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Note moyenne 3.78 /5 (sur 1857 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Palaiseau, Essonne , le 19/06/1945
Biographie :

Françoise Chandernagor est un écrivain français.

Membre de l'Académie Goncourt depuis juin 1995, elle est la fille d'André Chandernagor (1921), ancien député de la Creuse et ministre du gouvernement Pierre Mauroy.

Après le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris et une maîtrise de droit public, elle entre à vingt et un ans à l'École nationale d'administration (ENA), d'où elle sort deux ans plus tard major de sa promotion.

Elle devient membre du Conseil d'État en 1969 où elle va exercer différentes fonctions juridictionnelles, notamment celles de Rapporteur Général. Elle occupe aussi plusieurs postes dans des administrations extérieures, tant dans le secteur culturel que dans des services économiques.

Elle quitte l'administration et abandonne sa carrière de fonctionnaire en 1993 pour se consacrer entièrement à l'écriture.

Depuis son premier ouvrage, "L'Allée du Roi", en 1981, Françoise Chandernagor a écrit une pièce de théâtre et plusieurs romans, dont deux ont fait l'objet d'adaptations télévisuelles. Elle est traduite dans une quinzaine de langues.

Commandeur de l'ordre national du Mérite, en avril 2007 elle est promue Officier de la Légion d'honneur.
Françoise Chandernagor est également membre du Prix Jean Giono et du Prix Chateaubriand. Elle est Vice-Présidente de l'association "Liberté pour l'histoire".

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Source : www.chandernagor.com
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Vidéo de
François Busnel reçoit Françoise Chandernagor à La Grande Librairie le 13 décembre 2016.
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Citations et extraits (327) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   02 décembre 2016
Quand les femmes parlent d'amour de Françoise Chandernagor
L’ALOÈS



Au bout de l’amour il y a l’amour

Au bout du désir il n’y a rien.

L’amour n’a ni commencement ni fin.

Il ne nait pas, il ressuscite.

Il ne rencontre pas, il reconnaît.

Il se réveille comme après un songe

Dont la mémoire aurait perdu les clefs.

Il se réveille les yeux clairs

Et prêt à vivre sa journée.

Mais le désir insomniaque meurt à l’aube

Après avoir lutté toute la nuit.



Parfois l’amour et le désir dorment ensemble

Et ces nuits-là on voit la lune et le soleil.



Liliane WOUTERS, 1983
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Zebra   25 mai 2013
L'allée du roi de Françoise Chandernagor
page 100

[...] La galerie serait incomplète, enfin, sans les portraits de Potel-Romain et de Raincy, qui pensaient sacrifier aux plaisirs de l'élégance et de la beauté. Potel-Romain était un poètereau noir et gros, la bouche enfoncée et les yeux de travers; il venait, lorsque je le connus, de quitter la perruque et, n'ayant point trop de cheveux de son cru, croyant élégant d'y mêler trois ou quatre moustaches postiches de chaque côté afin de s'étoffer; avec cela, tout hérissé de galants rouges, jaunes et bleus, la rhingrave trop courte, et le genou cagneux enserré dans deux rotondes de dentelles dont le tour aurait passé celui de la Table Ronde. Quant à Raincy, c'était un muguet issu de la finance, qui ruisselait d'écus et de parfums, d'or et de pierreries. Il avait toujours sur lui tant de brocarts et de rubans qu'on eût dit d'une châsse à la Fête-Dieu. Il est vrai qu'il était assez fou pour donner parfois dans un genre plus dépouillé : certaines nuits, il se glissait nu sous un drap; il allait, ainsi vêtu, aux abords de la Place Royale, et dévoilait aux dames attardées l'excès de ses appâts, pour leur faire peur ou pour leur faire envie. [...]
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Zebra   02 juin 2013
L'allée du roi de Françoise Chandernagor
page 265

[...] Je ne rencontrais point non plus de divertissement à mon ennui dans le charme des lieux : j'avais le château de Saint-Germain en horreur. Non point les entours et l'emplacement, qui offrent des merveilles à la vue, mais les bâtiments me déplaisaient. L'architecture en est sans grâce, la brique de médiocre apparence, la cour du château-vieux parfaitement laide, et les intérieurs des deux palais les plus incommodes du monde.

Les fêtes brillantes qu'on y donnait sans cesse pour amuser le courtisan, les bals, les opéras, les feux d'artifice, les comédies ne pouvaient masquer ce que l'endroit avait de dégoutant, une fois les lumières éteintes : on ne pénétrait dans la grande cours qu'en défilant entre les échoppes et les éventaires où les "officiers du serdeau" vendaient à leur profit les restes de "la Bouche du Roi"; pour parvenir aux magnifiques appartements d'apparat du monarque et des princes, il fallait d'abord fendre la foule des courtisans démunis et du menu peuple qui se pressaient autour de ces baraques branlantes, affronter les odeurs de graillon, et piétiner allègrement os de poulets, reliefs d'ortolans, et quignons de pain; cela fait, on avait le plaisir de monter encore quelque sombre escalier bien puant du soulagement qu'y prenaient les chiens et les gentilshommes, de traverser des paliers couverts d'ordures et des antichambres où régnait le "parfum" lourd des garde-robes et des privés. [...] Si l'on avait ensuite le bonheur d'échapper aux coupe-bourses et aux tire-laine, qui patrouillaient en liberté dans les salons, et qu'on n'avait laissé dans l'aventure ni les perles de son collier ni les franges et les dentelles de sa robe, on pouvait espérer de se retirer enfin dans un appartement, qui n'était d'ordinaire que d'une seule chambre, sans air, sans vue, et sans feu.
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Piatka   13 décembre 2016
Quand les femmes parlent d'amour de Françoise Chandernagor
ODE À L’AMANT



