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Note moyenne 3.75 /5 (sur 2434 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 13/01/1922
Mort(e) à : Mesnil-le-Roi (Yvelines) , le 19/03/2003
Biographie :

Jeanne Bourin, fille de Marcel Mondot, inspecteur de l'enregistrement, et d'Eugénie Laudereau, est un écrivain français célèbre par ses romans historiques.

Jeanne Bourin a suivie ses études au lycée Victor Duruy, puis a préparé une licence de lettres et une licence d’histoire à la Sorbonne. Catholique pratiquante, elle est admirative de la société médiévale qu'elle a bien étudiée et qu'elle restitue dans le cadre de ses romans. Sa vision du Moyen Age, qui se rapproche de celle de Régine Pernoud, a été contesté par certains historiens, notamment Robert Fossier.

La Chambre des dames, Grand Prix des lectrices de Elle et prix des Maisons de la Presse, connaît un grand succès et fait l'objet en 1983 d'une adaptation sous forme d'un feuilleton en dix épisodes réalisé par Yannick Andreï. En 1981, elle donne une suite à ce roman avec Le Jeu de la tentation (prix Renaissance, 1982) qui s’impose très vite comme un grand succès de librairie.

Jeanne Bourin, également conférencière, a publié divers articles dans des quotidiens, revues et magazines. Elle a participé à de nombreuses émissions de radio et de télévision, tant en France que dans les autres pays francophones. Elle a rédigé des préfaces notamment pour Les plus belles pages de la poésie française, livre publié en 1982. Elle a fait partie de divers jurys littéraires et a fondé le Grand Prix Littéraire de la Femme.
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Source : Wikipedia
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Vidéo de
LA CHAMBRE DES DAMES : debut 1er episode Feuilleton français diffusé pour la 1ère fois le jeudi 23 février 1984 à 20h35 sur TF1. Rediffusé sur La Cinq. .... suite ci-dessous ..... ----------------------------------------­------------------------------------- Année de production.......... 1982 Réalisé par......................... Yannick Andrei Nombre d'épisodes............ 10 épisodes de 52 minutes Générique composé par .... Vladimir Cosma Générique chanté par......... Annick Thoumazeau ("Pour l'amour") ----------------------------------------­------------------------------------- A NOTER : Cette série est adaptée du roman éponyme de Jeanne Bourin écrit en 1979 et de la suite de celui-ci : "Le Jeu de la tentation" (1981). Jeanne Bourin a participé au scénario de la série. La documentation rigoureuse de cette œuvre historique donne au moindre détail une authenticité que Régine Pernoud, éminente médiéviste, à confirmé dans la préface du roman de Jeanne Bourin : "Les Brunel vivent sous nos yeux comme on vivait en ce XIIIème siècle rayonnant (...) Et bien des idées reçues se voient battues en brèche." Des plans longs et des acteurs qui prennent leur temps : cela change assurément des séries et des films qui inondent les téléspectateurs de changements de plans à chaque seconde. ----------------------------------------­------------------------------------- L'HISTOIRE : En 1246, dans la France du roi saint-Louis. Florie, quinze ans, fille de Mathilde et d'Etienne Brunel, maître-orfèvre à Paris, épouse Philippe Thomassin. Beaucoup plus jeune que son mari, Mathilde la mère, trente-quatre ans, souffre en silence du manque de sensualité de son époux. Au cours de la noce de Florie et de Philippe, Guillaume, le beau mais brutal cousin de Philippe, se prend de passion pour la jeune mariée, mais celle-ci le repousse. Mathilde n'est pas insensible au charme viril de Guillaume, mais sa grande foi lui montre la folie d'une telle infatuation. Mais Guillaume ne renonce pas à Florie et est prêt à tout pour arriver à ses fins ... ----------------------------------------­-------------------------------------
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Citations et extraits (179) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   03 juin 2017
La chambre des dames de Jeanne Bourin
Une bonne mort n'est que l'aboutissement et comme le couronnement d'une bonne vie. C'est tout au long de nos jours que nous nous acheminons, chacun à notre manière, vers l'heure de vérité. Cessez de vous tourmenter, ma fille. Continuez simplement à faire votre tâche habituelle. [...] Comportez-vous, ainsi que vous n'avez jamais manqué de le faire, dans le respect des autres et l'amour du Seigneur. Je ne pense pas qu'il vous soit demandé autre chose. C'est suffisance de notre part que de nous vouloir sans reproche. Nous ne le sommes jamais !
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Gwen21   10 janvier 2015
La chambre des dames de Jeanne Bourin
- [...] Par Notre-Dame, que savez-vous de moi ? Rien, n'est-ce pas ? Comme tout le monde. Que connaît-on jamais de son prochain ? Les apparences, seulement les apparences !
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Gwen21   12 janvier 2015
La chambre des dames de Jeanne Bourin
Être [malade] chez soi n'est déjà pas plaisant, mais l'être en voyage, chez les autres, est aussi gênant pour l'invité que pour celui qui reçoit.
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Ode   04 mai 2013
Les pérégrines de Jeanne Bourin
Avec le début du printemps le moment avait enfin paru favorable à un nouveau départ, et les pèlerins s'étaient retrouvés à Brindisi avec les deux armées et leurs chefs.

