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Note moyenne 4.25 /5 (sur 252 notes)

Nationalité : Pays-Bas
Né(e) à : Bois-le-Duc (Pays-Bas) , le 29/10/1948
Biographie :

Frans B. M. de Waal est psychologue, primatologue et éthologue.

Il est professeur en éthologie des primates au département de psychologie de l'Université d'Emory à Atlanta et directeur du Living Links Center au Yerkes National Primate Research Center. Il a publié de nombreux ouvrages dont 'La politique du chimpanzé', 'De la réconciliation chez les primates' et 'Le singe en nous'.

Son principal apport est la mise en évidence du phénomène de réconciliation chez de nombreuses espèces de primates après une interaction conflictuelle, aptitude que l'on considérait auparavant comme réservée à l'espèce humaine. Il s'interroge sur ce qui fait finalement la différence entre les humains et les bonobos ou les chimpanzés, dont nous partageons 98,7% des gènes.

Il établit la différence entre les communautés de chimpanzés, bagarreurs, capables de coalitions pernicieuses pour imposer le choix du chef de la colonie, et les bonobos, pacifistes et dont les femelles règlent les conflits entre mâles en s'offrant à une relation sexuelle, dont les bonobos sont réputés insatiables.

Selon Frans de Waal, les hominidés tiennent à la fois de ces deux grands singes : querelleurs, mais aussi pacificateurs.

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La chaîne étudiante interview Pierre Azoulay auteur De W.E.I (Weekend-end d'intégration) publié aux Editions Persée en 2013.


Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
Luniver   04 novembre 2013
De la réconciliation chez les primates de Frans de Waal
Le pardon n'est pas, comme certains semblent le croire, une idée mystérieuse et sublime que nous devons à quelques millénaires de judéo-christianisme. Il n'est pas apparu dans l'esprit des êtres humains et aucune idéologie ni aucune religion ne peut donc se l'approprier. Le fait que les singes, les grands singes et les hommes ont tous des comportements de réconciliation signifie que le pardon a probablement plus de trente millions d'années, et qu'il est antérieur à la séparation intervenue dans l'évolution des primates.
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Luniver   28 octobre 2013
De la réconciliation chez les primates de Frans de Waal
On maintient les visiteurs du zoo à une certaine distance, pour les empêcher de provoquer les anthropoïdes par leurs cris, l'apport de nourriture ou l'imitation. Contrairement à l'opinion générale, l'homme imite le grand singe plus souvent que l'inverse. La vue des grands singes induit chez les gens un besoin irrésistible de sautiller, de se gratter exagérément et de brailler, ce qui doit conduire les primates à se demander comment cette espèce si intelligente par ailleurs en est venue à dépendre de moyens de communication aussi frustes.
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Unhomosapiens   16 octobre 2018
Le bonobo, Dieu et nous de Frans de Waal
Darwin se demandait si la morale ne découlait pas en droite ligne des instincts sociaux des animaux.
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cascasimir   18 mai 2019
La dernière étreinte de Frans de Waal
Darwin décrit son face à face, avec Jenny, une orang -outan, dans une lettre:

"Le gardien lui a montré une pomme, mais il refusait de la donner, si bien qu'elle s'est jetée à terre en donnant des coups de pied et en pleurnichant, comme un enfant gâté. Elle a eu l'air de bouder, et après 2 ou 3 accès de colère, le gardien lui a dit:

Jenny, si tu arrêtes de hurler et si tu es sage, je te donnerai la pomme.