Tu es la vigueur du soleil

Et ta sève embaume,

Elle est un ruisseau de Mai sous l'aubépine,

Plus douce que la fleur du sureau.

Tu te dresses et tu es la force de la forêt,

Son mouvement dans la lumière.

Ta poitrine est rude sous ma joue,

Tes reins blessent mes mains nouées,

Tu es rude comme un chêne.



Je t'ai baisé comme un rouge-gorge dans ma main,

J'aime la tiédeur de ton corps dans ma main.

Je me rassasie de ton odeur sauvage ;

Tu sens les bois et les marécages

Tu es beau comme un loup (…)

Je louerai ta brutalité,

Le sanglot rauque de ta chair ;

Je louerai ta sève immense

Où l'univers est en puissance.

Je louerai tes poings et comment ils se dénouent

Tout à coup quand tu retombes

Au creux d'une épaule,

Plus doux qu'un petit enfant

Et plus innocent qu'un ange.



MARIE DAUGUET, 1926
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sabine59   26 janvier 2017
Quand les femmes parlent d'amour de Françoise Chandernagor


Je suis née au milieu du jour,

La chair tremblante et l'âme pure,

Mais ni l'homme ni la nature

N'ont entendu mon chant d'amour.



Depuis, je marche solitaire,

Pareille à ce ruisseau qui fuit

Rêveusement, dans les fougères

Et mon coeur s'éloigne sans bruit.



Cécile Sauvage.
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Piatka   03 décembre 2016
Quand les femmes parlent d'amour de Françoise Chandernagor
VERS D’AMOUR



Tu gardes dans tes yeux la volupté des nuits,


O Joie inespérée au fond des solitudes !


Ton baiser est pareil à la saveur des fruits


Et ta voix fait songer aux merveilleux préludes


Murmurés par la mer à la beauté des nuits.



Tu portes sur ton front la langueur et l’ivresse,


Les serments éternels et les aveux d’amour,


Tu sembles évoquer la craintive caresse


Dont l’ardeur se dérobe à la clarté du jour


Et qui te laisse au front la langueur et l’ivresse.



Renée VIVIEN, Cendres et Poussières, 1902
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Ode   04 novembre 2012
L'allée du roi de Françoise Chandernagor
Ainsi, je n'avais jamais été maîtresse d'arranger mes appartements à ma mode : je vivais depuis trente ans dans des meubles rouges et verts quand je n'ai de goût que pour le bleu ; en été, je dormais dans la pleine lumière, mes fenêtres n'ayant ni volets, ni châssis, ni contrevents, car la symétrie en eût été choquée ; et en hiver, je grelottais de froid car il fallait tenir les croisées ouvertes par horreur de la fumée des feux.
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Ode   05 novembre 2012
L'allée du roi de Françoise Chandernagor
Le Roi hésita un moment sur la déclaration de ce mariage. Je vis bien qu'il la craignait ; cependant, il me l'offrit. Je lui représentai alors qu'il ne fallait pas qu'il fît pour moi une chose si au-dessus de moi, et qu'il ne faisait que trop déjà en m'épousant ; qu'enfin, il valait mieux, de tout point, garder ce mariage secret. Il se rendit fort aisément à mes raisons.

Il m'avait fallu paraître mariée avec Monsieur Scarron quand je ne l'étais guère ; maintenant que je serais bien mariée, il me faudrait jouer les veuves. C'était mon sort apparemment que de ne pouvoir être mariée à la façon commune.
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litolff   11 octobre 2010
La Chambre de Françoise Chandernagor
Il vivra dix ans et trois mois. Mais toute vie achevée est une vie accomplie : de même qu'une goutte d'eau contient déjà l'océan, les vies minuscules, avec leur début si bref, leur infime zénith, leur fin rapide, n'ont pas moins de sens que les longs parcours. Il faut seulement se pencher un peu pour les voir, et les agrandir pour les raconter. L'enfant de la Tour est un vieillard parce qu'à son échelle il a tout vécu. Il ne lui reste ni illusions ni appétit. Sa mesure est comble.
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akhesa   11 septembre 2018
L'enfant des Lumières de Françoise Chandernagor
L'amour est la rencontre d'une occasion et d'une tentation,mais quand la tentation y est,l'occasion manque rarement.
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