Flaminia avait déjà aimé la mer hivernale, elle fut éblouie par sa beauté printanière. Une sorte de griserie s'était emparée d'elle lorsqu'elle s'était sentie caressée par la brise marine et qu'elle avait respiré les senteurs du large. Il lui avait semblé que, sous son bliaud de toile verte, défraîchi, usagé, dont elle était lasse, son jeune corps, dru et neuf, était revigoré, nettoyé des sueurs du chemin et comme purifié par ce vent si vif, si gai, qui crêtait d'écume les vagues joyeuses... C'était comme respirer l'haleine suave de Dieu... Ce bain vivifiant lui donnait l'impression de participer de tout son être à la splendeur de la Création.
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KATE92   10 décembre 2012
Le Jeu de la tentation de Jeanne Bourin
Marie gagna sa table. En dépit de tous ses soucis, elle ne délaissait pas un travail qui demeurait pour elle, au milieu de tant de remous, le seul point stable, l’unique satisfaction qui ne fût pas menacée ou douteuse.

Plus l’œuvre était absorbante, difficile, plus elle pouvait s’y perdre, s’y oublier. C’était seulement en s’y donnant tout entière qu’elle parvenait à se détacher, pour un temps, de ses multiples alarmes.

Dieu merci, l’ouvrage ne manquait pas ! L’été étant la meilleure saison pour procéder aux séchages successifs que nécessitaient les diverses phases de la dorure, il convenait de profiter de ces journées ensoleillées et chaudes.

Marie avait justement à préparer, pour un manuscrit dont le texte, les dessins, les nombreuses couches de couleur, étaient déjà achevés, les fonds où elle aurait ensuite à appliquer l’or, à la feuille ou au pinceau.

Il s’agissait de cette fameuse « Chanson du chevalier au cygne » dont elle avait elle-même illustré bien des pages. Elle en était parvenue au moment où il fallait composer la première assiette, en langage de métier, soit le premier fond. Deux autres suivraient avant qu’elle ne soit en mesure de passer à l’application de l’or pur. La réussite et l’éclat de la composition finale dépendaient du soin avec lequel on accomplissait cette série de préparations.

Elle prit dans un des pots rangés sur sa table de la fleur de plâtre des plus fines qu’elle déposa devant elle sur une pierre dure, polie et de grande dimension. Elle y ajouta un peu de safran en poudre et de bol d’Arménie, les mélangea minutieusement, intimement, avant d’humecter le tout, par petites quantités, avec de l’eau, et se mit en devoir de remuer la préparation obtenue avec les plus attentives précautions. Le mélange devant durcir, mais non pas sécher complètement, elle alla déposer la pierre dans une flaque de soleil devant une des fenêtres, et se dirigea ensuite vers les aides qui s’activaient à entretenir, en vue des suites de l’opération, un feu doux de charbon de bois, sous une grille, dans la cheminée de la salle. A cause de la chaleur estivale, ce travail était pénible pour les jumelles qui en tiraient prétexte pour relever leurs cottes jusqu’aux genoux et pour délacer leurs chemises sur de jeunes seins découverts.

