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Note moyenne 3.97 /5 (sur 96 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Québec , le 21/04/1958
Biographie :

Hélène Dorion est une écrivaine québécoise.

Hélène Dorion a publié plus de trente livres pour lesquels elle a reçu plusieurs prix littéraires dont le prix Mallarmé, le prix du Gouverneur général du Canada, le prix Anne-Hébert, le prix de la revue Études françaises de l’Université de Montréal et le prix Léopold-Senghor.

En 2019, elle reçoit le prix Athanase-David, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec en littérature.

Hélène Dorion publie en 2018, aux éditions Bruno Doucey, le recueil "Comme résonne la vie".

Source : http://www.ladifference.fr/
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poème et interprétation : Hélène Dorion réalisation et montage : Geneviève Allard images : Geneviève Allard et Marco Dubé musique originale : Frédéric Dufour + extrait de "Summertime" de George Gershwin figuration : David Dallaire, Jean-Philippe Lepage, Calypso Lemoine, Madeleine Roy Forest, Charles-Antoine Forest Leblanc

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Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
TerrainsVagues   02 mars 2020
Comme résonne la vie de Hélène Dorion
C'est l'heure où la marée remonte

et lèche le sol durci, l'heure où le rivage

allonge le bras, entreprend

le lent supplice des châteaux de sable

qu'aspire la soif des eaux.



Sur mes épaules, les horloges ensommeillées

cessent de peser, un drap d'adieux flotte

et retrouve au large

les oiseaux qui s'étaient assoupis.



Bientôt le soleil effleure la ligne du jour.

La mer a repris

ce qu'elle a mis au monde.
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si-bemol   22 septembre 2018
Ravir : les lieux de Hélène Dorion
Ce soir, la lune

tranche le lac, creuse

un puits de silence

abrupt à l'horizon.



Le monde tressaille

- les yeux clos

tu le traverses.
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Gabriel_Oak   29 octobre 2014
Jours de sable de Hélène Dorion
On ouvre un sentier par la parole, les mots s'échappent, tantôt s'affaissent sur la page, tantôt volent légers au-dessus du monde, cherchent à l'effleurer du bout de la langue.

Les mots viennent du tamis de la parole, ils en sont le noyau recueilli, l'ombre silencieuse, ils portent le sens vers la réalité [...]

Sans jamais les toucher, les mots tâtonnent dans le noir où se tiennent les choses, éclairent ceci, éclairent cela, mais ce ne sont que choses molles, natures floues, mortes déjà, choses figées dans un sens qui n'est plus, car elles remuent dans le silence du monde, jusqu'à ce qu'on les y arrache pour les rendre à la langue.
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sabine59   29 avril 2018
Comme résonne la vie de Hélène Dorion
Tu entends soudain la pulsation du monde,

déjà tu touches sa beauté inattendue.

Dans ta bouche fondent les nuages

des ans de lutte et de nuées noires

où tu cherchais le passage

vers l'autre saison,



et comme résonne étrangement l'aube,

à l'horizon , enfin résonne la vie.
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sabine59   14 avril 2019
Comme résonne la vie de Hélène Dorion
On voudrait l'arbre qui perce

la pâleur de l'horizon

chaque bourgeon léger

des poèmes qui fouillent le néant

comme la vague ronge la pierre.



J'ai besoin de cet arbre pour me dire

qui je suis, de ce tronc qui effeuille l'aube

des racines que les années enlacent

j'ai besoin de la branche rompue

du poids des mots

au creux de ma main, la promesse

du recommencement.
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coco4649   28 janvier 2018
Comme résonne la vie de Hélène Dorion
Entendrais-tu 2





Extrait 4



L'histoire soulève une pierre, soulève la houle

incertaine d'ombres qui descendent

le long du fleuve apparaît l'étrangère

que je fus pour moi-même.



Ce corps, comme une géométrie du souvenir

— un tourbillon de brume, une branche malmenée —

remonte à la surface

de sa vie.



Une saison décline

comme se brise la lame des illusions.



Pour connaître la lumière

et son empreinte, un visage

s'abandonne à la nuit qui le lèche

le mord, le pousse

dans le jardin dévasté.



Plus loin que le feu, que la cendre

ce visage ne sait rien encore

qui s'étonne de la pluie

d'un brin d'herbe qui fait signe.
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Gabriel_Oak   29 octobre 2014
Jours de sable de Hélène Dorion
Dans la plupart des vies, il n'y a rien d'extraordinaire. Simplement des maisons, des visages, des pas qui les relient. À la fin on dit ma vie, on raconte les passerelles, les forêts, les points d'eau qu'il a fallu trouver pour que se poursuive le voyage. On essaie de lire mais les chemins sont flous, trop loin ou trop proches, - dès lors que l'on pose le regard surgit une autre fenêtre. Alors il ne reste qu'à avancer, d'abord deviner quelques lettres, un mot peut-être, tenir le fil ténu entre le pouce et l'index, le tirer jusqu'à soi, puis recommencer, recommencer jusqu'à ce qu'apparaisse enfin le filet plus dense sur lequel s'appuieront nos histoires. Et chacune nous inventera un visage, autre et même visage que dessinent en nous les milliers de petites histoires que nous vivons, gouffres qui nous aspirent, souffles puissants qui nous projettent, et dont notre corps porte trace. Un train s'arrête et repart sans que personne n'en soit descendu. Des milliers de gare, de trains, d'attentes que l'on retourne en tous sens, - on appelle cela une vie. Et parfois quelqu'un attend aussi sur le même quai, et ce n'est plus la même histoire.
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sabine59   24 décembre 2019
Comme résonne la vie de Hélène Dorion
Je sais la mémoire tatouée d'ombres

qui nous happent, mais si peu encore

le mystère qui nous hante

comme une absence.



Je sais la transparence des rêves que l'on porte

celle où l'on baigne comme

au milieu des mers qui respirent

et nous révèlent

ce qui est libre et vaste.
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fbalestas   27 juillet 2020
Un visage appuyé contre le monde de Hélène Dorion
Vivre est un visage qui manque. Il faut s'inquiéter du moindre corps, chercher l'objet le plus proche comme s'il était une issu, savoir nommer l'heure d'un jour et la blessure qui traverse.

Il arrive que je ferme les yeux sur la vie, fatiguée d'être en deçà de ce qui accueille et éclaire. Parfois je longe une ombre; - je ne sais plus être proche.

Un regard qui frôle et s'éloigne, une parole balancée dans l'oubli; aussi quelques objets endommagés, une pièce déserte, l'horizon sans écho. Et toujours le trouble devant ce qui peut nous avaler, ajouter ce que nous sommes au poids du vide.
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si-bemol   22 septembre 2018
Ravir : les lieux de Hélène Dorion
Tu traverses l'ombre de la ville

le paysage défait des heures

et c'est l'ombre de tes pas, l'histoire

en toi qu'elle révèle, - mondes flous

troués de matière et vertige

quand tu lèves les bras, l'insecte

plane au-dessus du puits.



A l'entrée, on mendie quelques miettes.

Le visible cède sous son poids.



Il n'est de voyage

qu'en cette forme heurtée

du regard, cette boussole qui te déplace.

Et la route se dérobe, révèle

d'autres mondes, d'autres voyages.

Tu deviens pour toi-même

désert et limite, la frontière éclatée.



Il reste des taches de vies

au bord des jours, ces visages

que l'ombre a cessé d'enfouir.
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