Elle a parfaitement compris chaque mot et elle a eu du mal à arrêter de gémir, comme un enfant. Mais, elle a fini par y arriver et elle a obtenu la pomme, aussitôt elle a bondi dans un fauteuil pour commencer à la manger, affichant un ait satisfait inimaginable."
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Unhomosapiens   20 octobre 2018
Le bonobo, Dieu et nous de Frans de Waal
La loi morale naît de valeurs bien ancrées, qui sont là depuis des temps immémoriaux. La plus fondamentale dérive de la valeur de la vie collective pour la survie. Le désir d'appartenance, l'envie de s'entendre, d'aimer et d'être aimé nous pousse à faire tout ce que nous pouvons pour rester en bons termes avec ceux dont nous dépendons. D'autres primates sociaux partagent cette valeur et s'appuient sur le même filtre entre émotion et action pour parvenir à un modus vivendi mutuellement agréable.
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Tom_Otium   21 octobre 2014
Le singe en nous de Frans de Waal
La différence fondamentale entre nos deux plus proches cousins est que l'un résoud les problèmes de sexe grâce au pouvoir, tandis que l'autre résoud les problèmes de pouvoir grâce au sexe.
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Baldrico   12 août 2022
L'âge de l'empathie : Leçons de nature pour une société plus apaisée de Frans de Waal
Homo homini lupus ("L'homme est un loup pour l'homme"), une déclaration discutable sur notre espèce qui se fonde sur de fausses hypothèses à propos d'autres espèces.
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pierre31   21 janvier 2021
La dernière étreinte de Frans de Waal
Dans les années 1970, les animaux étaient des créatures dignes de Hobbes: violentes, sans cesse en rivalité, égoïstes, jamais sincèrement bonnes. Mettre l’accent sur l’idée qu’ils puissent faire la paix n’avait aucun sens. En outre, l’expression sous-entendait la présence d’émotions, ce qui était mal vu. [...] Plusieurs décennies ont passé, des centaines d’études ont été publiées, aujourd’hui nous savons que la réconciliation est un phénomène répandu parmi les mammifères sociaux, des rats aux dauphins, en passant par les loups et les éléphants, même parmi les oiseaux. C’est un comportement qui vise à restaurer les relations, à tel point que, si l’on découvrait que tel animal social ne se réconciliait pas après un conflit, on serait surpris. On aurait du mal à comprendre comment il maintient la cohésion de sa société.
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Unhomosapiens   08 décembre 2016
Sommes-nous trop bêtes pour comprendre l'intelligence des animaux ? de Frans de Waal
C'est ainsi que Greg étudie l'activation des zones de plaisir. Ses buts sont pour l'instant assez modestes : montrer que des processus cognitifs similaires chez les humains et chez les chiens engagent les mêmes aires cérébrales. Il est en train d'établir que lorsqu'il y a un aliment en perspective le noyau caudé s'active dans le cerveau du chien comme chez les hommes d'affaire qui anticipent un bonus financier. Des découvertes dans d'autres domaines confirment que les cerveaux de tous les mammifères fonctionnent fondamentalement de la même manière.
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Luniver   04 novembre 2013
De la réconciliation chez les primates de Frans de Waal
Chez les hommes, les mensonges collectifs sont un moyen familier pour sauver la face. Colin Turnbull a décrit un magnifique exemple chez les pygmées Bambutti du Congo. Chez ces hommes de la forêt, ce sont toujours les femmes qui construisent les huttes, ce qui leur permet de montrer leurs désaccords au cours de disputes conjugales en démolissant une partie de la maison. Habituellement, le mari laisse tomber lorsqu'une dispute atteint ce niveau. Une fois, cependant, un homme particulièrement obstiné n'a pas arrêté sa femme et a même fait remarquer à tout le campement qu'elle allait avoir terriblement froid cette nuit-là. Pour éviter la honte, la femme devait continuer sa destruction. Lentement elle a commencé à retirer les bâtons qui formaient la charpente de la hutte. Elle était en larmes parce que, selon l'anthropologue, l'étape suivante devait l'amener à rassembler ses affaires et à retourner chez ses parents. L'homme avait l'air aussi malheureux. Il est clair que la situation commençait à leur échapper, et pour tout aggraver, le campement tout entier était sorti pour regarder. Soudain, le visage de l'homme s'est éclairé et il a dit à la femme qu'elle pouvait laisser les bâtons : seules les feuilles étaient sales. Elle l'a regardé d'un air intrigué, puis elle a compris. Ensemble, ils ont porté les feuilles jusqu'à la rivière et les ont lavées. Tous deux étaient de bien meilleure humeur lorsque la femme a remis les feuilles sur la hutte, et l'homme est parti chasser pour déjeuner. Selon Turnbull, bien que personne n'ait cru au mensonge que la femme ait retiré les feuilles parce qu'elles étaient sales, tout le monde avait joué le jeu. « Pendant plusieurs jours les femmes ont parlé poliment des insectes qui se trouvaient dans les feuilles de leurs huttes, et ont amené quelques feuilles à la rivière pour les laver, comme s'il s'agissait d'un précédé parfaitement normal. Je ne l'ai jamais vu faire avant ni depuis. »
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