-Allons, mes filles, dit Marie, profitez de ce que je suis forcée d’attendre le séchage de ma préparation pour aller respirer l’air du jardin. Je vous rappellerai dans un moment.

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Gwen21   07 janvier 2015
La chambre des dames de Jeanne Bourin
Tout en s'en blâmant, elle continuait à employer crèmes, parfums, onguents, partagée qu'elle était, en cela comme en tout le reste, entre une complaisante indulgence envers ses propres faiblesses et son attente de Dieu. Son existence avait-elle jamais cessé d'être autre chose que ce maladroit combat ?
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Gwen21   14 janvier 2015
La chambre des dames de Jeanne Bourin
- Quand je pense, dit Mathilde avec une sorte d'amère férocité tournée contre elle-même, oui, quand je pense avoir proclamé, durant des lustres, que les joies de la maternité l'emportaient de beaucoup sur ses tourments, j'ai l'impression d'être passée, comme une aveugle, à côté des réalités les plus évidentes !
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Gwen21   07 janvier 2015
La chambre des dames de Jeanne Bourin
Un couple, c'était d'abord un homme et une femme qui ouvraient ensemble les yeux sur le jour naissant, qui, avant toute chose, se contemplaient, en manière de salutation ; pour chacun desquels le visage de l'autre était celui du matin, de la journée, de la vie.
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araucaria   27 janvier 2017
La chambre des dames de Jeanne Bourin
- Dieu vous garde, messire!

Guillaume salua à son tour en souriant, mais la déception qui avait assombri fugitivement son visage parut révélatrice au frère de Florie.

- J'ignorais qu'on goutât à Angers la philosophie grecque.

- Il y a en Anjou comme partout des personnes qui aiment s'instruire, répondit Guillaume avec aisance. De plus, j'ai fait mes études à Paris, ne l'oubliez pas, et j'en ai conservé un fort penchant pour les Belles Lettres.

- Je vous en félicite. Ce n'est pas chose si courante. Parvenus à l'âge d'homme, bien d'anciens écoliers oublient allégrement les connaissances qu'ils ont pu acquérir autrefois.

- Mettons que je ne suis point de ceux-là.

Il y eu un silence. Dans la rue, l'habituelle bousculade des étudiants qui interpellaient les passants et, surtout, les passantes, des maîtres en bonnets de docteur, des prêcheurs et des mineurs, se mêlait aux allées et venues des parcheminiers, des relieurs, des enlumineurs, des libraires. Des porteurs d'eau, des paysans qui criaient leurs fruits, leurs légumes, ou qui guidaient leurs troupeaux, des cavaliers, dont certains entourés d'une escorte de gens d'armes, y apportaient encore plus de bruit et de mouvement.
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araucaria   24 janvier 2017
La chambre des dames de Jeanne Bourin
Déchirant la nuit qui déclinait, le cor, soudain, sonnait le jour. Les éclats rauque du cuivre retentissaient du haut des principales tours de la ville pour avertir les bourgeois du guet qu'avec l'aube leur service se terminait, qu'on pouvait relever les postes.

Par-delà les toits de tuiles, les clochers foisonnants, les tourelles, les flèches de pierre, le palais du roi et la cathédrale dédiée à Notre-Dame, par-delà les deux ponts qui enjambaient la Seine sous le faix des maisons qu'ils portaient, les jardins, les vignobles, les vergers enclos entre les murailles, par-delà les remparts trapus, leur cinq douzaines de tours crénelées et leurs portes fortifiées qui protégeaient Paris, l'appel de la trompe se propageait dans l'opulente vallée, sur les collines, les champs, les abbayes, les villages et les forêts sous les branches desquelles allaient se briser ses échos.

La nuit se diluait, les coqs chantaient, la capitale commençait à bruire. La vie s'éveillait.
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