe, on pouvait espérer de se retirer enfin dans un appartement, qui n'était d'ordinaire que d'une seule chambre, sans air, sans vue, et sans feu.
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Elle avait su très tôt que la vie n'est pas la " farandole des desserts".
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